‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 135 sur 503 · COMM · texte numérisé non relu

COMM

celui qui, dès le début, a un certain point auquel il veut se tenir, étend son jeu avant ie commencer; ceux qui viennent après lui ne peuvent commercer, et s'en tiennent à leur jeu; et si celui-là était premier, personne ne commercerait. Lorsque l'un des joueurs a arrêté le jeu, celui de tous les joueurs qui a le plus fort point, la plus haute séquence, enfin le plus fort tricon gagne, et l'on recommence un autre coup, le joueur de la droite du banquier devenant banquier à son tour. Voici quels sont les privilèges du banquier, et en quoi il y a avantage à faire : 1° Il retire de ceux qui commercent pour argent un jeton pour chaque carte qu'il donne du talon. 2° Le banquier ne donne rien à personne quoiqu'il commerce à la banque. 3° S'il arrive, entre le banquier et plusieurs joueurs, que le point, la séquence ou le tricon soient égaux le banquier gagne la poule de préférence aux autres. 4° Le banquier peut également, comme les autres joueurs, commercer au troc : il doit alors fournir au joueur de sa gauche, qui veut commercer au troc avec lui, une carte de son jeu, sans argent. Voici maintenant les désavantages propres à la situation de banquier: 1° Le banquier, quelque jeu qu'il puisse avoir en main, est obligé, lorsqu'il ne gagne pas la poule, de donner un jeton à celui qui la gagne. 2° Le banquier qui se trouve avoir point, séquence ou tricon, et qui avec cela ne gagne pas la poule, parce qu'un autre joueur a une chance plus élevée, donne un jeton à chacun des joueurs. On convient quelquefois que le banquier ne change pasà chaque tournée, mais que chacun restera banquier pendant un certain nombre de tours.

COMMUNE. — Législ. L'organisation communale, telle que nous l'avions exposée (Voy. Dictionnaire, t. II, p. 159), a été modifiée sur plusieurs points par la loi municipale du 5 avril 1884, que nous avons résumée en plusieurs endroits du Dictionnaire, et notamment au mot Maire (t. III, p. 713). Cette loi, qui comprenait 168 articles, en contient aujourd'hui 180, par suite de l'adjonction de douze nouveaux articles ajoutés par la loi du 22 mars 1890, dont nous aurons à parler ci après au mot Syndicat. — Les recettes des communes de France, y compris la ville de Paris, s'élèvent annuellement à un peu plus d'un milliard de francs, dont les trois quarts seulement constituent les recettes ordinaires. Le produit des centimes additionnels communaux, tant ordinaires qu'extraordinaires, est d'environ 170 millions; le produit des octrois de 283 millions; le revenu des biens approche de 170 millions; celui des emprunts et aliénations dépasse 100millions,etlesautres revenus s'élèvent à environ 287 millions. Les dettes de toutes les communes atteignent le chiffre de 3 milliards, dont les trois cinauièmes sont au passif de la ville de Paris.

(Ch. Y.)

COMMUTATEUR. — Encycl. Le commutateur est aujourd'hui très employé dans les bureaux

télégraphiques pour interrompre ou pour changer le sens d'un courant électrique. Il se compose d'un épais disque de bois garni d'un oertain nombre de lames métalliques à chacune desquelles est fixé un lil qui sert de tête de li^ne ou se rend dans une région déterminée. Un manche isolant tournant sur un axede métal, au centre du disque, fait tourner un ressort qui s'abat sur l'une des lames et y fait passer le courant du lil

Commutateur simple ou interrupteur électrique.

Commutateur interrtipteui â truis directions.

COMP

de ligne. Quand le ressort ne touche aucune lame, le courant se trouve interrompu .

Danslecommutateur simple, le ressort sert seulement à interrompre le courant.

COMORES (Les). Groupe d'iles volcaniques du détroit de Mozambique, entre la côte orientale d'Afrique et la côteN.-O. de Madagascar; 1,966 kilom.carr., 63,000 habitants. Le groupe se compose de quatre petites îles élevées : la Grande Comore, Mohi lia (ou Petite Comore), An jouan etMayotte (366kilom. car.; 9,800 hab.). Mayotte est une possession française; les autres îles forment un protectorat français, depuis 1886. Au point de vue du commerce, la plus importante est Mohilla, qui fait un trafic important avec Madagascar, Zanzibar, Mozambique et les autres pays de la terre ferme. Les habitants sont musulmans et parlent arabe. Ils offrent une proche parenté avec les races mêlées de Zanzibar.

COMPÈRE-LORIOT. — Encyc. Le Compère- Loriot n'est autre chose qu'un clou ou furoncle de peu d'étendue, produit par une inflammation du bord de la paupière, quelquefois du bord extérieur, d'autres fois à l'intérieur, ce qui le rend douloureux et fort gênant. On le soigne comme le furoncle ordinaire, principalement par des cataplasmes de farine de lin ou de laurier-cerise. Lorsqu'il est mur, on favorise la sortie du pus ou bourbillon par une légère pression entre les doigts. Le Compère- Loriot se présente souvent à l'état chronique, c'est-à-dire qu'une mauvaise disposition, un dérangement des voies digestivesen occasionnera fréquemment le retour. Dans ce cas, une action dérivative sur le tube digestif est naturellement inpliquée. Mais c'est au médecin surtout à prescrire un traitement interne, attendu qu'une affection des voies digestives n'est pas l'unique cause de ces accidents.

C0MPIÉGN0IS, OISE, s. et adj.De Compiègne; qui appartient à Gompiègne ou à ses iiabitants.

C0MP0SEUSE— Nous avons dan<=!p flWon-

COMP

usage dans quelques bureaux de journaux américains. Quarante-deux deces composeuses fonctionnent dans les bureaux de la New-York Tribune. Le compositeur joue sur un clavier dont les touches correspondent à des matrices de lettres. Ces matrices, tirées de leurs cases, se rangent en ligne et forment des mots, à la gauche de l'opérateur. Quand la ligne est formée, le compositeur presse une touche spéciale; les matrices sont entraînées vers un caoule contenant le métal fondu. Celui-ci est versé automatiquement dans les lettres matrices. Au bout de quelques instants, le métal solidifié forme une barre portant en relief les caractères de la matrice. On porte cette barre sur la table de mise en pages et on distribue les matrices. Elles peuvent durer très longtemps. — Par ce système, on évite l'inconvénient des anciennes composeuses, dans lesquelles le caractère qui [a servi plusieurs fois se colle et n'obéit plus au clavier. Les matrices ne subissant aucun lavage, restent sèches et glissent bien. On leur reproche de ne pas produire un travail irréprochable au point de vue technique.

COMP

COMPTEUR. — En municipale de Paris a

1889, l'administration institué un concours

Composeuse.

nuire, parlé de différentes machines à composer. Nousdonuonsici la figure d'un appareil eu

Compteur de voilure» de place. — Système Quiuclie.

de compteurs à appliquer aux voitures de place, afin de réformer leur tarif défectueux M d'en établir un plus équitable, basé sur la distance , au moyen d'un compteur indiquant automatiquement le chemin parcouru. 11 a été présenté au concours 129 systèmes, dont irois seulement, paraissant remplir les conditions requises, ont été choisis pour être mis à l'essai pendant deux mois : ce sont les systèmes Quinche, Bellussich et Chaufftial. Tous les trois sont kilométriques et marquent la distance parcourue peudant une course, ou pendant une heure, suivant les conditions du client. Le mouvement des roues de derrière se transmet à l'aiguille pendant la marche kilométrique , tandis que c'est un mouvement d'horlogerie qui la fait mouvoir sous le régime horaire. Les trois appareils enregistrent en la totalisant la recette de la journée, soit sur de petil cadrans accessoires (système Quinche et Chauffriat), soit au moyen de courbes tracées sur un disque (Bellussich).

Compteur de Toiturei de pl»ce. - Système Bellussicb.

Compteur de toitures place. — Système Chauffnal.

COMPTEUR A EAU. L'appareil, représenté par la figure ci-contre, peut servir avec ou sans réservoir. Quand il est établi au-dessus d'un réservoir, un flotteur, aui monte et qui

rr.i

Compteur à eau.

descend avec le niveau de l'eau dans le ba? sin, ferme ou ouvre une soupape placée dan: le tuyau d'introduction du liquide. L'eau pénètre dans le compteur parle tuyau supérieur et dans le sens indiqué par la flèche horizontale. L'entonnoir à bascule D la fait tomber

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