‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 253 sur 503 · GUIL · texte numérisé non relu

GUIL

meuble, inventé par l'ingénieux électricien \boilard, contient une batterie électrique |iii actionne à volonté une lampe à incandescence placée dans un globe au-dessus de lui. GUILLAUME Isr (Friedrich Ludwig), empereur d Allemagne et roi de Prusse, né le 22 mars 1797, mort à Berlin le 9 mars 1888. Il était fils du roi Frédéric Guillaume III el de la princesse Louise de Mecklenihourg-Slrélilz. fout enfant, il fut témoin des larmes et du ieuil causés à sa famille par l'écrasante défaite d'Iéna, qui porLa un coup formidable à la monarchie prussienne et mit l'Allemagne entière à la merci de Nnnoléon Ier. Il grandit dans l'aversion pour la France et pour l'esprit libéral moderne, double haine qu'il nourrit lusqu'à la mort et qui devint le principal sinon l'unique mobile de toute sa vie. Robuste, ardent, audacieux, entlammé par la passion de la vengeance, il entra dans l'armée prussienne en 1813 et eut l'immense joie d'assister à l'écrasement de nos armées, de fouler en vainqueur le sol français en 1815, d'assister au retour des Bourbons et au rétablissement du droit divin, dont il était si fortement imbu, et enfin de voir la Prusse recevoir la plus riche part de la France démembrée sur les bords du Rhin. Sa passion belliqueuse étant ainsi satisfaite, mais sa vengeance n'étant pas complètement assouvie, il prépara l'avenir de sa patrie en exerçant toute sou aptitude, toutes les ressources de sa volonté et de son expérience sur la réorganisation de l'armée, qu'il voulut faire absolument nationale. Tout puissant, en sa qualité de lieutenant-général du royaume, il accrut les forces prussiennes, développa l'instruetion, perfectionna l'avancement et donna à l'armée une supériorité que les nations voisines ne soupçonnèrent pas jusqu'au jour où elle se manifesta d'une manière éclatan te su ri es champs de bataille. Depuis vingt-cinq années il s'occupait avec une lenteur systématique à ces travaux difficultueux qui devaientliuirpartransformer l'Allemagne en un vaste camp retranché, lorsque la mort frappa son père en 1840. Le Uône devenu vacant fut occupé par son frère aiué, Fiédéric-Guillaume IV, prince qui le nomma gouverneur de Puméranie. Deux courants d'opinion très accentués se manifestèrent : une partie de la nation, la plus nombreuse, adopta les idées libérales, tandis que l'administration et la noblesse soutinrent les principes féodaux et absolutistes. Le roi, anxieux d'éviter une révolution, se montrait disposé à céder au courant des idées modernes; mais Guillaume, fidèle aux principes de son éducation, prit place dans les rangs des féodaux et fit une opposition très vive à son frère. Quand, en 1847. sous la pression irrésistible du courant libéral, le roi de Prusse se résigna à convoquer les Etats-Généraux, Guillaume, qui y siégeait, devint le chef de la réaction, se taillant ainsi un rôle conservateur au mépris de la popularité, qu'il espérait bien ramener à lui quand l'occasion se présenterait favorable. N'ayant jamais perdu une occasion de faire éclater ses sentiments antilibéraux, il jouissait d'une impopularité qui le grandissait aux yeux du parti féodal, mais qui pouvait devenir dangereux à un moment iionnè. Ce moment arriva en 1848. La dévolution de Février eut une répercussion profonde en Allemagne. Berlin se souleva, et après une lutte acharnée, qui dura quatre jours, le roi de Prusse fut contraint de proclamer une amnistie et de choisir un min. stère libéral. A la fin de la lutte, Guillaume s'enfuit en Angleterre; mais la reaction eut Bientôt le dessus : le ministère Camphausen fut rappelé au pouvoir et une nouvelle assemblée fut convoquée. Guillaume accourut, se lit élire par le parti de la Croix et apparat dans l'assemblée le 8 juin 1848. Chef de l'opposition absolutiste, il acquit une influence prépondérante. Plein de rancune contre le parti populaire

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