COPA
grèvement de 13,267,977 francs, ce qui a ramené le taux de ladite contribution à la moyenne de 4,30 p. 100 du revenu cadastral (Voy. ci-après, les mots Impôt et Péréquation). Pour le calcul du produit total des centimes départementaux et communaux, lequel produit ne peut subir la réduction ou le dégrèvement accordés sur le principal des deux contributions foncières, la loi de 1890 a prescrit de prendre pour ba=e le montant du principal inscrit aux rôles de 1890, et de faire ensuite la répartition de ces centimes en raison du principal établi selon la nouvelle loi. — Le produit total de la contribution foncière a été, en 1888, de 383,900,983 francs; et, dans ce chiffre, le principal, revenant à l'Etat, ne constitue pas la moitié : il s'élève seulement à 184,306,458 fr.; le surplus est le produit des centimes départementaux et communaux. Le produit de la contribution des portes et fenêtres, pour la même année, est de 82,225,159 fr., dont la portion afférente à l'Etat est de 49,301,098 fr. La contribution personnelle-mobilière aproduitl76. 463, 621 fr. dont 108,083,883 fr. pour l'Etat. Enfin le produit des quatre contributions indirectes, en y comprenant celui des patentes (Voy. ce mot), s'est élevé à la somme de 787,049,1*86 fr. dans laquelle le principal, all'ci Lé aux dépenses de l'Etat, est de 416,942,031 fr. (Bulletin de stotistiqueet de législation comparée, juillet 1889). — Contributions indirectes. L'article 463 du Code pénal est aujourd'hui applicable aux délits et contraventions prévus parles lois sur les contributions indirectes : c'est-à-dire que les tribunaux ont la faculté de réduire les peines infligées par ces lois, s'ils admettent descirconstances atténuantes (L.30 marsl888, art. 42). — Le produit des contributions indirectes, y compris les douanes, les sels, les sucres et les monopoles, a atteint, en 1889, près de deux milliards et demi. (Ch. Y.).
CONTRÔLEUR. — Législ. Le titre de gardemines ayant donné lieu à de fréquentes méprises, a été remplacé par celui de contrôleur des mines, en vertu d'un décret du 13 février 1890. Ce décret répartit en quatre classes les contrôleurs des mines, au-dessus desquels sont placés les contrôleurs principaux. Les traitements varient de 1,700 fr. à 3,600, non compris les indemnités de résidence qui peuvent être allouées parle ministère des travaux publics. (Ch. Y.)
COOPÉRATION. C'est en France que la production coopérative atteint aujourd'hui son plus grand développement. A Paris, des maisons industrielles se formèrent en société coopérative dès 1848. Il en existait 107 en 1860, et leur capital était évalué à 360.000 francs. Elles n'occupaient que leurs actionnaires, consacrant deux cinquièmes de leurs bénéfices à payer le dividende annuel et les trois autres cinquièmes pour les bonis des travailleurs. Une association de ce genre fut établie dans plusieurs corps de métiers, particulièrement par les fabricants de piano. Le familistère de Guise est peut-être l'association coopérative la plus complète qui ait jamais été réalisée. (Voy. Familistère, dans ce Supplément).
C0PAÏS (drainage du lac). Le fameux lac Copaïs, qui s'étend au nord de Thèbes, sur une longueur de 30 kilom., apparaît aux regards comme un grand espace verdàtre, plat comme une glace. C'est un marais insalubre, couvert de roseauxet alimenté par destorrents qui descendent du Parnasse ainsi que des autres montagnes voisines. Le projet dedrainer cette plaine fertile mais insalubre, à cause de la malaria, date delà plus haute antiquité, et l'on trouve, sur le côté le plus rapproché de la mer, une ligne de puits et de galeries creusés il y a des siècles. En 1846, l'ingénieur français Sauvage entreprit ce travail, mais il dut l'abandonner faute d'argent. En 1881, une société de Français se foi ma, dans le même
CORB
but, avec le concours de capitalistes grecs. Les travaux, dirigés par l'ingénieur français Pochet, se poursuivent activement. Le 12 juin 1886, l'ouverture du canal de drainage, auquel on travaillait depuis b ans, fut célébrée à Athènes, en présence du ministre de France et d'un grand nombre de personnages distingués de la ville d'Athènes. La compagnie française céda ses droits à une compagnie anglaise, qui, en février 1888, émit un emprunt de 3.750.000 francs, à 6 p. 100. La compagnie française ayant déjà fait le plus gros de la besogne, au prix de 10 millions de francs, reçut des actions de la nouvelle Société, pour se désintéresser.
COPRAH s. m. Nom que l'on donne en Océanie à l'amande du coco lorsqu'elle est séchéeet concassée pour l'extraction de l'huile.
C0QUELINER v. n.(rad. coq). Chanter, quand on parle du coq.
C0QUERIQUER v. n. (rad. coq). Chanter, en parlant du coq.
COR. Méd. Nous ne répéterons pas les conseils si souvent et si libéralement donnés sur les moyens de prévenir la formation des cors sur ou sous les pieds, parce que tout le monde ne peut pas les suivre. Une chaussure mal faite produit aussi bien des cors qu'une chaussure portée sciemment trop étroite ou trop large. Disons cependant que les talons trop hauts sont proprement les bourreaux des pieds les mieux faits, qui leur devront, entre autres maux, les cors et les durillons les plus variés et les plus douloureux. Le traitement des cors débute invariablement par l'enlèvement de la partie dure et saillante soit avec un coupe -cors, soit avec un rasoir, soit avec un simple canif. Un bon moyen consista à prendre préalablement un bain de pieds chaud, ce qui amollit les cors et facilite l'opération. Si le cor est de formation toute récente, il suffira même, en sortant du bain, de le gratter légèrement avec l'ongle jusqu'à extirpation, ce qui ne tardera guère, la racine étant peu profondément enfoncée. Dans le cas contraire, on opère comme nous venons de dire, en prenant bien soin de ne pas faire couler de sang, car alors ce ne serait plus le cor, mais la chair environnante qui serait atteinte, et une plaie nouvelle qui serait faite. L'opération terminée, panser avecun emplâtre composé de :
Oiyd.e noir de cui,re ) de chaque 15 grammes.
Saindoux ( ^
Mêlez bien. Appliquez sur le cor à l'aide d'une petite bande de toile. Renouvelez tous lesjours. — Autre. Trempef un peudecharpie ou de ouate dans la solution suivante :
Sulfate de euhrre 50 grammes.
Eau 30 grammes.
Placez sur le cor; bandez. Renouvelez tous les jours, Un autre moyen consiste à frotter le cor avec une pierre ponce aussi longtemps que la douleur ne vous indiquera pas qu'il est temps de cesser. On recommence l'opération chaque jour, jusqu'à ce que le cor ait complètement disparu. Enfin il y a l'extirpation violente, que nous neconseilleronsàpersonne de tenter. Un habile pédicure, un chirurgien peut seul offrir assez de confiance pour qu'on lui confie cette tâche délicate. Quant aux nombreux remèdes du charlatanisme, on comprend que nous n'y insistions pas, non plus que sur l'emp'oi dangereux des caustiques, remèdes sûrs quelquefois, mais pires que le mal dans la plupart des cas.
CORBEILLIEN, IENNE s. et adj. De Corbeil, qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
C0RBINEAU. I. (Claude -Louis-Constant-Esprit-Gabriel), général de cavalerie, né à Laval (Mayenne) ^nl772, luéàEylau le 8 février 1807.