La quarte. 8. L'octave
La distribution de ces huit parades entre les quatre lignes de défense est ainsi faite :
iLa main dirigée vers la \ gauche, la pointe abaissée J Parade de l'attaet inclinée vers la gauche, I que dirigée conles ongles en dessous. tre la ligue de
Même position, mats les l dessous en deongles en dessus et le bras [dans, allongé. /
S La main dirigée vers \ la droite, le bras raidi, J Parade de l'attala pointe abaissée et in- I que dirigée conclinée adroite, ongles en- > tre la ligne de dessous. I dessous en de-
Mème position avec les J hors.
ongles en dessus. /
/ La main fers la droite; \ 3. Tierce l 'a pointe élevée et inclinée J Parade de l'atel " )à droite; les ongles en t taque contre la 6 Siite ) <Iessous- ( ligne de dessus
t Même position, mais les \ en dehors. \ ongles en dessus. /
ILa main dirigée vers \ la gauche; la pointe éle- J Parade de l'atvèe et inclinée à gauche ; I taquedirigée les ongles légèrement en \ contre la ligne dessus. ( de dessus en de-
Méme position, mais les 1 dans, ongles en dessous. /
Pour exécuter ces différentes parades, on tient ordinairement le poignet à la hauteur du creux de l'estomac ; le fort de l'épée sur le faible de l'adversaire, soit par battement ou par pression (action de presser plus ou moins fort sur l'épée de l'adversaire). — H y a engagement chaque fois que l'on passe l'épée d'une ligne à l'autre, en joignant celle de l'adversaire, de pied ferme ou en marchant. Il y a dégagement quand on change de ligne en passant l'épée par-dessous ou par-dessus le poignet de l'adversaire, en tirant au corps. — Les simples parades se font quand l'adversaire, opérant un dégagement, on pousse la pointe directement de tierce en quarte ou de quarte en tierce (lignes supérieures); de septième en seconde ou de seconde en septième (lignes basses); ou quand on élève et abaisse aussitôt la pointe ds quarte à septième et de septième à quarte. La contre-parade a lieu pour parer un dégagement, en décrivant avec la pointe un cercle autour de l'épée adverse, jusqu'à ce qu'on la rencontre dans la ligne de l'engagement primitif, pour repousser l'attaquî sur la ligue opposée de celle dans laquelle elle était dirigée. — Ce mouvement circulaire, — obtenu par l'action des doigts bien plus que par celle du poignet, — commence sous l'épée adverse en haute ligne ou sur l'épée adverse en basse ligne. De sorte que dans l'engagement de quarte (les épées jointes en dedans), lors du dégagement de l'adversaire, le cercle est décrit eu abaissant la pointe, en la passant sous l'épée, vers la droite, en la retournant vers le haut et en
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reprenant la position de quarte. Pour l'engagement des autres lignes, on pare les dégagements d'après le même principe. La contreparade ou parade circulaire peut aussi être employée contre un coup droit, sans dégage-
Fig. 1 1 . — Tierce.
ment; en quarte en baissant la pointe sous l'épée adverse. — Toutes les parades n'ont pas la même importance; on emploie presque exclusivement la tierce avec le cercle extérieur et la quarte avec le cercle intérieur (fig. H
Fig. lî. — Quarte.
et 12). — De l'attaque. Les bottes sont nommées, comme les parades, quarte, tierce, etc. 11 en est de même des engagements. Quand les épées se joignent en haut et en dedans, elles sont engagées en quarte; en haut et en dehors, elles le sont en tierce, et ces deux engagements sont à peu près universellement adoptés, bien qu'il n'y ait aucune règle à ce sujet. La position de quarte est celle dans la-
Fig. 13. — Botte en quarte.
quelle on tombe naturellement en se mettant en garde. — Supposons que nous sommes engagés en quarte, alors que l'épée de l'adversaire se trouve en ligne exacte, il est évident qu'un très léger mouvement de sa main à gauche lui permettra de tenter un coup droit, ou s'il étend le bras au moment de notre botLe, nous nous jetterons sur la pointe de sod épée. C'est pourquoi nous devons essayer de presser, avec le fort de notre arme sur le iaible de la sienne, afin de la rejeter de la ligne. S'il nous permet de le faire, sa poitrine
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se trouvera entièrement exposée S notre attaque et nous pourrons réussir un coup droit sans risque pour nous-même, sa pointe n'étant pas dirigée vers notre corps ; de sorte que s'il tente une botte eu ce moment, il la man-
Fig. 14. — Botte en tierce.
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l'arme de l'adversaire, pour le troubler ou pour éloigner son arme de la ligne préparatoire à une feinte ou à une attaque, mais il faut éviter une fréquente extension du bras droit, quand on ne porte pas de boite. — On appelle riposte, le coup que l'on porte après avoir paré celui de l'adversaire. Avant de riposter, il faut faire attention, en parant, si le coup est renvoyé par la parade et quelle est la position de l'adversaire. Si la parade a renvoyé l'épée adverse, on ripostera de suite par le coup droit, en étendant le bras dans la position où la parade a été donnée : c'est la riposte du tac. — La rapidité est le grand élément de succès de la riposte, parce que si l'on accorde à l'adversaire un répit d'une fraction de seconde, il se remettra. La riposte est ordinairement accomplie avec la main en supination (fig. 15), mais quelquefois, lorsqu'on
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quera, et comme l'explique si bien le maître d'armes dans le Bourgeois gentilhomme, l'art de l'escrime se compose de deux seules choses : frapper et ne pas se laisser frapper (fig. 13). Supposons, au contraire, que l'adversaire obtienne l'avantage dans l'engagement et que son épée commande la nôtre, le coup droit devient impossible et nous devons nous dégager. Plus la ligne en dedans est complètement garantie, plus on est exposé sur la ligne en dehors. La rapidité est le point principal pour le dégagement; il faut avoir soin de ne pas porter la pointe de son épée en arrière, au lieu de la baisser légèrement et de ne pas faire un grand demi-cercle autour de l'arme adverse. Notre fleuret doit glisser de quarte en tierce près de celui de l'adversaire par le seul effet des doigts (fig. 14). — Le liement est l'action de tourner l'épée tout autour de celle de l'adversaire, comme pour la lier. Cette pression continuelle permet de reprendre la ligne de l'engagement dans le haut ou dans le bas de la ligne, en tirant au corps sans abandonner l'épée. On appelle flanconade une botte de quarle forcée, qu'on porte dans le flanc de son adversaire. C'est un liement en quarte. 11 y a aussi un liement en tierce. — L'opposition, déjà mentionnée, a lieu quand les deux épées sont l'une contre l'autre. Tant que les armes ne sont pas en opposition, on ne peut présager une attaque. Le changement d'engagement diffère du dégagementen ce que c'est un simple expédient de l'épée qui passe d'un côté à l'autre de l'arme adverse sans allonger le bras; c'est une attaque sur l'arme seulement. Les feintes sont employées pour forcer à un engagement un adversaire qui cherche un avantage en refusant son épée, ou pour le rejeter de sa ligne de défense ; on peut faire les feintes soit par coups droits, soit par des dégagements sans bottes. Dans la feinte de droite, on feint de tirer la botle droite par une extension du bras. La feinte de dégagement a lieu quand on feint de tirer une botie de dégagement, par une extension du bras; la feinte du coupé, quand on feint de tirer la botte par le coupé en étendant le bras (on appelle coupé un changement de ligne en passant l'épée par-dessus la pointe de celle de l'adversaire en lirant au corps). La feinte de seconde a lieu quand on feint de tirer la botte de seconde par une extension du bras; la feinte d'un tour d'épée quand on feint de tirer la botte par un tour d'épée, avec extension du bras; la feinte du liement quand on feint de tirer la botte par le liement, avec extension du bras, en revenant de suite dans la première position. Le changement est une feinte de dégagé sans extension du bras et sans avancer la pointe de l'arme. On appelle une-deux, la fein'.e de dégagé et le dégagement; une-deuxtrois, la feinte de deux dégagés et le dégagement ou deux changements et le dégagement. Le battement est un coup violent frappé sur
Fig. 15. — Main en supination (ongles en dessus).
l'exécute après une parade dans laquelle les ongles sont tournés en dessous, comme pour la prime et la seconde, il y a avantage à laisser la main en pronation (fig. 16). La riposte
Fig. 16. — Main en pronation.
au moyen d'une simple extension de bras n'est pas toujours exécutable ; l'adversaire, sentant que sa botte est parée, se remel Mie en position. — Remise. On fait une remise quand, après avoir passé le corps de l'adversaire, on retire le bras pour le frapper dans la même ligne, sans faire aucune feinte et sans bouger le haut du corps. Les remises doivent être exécutées avec une grande vitesse, afin de ne pas donner à l'adversaire le temps de riposter. — La reprise est une sorte de remise qui a lieu quand on retire le bras, api es avoir passé le corps de l'adversaire, en laissant un petit intervalle de temps pourfaire un coup, quelqu'il soit, en frappant sans être relevé. — Le coup d'arrêt est celui dans lequel on em-
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(fig. 17) est applicable à tous les coups, lorsque la botte est portée en dehors. Le coup en octave est employé quand la botte est dirigée vers le dedans du corps ou sous le bras (fig. 18). Les coups de temps en opposition m
Fig. 17. — Coup de temps au-dessus du bras, ^
— Coup de temps en octaYe.
sont utiles que lorsque l'adversaire s'expose, soit par l'excessive irrégularité de son attaque, soit par des bottes portées sans allonger suffisamment le bras. — joindre l'épée, c'est sentir le fer de l'adversaire contre le sien, sans changer de ligne. La marche a lieu quand on porte le pied droit en avant, en le remplaçait par le gauche. On rompt ou recule, quand on porte le pied gauche en arrière, en le remplaçant par le pied droit. La mesure est la distance convenable pour atteindre l'adversaire.
— Le but est le point où repose la pointe de l'épée, à la finale du coup tiré sur l'adversaire.
— On se fend quand on porte le pied droit en avant, à une distance du gauche double de celle qu'il doit y avoir dans la posilion de la garde, sans que le pied gauche change de place. Inversement, on se relève en reprenant la position que l'on avait avant de se fendre. L'appel a lieu quand on frappe la terre avec le pied droit dans la même place. — Le salut. Le salut a lieu dans les salles d'armes ; il diffère suivant les pays et même suivant les professeurs. Dans la méthode la plus ordinaire,
Fig. 19. — La pointe du ûcuret tournée vers le corps.
les tireurs sont revêtus du costume complet, sauf les masques jetésà leurs pieds; ils se placent eu face l'un de l'autre. Ils saisissent leurs armes et exécutent divers mouvements, se mettent en garde, simulent des feintes, des
pêche d'arriver au corps le coup de l'adversaire, ou par lequel on empêche l'adversaire d'avancer. Les coups de temps sont ainsi nommés, parce que leur succès dépend uniquement de leur rapide exécution pendant le temps que l'adversaire prépare ou entreprend une attaque. Ce sont des coups savants qui exigent une grande précision, de la hardiesse et de l'assurance; on les fait avec ou sans opposition. En opposition, on est moins exposé au danger d'un coup pour coup (coup frappé par l'adversaire au moment même où vous le frappez). 11 y a deux sortes de coup de temps en opposition : le coup au-dessus du bras tt le coup en octave. Le coup au-dessus du bras
Fig. 20. — La pointe sur i'cpajle droite.
appels, des provocations. Ordinairement, chique tireur exécute le salut à son tour, niais quelquefois les deux tireurs le font en même temps; alors, il faut que leurs mouvement soient identiques <* >>multanés. Ils eiécuten
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des quartes, des tierces, des croisements, des battements : tout cela est de pure convention. Quelquefois les jouteurs, renversant leurs
Fig. SI. — Maio et poignée pendant le salut.
doigts, tournent la pointe de l'arme vers leur corps et demeurent un instant dans cette position (fig. 19). D'autres fois, la pointe vient se
Pig. 22. — Main et poignée pendant le salut.
placer sur l'épaule droite (fig'. 20). Les deux diagrammes 21 et 22 représentent les positions de la main et de la poignée dans ces exercices.
ESÊRE s. f. [é-zè-re] Syn. de Drosère.
ÉSÉRIDINE s. f. |rad. ésère]. Alcaloïde découvert par C. Barbinger dans la fève de Calabar. C" H23 N* O3 L'éséridine a une action puissante sur l'intestin; elle provoque une sécrétion muqueuse abondante.
ÉSÉRINE s. f. [rad. èsère]. Alcaloïde retiré de la fève de Calabar. On l'emploie surtout dans les affections des yeux, comme myosique et antagoniste de l'atropnie, sous forme de sulfate, à la dose de S à 10 milligrammes.
ESHERBER v. n. [é-zer-bé] Hortic. Arracher avec la main les mauvaises herbes.
ESPAGNE. — La population de l'Espagne continentale est aujourd 'hui de 17 millions d'hab. ; celle des îles Baléares et des Canaries de 600.000; total 17.600.000, ou augmentation d'un million d'hab. en 10 ans. La densité est de 35 hab. par kilom. carré. Revenus (pour 4890'91), 803.349.277 pesetas; dépenses, 803.332.591 pesetas. Dette publique, 6 milliards, 257 millions, 268,482 pesetas. — Importation, 715 millions de pesetas; exportation, 710 millions de pesetas. La plus grande partie du commerce se lait avec la France et l'Angletterre. Le pays importe surtout du coton, du froment, de la houille, du bois, du sucre, de la morue, des lainages, des machines, du tabac, du fer, etc. 11 exporte du vin, du cuivre, du fer, du plomb, du liège, des oranges, des raisins secs, des huiles, etc. La marine marchande compte 1 ,450 navires à voiles jaugeant 270.000 tonneaux et 356 navires à vapeur (26.000 tonneaux). Le service des postes coûte 12.380.000 pesetas et rapporte 19.750-000 pesetas. Télégraphes : 17,879 kil. de lignes, 43.301. kilom. de fils; 3.325.000 dépêches en 1885. Armée : 1)8. 753 hommes sur le pied de paix; 805.400 sur le pied de guerre, sans compter les troupes des colonies. — Flotte : 25 navires armés (217 canons; 35.000 chevaux); 82 embarcations de la lre réserve, dont 14 torpilleurs (190 canons; 38.000 chevaux) ; 13 navires de la 2» réserve (87 canons; 13.918 chevaux).
COLORIE!. K1LOB. C. BÀA1TAKTS.