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?ens que des élèves déjà vieux ne peuvent s'en défaire encore, de savoir l'exacte signification des mots employés dans la formule des divers principes classiques, tels que : « La léte droite, sans roideur ; les cuisses tournées sur leur plat, les genoux fixés à la selle, etc., etc. » Ces formules ne sont que des constatations de faits naturels, et non des principes; si les élèves le savaient, ils ne feraient pas des efforts inouïs pour tenir la tête droite sons roideur, etc., efforts qui vont absolument contre le but recommandable d'enl'élirer, comme on le On doit placer Pélrier un peu en arrière des premières phalanges des doigts. Cette manière devrait être la seule admise quand le cheval est lancé au trot (fig. 5). Pour nous résumer, nous dirons ceci : 11 faut être assis d'aplomb sur sa selle,
Fig. 3. — Pied enfoncé dans l'etrier
proposé. Il est peu foncer le pied dans voit sur notre fig. 3.
k. — En selle avec ètriers.
les pieds reposant sur les étriers, arrangés de façon que le talon se trouve un peu plus bas que la pointe, laquelle ne doit pas être tournée en dehors. Cela étant, vos fesses porteront également, à n'en pas douter, sur la selle, aussi en avant qu'il sera nécessaire ; vos reins se soutiendront d'eux-mêmes, vous aurez nécessairement les épaules effacées, la
Fig. 5. — Tenue sur les étriers pendant le trot.
poitrine découverte et les coudes au corps, quoique tombant naturellement, car c'est justement pour les empêcher de rester attachés au corps, ou à peu près, qu'il vous faudrait mettre de la roideur et ainsi, par conséquent, détruire tout l'équilibre de la partie supérieure du corps. De même, vos jambes tombant naturellement, vos pieds engagés dans l'etrier, comme nous avons dit, il est impossible que vos cuisses ne se trouvent pas tournées sur leur plat sans effort et que vos genoux ne soient pas collés à la selle, quoique 6ans roideur. Enfin le cavalier ainsi
posé, s'il a conscience de l'excellence de son assiette, est sûr de lui, sentiment qui constitue la moitié de l'élégance et qui est une garantie de sécurité. Il a, en conséquence, la tête droite, suivant l'esprit de la théorie, qui est fort nuageux, et n'a pas besoin d'efforts pour la rendre telle. — Pied à terre. Nous ferons peut-être bien, avant d'aller plus loin, de démonter notre cavalier, pour ne pas l'oublier. Pour mettre pied à terre, on repasse la cravache de la main droite, où elle a la mèche en l'air, dans la main gauche, où elle doit l'avoir en bas; les rênes passent à leur tour dans la main gauche ; puis la main droite s'appuie sur le côté droit du pommeau de la selle, on saisit de la main gauche une poignée de crins en avant de la tête du cheval, — prenant bien garde de ne pas se pencher en avant, mais de conserver le corps droit, de peur de descendre trop vite, — et l'on déchausse l'etrier droit. Alors, s'appuyanl de la main droite sur le pommeau et tirant à soi les crins, on passe la jambe droite tendue pardessus la croupe du cheval, on joint les deux jambes en se tenant d'aplomb sur la gauche ; marquer un léger temps d'arrêt, le corps droit; poser la main droite sur le troussequin, déchausser l'etrier gauche et arriver légèrement à terre des deux pieds à la fois. Prendre alors dans la main droite les rênes à environ seize centimètres de la bouche du cheval, en se plaçant à la hauteur de sa tête. — Des aides. Les moyens employés par le cavalier pour transmettre ses ordres à son cheval ou, pour mieux dire, pour le diriger, s'appellent aides : ainsi les jambes, qui donnent l'impulsion, la main, qui règle le mouvement, sont les aides naturelles du cavalier; la parole, l'appel de la langue ou des lèvres, sont aussi des aides auxquelles il est bon, excellent même, de recourir assez souvent pour y habituer le cheval et l'y faire obéir. — Action des jambes. Les jambes agissent simultanément ou isolément; simultanément, pour agir avec le secours de la main, afin de concentrer les forces de l'animal : c'est ce qu'on appelle rassembler son cheval ; isolément, pour le déplacer et le rejeter d'un côté ou de l'autre. L'action simultanée des jambes dirige le cheval en avant quand la main, s'abaissant, ne s'oppose plus au mouvement; la pression de la jambe sur le liane du cheval force celui-ci à fléchir en obéissance à cette pression et a régler ses mouvements en conséquence. — Action des rênes. L'action des mains sur les rênes doit toujours être précédée par l'action desjambes et se trouver d'accord avec celle-ci dans le mouvement à exécuter. Les rênes agissent diversement sur la bouche du cheval et y produisent des effets divers, isolés ou simultanés. — Effets isolés. 1° En élevant le poignet droit et le rapprochant du corps, on exerce sur la rêne droite une traction directe provoquant le pli de l'encolure, sans déplacer l'avantmain; 2° en portant le poignet à droite en même temps qu'en opérant cette traction, le déplacement de l'avant-main à droite est à joindre à l'effet du pli de l'encolure; 3° le déplacement de l'encolure à gauche se produit en appuyant la rêne droite sur l'encolure et en portant la main droite à gauche; 4° lorsqu'on tire sur la rêne droite diagonalement, de l'épaule droite à la hanche gauche du cheval, on produit le déplacementdes hanches à gauche et le pli de l'encolure à droite; 5° on obtient le déplacement des hanches à droite et le pli de l'encolure à gauche par le mouvement inverse. — Effets de l'action simultanée des rênes. 1° En élevant les poignets et en les rapprochant du corps, on élève la tête et l'encolure; 2° en augmentant cet effet des poignets on rejette la masse en arrière, en augmentant plus encore on provoque le reculer; 3° en porlant les deux poignets parallèlement à droite, la rêne gauche s appuie sur l'enco-
lure, la rêne droite produit une légère traction, et l'avant-main est déplacée à droite; 4° l'effet contraire est naturellement obtenu des moyens contraires. — Résumé. 1° En élevant un peu la main et en fermant les jambes,
Fig, 6. — On ne doit pas se pendre sur les rênes
on grandit l'encolure, on engage la partie postérieure sous la masse : on rassemble son cheval; 2° si l'on porte la main à gauche, mouvement qui, en faisant appuyer la rêne droite sur l'encolure, provoque le pli à gauche, on détermine le cheval à tourner à gauche ; 3° on le détermine à tourner à droite par les moyens contraires; 4° en augmentant l'effet de la main, le cheval rassemblé, on diminue son allure : on l'arrête; 5° si l'on augmente encore cet eflet, en s'aidant des jambes, on le fait reculer. — Les effets des rênes se réduisent à ceux que nous venons d'indiquer, avec des nuances, des gradations qu'une plus ou moins grande force de main leur communique, suivant les circonstances et les besoins. — En règle générale, on ne doit pas se pendre sur les rênes (fig. 6); il faut, au contraire, les tenir aussi légèrement que possible, afin de ménager la bouche de l'animal. — Tenue des rênes à la française. Placer les rênes dans la main gauche, le petit doigt entre les deux, les doigts vis-à-vis du corps, le pouce sur la deuxième phalange de l'index pressant les rênes, l'extrémité de celles-ci retombant a droite. On ajuste les rênes en les prenant de la main droite au point où elles se trouvent réunies; puis, passant le petit doigt de la main gauche entre les deux, on élève la main droite 'perpendiculairement, jusqu'à ce qu on senle que les rênes sont égales; alorson ferme la main gauche sur les rênes que la main droite abandonne. Qu'au même moment 1 on ferme les jambes, l'encolure se place. Pour tenir les rênes de la main droite, on les saisit de celle main au-dessus du pouce gauche, les ongles en dessous. Les rênes tenues de la main gauche, on peut tenir les rênes du filet avec la main droite delà même manière que celte main vient d'être indiquée comme devant tenir les rênes de la bride, c est-a-dire à pleine main, ou bien les placer réunies sous le pouce gauche, le reste dans la main. — Tenue des rênes à l'anglaise. La tenue des rênes dite d l'an.
glaise consiste à tenir deux rênes dans chaque main, le petit doigt entre elles; les rênes du filet se trouvant au - desso us du petit doigt, le cavalier possède une grande puissance pour tenir son cheval droit, surtout au moment de franchir un obstacle, ou pour l'appuyer sur le mors à un galop allongé. — Pour latenuedes rênes simples à l'anglaise, on les prend dans la main gauche, en les divisant comme le montre notre fig. 7. — Allonger les rênes. Pour allonger la rêne droite, rapprocher les deux poignets, saisir avec le pouce et l'index de la main gauche la rêne droite au-dessus du pouce, à distance
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Fig. 7. — Tenue de la rêne simple
, à t'anglaise.
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:onvenable; rapprocher ensuite les pouces en cntr'ouvrant la main droite pour laisser g'isser la rêne. — Replacer les poignets à dislance réglementaire. — Raccourcir les rênes. Pour raccourcir la rêne, gauche, rapprocher les poignets comme ci-dessus; saisir avec le pouce et le premier doigt de la main droite la rêne gauche, de manière que les pouces se touchent; entr'ouvrir la main gauche, élever la droite et laisser glisser la main gauche jusqu'à ce que les pouces se trouvent éloignés de toute la distance dont la rêne doit être raccourcie.
— Replacer les poignets à distance réglementaire.— Croiser les rênes dans la main gauche. Amener la main gauche, le poignet renversé, les ongles en dessous, vis-à-vis le milieu du corps; entr'ouvrir cette main, y passer la partie de la rêne qui se trouve dans la main droile; refermai- la main gauche et placer la droite à même hauteur, — ou bien laisser pendre cette dernière, la cravache ayant été passée dans la main gauche qui la tiendra en travers du pommeau. — De la marche. — Le pas. Pour engager le cheval à se porter en avant, le cavalier ferme les jambes de manière égale et progressivement, c'est-à-dire sans brusquerie, un peu en arrière des sangles; puis, portant légèrement le corps en arrière, pour bien s'asseoir, il baisse les poignets, afin que le cheval, ne sentant plus les rênes tirer sur son mors, puisse se porter en avant sans obstacle. Pour régulariser le mouvement de l'animal, après quelques pas, on le grandit, suivant l'expression admise, afin de le mieux placer. Pour cela, on augmente la pression des jambes, on assure les poignets, qu'on tient un peu élevés, en serrant les doigts, et lorsque le cheval a pris une allure aisée, bien d'aplomb, on relâche insensiblement mains et jambes, tout en conservant strictement le degré de soutien. Le cheval marche alors franchement, au besoin rappelé à l'ordre par une répétition opportune de la leçon, et le cavalier se lie à ses mouvements, sans toutefois troubler en rien sa propre position. — Arrêter etreparlir. Pourarrêter,lecavalier dresse le haut du corps, rapproche graduellement les jambes, serre les doigts par un mouvement de traction sur la bouche du cheval, augmentant progressivement l'eflet des deux mains jusqu'à ce que le cheval s'arrête bien d'aplomb. Relâcher alors les jambes, tout en les tenant près pour l'empêcher de se porter de nouveau en avant ou de reculer. Pour repartir, agir comme nous avons expliqué précédemment, en ayant soin de toujours reprendre son cheval par degrés, presque insensiblement, en un mot, sans brusquerie, sans à-coup. Pour cela, il ne faut pas avoir les rênes flottantes; on sent pourquoi. De même, il faut se garder de tenir les rênes trop tendues; dans ce cas, le cheval perd la sensibilité de la bouche et ne saisit le commandement qu'après répétition. Si un cheval n'obéit pas sur-le-champ au signal de l'arrêt, on l'y contraint en lui faisant sentir alternativement l'eflet de chaque rêne, ce qu'on appelle lni scier la bouche : mais c'est un triste moyen. — Tourner à droite et à gauche. pour luire tourner à droite son cheval marchant en ligne directe, porter le poignet droit dans sa position normale, plus ou moins à droite; appuyer en même temps la rêne gauche sur l'encolure; fermer les deux jambes, la jambe gauche un peu en arrière des sangles. Faire tourner le cheval sur un arc de cercle proportionné à la longueur de sa taille, et, à mesure de l'exécution du mouvement, reprendre la position première des mains et des jambes, afin d'être prêta régler à nouveau le mouvement en ligne directe. Les mêmes principes sont applicables au mouvement de tourner à gauche — avec l'emploi des moyens inverses, bien entendu.
— Passer du pas au trot. Assurer les poignets, prendre bien son assiette, fermer progressivement les jambes; baisser les poignets pour
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faire mollir les rênes, Le cheval ayant obéi, reprendre la position des jambes et des poignets, toujours progressivement. — Marctie iu trot. Le cheval étant au trot, le cavalier doit, en quelque sorte, identiflerses mouvements à ceux de sa monture, fléchissant légèrement les reins, pour prévenir autant que possible les réactions. 11 doit y avoir adhérence parfaite entre les cuisses, les genoux et la selle, en un mot, suivant une expression un peu cavalière, mais exacte, le cavalier doit être collé sur le dos de son cheval comme un emplâtre. Dans cette allure qui est, en somme, la plus laborieuse pour le cheval et surtout pour le cavalier, le naturel de la position de celui-ci est encore plus nécessaire que dans aucune autre; du moins son défaut serait plus sensible, plus dangereux. — Marche au trot à t'anglaise. Les chevaux à trot dur, à « grandes actions », comme on dit, fatiguent le cavalier et se fatiguent extrêmement euxmêmes à cette allure, quand on ne substitue pas au trot ordinaire le trot à l'anglaise, qui fatigue beaucoup moins l'homme et la bête. Lié parfaitement au cheval avec les genoux, le cavalier, légèrement appuyé sur les étriers, porte le haut du corps un peu en avant, et se laisse enlever par la réaction du trot, de manière à quitter la selle à chaque deux temps; il doit, pour y bien réussir, se régler sur la cadence des foulées, de manière à arriver en selle lorsque les deux pieds du cheval, antérieurs ou postérieurs, touchent le sol, et à la quitter quand c'est le tour des deux autres. Dans cette allure spéciale, pour rester gracieux, le cavalier doit éviter avec soin toute contraction inopportune du haut du corps; il faut de la souplesse, de l'aisance, de la nature enfin ; car ici il n'y a pas de milieu : un cavalier qui trotte à l'anglaise est extrêmement gracieux ou abusivement ridicule. Les coudes doivent être tenus rapprochés du corps, la main basse, donnant au cheval un point d'appui solide, tout en restant légère. — Passer du troi au pas. Se grandir du haut du corps, en prenant un point d'appui bien fixe par les genoux; élever progressivement les poignets, jusqu'à ce que le changement d'allure soit eifeclué. Conserver les jambes près, pour prévenir l'arrêt possible. Le pas repris, relâcher mains et jambes. Pour passer du trot à l'anglaise au pas, on ramène naturellement le corps à sa position première, la main bien soutenue, et l'on procède comme d'ordinaire pour le reste. — Arrêter étant au trot. Mêmes principes que pour passer du trot au pas, en augmentant toutefois les effets des poignets et des jambes et soutenant le cheval dans les aides, alin de l'arrêter bien d'aplomb. Nous n'insisterons pas sur les à droite et les à gauche au trot, qui ne ditfèrent pas des mêmes mouvements exécutés dans la marche au pas. — Marche au galop (passer du trot au galop). Allonger l'allure du trot autant que possible et fermer vivement les jambes en rendant un peu la main pour déterminer le cheval à prendre le galop. Se lier alors à tous ses mouvements en se grandissant du haut du corps et en cherchant la selle. Après quelques tours au galop, on fait passer son cheval au trot en élevant progressivement les poignets et en tenant les jambes près; puis on passe du trot au pas en suivant toujours les mêmes principes. Cet exercice est bon à répéter. Soit au galop, soit au trot, jamais le cavalier ne doit remonter les genoux sous aucun prétexte; il faut, au contraire, allonger le plus possible les cuisses, ce qui tendrait à baisser les genoux plutôt, afin d'embrasser plus intimement son cheval. — Les départs au galop. La galop s'exécute en trois foulées, ou en trois temps : le premier est marqué quand l'un des, pieds de derrière du cheval pose à terre, le second quand l'autre pied de derrière et le pied de devant, correspondant diagonalement, opèrent leur foulée simultanée, et le
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troisième quand le pied de devant, diagonalement opposé au pied de derrière qui a fait la première foulée, pose à terre à son tour. Quelques chevaux usés marquent quatre temps distincts, un par chaque jambe opérant isolement sa foulée. Quand, dans la marche au galop, les jambes antérieure et postérieure droite du cheval devancent les deux autres, on dit que le cheval galope à droite; dans l'hypothèse contraire, il galope à gauche. Dans le premier cas, c'est donc la jambe gauche de derrière qui pose la première à terre, puis la jambe droite de derrière et la jambe gauche de devant simultanément, et enfin la jambe droite de devant. Si cet ordre n'est pas suivi, que le cheval galope à droite de devant et à gauche de derrière et viceversd, le galop est désuni. — Départ au galop sur tel ou tel pied. Faire partir un cheval au galop sur tel ou tel pied est une manœuvre qu'on obtient de diverses manières, sur la théorie desquelles les écuyers les plus célèbres diflèrent d'opinion. En réalité, un cavalier habile obtiendra facilement d'un cheval dressé qu'il parte sur le pied droit ou sur le pied gauche; il en sera autrement si le cavalier est un maladroit ou si le cheval en est encore aux rudiments de l'éducation. Nous trouvons dans une courte notice sur ce sujet, émanant d'un officier de cavalerie, les considérations suivantes, qui nous semblent, sinon absolument nouvelles, du moins fort ingénieusement présentées : « Il est reconnu cependant, d'une manière générale, que pour disposer un cheval à partir au galop à la volonté du cavalier, il doit être d'abord parfaitement rassemblé. Chez un cheval dressé, le rassemblé, demandé et obtenu par une pression des jambes et une juste opposition de la main, permet au cavalier de déplacer facilement la masse et, après l'avoir rejetée d'un côté ou de l'autre, de lui donner l'impulsion nécessaire en avant pour que l'allure du galop se produise sur le pied que l'on désire. En rejetant la masse d'un côté, on allège l'autre, et alors ce dernier a plus de facilité pour se mouvoir; ainsi, pour le galop à droite, si la masse est en partie rejetée à gauche, l'épaule droite se trouve libre et le mouvement produit par la force venant do la partie postérieure gauche, sur laquelle la masse aura été momentanément rejetée par une opposition de la main, aura lieu lorsque la main le permettra. Il est donc nécessaire de voir, pour obtenir le galop à droite, de quelle manière nous pouvons rejeter la masso en arrière à gauche pour avoir la légèreté de la partie droite. Enfermant les deux jambes, le cheval est disposé à se porter en avant; en opposant les mains, qui empêchent le mouvement de se produire, le cheval s'équilibra devient léger, se rassemble; eu faisant primer la jambe gauche, on porte le poids cv arrière à gauche, et pour étayer la masse, i jambe gauche du cheval s'engage ; en faisant sentir en même temps la rêne droite comme opposition, diagonalement de devant à droite en arrière à gauche, on reporte le poids de l'avant-main de la droite en arrière à gauche : le cheval est placé. Si, profitant alors de cette position, le cavalier rend légèrement au cheval, en opérant une plus forte pression des deux jambes et en baissant la main, celui-ci partira nécessairement au galop à droite, car il s'est trouvé dans les conditions prescrites pour obtenir le galop : il a été rassemblé et placé. » Inutile d'ajouter que pour obtenir le galop à gauche, la méthode précédente, admise comme excellente en pratique et en théorie, ce qui est notre opinion, il suffit d'appliquer les mêmes principes par l'emploi des moyens inverses. — Galop allongé et soutenu. Galop de course. Le galop allongé et soutenu pendant quelque temps est une allure qui fatigue promptement le cheval ; mais comme il peut arriver qu'on ait besoin de celte allure,
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il importe d'étudier les moyens les plus propres à en diminuer les conséquences, en ménageant les forces de sa monture. Le cavalier, en pareille circonstance, est donc tenu à une grande dépense de force musculaire, car il est obligé de soutenir son cheval, de le pousser, et souvent même, en quelque sorte, de le porter, c'est-à-dire de le soulever. Il ne doit rien y avoir de précipité dans cette allure; le galop doit être simplement allongé et se produire presque en deux foulées seulement. Le cavalier, prenant un solide point d'appui sur les genoux, penche en avant le haut du corps, en levant légèrement l'assiette, et évitant le choc brusque des fesses sur la selle, qui harcèle le cheval par sa répétition, il soutient ses deux poignets appuyés de chaque côté du garrot. Prenant alors un solide point d'appui sur le mors, le cheval allonge son encolure et, sollicité au besoin par les jambes, qui conservent leur position, donne toute leur extension à tous ses membres. Les foulées, par suite, deviennent très étendues, et le cheval a pris ce qu'on appelle le galop de course. Même au point de vue de l'instruction pure, il est utile de familiariser un cheval avec cette allure rapide et allongée; mais la prudence exige de ne pas trop prolonger les séances. — Extension des autres allures : pas et trot. Il importe tout autant d'obtenir l'extension du pas et du trot que celle du galop. Pour cela, le cavalier, étant au pas ou au trot, allure dont il veut obtenir la plus grande extension, soutient son cheval de la main, lui donne un point d'appui suivant sa sensibilité, ferme les jambes progressivement jusqu'à ce que l'allure soit devenue le plus allongée possible, sans être dépassée, résultat facile à prévenir. Le pas et même le trot allongés sont des allures qui peuvent se soutenir sans trop de fatigue beaucoup plus longtemps que le galop; le cavalier revient de temps en temps aux allures ordinaires, c'està-dire raccourcit et ralentit l'allure allongée, qu'il fait reprendre ensuite au cheval, lequel prend ainsi l'habitude du mouvement, en même temps que celle d'obéir sans hésitation. — Saut des obstacles. Les obstacles qui se présentent au cavalier, t la promenade ou en chasse, sont de trois sortes : les obstacles en hauteur, les obstacles en largeur qu'il s'agit de faire franchir au cheval, et les haies peu épaisses, mais trop élevées pour être franchies, et qu'il faut nécessairement lui faire traverser, Nous emprunterons à l'auteur militaire déjà cité l'examen des trois cas que nous venons de signaler : « Les obstacles en hauteur peuvent se présenter sous plusieurs aspects: unebarrièreouclaie, une haie, un mur en pierre, un talus, les obstacles en largeur sont des fossés, ou douves, pleins d'eau, secs ou couverts de ronces. Il est important que les cavaliers jugent la hauteur et la largeur des obstacles à première vue, et communiquent à leurs chevaux la hardiesse et la force nécessaires pour les franchir, car les chevaux à peu près bons se ressentiront nécessairement de la vigueur avec laquelle le cavalier leur fera aborder ces obstacles. Comme p rincipe, soit à la promenade, soit à la chasse, il ne faut jamais faire sauter son cheval à un e allure trop vive, mais bien l'amener sur l'o bstacle franchement et bien encadré dans le s rênes et dans les jambes, car nous pres- ■r ivons pour le saut la tenue des rênes dite à l'a.nglaise. (Voir ci-dessus Tenue des rênes à V anglaise.) — Saut des obstacles en hauteur. A u moment où le cavalier découvre l'obstacle, 'si celui-ci se présente en hauteur, il doit rassembler son cheval avec vigueur (fig. 8) et, dans cette position, il le maintient droit, en l'activant au besoin, pour qu'au moment du saut il gagne en élévation, en sentant les mains qui le soutiennent; car si les et étaient flottantes, le cheval se déroberail à droite ou à gauche, n'ayant pas la con-
fiance nécessaire et la certitude d'être soutenu tout à coup au moment où il arriverait à terre. Après le saut, quelques chevaux sont sujets à précipiter l'allure; c'est un défaut qu'il faut combattre en les calmant et en ayant
Fig. 8. — Arrivée à la haie
soin de bien les asseoir après avoir sauté et après quelques foulées. — Saut des obstacles en largeur, t Le saut des obstacles en largeur n'est, pour ainsi dire, qu'un temps de galop plus allongé; il faut donc se donner garde de rassembler le cheval qui va franchir un obstacle en largeur, mais bien employer les moyens prescrits pour lui faire allonger l'allure sans la précipiter, en le laissant s'appuyer sur la main, et, lorsqu'il arrive franchement, activer l'arrière-main et suivre dans le saut avec les mains, pour qu'il sente un appui au moment où il arrive à terre. » — Traverser une haie. « Pour faire traverser au cheval une haie peu épaisse, il faut éviter qu'il s'enlève, mais bien le poussser franchement en avant, pour qu'il fasse sa trouée. Néanmoins, les branches du haut étant plus flexibles, et donnant par conséquent un passage plus facile, il sera utile de régler l'allure, pour qu'au besoin le cheval puisse s'enlever légèrement à Ja volonté du cavalier. Dans tous les cas, le cavalier doit bien se pénétrer de ceci : c'est que, s'il veut sauter, le cheval sautera, et que lorsqu'il n'y a pas d'hésitation de la part du cavalier, il est bien rare qu'il y en ail de celle du cheval. Les sauts
Pig. 9. — Le corps en arrière pendant le Paul.
sont très fatigants pour les chevaux; aussi, pour les soulager, le cavalier doit s'identifier avec le cheval qu'il monte, et sauter pour ainsi dire avec lui. Lorsque le cheval s'enlève, le cavalier suit le mouvement (fig. 9) et porte le corps un peu en arrière pendant le saut pour que, en arrivant à terre, il se trouve bien assis, la tête droite, la poitrine ouverte et les reins soutenus pour que les fesses aillent bien chercher le fond de la selle, et pour permettre aux jambes de bien embrasser le cheval. » — Changements d'allure. Nous n'avons pas parlé des changements d'allure du galop au trot et au pas, ni de l'arrêt au galop. Il nous parait en elfet inutile d'y insister, les mêmes principes posés pour le changement du trot au pas etpour l'arrêtaupas étant applicables en celte circonstance, avec la simple différence d'une force plus ou moins considérable à employer suivant le cas, évitant toujours la brusquerie, Yà-coup dans les mouvements. — Reculer. Nous ne pouvons pas, par exemple, négliger de parler de la
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théorie de ce mouvement important. En principe, pour obtenir le reculer, on doit agir comme pour faire porter le cheval en avant, mais en employant les moyens inverses. Ainsi, le cheval étant en place, et le cavalier en contact avec lui par les mains et les jambes, après avoir préparé la masse à se déplacer, en l'avertissant au moyen des jambes, au lieu de permettre au cheval de se porter en avant, ce qui aurait inévitablement lieu si on lui en laissait la liberté, on lui fait sentir davantage les poignets. L'équilibre préalablement détruit, le cheval se portait nalurellement en avant; mais, rencontrant l'obstacle que le mors lui oppose, il ne le peut, et comme il faut qu'il se meuve, ne pouvant avancer, il recule nécessairement. Dans l'exécution de ce mouvement, ce sont les membres postérieurs, on le comprend, qui doivent être déplacés les premiers. Le cheval doit ensuite marcher en arrière, pas à pas, — comme il le ferait en avant si l'impulsion lui avait été donnée inversement. Les poignets se relâchent progressivement à mesure que se produit le mouvement de recul, pour ne pas le précipiter, et les jambes doivent rester près afin de pouvoir, par une pression opportune, reporter le cheval en avant au moment voulu. — Le cheval ne doit jamais être laissé sur ce mouvement une fois produit : son cavalier doit le reporter au moins d'un pas en avant avant de l'arrêter. Le mouvement rétrograde doit être réglé par la pression des jambes : si, en l'exécutant, le cheval jette ses hanches à droite ou à gauche, au lieu de reculer bien droit, une pression de la jambe gauche ou de la droite doit aussitôt corriger cette imperfection en redressant l'allure du cheval. Nous n'irons pas plus loin sur ce sujet si intéressant de l'équitation, que nous ne pouvions traiter, ainsi que nous l'avons dit au début, que d'une manière très élémentaire. Beaucoup de choses ont dû être négligées, mais d'autres, les plus indispensables, croyonsnous, ont élé presque approfondies, et nous avons la conscience qu'il était difficile de mieux faire dans un cadre aussi restreint. Nous n'avons pu, notamment, diviser notre traité suivant la règle classique; par exemple, nous n'avons pas indiqué la différence du travail en bridon, dont nous ne nous sommes même pas occupé, avec le travail en bride. Mais, même si nous avions à écrire un traité étendu sur cette matière, nous hésiterions à nous occuper du bridou, qu'à notre avis il convient de laisser, avec son camarade le licol, à la disposition du palefrenier. J'ai toujours pensé que le travail en bridon n'était autre chose qu'une réminiscence de l'armée, où une préoccupation louable d'économiser les brides en a généralisé l'emploi dans les premières leçons, où l'usage de la bride n'est pas indispensable.
EQDDLEDS s. m. [é-ku-u-lé-us] (mot lat.
qui signifie petit cheval; de equus, cheval. Astron. Petite constellation située au nord de l'équateur céleste. C'est l'une des 48 constellations primitives connues desanciens. Elle a Pégase à l'E.; le Dauphin et l'Aigle à l'O.
ÉRASISTRATE, célèbre médecin d'Alexandrie, qui tlorissait au m6 siècle av. J.-C. Il fut le premier qui se livra à la dissection systématique du corps humain; c'est pourquoi on le considère comme le père de l'anatomie.
Petit chicot ou petit laisse au-dessus d'une un œil au moment de le développement du
ERGOT s. m. Hortic.
bout de rameau qu'on greffe ou écusson ou d la taille, et qui, après bourgeon, se desséche.
ÉRIGÉ, EÉ adj. Bol. Se dit d'un organe qui se dirige perpendiculairement vers le ciel. On dit aussi dressé.
ESCR
ÉR1NACÉ, ÉE adj. (lat. erinaceus, hérisson). Marara. Qui ressemble au hérisson. — S. m. pi. Nom zoologique du genre hérisson.
ÉRINNE, femme poète grecque, née vers630 av. J.-C. ; contemporaine 3t amie de Sapho. Elle mourut à l'âge de 19 ans. Ses poèmes, dont il nous reste quelques fragments, étaient considérés comme dignes de rivaliser avec ceux d'Homère.
ÉR10DENDR0N s. m. [é-ri-o-den-dron] (gr.
«•io/i, laine; dendron, arbre). Bot. Genre de sterculiacées.bombacées. Voisin du genre bombax et comprenant plusieurs espèces d'arbres qui habitent l'Asie et l'Amérique tropicales.
ÉRIS. Mythol.gr. Déesse de la Discorde, identique à la Discordia des Latins. Elle était sœur d'Ares (Mars). Dans la légende de la guerre de Troye, c'est elle qui jeta sur la table la fameuse pomme d'or, cause de tant de querelles et de tant de malheurs.
ÉROSÉ, ÉE adj. (lat. erosus, rongé). Bot. Se dit d'un organe dont les bords sont comme mordillés ou rongés.
ESCALOPES. (Econ. dom.) Faites couper et aplatir par le boucher des tranches de rouelles de veau d'un centimètre d'épaisseur, sur environ cinq de largeur. Mettez dans une casserole de l'huile d'olives, placez sur un feu ardent et faites-y bien saisir vos tranches de veau; ajoutez un peu de sauce aux tomates, sel et poivre; laissez cuire alors doucement pendant environ dix minutes.
ESCARGOTS (Econ. dom.) — Choisissez des escargots de vigne, mettez-les jeûner pendant deux mois dans un vase que vous placerez en lieu frais, mais sec. Après ce temps, jetez-les dans une casserole d'eau bouillante, avec une
fioignée de cendre et autant de sel, et les y aissez bouillir un quart d'heure. Retirez-les alors à l'eau froide, enlevez-les de leur coquille etmettez-lesàmesuredansdel'eau tiède, puisvousles faites bouillir ainsi, à nu, environ dix minutes. Faites-les égoutter. — A la bourguignonne. Lavez bien les coquilles de vos escargots; faites un hachis de champignons, persil, ciboule, ail, échalottes, sel et poivre, que vous maniez d'un peu de bon beurre frais. Introduisez dans vos coquilles un peu de ce hachis pour boucher l'orifice. Faites cuire dans un plat allant sur le feu, avec un verre de vin blanc, feu dessus et dessous. Servez dans ce même plat. — A la poulette. Préparez comme ci-dessus, mettez vos escargots dans une casserole avec un morceau de beurre, champignons, bouquet de persil, gousse d'ail, clous de girofle, tym et laurier; ajoutez une pincée de farine, mouillez de bouillon et vin blanc par moitié; liez avec des jaunes d'œufs. Servez avec jus de citron.
ESCRIME. — Encycl. Si l'escrime n'avait pour but que de produire des spadassins, ce serait un art à proscrire de l'éducation des jeunes gens; mais son utilité est incontestable. Elle habitue l'homme à la hardiesse;
Fig. 1. — Masque à maillei hexagonales.
Fig. 2. — Mailles du filet anglais.
elle développe les muscles de tout son corps; elle lui donne les moyens do se défendre quand il est attaqué et d'attaquer quand il est offensé. On doit donc la considérer comme le complément indispensable de toute éducation. — C'est une science qui nes'acquiertque par la pratique, avec les soins d'un bon professeur, et nous n'avons pas la prétention de l'enseigner ici. Nous ne pouvons donner que
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quelques règles générales, non sur- les habitudes du duel, mais simplement sur la manière technique de tenir une épée dans une salle d'armes. — L'appareil de 1 escrime n'est pas très compliqué. 11 se compose d'une chemise et d'un pantalon de flanelle sous le vêtement défensii. Celui-ci est formé d'un masque, d'une veste, d'un gant à gantelet et d'un plastron. On emploie deux sortes de masques. L'un, dit français, est à mailles hexagonales ; l'autre, appelé anglais, est dangereux, parce que si le fleuret se casse vers In pointe, il peut ensuite entrer entre les mailles, (fig. 2). Pour la veste, quelques-uns la préfèrent en cuir doux, bien rembourré; d'aulresla choisissent en cuir dur et rigide, qui n'exige aucune doublure ; quelle qu'elle soit, il faut qu'elle garantisse la poitrine elle cou (fig.
3). Le gant doit être bien rembourré sur le dos des doigts; il doit protéger parfaitement le pouce et les ongles. La paume sera de cuir très souple, de manière à permettre de saisir facilement la poignée de l'épée. Le gantelet sera long pour garantir le poignet. On recommande de porter un tablier de cuir, ou ce qui vaut mieux un cuissard sous le pantalon ; c'est une pièce d'étolïe attachée en haut à la ceinture par un cordon et, en bas de la cuisse.
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Fig. 3. — Veste.
Fig. 4. — Cuissard.
par un autre cordon (fig. 4). Le professeur devantrecevoir perpétuellement les bottes de ses élèves, ajoute à son costume un épais plastron, souvent orné d'un petit cœur d'étoile rouge, cousu au centre, afin de diriger lecoup. Les chaussures seront souples; on ne recommande pas les semelles de caoutchouc, parce qu'elles échauffent le pied. On doit toujour.refuser de tirer des armes avec un joueur qui n'est pas garanti parmi masque, des gants et un gilet ou un plastron, parce qu'il faut toujours craindre des accidents. Quand un fleuret est courbé, on peut facilement le redresser, en l'étendant sur le sol, en plaçant le pied sur l'arme et en relevant celle-ci dai^ le sens opposé à la courbure. — Le fleuret est une tige quadrangulaire mesurant environ 1 mètre de la pointe a la poignée. On doit se garder d'employer un fleuret plat, aussi flexible qu'une cravache. La poignée, longue d'environ 20 centimètres, sera carrée, légèrement courbée, d'une grosseur uniforme d'un bout à l'autre, etsera couverte de fils entrelacés. Le pommeau sera peu largeet d'un poids suffisant pour balancer le fleuret quand on le place sur le doigt, à 7 ou 8 centimètres en avant de la garde. Celle-ci sera en fer évidé, formant deux grands œillets, en dessus et en dessous, afin de protéger le pouce et les doigts; elle sera munie d'une bande de cuir solide ou de peau de buffle, sur le côté de la poignée. Le bouton, placé à la pointe, est souvent revêtu d'un morceau de carton, sur lequel se trouve de la peau de chamois; mais le caoutchouc convient beaucoup mieux. — Delà position. L'attitude n'est pas sans importance et l'élève s'étudiera à se placer correctement dès les premières leçons, de manière à s'y remettre ensuite instinctivement. Il se placera devant son adversaire, lecôté droit un peu enavant et en face du côté droit de l'antagoniste; les yeux fixés sur les siens, le pied droit dirigé en avant, le pied gauche formant un angle presque droit avec le précédent ; le talon droit en face delà cheville gauche; le corps d'aplomb; les hanches un peu en arrière, mais sans contrainte;
la tête relevée, sans raideur et sans être re« jetée en arrière ; les mains tombant de chaque côté, avec aisance; la gauche tenant le fleuret, comme si c'était une épée dans son fourreau, le côté convexe de la poignée eu
Fig. 5. — Attitude correcte, Fig. 6.— Altitude correcte, première position. seconde position.
dessus (fig. 5). On relève la main droite devant le corps, à la hauteur de la tête, paume en dessus eton l'amène à la poignée du fleuret, qu'elle saisit légèrement. On élève les deux mains au-dessus delà têleen les éloignant de manière que la gauche arrive vers la pointe de l'arme (fig. 6). On abaisse le bras droit, avec l'épée, jusqu'à ce que le coude soit à peu près au niveau et à quelques centimètres en avant de la ceinture; le pouce le long de
Fig. 7. — Attitude correcte, en garde.
la surface de la poignée; l'index sous le pouce; la pointe du fleuret à la hauteur du menton; l'avant-bras et le fleuret en ligne presque droite; le bras gauche conservant la position qu'il avait lorsqu'il portait la pointe de l'arme au-dessus de la tête, sauf que la i>aume de la main est tournée vers la tête. Alors, sans remuer le corps, la tête ni le cou, on plie les deux genoux, afin de descendre le corps autant que possible; on avance le
Manière de tenir la poignée.
pied droit d'environ 30 centimètres, de manière que le bas de la jambe soit â peu près perpendiculaire au sol (fig. 7). On est en garde, ce qui est la position de la défensive comme celle de l'olfensive. Les hommes de petite taille auront la garde à la hauteur du cou; ceiix de moyenne taillt, un peu au-dessus du milieu de la poilrine ; ceux de haute taille, exactement au milieu de la poitrine. Comme règle générale, on doit régler la hauteur de la garde sur celle de l'adversaire. — De la manière dont on saisit la poignée dépend la souplesse du poignet, sans laquelle on ne peut accomplir convenablement les différents mouvements de l'escrime. La main doit envelopper la poignée; et les doigts une fois en place ne doivent plus bouger. On tiendra l'épée avec fermeté, mais sans raideur; le pouce allongé -tir la partie supérieure de la poignée, l'ongle tout près de la garde; l'index exactement sous ie pouce; les autres doigts en arrière de l'index et non séparés les uns des autres. — Après la garde, le premier mouvement est le
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départ. On avance rapidement le pied droit, en le faisant glisser sur le sol, et sans le lever; on avance aussitôt le pied gauche de la même distance, de manière que les deux pieds conservent leur posilion respective, c'est-à-dire qu'ils soient à angle droit, et que le talon droit se trouve en face de la cheville gauche.
— La retraite s'opère en faisant un petit pas en arrière avec la jambe gauche; et dès que celle-ci a terminé ce mouvement, on retire le pied droit et on le pose solidement sur le sol.
— On appelle coup l'ensemble des mouvements que l'on fait dans l'intention de frapper l'adversaire. Le coup peut être simple ou composé. Le coup simple ou botte est celui qui se fait d'un seul mouvement. Le coup composé est l'ensemble d'une ou plusieurs feintes avec une botte. — Pour porter une boite, on allonge le bras droit en élevant la main, et en portant l'épée en avant de manière que le riras et l'arme forment une ligne horizontale; on a soin de tourner le poignet de manière que les oncles se trouvent en dessus; on fait en avant un pas d'environ 50 centimètres avec le pied droit, le pied gauche immobile, la jambe gauche tendue et solidement posée sur le sol; le bras gauche
Fig. 9. - La botte.
tendu en arrière, à quelque distance du corps et de la cuisse (fig. 9). Avec un peu de pratique ces actions s'accomplissent simultanément. 11 est d'une grande importance que les ongles soient placés en-dessus (fig. 10). Le
Fig. 10. — Position delà main quand on porte une botte.
mouvement du corps dans la botte est dit se fendre. Pour reprendre ensuite la position de la garde, on presse le sol du pied droit en le ramenant en arrière. — La moitié du fleuret qui se trouve du côté de la poignée se nomme le fort; l'autre moitié, jusqu'au boulon reçoit le nom de faible. L'art de l'escrime consiste à opposer constamment le fort de son épée au faible de l'épée adverse; c'est pourquoi on doit s'évertuer à tenir le poignet plus élevé que celui de l'adversaire, pour le dominer dans ses lignes supérieures; mais dans les lignes inférieures, on tiendra le poignet un peu au dessous du sien. — On appelle ligne \bl direction que doit prendre le fleuret soit pour l'attaque, soit pour la défense. Les lignes servent à distinguer le dessus, le dessous, le dedans, le dehors et à qualifier la botte et la parade de quarte et de tierce. — On a le dessus quand la main et l'épée dominent celles de l'adversaire; dans lecas opposé, on a le dessous. — De la parade ou défensive. La parade ou défensive consiste à empêcher, par le froissement, le battement ou l'opposition, que l'épée de l'adversaire n'arrive au corps. Le froissement consiste à frapper avec force en quarte ou i . en glissant sur
la lame de l'adversaire du faible au fort avec le même trauchant; le battement se fait en donnant un coup sec avec le côté de la lame; et l'opposition, en écartant l'épée, sans choi ni froissement, dans le haut ou dans I bas
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d'une des deux lignes, en avançant ou en retirant la main. Le tireur peut être attaqué dans l'une des quatre directions suivantes, appelées lignes de défense :
A gauche et en dessous 1 T . . . , .
Se la poi gnée j • ■• ■ L,S« de dcssous en dcdans ■
Adroite et en dessous Ligne de dessous en dehors.
A droite et en dessus Ligne de dessus en dehors.
A gauche et en dessus Ligne de dessus en dedans.
Avec une épée de grandeur ordinaire, on ne peut défendre qu'une seule ligne à la fois, et par conséquent les trois autres lignes restent ouvertes à l'attaque. — Pour la défense de chaque ligne, il y a deux parades. Dans chaque parade, l'épée est placée dans une position semblable, les parades elles-mêmes ne différant que dans la position du tranchant, suivant que l'on tient la poignée en supination (les ongles en dessus) ou en pronation (les ongles en dessous). On compte donc en tout huit parades, savoir :