DUMA
de Lafayeile, devint rapidement chef de bataillon, puis colonel, gagna le grade de néral de brigade à Villeneuve, où, blessé de deux coups de feu, il se traîna encore à la tête de ses grenadiers et repoussa l'ennemi. 11 contribua à la victoire de Fleurus, succéda à Kléber dans l'investissement de Maeslricht et fut élevé au grade de général de division, le 18 novembre 1794. Il passa ensuite sous les ordres de Hoche en Vendée, et de Pichegru et de Moreau en Allemagne. Il s'illustra à Biberach et à la défense de Kehl (1796), accompagna Championnet à Naples (1799), assista aux batailles de Rivoli et de Lodi (1800), retourna à Naples en 1806, surprit Barcelonne en 1808, commanda la Catalogne de 1808 à 1810, fut disgracié pour n'avoir pu empêcher le peuple espagnol de se soulever, rentra dans l'armée active au commencement de la campagne de 1814, assista aux combats de Saint-Dizier, de la Rothière et de Montereau, se rallia à Louis XVIII, qui le nomma pair de France, acclama le retour de Napoléon, reçut le commandement de la jeune garde, fut blessé à Waterloo, se réfugia dans une maison de Genape et y fut surpris par les hussards de Brunswick. 11 se rendit et tendit son épée à un officier prussien qui la prit et lui passa la sienne au travers du corps.
DULAC I (Jean -Baptiste Sonyer), jurisconsulte, né à Sainl-Dizier, Velav, en 1708, mort eu 1792. Il fut conseiller du roi (1768). 11 a laissé : Hist. des grands hommes du Forez (1781, in-12); Dict. de quelques questions de droit (2 vol, in-4°). — II (Joseph), officier d'artillerie, né à Chambéry vers 1706, mort à Alexandrie en 1757. II introduisit la science de l'artillerie dans les Etats sardes. 11 a laissé : Théories nouvelles sur le mécanisme de l'artillerie (Paris, 1741, in-4°) ; Nouveau système d'artillerie sur mer et sur terre (1763).
DUMAS (Jean-Baptiste).— La biographie de ce célèbre chimiste se trouve dans notre premier Supplément. Nous y ajouterons quelques mots. Fils d'un ouvrier et d'une sage-femme, Dumas naquit à Alais, dans une bicoque assez mal bâtie, située au milieu d'une ruelle tortueuse et sombre. Comme la plupart des chimistes, il débuta par la pharmacie. Sa vocation lui fut révélée, de bonne heure, dans le laboratoire d'un apothicaire du cru. Il quitta £=i Alais pour Genève
DUPI
bout indiquant par un geste qui lui était fannher (le bras droit à moitié levé, la ma,u
Daet (léMqun.
les épêes des îuellisles communiquent avec une pile électrique dissimulée dans les vêtements des acteurs. A chaque fois que les épées se rencontrent ou frappent les cuirasses, il jaillit des étincelles, au grand effroi et à la grande ftupéfaction des spectateurs.
DUHESME (Guillaum: -Philibert), général, né à Bourganeuf (Saône-a-Loire) en 1760 mort à Waterloo en 1815. Capitaine d'une compagnie de volontaires qu'il avait équipée à ses frais en 1790, il servit sous les ordres
gnant toujours sa vie comme élève ou apprenti pharmacien.
Cet de Genève que datent les premiers travaux qui le mirent en lumière et attirèrent sur lui les dignités ou les distinctions scientifiques et politiques. Il n'oublia jamais son humble origine et se montra toujours bienveillant envers ceux que le sort avait moins favorisés.
Ce fut ainsi qu'il se fit e protecteur de Daguerre, plus que méconnu, dans les premiers temps. — H consacra les dernières années de sa vie à rechercher les moyens de combattre le phylloxéra. 11 avait, en 1S74, préconise l'emploi" du sulfo- carbonate de potassium, dont la décomposition, sous l'influence de l'eau et d'un acide, produit, d'un côté, des vapeurs toxiques pour l'insecte, de l'autre de la potasse très favorable à la vigne. On lui a élevé, sur la place Saint- Sébastien, à Alais, sa ville natale, une statue qui est l'œuvre d'un artiste méridional, le sculpteur Pecb. Le savant est représenté de-
Statue de J.-B. Uumas, inaugurée à Alais, le 21 octobre 1889.
fermée, sauf l'index qui reste ouvert), les résultats d'une expérience scientifique.
DUMNACUS, l'un des derniers héros de la Gaule, lors de la conquête de ce pays par Jules César. Chef des Andecaves (Angevins), il prit la défense de toute la confédération armoricaine après la chute de Vercingétorix (51 av. J.-C), et vint mettre le siège devant hemonum (Poitiers) ; mais il fut écrasé par Fabius, lieutenant de César. Vaincu sans espoir de se relever, le héros se réfugia dans les sauvages forêts de l'Armorique, évitant ainsi d'orner le triomphe de César. En 1887, on lui a érigé une statue aus Ponts-de-Cé.
DUM0NT (Jacques-Edme), sculpteur français, né à Paris en 1761, mort en 1844. Elève de Pajou, il remporta le grand prix pour un bas-relief représentant la Mort de Tarquin. Ses statues les plus célèbres sont celles de Marceau (1804, grand escalier du Luxembourg); de Malesherbes (1829, palais de Justice); de Pichegru (1829, à Arbois), etc.
DUPETIT-THOUARS (Louis Marie-Auhert), botaniste, né à Saumur en 1760, mort en 1831. Frère aine du marin Dupetit-Thouars, il voulut le rejoindre lors de son voyage à la recherche de Lapérouse; mais faute de ressources, il dut s'arrêter à l'Ile de France, où il demeura deux ans (1792-'94). Pendant ce séjour, il étudia la flore de ce pays; il passa ensuite à Madagascar, puis à l'Ile Bourbon, où il resta quatre ans, et rentra en France en 1802, avec un herbier d'environ 2,000 plantes et une foule de dessins. De 1806 à 1826, il fut directeur de la pépinière du Roule; il entra à l'Institut en 1820. Il a publié : Hist. des végétaux recueillis dans les îles de France, d Bourbon et de Madagascar (1806) ; Mélang de botanique et de voyages (1809); le Verg français 11817).
DUP1N (Jean-Henri), surnommé le « pè des dramaturges français », cousin du bar Dupin, né à Paris en 1791, mort le 5 av 1887. Il débuta en 1807 par un vaudevil intitulé le Voyage à Chambord et produisit en suite plus de 200 pièces, dont 50 en collaboration avec Scribe. Nous citerons, parmi celles qui ont obteuu le plus de succès : Michel et Christine (1826, Gymnase); l'Ange gardien (183I)- le Délit volitique, etc.