‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 203 sur 503 · Macmne électrique mordey · texte numérisé non relu

Macmne électrique mordey

d'un axe non conducteur et fixés sur un cercle métallique R. Les extrémités de ces rubans sont reliées, par des conducteurs isolés, aux bornes T, d'où part le courant engendré par la rotation des aimants. Ces aimants MM (fig. 7) sont des masses de fer doux montées sur un axe S P, et placées de telle façon que les replis de l'armature sont compris entre leurs pôles. Us sont excités par e courant d'une petite marchine électrique indépendante que nous ne décrirons pas. Ce courant traverse uc fil de cuivre enroulé autour de l'axe qui supporte les aimants et détermine le magnétisme des masse? de fer doux, de telle façon que les pôles opposés N S (fig. 7) soient de nom contraire nord et sud, et que les séries de

Bijoui fiectrlqueo.

;,ar6Ï>la à i'aide d'un couraiù é.abli par une petite lampe électrique qu'il est facile de dissimuler dans une poche de gilet. Notre figure -représente une étoile, un croissant et un papillon électro-lumineux, qui ont obtenu un I véritable succès, lors de leur apparition. — Mort par l'électricité. — C'est d'Amérique que nous vient ce nouveau procédé d'exécution capitale. En 1888, une loi prescrivit l'emploi de l'électricité pour la mise à mort des condamnés dans l'état de New-York. Des expériences furent faites d'abord sur des animaux. On soumit un veau de 75 kilogrammes à un courant alternatif d'environ 50 volts. L'animal, renversé par le courant, se remit sur pied

— û'achine el^inque Hordey.

Fig. 7. — Uacbioe électrique Mordey.

pôles adjacents S S soient de même nom. Les aimants sont en partie recouverts par les calottes métalliques C C (fie. 1), pour diminuer l'action de l'air lorsque la machine est en mouvement. Une poulie P porte un ru-

Mort par l'électricité. — Expérience faite sur un veau.

9 minutes après l'opération, et il fallut, pour le tuer, un courant de 770 volts. Un cheval de 615 kilogrammes périt également d'un courant de 700 volts, maintenu pendant 25 secondes. On en conclut que cette méthode d'exécution était praticable, et même infaillible, pour produire une mort instantanée et sans douleur. Le 6 août 1890, on y soumit un assassin nommé Kemmler. On l'assujettit solidement dans un fauteuil, on adapta à sa tête une calotte de caoutchouc contenant une éponge Imbibée; l'un des fils aboutissait au sommet de la tête, l'autre à la base de l'épine dorsale, ce qui formait un circuit complet. Le patient fut soumis, pendant 18 secondes, à un courant de 1,000 volts. Quand le courant fut interrompu, on s'aperçut, avec horreur, que le condamné respirait encore. 11 fallut recommencer. Après cette seconde expérience, Kemmler n'était pas encore mort; P rétablit le courant pendant 4 minutes, apr^ .juoi on

n aveclesconducteurs traversés par de puissants courants. D'autre part, l'expérience prouve que l'éclairage électrique, considéré à juste titre comme propre à diminuer les chances d'incendie,

Îieut, au contraire, es augmenter, si l'installation des fils n'est pas faite avec les précautions qu'elle comporte. » Ainsi s'exprime le rapport qui précède le décret du 15 mai 1888.

Suivant les prescriptions de ce décret, les conducteurs électriques, destinés au transport de la force ou à la production de la lumièie, ne peuvent être établis, ni subir de changements d'installation, que deux mois après la remise au préfet d'une déclaration, accompagnée d'un projet détaillé. Sont dispensées de cette formalité les installations faites à l'intérieur d'une même propriété, lorsque la force ne dépasse pas 60 volts pour les courants alternatifs et 500 volts pour les courants non alternatifs. Les machines génératrices doivent être isolées et elles doivent être placées dans un local où les conducteurs soient bien en vue. Si les courants émis sont de nature à créer des dangers pour les personnes admises dans ce local, les conducteurs doivent être placés hors de la portée de la main ou être garnis d'enveloppes isolantes. Une affiche apposée dans la salle des machines indique les précautions dont les ouvriers doivent user, tel les que l'emploi de gants en caoutchouc si cela est nécessaire. On ne doit se servir ni du sol, ni des conduites d'eau ou de gaz, pour compléter le circuit, et les lils doivent être suffisamment éloignés de ces conduites. Le diamètre des conducteurs doit être partout en rapport avec l'intensité des courants. Les fils doivent toujours être recouverts d'une enveloppe isolante, lorsqu'ils sont à la portée de la main, même sur les toits, lorsqu'ils sont posés sur des appuis supportant des communications télégraphiques ou téléphoniques à fil nu, et dans toutes les parties où ils passent, soit à une distance de moins de deux mètres d'une de ces lignes, soit à moins d'un mètre de masses conductrices, telles que tuyaux d'eau ou de gaz. Les fils doivent être recouverts, au passage des toits, planchers,^murs et cloisons. Dans les parties où ils sont exposés à des frottements ou à d'autres causes de détérioration, ils doivent être en outre encastrés dans une matière dure. Les appareils générateurs ou récepteurs d'électricité doivent être munis d'organes permettant de les isoler rapidement les uns des autres ou du centre de production. Les ingénieurs et agents des postes et télégraphes sont chargés, sous l'autorité des préfets, de la surveillance des conducteurs électriques. Us vérifient les installations, et ili

ÉMIG

s'assurent, au moins une fois par an, si toutes les ronditions prescrites par les règlements sont exactement observées. Ch. Y.

ÉLIXIR anti-odonlalgiqw . (Econ. dom.) Racine de pyrèthre, 20 grammes ; alcool, 250 grammes. "Faites infuser pendant dix jours. Ajoutez : camphre, 13 grammes; teinture d'opium, 8 grammes ; teinture de girofle, 5 grammes. — Autre. Prenez : racine de pyrèthre, 30 grammes; esprit de romarin, 250 grammes. Faites macérer et filtrez. — Elixir dentifrice de Lefoulon. Raifort frais, cochléaria frais, menthe, gaïae, quinquina, pyrèthre, de chaque, 2 grammes et demi; acore, ratanhia, de chaque, 2 grammes; alcool à 80», 90 grammes. Les uns et les autres étendus de trois ou quatre fois leur volume d'eau pour nettoyer la bouche. — Elixir à U>, rose. Prenez: girofle, 80 centigrammes; cannelle, 2 grammes et demi; gingembre, 5 grammes et demi; alcool, 60 centilitres; huile d'écorces d'oranges, 12 gouttes; huile de roses, 3 gouttes; essence de menthe poivrée, 2 grammes 65 centigrammes. Mêlez; laissez macérer quinze jours. Filtrez. Etendu d'eau dans la proportion des précédents.

ELSMÉRITE s. (de Robert Elsmere, personnage imaginaire). Nouvelle secte religieuse, fondée à Londre en 1890 et qui a son temple à Gordon-Square. Les elsmérites prennent pour règle de conduite les idées, les principes et .la théologie d'un héros de roman Robert Elsmere, créé par une femme de lettres, mistress Humphry Ward.

EMBOLIE. — Encycl. L'embolie est un fragment extrêmement ténu d'un caillot sanguin que la circulation chasse dans les artères. Les désordres causés par l'arrivée de ce caillot dans la grande ou dans la petite circulation sont extrêmement variables; mais ils ont au milieu d'une dilférence absolue de symptômes, un caractère commun, c'est une action mortifiante sur les tissus situés au-dessous du point où l'embolie a eu lieu. Le siège des embolies est toujours le système artériel. Ce sont tantôt les artères de la circulation générale, tantôt l'artère pulmonaire qui sont envahies. Dans le premier cas, les arrêts de nutrition et de la gangrène des membres, les abcès des viscères indiquent qu'un caillot fibrineux a été lancé dans les voies artérielles. Dans le second cas, le caillot embolique est considérable et provoque la mort subite.

ÉMIGRANT s. m. (Jeux). L'émigranl, appelé aussi coblentl, fit fureur pendant les premières années delà Révolution, et il le méritait, abstraction faite de toute idée politique, à cause du mécanisme singulier, quoique fort simple, qui le fait remonter de lui-même le long de la corde d'où il est descendu. Ce petit jouet se compose de deux disques en bois, en ivoire ou en métal, réunis, en leur centre, par un boulon de même matière et ne formant, par conséquent, qu'une seule pièce. Le boulon est percé d'un trou dans lequel passe un cordonnet assez long, qui y est retenu, par l'un de ses bouts, au moyen d'un nœud. Après avoir roulé le cordonnet autour du boulon dans la rainure profonde et circulaire formée par la réunion des deux disques, on saisit le bout du cordonnet resté libre et on abandonne les disques à eux-mêmes. Ils tombent verticalement par leur propre poids tant que le cordonnet se déroule et, dans ce mouvement, ils acquièrent une force de rotation qui les oblige ensuite de se rouler en sens inverse autour du fil et de remonter d'eux-mêmes presque jusqu'à leur point de départ. Le double disque reviendrait tout seul dans la main qui l'a lancé, si une partie de l'impulsion n'était détruite par le frottement du cordonnet et par la résistance de l'air, et il continuerait ainsi indéfiniment son mouvement de descente et d'ascension. Pour rétablir la force d'impulsion, on seconde

EMPI

le mouvement des disques par le jeu de la main, que l'on abaisse et que l'on élève tour à tour, et le jouet descend et monte sans cesse, à moins qu'il ne se dérange par la sortie du cordonnet hors de l'ornière où il est engagé On peut aussi faire aller l'émigrant dans un sens oblique ou horizontal ; mais alors si le fil vient à casser, il peut blesser les personnes qui entourent le joueur ou briser les glaces et les porcelaines.

ÉMIGRATION. L'Europe continue d'envoyer de grandes quantités de ses enfants dans les autres parties du monde. Les chiffres que nous avons publiés dans notre Dictionnaire sont modifiés ainsi qu'il suit par la statistique des dix dernières années. — Angleterre, moyenne, 130.000 émigrants (163.000 en 1889); Ecosse, moyenne, 25.000 ; Irlande, moyenne, 70.000; Norvège, 25.000; Suède, 35,000 (50.000 en 1887); Empire d'Allemagne, 95.000, dont 90.000 aux Etats-Unis d'Amérique; Hollande, 6.000 (5.000 en 1888); Belgique, 16.000; France, 8.000 (23.000 en 1888); Espagne, 50.000, dont 22.000 dans l'Amérique centrale, 10 000 dans l'Amérique du Sud et 18.000 en Afrique. Italie, 80.000 (208.000 en 1 888, dont 34.000 aux Etats-Unis et au Canada, 97.000 au Brésil et 66.000 dans les autres pays de l'Amérique du Sud) ; Autriche-Hongrie, 40.000, dont 35.000 dans l'Amérique du Nord; Suisse, 10.000, dont 9.000 dans l'Amérique du Nord. Voici le tableau de l'émigration française dans ces dernières années :

EMPO

EMMÉTROPE s. [émm-mé-tro-pe] (gr. en, dans; metron, mesure; ops, vue). Méd. Celui, celle qui a une vue moyenne, portant à une distance ordinaire; celui, celle dont l'œil est dans des conditions normales.

EMMÉTROPIEs. f. Qualité de l'œil normal et d'une vue moyenne, qui a la portée ordinaire.

EMMÉTR0PIQUE adj. Qui est normal, en parlant de l'œil ou de la vue : œil emmétropique; vue emmélropique.

ÉM0ND0IR s. m. Jardin. Instrument qui sert à émonder.

EMPÂTEMENT s. m. Base d'un rameau ou d'une branche, quand celte base forme un renflement à son point d'insertion.

EMPILAGE s. m. (Pêche). Dernier morceau du bas de la ligne. On dit aussi Empile, s. m. — Empiler un hameçon, c'est l'attacher au moyen d'un nœud particulier dit nœud d'empilé, au fi) qui doit lui servir de monture. H importe que la ligature soit à la fois sol de et

Empilages terminés.

peu volumineuse. Il existe plusieurs manières de faire le nœud : 1° faites à 6 ou 7 centim. de l'extrémité de l'empile, un nœud simple non fermé; passez une seconde fois le bout le plus court dans la boucle. Un 8 se dessine, tirez légèrement les deux bouts; il s'accentue; passez alors la palette de l'hameçon dans les deux boucles du 8; tirez ferme; l'hameçon est empilé. 2° Prenez l'hameçon par la courbure, entre le pouce et l'index de la main

droite; posez sur la tige, en dehors pour plus de facilité, un bout de l'empile dépassant vers la courbure assez pour serrer ensuite, soit 4 ou 5 centimètres. Du pouce et de l'index de la main droite, pressez l'autre extrémité de l'empile, ramenez-la vers la palette et pincez-la avec les deux doigts de la main

.233=ce2&=sçï35lwXE3%=ïana=MEaw-

Empilages divers*

gauche : un cercle se produit; le bout dépasse, lui aussi, de 3 à 4 centim.; mais il va a droite au lieu d'aller à gauche. Prenez de la main droite l'empile par le cercle près de la palette et faites un tour sur la tige, puis un second, un troisième, jusqu'à 5 ou 6, en revenant toujours vers la gauche. Arrêtez de

Bmpihges. Nœuds a guillotine.

Empilages divers.

la main gauche; tirez, de la main droite, le bout qui est du côté de la palette ; tirez ensuite les deux bouts un peu fort. — Deux sortes de nœuds suffisent à toutes les opérations : le nœud à guillotine ou nœud anglais et le double nœud. — Pour le premier, on fait à l'extrémité de l'un des deux brins à rattacher, un nœud simple non fermé ; on passe dans la boucle de ce nœud l'autre brin auquel on fait aussi un nœud simple, mais en prenant dans la nouvelle boucle le brin qui a déjà un nœud. On serre les deux nœuds; on tire les brins; alors les nœuds se rejoignent, se juxtaposent. — Le double nœud n'est pas plus difficile. On juxtapose parallèlement l'extrémité des deux brins sur une longueur de 10 centimètres. Ou tourne, sur l'index, les deux brins bien à plat et l'on fait un nœud simple. On refait passer l'un des brins complètement dans le nœud pour le doubler; on tire et le nœud est terminé.

EMPOISONNEMENT. — Premiers secours en attendant l'anivée du médecin. Une personne étrangère à la science peut confondre les caractères de l'empoisonnement avec les symptômes de certaines maladies qui s'en rapprochent en effet; mais un médecin ne peut s'y tromper. D'ailleurs les effets de l'empoisonnement sont trop soudains, il est trop rare que la persoune empoisonnée ignore absolument ou cache longtemps son état et sa cause, pour que nous insistions sur les caractères symptomatiques de l'empoisonnement. Chaque espèce particulière d'empoisonnement exige un traitemeut particulier, mais le traitement est l'affaire du médecin; ce n'est qu'en attendant son arrivée, plus indispensable en pareil cas que dans aucun autre peut-être, que la médecine domestique peut agir et que nous lui indiquerons le moyen de le faire efficacement. Cela est très important, car si les premiers secours manquent à une personne frappée d'empoisonnement, les caractères du mal subissent une prompte modification, exigeant une modification correspondante dans la nature du traitement. Rele*

EMPO

vons tout d'abord l'erreur populaire qui consiste à croire que le lait est l'antidote par excellence de tous les genres de poisons. Le lait est utile, en effet, pour combattre l'action des poisons irritants qui altèrent la composition des tissus, mais il est ntMS!&<e dans le cas d'empoisonnements par les substances narcotiques, contre lesquels les substances acidulés ou stimulantes sont seules employées. — Mesures préliminaires. Se bâter, dans tous les cas, de faire vomir abondamment le malade, en lui fourrant les doigts dans la bouche ou en lui chatouillant la luette avec la barbe d'une plume, ou encore en lui faisant boire de l'eau tiède. Si ces moyens sont insuffisants, on fera prendre au malade 10 à 15 centigrammes d'émétique dans trois verres d'eau, et l'on répétera l'expérience deux ou trois fois s'il est nécessaire, afin de produire des vomissements et des selles suffisamment abondants pour entraîner la prompte expulsion du poison. Enfin, on agira d'après les instructions ci-après, suivant l'espèce de poison ingérée. — Empoisonnement par les champignons. Ce n'est guère que sept à huit heures après avoir mangé des champignons vénéneux que les premiers symptômes de l'empoisonnement se produisent : anxiété, défaillances, nausées, vomissements; le ventre se tend, les extrémités deviennent froides, le pouls est petit, intermittent. Il faut, dès qu'on s'aperçoit de ces symptômes, envoyer chercher le médecin en toute hâte, et, en attendant son arrivée, on cherchera à provoquer les vomissements tout d'abord, par les moyens élémentaires que nous venons d'indiquer et en administrant au malade 10 à 15 centigrammes(5 centigrammes seulement pour un enfant en bas âge) d'émétique qu'on fera fondre dans un verre d'eau tiède. Les vomissements obtenus, on fera prendre au malade la préparation suivante : délayez un jaune d'oeuf dans 40 grammes d'huile à manger, et ajoutez, en remuant, 60 grammes d'eau sucrée. Cette potion devra être bue en une seule fois et répétée d'heure en heure, jusqu'à effet purgatif. A défaut d'huile, on peut prendre 40 à 50 grain mes de sulfate de magnésie ou de soude dans quatre verres d'eau, de dix minutes en dix minutes. Quelques gouttes d'éther sulfurique sur un morceau de sucre, ou dans de l'eau sucrée, ou enfin qu.hjues demi-cuillerées de sirop d'éther pourront être prises après les évacuations. L'empoisonnement par les champignons étant d'ailleurs l'un des empoisonnements accidentels les plus fréquents, il nous parait utile de reproduire en entier les considérations suivantes, par lesquelles M. le docteur Louis Monier, médecin en chef de l'hôpital d'Avignon, terminait récemment un mémoire sur un cas de cette sorte : < 1° Les champignons vénéneux sont, de tous les poisons, les plus dangereux, car leur action nuisible ne se manifeste qu'à un moment très éloigné de leur ingestion, alors que le principe toxique se dérobe à l'influence des agents thérapeutiques; 2" il n'existe aucun caractère botanique bien tranché qui permette de distinguer les champignons vénéneux de ceui qui sont comestibles ; 3° les champignons desséchés sont aussi dangereux qu'à l'état frais, et si leur ingestion n'est pas généralement suivie d'accidents, c'est que l'art culinaire intervient et les prive de leur principe toxique; 4° le principe toxique des champignons, dont l'analyse chimique n'a pu jusqu'à ce jour préciser la nature, a la propriété d'être soluble dans l'eau acidulée ou salée, mais surtout dans l'eau portée à l'ébullition ; 5° tout champignon vénéneux devient inoffensif quand, après avoir été macéré pendant deui heures dans l'eau vinaigrée, il est soumis à une ébullition d'une demi-heure à une heure de durée. » — Empoisonnement par tes sels de cuivre (vert-de-gris). Après les champi gnons vénéneux, le vert-de-gris produit par

EMPO

des ustensiles de cuivre mal entreteuus constitue certainement une des causes les plus fréquentes d'empoisonnement accidentel. Dans le cas actuel, faire boire abondamment de l'eau tiède albumineuse, c'est-à-dire mêlée de blancs d'œufs bien battus, dans la proportion de trois à quatre blancs d œufs pour un litre d'eau. Exciter les vomissements, et faire boire de l'eau albumineuse après chaque vomissement. Ensuite, huile de ricin, à la dose de 45 grammes pour un adulte (toujours moitié ou quart de la dose pour un enfant, suivant l'âge), afin de provoquer des selles ahondantes. L'eau sucrée peut également être administrée avec avantage. Enfin, dans le cas de douleurs très vives, faire prendre au malade de la décoction de têtes de pavot, ou une cuillerée à café de sirop diacode d'heure en heure. — Empoisonnement par les sels de plomb (extrait de saturne, blanc de céruse, liiharge, etc.). 15 grammes de sulfate de soude ou de magnésie par litre d'eau tiède, bue en abondance, afin de provoquer les vomissements et l'action purgative. Eau de Sedlitz, d'Epsom, etc.; limonade sulfurique. A défaut : eau sucrée, — en attendant mieux. — Empoisonnement par les moules (poisson gâté, etc.). Faire vomir et évacuer par les procédés élémentaires indiqués. Quelques gouttes d'éther dans un verre d'eau sucrée ou sur un morceau de sucre. Limonade. — Empoisonnement par les sels d'argent (pierre infernale, etc.). Eau salée en abondance. — Empoisonnement par Veau de javelle. Faire vomir. Eau albumineuse (trois ou quatre blancs d'oeufs battus dans un litre d'eau); eau vinaigrée ou additionnée de jus de citron (une cuillerée à bouche par verrée). — Empoisonnement par l'arsenic. Provoquer les vomissements. Donner du lait en abondance; de la masuésie dans de l'eau; de l'eau de chaux. — Empoisonnement par les acides (huile de vitriol, eau-forte, sel d'oseille, etc.). Provoquer en toute hâte les vomissements et faire prendre au malade delà magnésie calcinée en grande quantité, délayée dans de l'eau (15 grammes de magnésie calcinée dans 125 grammes d'eau); ou de l'eau de savon préparée avec 15 grammes de savon blanc dans 1 litre d'eau; ou encore de la craie en poudre aussi délayée dans de l'eau. — Empoisonnement par les alcalis. Vomissements. Eau vinaigrée : 100 grammes vinaigre par litre d'eau. Limonade en quantité. — Empoisonnement par le phosphore. Vomissements. Emétique : 15 centigrammes dans deux IhB^gy^g verres d'eau tiède à avaler coup B sur coup; ou 10 centigrammes de P sulfate de cuivre (couperose bleue) E fondu dans un peu d'eau tiède, à B action, en attendant le médecin 1 qui, seul, peut prescrire avec certi- IjJF tude le traitement régulier qui doit i amener le rétablissement complet B du malade.

EMP0TAGE. — L'empotage est une f opération toute simple, qui consiste I à planter dans un pot rempli de ¥ terre convenable une plante quel- 1^ conque toute venue. On prend un |f pot bien proportionné, on couvre ' d'un tesson le trou du fond, destiné à laisser échapper l'eau surabondante, et l'on remplit le pot de terre préparée, jusqu'aux trois quarts environ de sa profondeur; on tasse légèrement cette terre tout autour de la plante que l'on a placée au milieu, afin de prévenir un affaissement trop considérable, et le tour est fait. — S'il s'agit d'une caisse, il convient de couvrir préalablement le fond d'un lit de petits plâtras sur lequel on verse la terre. Le rempotage, ne pouvant avoir lieu que comme conséquence d'un dépotage préalable, est par cela même une opération beaucoup plus compliquée. Les plantes que l'on cultive en caisses ou en pots ont vite épuisé la terre où elles végètent, et

EMPR

souvent leurs racines finissent par remplir presque exclusivement le vase. Force est donc de les en extraire, de tailler les racines envahissantes et de les rempoter ensuite. Cette opération doit se faire plus ou moins fréquemment, suivant la nature de la plante que l'on traite. Il en est qui exigent un rempotage annuel ; d'autres, tous les deux ans; d'autres, comme le laurier-rose, par exemple, tous les trois ans; par contre, les orangers restent fort bien, sans en éprouver aucune gêne, huit à dix ans dans la même caisse. Pour ces grandes plantes qu'il faut dépoter, tailler par en bas et rempoter ensuite, elles occasionnent une besogne véritablement peu récréative, il est vrai, mais, d'un autre côté, elles offrent généralement l'avantage d'être peu délicates, et de ne point trop souffrir de l'opération, fût-elle accomplie avec une sage quoique excessive lenteur et sans trop de ménagement. On enlève donc l'arbuste de sa caisse, on taille ses racines aussi ras que possible, tout en ayant soin de laisser quelques appendices qui lui permettent de reprendre aussitôt, et on le replace le plus souvent dans la même caisse remplie de terre nouvellement préparée, qu'on foule vigoureusement et qu'on arrose sans excès. — Cette besogne devant forcément se faire à une époque de repos de la sève, laissez quelques jours l'arbuste parfaitement abrité. Pour les plantes de peu de développement qu'il s'agit de rempoter parce qu'elles se trouvent à l'étroit dans leur premier domicile, voici d'abord comme on opère le dépotement : on place sa main gauche à plat sur l'orifice du pot, l'index et le médius écartés, laissant passer la tige de la plante, la main bien tendue couvrant autant que possible toute la surface de la terre. Dans cette position, on renverse brusquement le pot, en le maintenant par le fond de la main droite; on le heurte alors par le côté, ou l'on frappe de la main droite sur le fond, la motte de terre se détache facilement et la plante avec elle. Alors on examine cette motte; on retranche de la racine de la plante les parties surabondantes ou pourries, et comme on a préalablement préparé le pot destiné à recevoir la plante, d'après les indications que nous avons données plus haut, d'après ces mêmes indications, on la rempote aussitôt.

EMPREINTE. — Encycl. Le Dr Flint a découvert dans le Nicaragua des empreintes de

Empreintes de pieds des temps préhistoriques.

pied humain, mesurant environ 23 cent, de long sur 11 de large. Des recherches ont fait arriver à cette conclusion que ces empreintes ne peuvent remonter au delà de l'époque quaternaire.

EMPRUNT (jeux). Ce jeu est ainsi nommé parce qu'on n'y fait qu'emprunter. Après être convenu de ce qu'on veut jouer à chaque partie, comme au hoc, et avoir vu à qui mêlera, celui qui doit mêler donne à couper à sa gauche, et distribue à chacun le nombre de cartes qu'il lui faut. Lorsque l'on joue à six personnes, le nombre est de huit cartes par joueur; lorsque l'on n'est que cinq ou quatre,

Page 1