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de la classe des germes organiques de maladies miasmatiques et de celles que l'on a appelées miasmatico- conlasieuses, telles que le choléra et la fièvre jaune. La théorie bactérienne, appliquée au contaffiura miasmatique, a été développée par Naetreli. D'après ce savant, les germes, qui sont inotle-nsifs en temps ordinaire, acquièrent leur puissance délétère dans un développement spécial, sous des conditions anormales. Le Dr Eklund, de la marine suédoise, lit savoir, en 1878, qu'il avait découvert le microdème spécifique de la fièvre paludéenne. 11 nomma lymnophy salis hyalimt l'organisme auquel il attribue les miasmes de la malaria. Klebs, professeur à Prague, et Tommasi, professeur à Rome, passèrent plusieurs semaines du printemps de 1879, dans l'Agro Romano, partie de la Campagne Romaine où règne particulièrement la malaria ou fièvre intermittente des marais. Leur buL était de rechercher la cause de cette maladie. L'organisme qu'ils réussirent à décrire et qu'ils appelèrent un fungus (champignon) ressemble, par la structure, à un bacillus. avec des caractères particuliers. Il montre plusieurs spores mobiles, brillants et d'une forme allongée. Ils lui donnèrent le nom particulier de bacillus malarix. Cet organisme est très répandu dans le sol et dans l'air près du sol; ils le cultivèrent artificiellement dans différentes espèces de sol. Les parties solides du résidu des bactéries, après que la matière soluble a été plusieurs fois lavée et filtrée, engendre, quand on l'injecte sous la peau d'un chien, une maladie qui passe par tous les symptômes caractéristiques dans leur ordre régulier. — Nous devons dire quelques mots des autres hypothèses avancées pour expliquer les phénomènes des maladies epidémiques et contagieuses, en opposition à la théorie des germes. La principale est la théorie bioplastique dont le propagateur le plus éminent est le Dr Lionel-S. Beales, de Londres. D'après elle, la matière infectieuse est le bioplasme, matière protoplastique vivante qui se développe d'une manière anormale. Les maladies consistent dans la croissance de ce bioplasme dégradé à la place des cellules saines. On a aussi expliqué les épidémies périodiques par une absence ou par une surabondance d'ozone ou d'électricité atmosphérique dans l'air, ou par des conditions astronomiques, et par d'autres hypothèses cosmo - telluriennes; opinions qui ont perdu beaucoup de terrain, mais qui ont encore leurs adeptes. Enfin, il y a différentes théories, avancées par Doueall, Baslian et plusieurs autres, qui voient dans la dégénération du tissu, qui accompagne les maladies contagieuses, le résultat de changements chimiques. L'exposé le plus complet de la théorie des germes dans les maladies contagieuses et miasmatiques se trouve dans l'ouvrage allemand de Naegeli, Die niederen Pilze in ihren Beziehungen zu den ivfectionskrankheUen und des Gesandhcitspjleg. Munich, 1877).
GIÉNOIS, OISE s. et adj. De Gien; qui appartient à Gien ou à ses habitants.
GIFFARD s m. Nom d'un fusil àcaz liquéfié, inventé eu 1890, par M. Paul Giffard. Cette arme nouvelle paraît devoir produire une révolution dans la balistique. Elle possède une cartouche ou récipient contenant du gaz liquéfié. Chaque fois que l'on tire, une goutte le ce gaz liquide sort du récipient et projette le projectile, sans aucun danger d'explosion, d'échauffement.de fumée ou d'encaissement. La masse de gaz contenue dans la cartouche a été liquéfiée au moyen d'une énorme pression et enfermée, sous forme liquide, dans un réservoir qui s'adapte au fusil. Ce réservoir est un petit tube d'acier 1res résistant contenant auelques centaines de gouttes de gaz liquéfié.
GIGO
On pense que ce gaz est de l'acide carbonique, qui se liquéfie sous une pression de 200 atmosphères^ la temperatnrede 11»; mais l'inventeur n'a rien fait conuaitre de positif à ce sujet. Le jeu d'une détente lai?se arriver, derrière le projectile, une goutte de gaz liquélié, qui se détend aussitôt et, reprenant sa tonne de gaz, c'est-à-dire un volume des milliers de t'ois plus grand, chasse violemment le projec-