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par sa courageuse épouse, qui avait eu à supporter les méfiances et même les grossièretés de M. de Bismarck. îl des.itua le ministre de l'intérieur, M. de Puttkamer, qui avait fait de la pression électorale en dépit des ordres formels qu'il avait reçus. Mais il dut céder au chancelier pour les mesures à prendre contre l'Alsace-Lorraine, il dut même abandonner un projet de mariage entre sa fille elle prince Alexandre de Battenberg. Au milieu de ces tiraillements politiques, le puissant et infortuné souverain, qui ne respirait plus qu'à l'aide d'une canule placée dans sa gorge, montrait une patience qui, seule, lui permettait de surmonter ses souffrances. La mort seule pouvait le soulager; il l'appelait, elle le délivra de ses maux le 15 juin. La princesse Victoria eut toujours sur lui une profonde influence, et c'est en grande partie à sa femme que Frédéric-Guillaume dut cet esprit libéral par lequel il se distingua des autre-: membres de sa famille. L'empereur Frédéric III a eu six enfants : 1° Le prince Guillaume, empereur actuel d'Allemagne, né à Berlinle27 janvier 1859, marié le 27 février 1881 à la princesse Victoria, fille du duc Frédéric de Slesvig- Holstein; 2° la princesse Charlotte, née en 1860, mariée en 1878 au prince Bernard de Saxe-Meiningen , officier d'état-major allemand ; 3° le prince Henri, né en 1862, officier de marine ; 4° la princesse Victoria, née en 1866 ; 5° la princesse Sophie, née en 1870; 6° la princesse Marguerite, née en 1872. Les médecins allemands donnèrent des rapports officiels qui ont été traduits en français sous le titre de La Maladie de l'Empereur Frédéric III ; en réponse, le docteur Morell-Mackenzie publia aussitôt La dernière Maladie de Frédéric le Noble.
FRÈRE- BEY (Charles-Théodore Frère, ordinairement appelé), peintre orientaliste, né à Paris le 14 juin 1815, mort le 24 mars 18S8. Après avoir étudié dans les ateliers de J. Coignet et de Roqueplan, il débuta au Salon de 1834, par une Vue de Strasbourg. Il donna l'année suivante une Ecurie dans le Loiret, puis en 1836, le Pont de Saint-Ouen et le Pont des Carmes. Etant parti pour l'Algérie, il assista à la prise de Constantine, parcourut le désert, visita les trois provinces algériennes et y prit une foule de croquis dont il se servit plus tard pour exécuter ses tableaux les plus recherchés : Faubourg Bab-Azoun, le Babel-Oued, le Marché de l'Arva, la Rue des Juifs à Constantine, le Marché de Constantine, etc. Frère explora ensuite la Grèce, la Turquie d'Europe, la Turquie d'Asie, l'Egypte, accompagna en 1869, l'impératrice Eugénie dans son voyage sur le Nil et exécuta, pour elle, un album d'aquarelles représentant surtout les principaux sites parcourusdans cette occasion. Ses toiles les plus remarquées furent : la Caravane au gué, le Bazar de Janina, Halte d'Arabes (1850), Mosquée à Beyrouth, une Rue à Constantinople, un Bazar à Damas, une Cour a Tauthat (1855), Bazar à Beyrouth, une Halte à Giseh (1857), un Harem au Caire, Anes et Aniers du Caire, le Café Mohammed au Caire (1859), Halte du soir à Minieh, un Arabe buvant à une fontaine (Caire), Restaurant arabe à la porte de Choubruh (1860), Une fête chez un Uléma à Constantinople (1861), Ruines de Karnac à Thèbes (1862), un Bazar à Girgch, un Potier à Esnê (Haute-Egypte, 1863), O Kale, le Matin (1834), le Café de Galata à Cunstantinople, l'Ile de Philse (Nubie, 1865), iSoce arabe au Caire, Prière du soir (1866), le Théâtre de Karagheuz, etc., etc.
FRIGOTTER v. n. (lat. frigutire, pousser de petits cris). — Pousser des petits cris, en parlant du serin, du pinson et des oiseaux de la famille des fringillidées.
FROMAGE de cochon. — Désossez ur.e tête de cochon. Coupez-sn la chair et le lard en filets minces, sans entamerla couenne; ajoute:
FUNE
les oreilles et la langue coupées de même ; assaisonnez de sel, poivre, thym, laurier, basilic, clous de girofle, coriandre, deux gousses d'iiil, la moitié d'une muscade, le tout haché, et une poignée de persil en feuilles. Mettez dans une casserole ronde la peau de la tête et arrangez dessus vos filets de chair et de lard entremêlés. Emplissez ia peau, retroussez-la et cousez-la, elle présentera ainsi la forme d'une boule aplatie que vous mettrez dans une marmite avec du vin blanc, carottes, thym, eousses d'ail, bouquet garni, sel et poivre. Faites cuire pendant six à sept heures. Mettez alors votre fromage dans un vase qu'il remplisse exactement, couvrez ce vase et chargez le couvercle d'un poids assez lourd. Servez froid.
FROMENTEL (lat. Frigidum Manteilum, froid manteau). — Nom donné au xvn6 siècle à une petite rue de Paris.
FRONDAISON s. f. [fron-dè-zon] (lat. frons, frondis, feuille), — Epoque où paraissent' les feuilles. — Le feuillage lui-même.
FRONDE (Jeux). Cette arme, si populaire avant l'invention de la poudre à canon, n'est plus connue que comme un jouet dangereux, dont on doit interdire l'usage dans les lieux habités et dont il est même prudent de surveiller l'emploi en rase campagne. Pour fabriquer une fronde, on arrondit les bouts d'un morceau de cuir large d'environ 5 centim.,
La fronde.
long de 10 à 12 centim. Au centre, on perce un petit trou qui servira à fixer le projectile. A chaque extrémité, on attache une ficelle ou u.c lanière de cuir d'inégale longueur; et la fronde est prête à servir. Pour en faire usage, on place une pierre ou une balle au centre du cuir, on enroule la plus longue ficelle deux ou trois fois autour de la main ; on tient l'extrémité de l'autre ficelle entre le pouce et l'index et on fait le moulinet jusqu'à ce que le mouvîment de rotation soit bien imprimé à la fronde. On lâche alors la plus petite corde, et le projectile, violemment lancé, parcourt une distance considérable. Au lieu d'enrouler la plus grandeficelle autour de la main on pourrait la terminer par un œillet, dans lequel on passerait le médius de la main droite. Par i'exercice, on peut obtenir une certaine habileté à lancer le projectile.
FRODARD, petite ville du canton et à 10 kil. nord de Nancy (Meurthe-et-Moselle), sur la Moselle, un peu au-dessus du point où elle reçoit la Meurthe et près du canal de la Marne au Rhin; 2,000 habitants. Beau pont de 7 arches, construit en 1781.
FRUMENCE (Saint) ou Frumentics, apôtre de l'Ethiopie et fondateur de l'Eglise abyssine, né à Tyr, mort vers 360. Ayant gagné la confiance au roi d'Ethiopie, il devint ministre de ce prince, puis tuteur de sou fils ; il profita de sa haute position pour propager le christianisme parmi les Ethiopiens. Lors d'un voyage qu'il fit à Alexandrie, il reçut l'épiscopat de saint Athanase en 331, et s'établit à Axoum. Fête le 27 octobre.
FRUTICULEUX. EDSE adj. (lat. fruticulus, diminutif de frutex, arbrisseau). Bot. Synon. de sous-arbrisseau.
FUNÉRAILLES. — Législ. La liberté des funérailles est définitivement assurée par la