‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 255 sur 503 · FIGURES DES BOITES · texte numérisé non relu

FIGURES DES BOITES

GTJIN

Le Point. Le Uariage. Le Fou. Le Roi. La Guimbarde.

Chacun des joueurs met un jeton dans chaque boite, ensuite on voit à qui fera. Le donneur ayant battu les cartes, fait couper à sa gauche, et donne à chaque joueur cinq cartes, par trois et deux : après quoi, il tourne la carte de dessus le talon, et c'est la triomphe. Le point c'est trois, quatre ou cinq cartes d'une même couleur; le plus haut point emporte le plus bas ; à point égal, celui qui a la main gagne le point. Le mariage est le roi et la dame de cœuren main : c'est un très grand avantage. On appelle fou, le valet de carreau, Le roi, c'est le roi de cœur, époux de lagaimbai de (dame de cœur). Après que chacun a reçu cinq cartes, et que la tourne est faite, chacun regarde dansson jeu s'il n'a pointquelqu'unedes chances dont nous avons parlé, comme le roi, la guimbarde ou le fou; ces chances peuvent arriver toutes en un seul coup à un joueur; s'il avait le roi, la dame de cœur, le valet de carreau, et un ou deux autres cœurs pour faire le point, il tirerait pour ses cœurs, si son point était bon, la boîte du point; pour le valet de carreau, la boite du fou; pour le roi de cœur, celle du roi; et pour la dame, celle de la guimbarde ; et enfin pour ces deui derniers ensemble, celle du mariage, et lorsqu'on a quelqu'un de ces avantages séparément, on les tire à proportion, en ob>ervant de les étaler sur la table avant que de les tirer ; ensuite chacun accuse sou point, et le plus haut l'empoite, comme il a été dit. Quand le point est levé, on met chacun un jeton dans la même boite pour celui qui lèvera le plus de mains. Il faut au moins faire deux mains pour l'emporter; car, si les joueurs n'eu font que chacun une, le fond de mise demeure dans la boite, pour servir de point au coup suivant; si deux joueurs avaient fait deux mains chacun, celui qui les aurait faites le premier gagnerait. La guimbarde est toujours la principale triomphe du jeu, en quelle couleur que soit la triomphe ; le roi de cœur en est la seconde, et le valet de carreau la troi-

sième, qui ne enange jamais; les autres cartes valent leur valeur ordinaire, et les as sont inférieurs aux valets, et supérieurs aux autres caries, comme dix, neuf, etc. Le premier à jouer, commence à jouer par la carte qu'il veut, et le jeu se continue comme à la triomphe, chacun pour soi, en tâchant, autant que possible, de faire deux mains ou davantage, afin d'emporter le fond de mise. Outre le mariage de la guimbarde, il y en a encore d'autres, comme lorsqu'on joue un roi de carreau, de trèûe ou de pique, etquela dame de l'une de ces couleurs, tombe sur son roi, c'est un mariage, ainsi que lorsque le roi et ladame se trouvent tous deux dans une même main. — Règles : 1. S'il arrive un mariage en jouant, celui qui le gagne tire un jeton de chaque joueur, hors de celui qui a jeté la dame : si on a ce mariage en main, personne n'est excepté de payer ce jeton ; 2. Celui qui gagne un mariage par triomphe, ne gagne qu'un jeton de ceux qui ont jeté le roi et la dame; 3. Il n'est pas permis de couper un mariage avec le roi de cœur, ni avec la dame, ni avec le roi de carreau; 4. Qui a le grand mariage en main, c'est-à-dire, le roi et la dame de cœur, reçoit deux jetons de chaque joueur, en jouant les cartes, outre les boites qu'il a gagnées. Quand on fait le grand mariage sur la table, c'est-à dire, lorsque le roi de cœur est levé par la guimbarde qui, par un privilège à elle seulement accordé, enlève le roi de cœur, ce mariage ne vaut qu'un jeton ; 5. On paye un jeton pour le fou ; mais, si ce fou s'embarque dans le jeu, et qu'il soit pris par le roi ou par la dame de cœur, il ne gagne rien; au contraire, il paye un jeton à celui qui l'emporte; 6. Pour faire un mariage en jouant les cartes, il faut que le roi et la dame de la même couleur tombent immédiament l'un sur l'autre, sinon le mariage n'a pas lieu; 7. Celui qui ayant la dame d'un roi qui vient d'être joué, doit jouer immédiatement après, est obligé de la mettre pour faire le mariage ; autrement il payerait un jeton à chacun pour avoirrompu le mariage; 8. Celui qui renonce paye un jeton à chaque joueur; 9. Celui qui, pouvant forcer, ou couper sur une carte jouée, ne ie fait pas, paye un jeton à chaquejoueur; 10. Celui qui donnemal paye un jeton a chaque joueur et mêle de nouveau; 1 1 . Lorsque le jeu est faux, le coup où il est découvert faux ne vaut pas, s'il n'est achevé déjouer; mais s'il est achevé de jouer, il est bon, de même que les précédents; 12. On ne doit pas jouer avant son tour, et celui qui le lait paye un jeton à chacun.

GUINEE (Nouvelle-) ou Papouasie. Cette grande lie océanienne, dont nous avons parlé a notre article Papouasie, dans le Dictionnaire, a été divisée en 1884, entre la Hollande, l'Angleterre et l'Allemagne. On évalue sa superficie à 750,000 kilom. carrés. La partie hollandaise, située à l'O. de 141» de 1 observatoire de Greenwich, comprend la moitié de l'ile (370 kilom. carrés); la portion allemande appelée Terre de l'Empereur Guillaume (voy. Guillaume, dans ce Supplément), se trouve au milieu de l'Ile; elle mesure I75,u00 kilom. carrés et renferme environ 110,000 hab.; enfin la possession anglaise, au S. de l'île, n'a pas moins de 225,000 kiloin. carrés avec une population de 138,000 hab., en y comprenant plusieurs îles voisines.

GUINGUETTE (Jeux). On peut y jouer depuis trois jusqu'à huit personnes. Pour cela, on prend un jeu de 52 cartes : si l'on ne jouait que troia ou quatre, on ne prendrait que trente-six cartes, en ôtant les petites jusqu'aux cinq : les as ne valent qu'un point, et s.uit les moindres cartes du jeu. Chacun prend une prise de trente à quarante jetons d'une valeur déterminée. La guinguette est la dame de carreau. Le cabaret est composé d'une tierce au valet, au dix, au neuf, etc., en des-

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