DOUA
tance et chaleur animale; Recherches microchimiques sur lés tissus animaux (en collaboration avec Milden) ; Nature des voyelles, etc.
DORMANS. — A Dormans, le duc de Guise, avec 280 gentilshommes et autant d'arquebusiers, mit le désordre parmi 1,500 cavaliers allemands. En poursuivant les fuyards, il reçut à bout portant un coup de pistolet qui lui emporta une grande partie de la joue et de l'oreille gauches. C'est de là que vint le surnom de Balafré sous lequel il fut ensuite connu.
DORSTÉNIE s. f. (de Dorsten, nom d'un botaniste allemand du xvi" siècle). Bot. Genre de morées, caractérisé par la réunion des tleurs sur un réceptacle évasé, un peu concave, dans lequel elles sont à demi plongées. Les Heurs ont pour enveloppes florales quatre écailles peu distinctes; le fruit est un sycone. La dorsténie contrepoison (dorstenia contrayerva) de l'Amérique tropicale est vivace, à rhizome charnu, à feuilles longuement pétiolées, naissant du rhizome au nombre de 5 à 9. Sa racine, ainsi que celle de la dorsténie du Brésil (dorstenia Brasiliensis) est appelée contrayerba (herbe contraire) et passe pour neutraliser les venins. Sa couleur est brune en dessus, blanche en dedans; elle est longue de 5 à 6 centimètres, d'une odeur aromatique et d'un goût un peu amer. On l'emploie comme excitanle, diaphorétique et anliseptique, en poudre, en infusion, en sirop et en teinture alcoolique.
DOUANE. — Législ. Dans le premier Supplément de ce Dictionnaire (Voy. t. V, p. 671), nous avions fait connaître les modifications apportées au tarif général des douanes de 1881 par la loi du 28 mars 1885, qui a relevé les droits d'importation sur quelques céréales et sur les viandes de boucherie. Ces droits ont été accrus de nouveau en 1887, et ils ont été fixés de la manière suivante, décimes et 4 p. 100 compris, savoir : Blé, en grains, 5fr. les 100 kilog., en farine, 8 fr.; avoine, 3 fr.; biscuits de mer, gruaux, pâtes, semoules, fécules exotiques, 8 fr. (L. 29 mars 1887). Bœufs, par tête, 28 fr.; Vaches, »d., 20 fr.; Veaux, id., 8 fr.; moutons, id. 5 fr ; viandes fraîches, les 100 kilog., 12 fr. (L. 5 avril 1887). — En rehaussant ainsi les tarifs d'importation sur les denrées les plus nécessaires à l'alimentation publique, le Parlement français a obéi aux réclamations incessantes des possesseurs de terres et aux plaintes, quelquefois exagérées, des cultivateurs. Ce ne sont pas là des droits fiscaux, établis dans le but d'accroître les recettes de l'Etat. On a voulu surtout mettre obstacle à l'avilissement des prix sur les marchés de l'intérieur et à la ruine de l'agriculture française. La culture rendue intensive au moyen de l'emploi raisonné des engrais minéraux, étant trop peu répandue dans notre pays, il est encore impossible de lutter, sans droits protecteurs, contre la production si abondante des blés de la Russie, de l'Inde et de l'Amérique du nord, ainsi que contre l'importation menaçante des viandes de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie, de l'Amérique du sud et de l'Australie. — Mais il nous parait regrettable que, par suite d'un entraînement excessif vers le protectionnisme, le Parlement ait voté la loi du 8 juillet 1890, dont l'agriculture doit tirer peu de profit, et qui porte un grand dommage, non seulement à plusieurs industries, telles que l'amidonnerie et la fabrication de l'alcool, mais aussi à l'élevage des porcs et aux entreprises de transport qui entretiennent beaucoup de chevaux. Cette loi a élevé les droits de douane : sur les maïs en grains à 3 fr. par 100 kilog., et sur les farines de mais à 5 fr.; sur les riz à 3 fr., 6 fr. ou 8 fr., suivant qu'ils sont en paille, en brisures ou en farine; sur le daris et le millet, à 3 fr. pour les grains et à 4fr. 50 pour la farine. Les droits sont encore plus