CORD
Son nom est inscrit surl'Arc-de-triornphe. — II. (Jean-Baptiste-Juvénal, comte de), général de cavalerie, frère du précédent, né à Marchiennes (Nord) en 1776, mort en 1848. Il se signala à Eylau, en Espagne, à Wagram et surtout pendant la retraite de Russie ; devint aide-de-camp de l'empereur, s'illustra lors des campagnes de Saxe et de France, et rentra dans la vie privée sous la Restauration. Nommé pairde France après la Révolution de juillet, il rentra dans l'armée et fil arrêter à Boulogne le prince Louis-Napoléon en 1840. — III. Marie-Louis-Hercule-Hubert, baron), majorcolonel des chasseurs de la garde impériale, frère des précédenis, né àMarchiennesen 1780, mort en 1823. 11 perdit une jambe à Wagram et acquit le grade de baron.
CORDE (Jeux). Pris dans une certaine mesure, le saut à la corde est pour les jeunes ■jens des deux sexes un excellent exercice qui léveloppe les muscles de la poitrine, des bras et des jambes. On distingue la petite corde ou torde à un seul joueur et la longue corde, à rois ou plusieurs joueurs. La petite corde permet d'exécuter des mouvements et des pas très variés. Le joueur la fait mouvoir luimême en tenant une de ses extrémités dans chaque main ; il la fait passer sous ses pieds soit en marchant, soit en courant à grands pas ou à petits pas, soit en sautant sur place. Tantôt il la fait tourner en avant, tantôt en sens inverse, de manière qu'elle passe d'abord sous ses talons et non plus sous la pointe de ses pieds. Il exécute des doubles et des triples tours en faisant passer deux ou trois fois la corde sous ses pieds pendant un seul saut. En croisant les bras sur la poitrine au moment où la corde passe sous ses pieds, puis les développant et les refermant avec vitesse, il imprime à la corde un mouvement que l'on appelle croix de Malte ou de Chevalier. Plusieurs joueurs qui veulent lutter d'adresse et d'agilité partent ensemble d'une même ligne et courent vers un même but. Le vainqueur est celui qui y arrive le premier sans avoir arrêté le mouvement de sa corde. Pour la longue corde, deux personnes liennentchacune l'une des extrémités d'une corde de 8 à 15 mètres de long ; elles font tourner régulièrement cette corde, en la tenant assez lâche pour qu'en tournant elle décrive un ovale dont la partie inférieure effleure le sol, tandis que la partie supérieure passeàuue certaine distance de la tête des autres joueurs. Un premier joueur, saisissant le moment où la corde est au plus haut de sa course, entre dans le jeu et saute, soit sur les deux pieds, soit sur un pied, puis sur l'autre alternativement. Un second joueur imite son exemple, et bientôt les joueurs se trouvent être trois ou quatre à sauter en même temps. Quand on veut s'enfuir, il faut profiter du moment où la corde vient de passer sous les pieds, pour s'enfuir du côté opposé par lequel on est entré. Tout joueur qui arrête maladroitement la corde en entrant, en sortant ou en sautant, soit avec ses pieds, avec toute autre partie de son corps ou avec ses vêlements, estcondamné à prendre la place de l'une des personnes qui font tournerla corde. Souvent, plusieursjoueurs entrent ensemble dans le jeu, et, après un nombre déterminé de tours, doivent sortir en même temps pour faire place à de nouveaux rentrants. D'autres fois, on gage à qui fera le plus grand nombre de tours sans commettre de faute, les plus faibles ayant droit à V huile (lenteur de la corde), les plus agiles se faisant un point d'honneur de réclamer du vinaigre (beaucoup de rapidité).
CORDER (se), Au jeu de biUard, rentrer sa bille dans le quartier.
CORDON de la Légion d'honneur (Grand), collier porte par le chef de l'Etat en qualité de grand maître de la Légion d'honneur. Ce çrand collier a été fabriqué eu 1880. Il porte