‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 254 sur 503 · GUIL · texte numérisé non relu

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dont il avait failli être victime, il prit une éclatante revanche, quand il fut chargé, en juin 1819, d'aller écraser les Badois qui avaient chassé leur grand-duc. L'insurrection, étoullée dans des torrents de sanj;, fut suivie d'une terrible réaction. L'année suivante, le parti patriote allemand offrit l'empire au roi de Prusse au prix d'une guerre avec l'Autriche, mais le prince Guillaume, plutôt que de gouverner le pays par la volonté du pays, conseilla et fit adopter l'alliance avec l'Autriche contre la Révolution. Nommé gouverneur des provinces du Rhin, il établit sa résidence à Coblentz. L'organisation de l'année prussienne semblantlui permettre d'agir d'une manière prépondérante en Europe, il protesta, pendantla guerre d'Orient, contre l'attitude passive de son pays qu'il aurait voulu engager contre la France. Mais la faiblesse et l'indécision du roi son frère l'obligèrent de remettre à d'autres temps la réalisation de ses rêves de gloire militaire. Lorsque la faible raison de roi eut fait place à une double folie, Guillaume prit en main le pouvoir en 1857 et fut déclaré régent en 1858 Forcé deseplieraux exigences de la politique, il eut l'habileté de transiter un instant avec le parti libéral, en décrétant une amnistie dont il arrêta ensuite sourdement les elfets. Puis il reprit ses préparatifs de guerre. L'armée ayant été organisée par Van Roon, il s'occupa delà marine et créa des ports et des arsenaux sur la Baltique. La mort de son frère, le 2 janvier 1861, le fit roi de Prusse. Avant d'être couronné, il vint, au mois d'octobre, visiter, à Compiègne, l'empereur Napoléon III. dont il feignit d'accepter les conseils. Le 18 octobre, il se couronna lui-même à Kœnigsberg, en insistant sur le droit divin des souverains et en déclarant qu'à Dieu seul il devait le diadème qu'il plaçait sur sa tête. Un discours analogue, prononcé devant le Reichstag, souleva une violente tempête et révolta les sentiments libéraux de la nation, qui avait la prétention de compter pour quelque chose. Le budget, secrètement préparé en vue des événements européens, fut rejeté; le ministère démissionna et le roi, refusant d'accepter celte démission, renvoya les députés à leurs électeurs (11 mars 1862,). Le peuple, mécontent, les réélut et renforça l'opposition par l'élection de nouveaux révolutionnaires. La Chambre, ainsi composée, repoussa à une imposante ma(orilé les demandes de crédit du gouvernement pour la réorganisation militaire. C'est alors que le roi, craignant d'êlre débordé, nomma comme premier ministre, avec le portefeuille des affaires étrangères, un homme à la poigne de fer, le célèbre von Bismarck, qui s'était distingué naguère comme révolutionnaire ardent et qui, rallié à la politique décompression, avait été nommé ambassadeur à Paris. Bismarck, appuyé par la Chambre des seigneurs, commença par renvoyer les députés dans leurs provinces, par poursuivre lesjournalislesiudépendants, par supprimer les journaux non reptiliens et par destituer les fonctionnaires et les magistrats récalcitrants. — D autre part, les tendances d'unification qui travaillaient le peuple allemand devenaient un danger pour la Prusse, tant que l'empereur d'Autriche était prépo idérant. Bismarck se donna pour but d'éliminer l'Autriche et de faire l'unité sous l'hégémonie prussienne. Une association nationale, réunie à Berlin, le 13 mai 1862, recommanda laformation d un gouvernement fédéral uni, arec un pouvoir exécutif central, sous la direction de la Prusse. L'agitation, entretenue par la crainte d'une guerre avec la Fiance, amena les Etats à déléguer des députés a Weimar,oùil fut déclaré que l'Allemagne avait besoin de se former en un Etat lédéral (28-29 septembre 1862). L'Autriche, qui sentait que son empire allait encore être amoindri du côté de l'Italie et qui voulait dus corn-

pensalions en Allemagne, convoqua les souverains allemands à un congrès qui devait se réunir à Francfort; mais le roi de Prusse, qui ne voulait de l'unité allemande qu*à la condition qu'elle se ferait à son profit, refusa de se rendre à ce congrès ni de s'y faire représenter (4 août 1863); presque tous les autres souverains allemands répondirent à l'appel de l'empereur d'Autriche; le congrès se reunit le 16 août et approuva le plan autrichien de réforme fédérale, le 1er septembre, approbation suivie de la protestation de la Prusse en date du 22 spptembre. Les affaires prussiennes semblaient donc très compromises, une guerre parut indispensable à Bismarck, pour mettre dans la balance politique le poids de l'armée prussienne, dont l'organisation particulière était un gage de succès. Dans le but de faire entrer en ligne cette année, de grands efforts furent tentés sur la diète, que l'on parvint à persuader de l'utilité d'une exécution fédérale dans le Holstein, si le Danemark ne remplissait pas ses obligations (1er octobre 1863). Le roi Frédéric Vil de Danemark étant mort le 15 novembre, une expédition fut préparée ; l'Autriche, pour ne pas se laisser distancer par sa rivale, résolut d'y prendre part. La guerre de Danemark, faite sans péril et sans gloire, devait pourtant avoir d'immenses résultats. Elle allait détourner les esprits de la politique intérieure et faire naître un conflit définitif entre la Prusse et l'Autriche. Après bien des pourparlers pour le partage du Sleswig-Holstein, intervint la convention de Gastein (14 août 1865), en vertu de laquelle l'Autriche gardait le gouvernement temporaire du Holstein et laPrusse celui de Sleswig; Kiel fut proposé par la Prusse pour l'établissement d'un port destiné à la Hotte fédérale; Lauenbourg était définitivement abandonné à la Prusse, dont le roi devait payer à l'Autriche une somme de 2.500.000 dollars danois, à titre de compensation. Celte convention avait été faite sans l'assentiment de la diète, qui, désirant l'autonomie des duchés, refusa de la ratifier (let octobre 1865), et qui ordonna à l'Autriche et à la Prusse de désarmer immédiatement (19 mai 1866). Se riant des décisions de la diète, Bismarck fit envahir le Holstein (7 juin 1866); aussitôt l'Autriche déclara que la convention de Gastein était violée (9 juin), et ladiète s'étant misedu côté del'Aulnche, le représentantprussien déclara que la confédération germanique avait cessé de vivre et invita les membres à en former pue nouvelle dont l'Autriche serait exclue (i4 juin). Le lendemain, l'armée prussienne entrait eu Saxe et la guerre commençait. La diète, relevant le gant, donna au prince Charles de Bavière le commandement général des troupes de la confédération (27 juin). 11 était déjà trop tard. Le Hanovre, Hesse-Cassel et Nassau étaient occupés par les Prussiens. L'Autriche, de son côte, voulut prendre l'offensive et jeta une armée sur la Silésie, qu'elle rêvait encore de reprendre à sa rivale (13 juin). Pendant ce temps l'armée saxonne se réfugiait en Autriche, dont elle augmentait les forces. Presque tous les Etats du nord de l'Allemagne s'étaient déclarés pour la Prusse. L'armée prussienne, divisée en deux corps, le premier sous les ordres du prince Frédéric- Charles, le deuxième, commandé par le Kronprinz, entra en Bohème le 22 juin et, après une série de victoires partielles, opéra aa jonction à Sadowa, où les fusils à aiguille mirent à néant la stratégie de Benedek (3 juillet). Quoique sans prétention au litre de grand conquérant, le toi Guillaume avait pris, pour la forme, le comm.indeme'it général des troupes en Autriche. La Hesse et la Bavière furent soumises par la force des armes, après plusieurs combats; et la diète s enfuit à Augsliourg, le 13 juillet, abandonnant Francfort aux Prussiens qui y entrèrent le 16. Toute l'Allemagne étant domptée et

l'Autriche étant envahie jusqu'aux environs de Vienne, Bismarck offrit la paix, qui fut signée à Prague le 23 août. L'Autriche consentit à la formation d'une confédération germanique dont elle serait exclue, à l'annexion parla Prusse du Hanovre, de la Hesse- Cassel, de Nassau, de Francfort et du Holstein, Quant au peuple du Sleswig, il devait être appelé à choisir par un vole universel, entre la Prusse et le Danemark : inutile d'ajouter que celte dernière clause ne fut pas exécutée et que laPrusse conserva toutes ses conquêtes sans autre forme de procès. — Déjà, le 4 août, la diète d'Augsbourg avait reconnu la dissolution de la confédération de l'Allemagne du Nord. Pour mieux dire, toute l'Allemagne du Nord s'annihila dans la Prusse. — A partir de ce moment, Bismarck, von Roon et de Moltke passèrent, aux yeux de la masse du peuple, pour des génies tutélaires qui avaient préparé l'unité de l'Allemngne et auxquels il eût été criminel de résister. Avec les annexions, la Prusse eut alors 23,590,000 sujets au lieu de 10,305,000. Pour régulariser cette situation amenée par tant de violences, le roi, qui avait dissous la Chambre avant la guerre, fit procéder à dé nouvelles élections. Comme il l'espérait, le pays envoya à la Chambre une majorité gouvernementale, qui vota un bill d'indemnité pour tous les actes illégaux commis par le pouvoir depuis quatre ans. Depuis cette époque, le roi Guillaume put continuer sans entraves son système d'armement, et se préparer à être en mesure d'entrer en lulle avec la Fiance. Jamais à aucune époque, ni dans l'antiquité et dans l'histoire moderne on ne vit un despotisme militaire comparable à celui que la Germanie se laissa imposer. Le chauvinisme, ridiculisé en France, trouva son refuge de l'autre côté du Rhin. Un tel édifice n'était pas encore assez solidement établi; le vieux levain libéral pouvait encore fermenter; l'annexion du Hanovre rencontrait de l'opposition. Bismarck pensa que de nouvelles victoires étaient indispensables : il tourna ses provocations du côté de la France qui venait de perdre, au Mexique, ses forces et son prestige. L'allaire du Luxembourg, qui aiguillonna vivement le chauvinisme allemand, aurait fait éclater une guerre désirée, si le roi de Prusse, qui en redoutait l'issue, malgré l'immense supériorité numérique de ses troupes, n'eût fait une concession en évacuant le grand-duché, le 9 septembre 1867. Mais après la mort de Maximilien, fusillé au Mexique, le roi de Prusse, assuré du concours moral de l'univers entier, d'où s'élevait un concert de malédictions contre Napoléon 111, n'hésita pas à chercher une sournoise querelle d'Allemand, au sujet du trône d'Espagne,/ afin de se faire déclarer la guerre. La candi-' dature du prince Léopold de Hohenzollern à la couronne espagnole et le refus du roi d'accorder une nouvelle audience à l'ambassadeur français, le comte Benedetli, qui l'avait plusieurs fois importuné à Ems (juillet 1870), tels furent les prétextes invoqués par Napoléon III pour déclarer une guerre à laquelle il n'était pas préparé. Le 28 juillet 1870, le roi Guillaume quitta Berlin, après l'avoir déclaré en étal de siège, en même temps qu'il proclamait une amnistie politique, supprimait les journaux et rétablissait l'ordre de la Croix de fer pour les héros qui allaient se signaler. Il pnl le commandement en chef de ses armées el reunit contre nous les forces de l'Allemagne du Nord à celles de l'Allemagne du Sud, c'està-dire plus d'un million de soldats. Il avait eu soin de s'assurer l'alliance du roi d'Italie, qui brûlait d'entrer à Rome, de gré ou de lune. Après les prodigieuses victoires qui furent suivies de la stupéfiante capitulation de Sedan (2 septembre 1870), Guil aume oublia qu'il avait déclaré au début des hostililes faire la guerre non au peuple mais au gou-

vernement français. Lorsque pour mettre un terme à l'effusion du sang, Jules Favre se fendit auprès de M. de Bismarck, à Ferrières, afin de faire des ouvertures de paix, le ministre du roi de Prusse montra des exiirenees tellement inacceptables que les négociations urent rompues aussitôt qu'entamées. La guerre continua donc. Tout en poursuivant la siège de Paris et la dévastation du territoire rançais, Guillaume, s'occupant de réaliser ses projets de domination en Allemagne, adressait le 24 novembre, à l'ouverture du Parlement allemand, un discours où il parlait de la nécessité d'écraser la France et de la nécessité de l'unité des Etats de l'Allemagne. Aussitôt, le roi de Bavière, dans une lettre écrite le 4 décembre au roi de Saxe, proposa de nommer empereur le roi Guillaume; et le Parlement, dans une adresse votée le 10 décembre à 188 voix contre 6, pria ce prince d'accepter la couronne impériale. Cette adresse, portée à Versailles par un membre du Parlement, y fut lue solennellement, le 18 décembre dans le salon des Glaces, en présence de tous les princes allemands, qui l'accueillirent avec des acclamations. L'empire fut proclamé le 18 janvier 1871, et le lendemain, comme par une sorte de courtisanerie, le gouvernement parisien de la Défense nationale offrit au nouvel empereur une ample et facile moisson de lauriers sur les hauteurs de Buzenval. Huit jours plus tard, la capitulation de Paris mettait un terme aux sanglants exploits du nouveau César. Implacable jusqu'au bout, il exigea, lors de la signature des préliminaires de paix, deux de nos provinces et une indemnité de cinq milliards pour achever notre ruine. Le 1er mars, il se rendit au bois de Boulogne pour y passer la revue de 30,000 Allemands, qui étaient venus camper aux Champs-Elysées. Le 16 juin, entouré de tous les princes allemands, il assista à l'entrée solennelle, à Berlin, des troupes prussiennes et des dépulations des armées allemandes qui avaient pris part à la guerre. Le 6 septembre 1871, il eut à Salzbourg une entrevue avec l'empereur d'Autriche; l'année suivante, il invita les empereurs de Russie et d'Autriche à venir le visiter à Berlin, où il donna, en leur honneur, du 5 au 10 septembre, des fêtes militaires d'un grand éclat, auxquelles assistèrent presque tous les princes allemands inféodés. La triple alliance était dès lors signée contre la France. La politique prussienne essaya même d'englober l'Italie et l'Espagne parmi nos ennemis. L'amitié des trois empereurs devint des plus étroites. Guillaume fut reçu avec de grands honneurs à Saint-Pétersbourg (27 avril-Il mai 1873) et à Vienne (17 octobre). Toute opposition républicaine était devenue impossible en face de /'enthousiasme des masses populaires; mais le parti catholique ne cessait de s'agiter sourdement contre une monarchie protestante.

Une loi prohibant l'ingérence des prêtres dans le domaine politique fut le signal de la lutte contre le parti catholique (26 novembre). L'agitation augmenta aussitôt el se répandit rapidement parmi le clergé polonais; le pape refusa de recevoir comme ambassadeur le cardinal Hoheuloue; elle parlement d'Allemagne répliqua par la loi d'expulsion des jésuites (5 juillet 1872). Ces événements coïncidèrent avec une immense émigration • le jeunes gens qui se rendirent en Amérique pour éviter la conscription. Il y avait là diverses causes d'affaiblissement pour l'œuvre que Guillaume considérait comme providentielle, aussi bien que l'avaient fait Charles-Quint et Napoléon. Une guerre devenait désirable et l'on se prépara a la soutenir victorieusement. C 'était encore la France qui •levait être la victime de ce besoin où se trouvait M. de B smarck de donner la parole aux canons pour l'enlever à ses adversaires. Les journaux reptiliens commencèrent une cam-

pagne dans laquelle ils montraient la France, après avoir fini de payer son énorme rançon, s'armant et prête à demander sa revanche. Ces bruite mensongers, répandus par les chauvins, firent obtenir au gouvernement une loi portant à 401.6*19 hommes (au lieu de 360.000) le chiffre de l'aimée permanente. En même temps, l'empereur ordonnait de frapper quinze cents millionsde monnaie aus armes de l'empire, augmentait la Hotte et fortifiait les ports de la Baltique. Au commencement de 1875, l'invasion de la France, incapable de résister, était décidée et Bi-marck ne cherchait qu'un prétexte avouable, lorsque la Russie, la seule grande nation qui pût contrecaimrses ténébreuses visées, se déclara opposée à cette œuvre de lâcheté. Le czar Aleiandrellse rendit même à Berlin (11 mai) pour donner plus d'autorité à l'attitude de ses diplomates. L'empereur de Russiene quitta Berlin que lorsqu'il fut certain que la France ne serait pas attaquée ; mais cette démarche jeta un premier froid entre les deux empires, qui n'allaient pas tarder à devenir rivaux. Le 18 octobre de cette même année 1875, l'empereur Guillaume alla à Milan voir Victor- Emmanuel. On attacha à l'époque une grande P importance à cette visite. Ce fut en 1876 que l'empereur Guillaume se rencontra avec le czar pour la troisième fois. Ils s'entendirent au sujet de la question d'Orient. — En 1877, il visita l'Alsace et la Lorraine où il reçut l'accueil le plus glacial, malgré toutes les précautions prises par les autorités. Pendant la guerre russo-turque, l'Allemagne conserva une neutralité bienveillante pour la Russie; mais après les hostilités, Bismarck fil tous ses efforts pour empêcher la Russie de profiter de sa victoire. L'Autriche, que le chancelier avait résolu de pousser vers l'Orient, eut deux pro-

^ rinces de l'empire turc, en vertu du traité de Berlin (187X), l'Angleterre eut Chypre et l'Egypte, la France prit la Tunisie ; la Russie n'eut rien. Le il mai 1878, un ouvrier socialiste, nommé Hœdel, tenta d'assassiner l'empereur Guillaume tandis qu'il passait, en voiture sur une promenade de Berlin. 11 tira sur lui deux coups de revolver, mais sans l'atteindre. Trois semaines plus tard, le 2 juin, il était encore victime d'un autre attentat : le Dr Karl-Edouard Nobiling, professeur de philosophie, tira sur lui deux coups de fusil chargé à plomb, il fut atteint, mais légèrement, à l'épaule et au bras droit. La convalescence fut néanmoins assez longue et l'empereur, un moment épouvante de la responsabilité qui pesait sur lui, fit nommer réj-'ent le prince Frédéric-Guillaume. Hœdel fut décapité à Berlin le 16 août. Nobiling mourut en prison des blessures qu'il s'était faites et sans désigner ses complices. On accusa le parti socialiste. Guillaume profita de cet événement pour faire en Allemagne une sorte de voyage triomphal. 11 passa des revues, donna des fêtes, et lorsqu'il rentra à Berlin il s'gnala sa guérison par de nombreuses cérémonies religieuses. Ces attentats eurent pour conséquence des lois terribles contre les socialistes et des restrictions à ce que le peuple allemand avait encore conservé d'ombre de liberté. Pendant ses dernières années, Guillaume contrecarra maintes l'ois les tendances belliqueuses de M. de Bismarck et du parti militaire, désireux qu'il était de mourir en paix, et trop préoccupé des malheurs de sa famille pour songer à lancer son pays dans une nouvelle guerre. Il conserva presque jusqu'au dernier jour sa vigueur et la plénitude de son intelligence. Guillaume épousa, le 11 juin 1829, la princesse Augusta, fille du grandduc de Saxe-Weimar. H en eut deux enfants: I1 Frédéric-Guillaume, prince impérial, puis empereur d'Allemagne sous le nom de Frédéric III, né le 13 octobre 18 Jl , qui épousa, en janvier ÎS58, la princesse Victoria, lille delà reine d'Angleterre, âgée alors de dix-huit ans

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et qui a eu cinq enfants; 2°la princesse Louise, née le 3 décembre 1838 et qui a été mariée, le 20 septembre 1866, au grand-duc de Bade, Frédéric-Guillaume.

GUILLAUME (Terre de l'Empereur), nom que l'on donne aujourd'hui à la partie allemande de la Nouvelle-Guinée ou Papouasie (Océanie). Cette portion comprend la côte orientale de cette grande lie et n'est bornée au nord que par les pos-essions hollandaiseet au sud que par la colonie que les Anglais «e sont hâtés de fonder; ette s'étend de 6° à 8° lat. S. et de 143° à 145» long. E.; elle embrasse environ 175,000 kilnm. carrés et nourrit 110.000 hab. Les frontières de cette colonie ont été fixées en 1884.

GUIMBARDE s. f. Ancienne danseoùl'on prenait des posturesvariées. — Sorte de jeu de cartes plein de diversité et appelé aussi mariée, parce qu'un mariage yjoue un grand rôle. On peut y jouer depuis cinq jusqu'à huit ou neuf personnes; et dans ce dernier cas, le jeu de cartes avec lequel on joue est de 52 cartes: mais si l'on n'est que cinq ou six, on en ôte toutes les petites cartes jusqu'au six ou au -ept, pourvu qu'il en reste assez pour faire un laion raisonnable. On prend un certain nombre de jetons d'une valeur déterminée. On a cinq petites boîtes carrées, dont l'une sert pour la guimbarde, qui est la mariée, l'autre pour le roi, l'autre pour le fou, la quatrième pour le manage, et la dernière pour le point : ces boîtes sont rangées sur la t.ible comme ci-dessous :

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