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ou de feuilles et une très petite quantité d'eau, sera remis sur le feu et soumis sur nouveaux frais à la distillation. Cette répétition de l'opération pourra même être reproduite presque indéfiniment, suivant le degré de force désiré. — On obtient généralement fort peu d'huile essentielle des plantes par une première distillation, et comme c'est précisément cette huile essentielle qui constitue la
d'alcool. — Dans le premier cas, les feuilles ou les fleurs des plantes seront introduites dans l'alambic, avec juste assez d'eau pour empêcher le feu de les brûler; on les fait bouillir, et on recueille la vapeur jusqu'à ce que cette vapeur cesse d'être saturée du parfum de la plante. — On rejette d'abord le produit des trois ou quatre premières minutes de l'opération, parce qu'il est faible, pour ne pas dire absolument nul. — Certaines plantes donnent, à la distillation, une grande quantité relative d'huile essentielle, qui surnage, comme de raison, et qu'on peut en conséquence mettre à part si l'on veut; il est facile de l'enlever avec une cuiller. C'est d'ailleurs de cette manière que l'on obtient de la distillation des fleurs l'eau et l'essence de roses en même temps, et on n'en sépare pas l'huile essentielle de l'eau par un procédé plus compliqué que l'emploi d'une sorte de cuiller à bec en douille d'entonnoir. Pour la distillation domestique, par exemple, il est fort rare que cette division soit d'une grande utilité. — Si l'on voulait tirer des plantes, non de l'eau, mais de l'alcool, il faudrait d'abord brûler de l'esprit-de-vin aussi inodore que possible et ensuite placer l'alambic non en contact immédiat avec le feu, mais dans un bain-marie. De même pour la distillation des huiles essentielles, lesjuelles, ainsi traitées, se distillent très lentement et couienl dans le rafraichissoir non à l'état de courant continu, mais goutte à goutte. — Pour la distillation des plantes et des fleurs de toute sorte, il est nécessaire d'observer les conditions suivants : Les feuilles doivent être fraîches; les fleurs auront été cueillies le matin même, si c'est possible; en tous cas, avant le lever du soleil. La quantité d'eau employée ne devra jamais être plus considérable qu'il ne le faut strictement pour empêcher les feuilles ou les fleurs de brûler. — Le premier produit de la distillation, dans lequel on aura ajouté une quantité nouvelle de fleurs
vertu principale du produit distillé, la redis tillation devient indispensable. On peut impunément enlever ensuite l'huile essentielle, l'eau qui est au-dessous en sera suffisamment saturée pour constituer un parfum, — s'il s'agit de parfum, — très pénétrant, et, en tout cas, contiendra en principe toutes les vertus de la plante dont on l'aura extraite. — Nous le répétons, la grande distillation industrielle n'emploie pas d'autres procédés que ceux que nous venons d'indiquer, et les marchands d'essence de roses d'Andrinople obtiennent leurs délicieux parfums par les mêmes moyens que vous pourrez prendre pour extrairele principe subtil qui constitue le parfum d'un bouquetde violettes ou de réséda. La force et la dimension des ustensiles seules diffèrent. — Ainsi les distillateurs de roses orientaux dont nous venons de parler se servent d'alambics contenant un peu plus de 60 litres d'eau et 20 à 25 kilogrammes de roses, — et, naturellement, ils ne sont pas en verre.
DISTIQUE s. m. (préf.
di; gr. stichos, vers). Bot.
Disposition dans laquelle les feuilles alternes sont disposées sur deux rangées parallèles.
DIVARIQDÉ, ÉE adj. (iat. divaricare, enjamber). Bot. se dit d'une ramification dans laquelle les rameaux s'écartent de leur point d'insertion et font presque un angle droit avec la branche qui les porte.
DIVORCE. — JLégisl. Nous avons déjà parlé, dans le Dictionnaire, au mot Mariage (t. III, p. 756 et 757), de la loi du 27 juillet 1884, qui a rétabli en France le divorce légal, aboli en 1816. Une autre loi, celle du 18 avril 1886, est venue compléter la précédente, en modifiant les articles 234 à 252, 307, 310 et 313 du Code civil, qui réglaient la procédure des instances en divorce. En outre, les articles 253 à 274 du Code civil, l'article 881 du Code de procédure civile, et les articles 2, 3 et 4 de la loi du 27 juillet 1884 sont abrogés. Les changements apportés à la législation antérieure par la loi de 1886 se bornent, saut sur quelques points, aux formes de la procédure. La jurisprudence des tribunaux avait déjà reconnu que la séparation de corps peut être demandée par le tuteur d'une personne interdite, pourvu qu'il y ait été autorisé par le conseil de famille : le nouvel article 307 confirme cette faculté ; et le nouvel article 234 porte que c en cas d'interdiction légale résul- < tant d'une condamnation, la requête à fin c de divorce ne peut être présentée par le c tuteur que sur la réquisition ou avec l'auc torisation de l'interdit. » Enfin, dans l'article 313 qui concerne le désaveu de paternité, intenté après la séparation de corps, le paragraphe modifié n'est, sauf l'intercalation du mot divorce, que la reproduction du texte antérieur, nient arrêté par la loi du 6 décembre 1850. — Depuis le rétablissement du divorce en France jusqu'au 31 décembre 1889,
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très de l'état civil, savoir : l.ba"' pendant les quatre derniers mois de 1884, 4,277 en 1885. 2,950 en 1886, 3,636 en 1887, 4,708 en 1888, et 4,786 en 1889. La proportion est, pour chacune de ces deux dernières années, de 6,1 pour 10,000 ménages; et la durée moyenne des mariages dissous a été de douze ans. C'est à Paris, Troyes, Marseille, Lyon et Bordeaux que les divorces sont les plus nombreux. C'est en Auvergne et en Bretagne que l'on en compte le moins. Le divoice est beaucoup moins fréquent chez les agriculteurs que parmi les rentiers et les commerçants. (Ch. Y.)
DIX-DENTS s. m. sing. [di-dan]. Râteau en fer, employé pour herser et diviser la terre.
D0G-CAR ELECTRIQUE. — Pour l'étymologie et la signification de Dog-car, voy. ce
21,906 divorces ont été inscrits sur les regis-
Dog-car électrique.
mot dans le Dictionnaire. — L'ingénieur anglais Magnus Volk a appliqué l'électricité à la propulsion d'un dog-car. Six accumulateurs, cachés sous les banquettes, produisent un courant capable de servir de force motrice pendant six heures. Le moteur est déposé sous les banquettes. Sur un terrain bien uni, cette voiture peut parcourir environ 12 kilomètres à l'heure.
D0LBEAU (Henri -Ferdinand), chirurgien, né à Paris, le 2 avril 1830, mort dans la même ville, le 10 mars 1879. Il fut nommé professeur de pathologie chirurgicale (1868), après avoir publié de nombreux travaux sur les maladies chirurgicales du bassin, du foie, de la parotide, etc. Son Traité de la pierre dans la vessie (1864), couronné par la Faculté, fut complété par ses ouvrages sur la lithotritie périnéale (1866 et 1874). En 1872 il fut nommé présidentde la Société de chirurgie et membre de l'Académie de médecine. Ses dernières années furent affligées par une atroce accusation contre laquelle il ne cessa de protester. Il avait, disait-on, livré en mai 1871, à l'autorité militaire, un fédéré qui se trouvait à l'hôpital Beaujon et qui fut passé par les armes. Le 20 mars 1872, les étudiants du cours de pathologie externe à l'Ecole de médecine firent, à ce sujet, contre lui, une violente manifestation, à la suite de laquelle l'école fut fermée pendant un mois.
D0LÉRITE s. f. (gr. doleros, trompeur).
Miner. Grossière variété cristalline de basalte, dans laquelle les différents minéraux peuvent être distingués à l'œil nu.
DOLICHOCÉPHALE adj. [do-li-ko-sé-fa-le] (gr. dolichos, allongé; képhalê, tête). Ethno. Se dit de la tête allongée de certaines races d hommes : c La tête dolichocéphale des Ethiopiens est recouverte de cheveux légèrement frisés. » (Elisée Reclus.)