CONG
dans un des deux compartiments A ou B. Sur notre figure, il l'envoie dans le compartiment B. Chaque compartiment est muni d'un siphon qui s'amorce dès que le compartiment est plein et déverse l'eau dans une cuvette placée à l'extrémité d'un balancier C. Dès que cette cuvette est pleine, le balancier bascule et l'eau tombe dans la citerne. En même temps, le balancier transmet son mouvement à l'entonnoir, qui tourne son ouverture vers le compartiment A, et celui-ci s'emplit à son tour. Ce mouvement continue alternativement et les réservoirs s'emplissent et se vident tour à tour. A chaque changement, l'aiguille du compteur avance d'un cran, indiquant ainsi la quantité d'eau introduite dans la citerne.
CONCHES (Félix-Sébastien, baron Feuillet de), écrivain, né à Paris en 1798, mort le 6 fév. 1887. Il fut chef du protocole au ministère des affaires étrangères, puis, sous le second Empire, maître des cérémonies et introducteur des ambassadeurs. 11 a fourni des articles à une foule de recueils et a publié : Méditations métaphysiques de Malebranche (1848, in-8°); Léopold Robert (1845, in-12); Contes d'un vieil enfant (1859, in-8°) ; Causeries d'un curieux (1861-'64, 3 vol.); Louis XIV, Marie-Antoinette et madame Elisabeth (1864, 2 vol. in-8°), etc.
CONCEPTACLE s. m. [kon-sép-ta-kle] (lat.
conceptaculum, lieu où une chose est conçue). Bot. Loge ou portion du péricarpe, ou enveloppe des graines. On dit plus ordinairement aujourd'hui péricarpe. — Les naturalistes appellent aussi conceptacle une sorte de fruit qui se rapproche de la silique, mais qui s'en distingue par l'absence de cloison, comme chez la chélidoine et plusieurs autres sortes de papavéracées. — On appelle encore conceptacle une sorte de sac ou poche close renfermant les organes de reproduction chez les cryptogames, et représentant, pour ainsi dire, l'ovaire des phanérogames.
CONCLDSUMs.m.[kon-klu-zomm] (mol latin qui signifie résumé). Diplom. Note qui résume les demandes de la puissance qui le signifie, comme point de départ pour les négociations à venir. Le conclusum ne doit pas être confondu avec l'ultimatum qui n'admet pas de réplique et qui est une menace de guerre.
CONCOMBRE marine^.— Coupez-le par rouelles, faites-le mariner vingt-quatre heures dans du vinaigre, sel et poivre. Servez dans sa marinade.— A la poulette. Pelez-le, faites-le cuire un quart d'heure dans l'eau.
CONCORDAT. — Législ. Nous avons parlé très succinctement, dans le Dictionnaire, du Concordat de 1801 qui, depuis près d'un siècle, règle les rapports entre l'Etat et l'Eglise catholique. Plusieurs propositions de lois, émanées de membres de la Chambre des députés, tendent à l'abrogation de ce traité, ainsi que des lois qui s'y rattachent. Beaucoup de personnes trouvent déraisonnable que l'Etat consacre une partie de ses ressources à salarier des prêtres qui ne sont pas des fonctionnaires, ni même des citoyens, puisque la plupart d'entre eux ne reconnaissent d'autre autorité que celle de leurs chefs étrangers, et qu'ils sont toujours disposés à sacrifier les intérêts de la nation française à ceux de l'Eglise romaine. Des esprits plus réfléchis font observer que cette Eglise, ennemie de nos institutions actuelles, s'est trouvée, pendant plusieurs siècles, seule en possession de la direction morale des populations, et que l'on ne pourrait pas, sans danger, rompre brusquement les liens qui modèrent encore, jusqu'à un certain point, ses tendances à la domination politique. Si l'Etat venait à supprimer le budget des cultes, il renoncerait nécessairem rit au iroit qui lui appartient de choisir les évêques et de nommer les eu]
canton. En outre, on doit craindre que la suppression des traitements du clergé ne soit exploitée de manière à ce que les contributions volontaires lui rapportent plus que ce qu'il aurait perdu; et la nation qui fournit déjà de tant Je manières aux demandes incessamment variées de l'Eglise romaine, n'aurait pas gagné à la rupture du traité. Enfin il est absolument nécessaire, avant de dénoncer le Concordat, de faire des lois sur les associations religieuses, afin que, d'une part, la liberté qui est actuellement refusée à ces associations par le Code pénal de 1810, leur soit donnée dans de justes bornes, et que, d'autre part, elles ne puissent pas, par des caplations ou d'autres moyens, accaparer de grands biens aux dépens de la fortune publique. L'Etat doit, par des mesures préventives, se mettre en garde contre des dangers qui, dans le passé, l'ont trop souvent ébranlé. (Voy. au Dictionnaire les mots : Congrégation, Religieux, Religion). — Un projet de loi présenté par M. Yves Guyot, député, et plusieurs de ses collègues, le 27 mai 1886, propose de dénoncer le Concordat et d'attribuer aux communes les sommes portées au budget de l'Etat pour le service des cultes. Les conseils municipaux seraient libres d'employer ces sommes au même but ou à d'autres besoins. Les associations religieuses seraient assimilées aux syndicats professionnels, et elles pourraient être subventionnées par les communes. — Une autre proposition de loi, présentée en 1887 par M. Boysset et par un grand nombre d'autres députés, tend à rétablir la liberté des cultes, sans aucune subvention de l'Etat, telle qu'elle existait avant le Concordat. Une pension viagère de 1,000 fr. par an serait accordée aux prêtres actuellement salariés et âgés de plus de cinquante ans. 11 s'agirait donc seulement de revenir à l'état de choses qui a existé de 1795 à 1801, période pendant laquelle la paix religieuse était solidement établie sur les bases de la liberté, c On n'exigeait plus des prêtres qu'une promesse d'obéissance aux lois, et la fameuse distinction entre les assermentés ou constitutionnels et les non assermentés ou orthodoxes n'était plus qu'une question doctrinale, dans laquelle l'Etat n'avait rien avoir. Les constitutionnels, parmi lesquels se trouvaient des hommes qui avaient montré un grand caractère pendant les tourmentes de la Révolution, réunissaient le plus grand nombre de fidèles; ils comptaient cinquante évêques, dix mille prêtres salariés; ils occupaient la grande majorité des églisesalors ouvertes dans trente-quatre mille communes. Le clergé non assermenté ne comptait que quinze évêques résidant en France, mais, si ses adhérents étaient moins nombreux, ils étaient plus zélés et plus remuants. A côté de ces deux catégories de catholiques, dont les dissensions étaient une sécurité au lieu d'être un danger pour l'Etat, vivaient en paix les églises protestantes, le culte Israélite, enfin la secte inoifensive des théophilanthropes, débris des divers essais de propagande religieuse tentés sous la Révolution. . . Tous ces cultes ne recevaient aucun secours de l'Etat, et vivaient uniquement des contributions desfidèles. Quelle que fût encore l'insuffisance de ces dons volontaires, loin de se considérer comme opprimés par un tel régime, ils s'en déclaraient heureux et satisfaits. Les constitutionnels allaient jusqu'à repousser les ressources du casuel, les rétributions pour les bénédictions, les prières et les messes. > (Lanfrey : llist. de Napoléon Ior; t. Il, p. 7). — Le rétablissement de la liberté des cultes, telle qu'elle existait avant le Concordat est-il pussible aujourd'hui? La séparation de l'Eglise et de l'Etat peut-elle s'opérer sans déchirement et sans un grand danger social? Gambetta exprimait ainsi son opinion à ce sujet, dans un discours prononcé le 4 mai 1877 à la Chambre des députés . « Q lant à
moi, je suis partisan du système qui rattache l'Eglise à l'Etat. Oui, j'en suis partisan, parce que je tiens compte de l'état moral et social démon pays; mais je ne veux défendre le Concordat et rester fidèle à cette politique, que tout autant que le Concordat sera interprété comme un contrat bilatéral qui vous oblige et vous tient comme il m'oblige et nie tient. . . Le plus clair résultat du concile de 1870 a été d'ébranler le Concordat, de mettre en question ce traité synallagmatique qui règle les rapports des sacerdoces et de l'Empire, de l'Etat et de l'Eglise, en dehors duquel il n'y a que deux solutions : ou l'exclusion ou la séparation. Or nous estimons que tout vaut mieux que ces deux solutions, i — Depuis le moment où fut exprimé ce sage avis, l'ingérence du clergé dans la politique lui a aliéné une grande partie de la population; les manœuvres déloyales qu'il a employées, en abusant de son influence et en se servant de la religion, pour faire triompher ses partisans dans les élections législatives, ont tourné à son désavantage; mais si le moment approche où il sera possible de dénoncer le Concordat, ce moment n'est pas encore venu. (Ch. Y.)
CONFITURE. — confitures artificielles.
La chimie ayant découvert la manière de faire du sucre avec du charbon, et d'imiter l'arôme des fruits à l'aide de produits plus ou moins inoffensifs, il est devenu facile aux falsificateurs de fabriquer de la confiture à peu de frais. Voici comment ils opèrent. Us prennent du silicate de potasse et y ajoutent un peu d'acide chlorhydrique pour que le silicate, qui est liquide, se transforme en une sorte de gelée sous l'influence de l'acide. A cette gelée, ils ajoutent l'arôme qu'ils désirent. Par exemple, pour imiter le parfum de la poire, ils mélangent, dans 100 centimètres cubes d'alcool, les 3 corps suivants, dans les proportions indiquées : acétate d'élhyle (5); acétate d'amyle (10); glycérine (10). 11 y a des formules pour l'ananas, la fraise, la framboise, la cerise, le citron, le miel, l'orange, la groseille, etc. L'arôme étant ajouté à la gelée, on sucre au moyen de la saccharine et on colore à l'aide de la fuschine ou de ses dérivés.
CONGO (Etat libre du). L'embouchure du Congo fut connue des Portugais dès l'an 1485; mais on ne chercha pas à l'explorer avant 1816, époque où le gouveruement anglais organisa une expédition commandée par le capitaine Tuckey, pour visiter ces rivages encore peu connus. Cette expédition remonta le fleuve jusqu'à 275 kil. de son embouchure, et ce qu'elle nous apprit sur le Congo fut tout ce que les Européens en connurent pendant un demi-siècle. En 1867, Livingstone, explorant le territoire qui s'étend entre les lacs Nyassa et Tanganyika, découvrit une grande rivière qui prend sa source dans les collines Cbiballé et l'appela Chambèze ; il la descendit jusqu'au lac Bangouélo, dont elle sort sous le nom de Louapoula; elle se dirige ensuite vers le lac Moréo, après lequel on la nomme Loualaba; il la descendit vers le Nord jusqu'au lieu appelé Nyangoué, dan.î le pays de Nanyéma, à 2,300 kil. de sa source. Il crut que c'était le Nil. En 1876, le journal américain le New-York Herald et le journal anglais le Daily Telegraph organisèrent une expédition dont le commandement fut confié à Stanley. A cet intrépide voyageur est due l'exploration du fleuve à partir du point où Livingstone l'avait abandonnée. Après avoir surmonté d'innombrables obstacles, après avoir affronté de terribles périls, il parvint au point où le fleuve devient le Congo, à 2,500 kil. de Nyangoué : et l'un des plu' grands cours d'eau de l'univers fut ainsi décril depuis sa source jusqu'à son embouchure, (voy. Stanley : Through the dark continent). — A la fin lie 1878. un » Comité d'eluds? du