‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 256 sur 503 · GUIN · texte numérisé non relu

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Cendant, les rois ni les dames ne faisant de | tierce. On appelle cotillon le talon que l'on met au milieu de la table, après que chacun a reçu ses cartes. Tous les joueurs peuvent le remuer chacun à son tour. Comme il y a un avantage considérable à avoir la main, puisque le premier à jouer est en droit de faire la triomphe de la couleur la plus avantageuse à son jeu, l'on tire à qui mêlera; et celui qui doit faire ayant battu les cartes et fait couper le joueur de sa gauche, en donne quatre à chaque joueur par deux fois deux, et ensuite met le talon au milieu de la table. Il y a au milieu de la table trois petites boites : l'une pour la guinguette, l'autre pour le cabaret, et la troisième pour le cotillon. Après que chacun a reçu ses quatre cartes, il examine s'il n'a point la guinguette, c'est-à-dire la dame de carreau ; et celui qui l'a, après l'avoir montrée, tire les jetons que chacun a mis dans la boite marquée guinguette; lorsque la guinguette n'est pas dans le jeu, si elle vient ensuite à l'un des joueurs en remuant le cotillon, elle reste, et est ainsi double pour le coup suivant. Après que la guinguette a été tirée, ou laissée pour le coup suivant, on cherche le cabaret; ceux qui l'ont, quelque petit qu'il soit, doivent l'annoncer sans en dire la qualité; mais ils peuvent renvier d'un demi-setier, d'une chopine ou d'une pinte : le demi-setier est un jeton que l'on met au cabaret. C'est un renvi qu'on fait sur ce qui y est déjà; la chopine est deux jetons, et la pinte quatre; le plus fort cabaret emporte le plus petit, et s'il s'en trouve deux, trois ou davantage qui soient égaux, celui qui est le premier l'emporte. On peut, au cabaret, renvier de tant de demi-setiers, de pintes et de chopines qu'on voudra, et celui qui fait le dernier renvi pagne, si les autres ne le tiennent point, eût-il un cabaret plus bas qu'eux. Lorsqu'on ne lève point le cabaret, il double pour le coup suivant. Après avoir observé ce que l'on vient de dire, on passe de la guinguette et du cabaret au cotillon : celui qui a mêlé dit: *Aucotillon>, etchaque joueur met un jeton danslaboltedestinéepourle cotillon. Le premier en carte nomme la couleur qu'il veut pour triomphe, sans que cela oblige à jouer ; il dit : « Je joue », et met un second jeu au cotillon. Si un autre n'a pas jeu de jouer, et que cependant il puisse espérer par la rentrée de faire beau jeu, il écarte telle de ses cartes qu'il veut et qu'il met au milieu de la table, en disant : « Je remue le cotillon ». et il lui en coûte deux jetons qu'il met au cutillon; puis ayant pris le talon et l'ayant bien battu, il coupe net et tire pour lui la carte de dessous la coupe qu'il a faite, sans tourner les cartes qu'il tient, ni montrer celle qui lui vient. On peut tour à tour renvier le cotillon jusqu'à deux fois ; c'est-à-dire, quand on l'a remué une fois, il faut attendre queles autres aient parlé, et alors qu'ils l'aient renvié ou non, quand son tour de parler revient, on dit : t Je remue le cotillon », comme auparavant, et on y met deux jetons. Celui qui remue le cotillon est censé avoir dit « Je joue. » Quand on a remué le cotillon, ou qu'on a dit: « Je joue », sans le remuer, on joue les cartes comme à la bête, en sesouvenant de la triomphe que le premier en carte a nommée, et que l'as ne vaut qu'un, et est inférieur aux deux et à toutes les autres cartes. — Règles. 1. Celui qui joue au cotillon et lève deux mains, le gagne, si les deux autres mains sont séparées; 2. S'il n'en prend qu'une et qu'un autre joueur en ait deux ou trois, il doit deux jetons pour le cotillon; 3. S'il n'en prend point du tout, il doit tout le cotillon, de sorte que bien souvent ou a le plaisir de voir qu'il est dû plusieurs cotillons. Ces cotillons sont comme des bétes qui se mettent sur le jeu l'une après l'autre, quoique faites sur le même coup; 4. Quand il est dû un cotillon personne n'y met que celui qui le doit; 5. Si

deux de ceux qui sont du cotillon font chacun deux levées, celui qui les a le premier, l'emporte, et l'autre lui doit les deux jetons du cotillon; 6. Qui accuse la guinguette, doit la montrer avant de la bver, sinon il paie deux jetons à la guinguette, qui, outre cela, est double pour le coup suivant; 7. Celui qui, ayant le cabaret supérieur, après l'avoir accusé, ne le montre pas avant que de le lever, doit également deux jetons au profit du cabaret, qui est double pour le coup suivant; 8. Celui qui, en mêlant, donne trop de cartes, doit un jeton pour le cotillon, et on doit rebattre, si celui à qui on les donne le souhaite; 9. Celui qui renonce perd le cotillon, et est obligé de reprendre sa carte, si bon le semble aux joueurs; 10. 11 n'est pas permis, sous la même peine, de ne point couper une carte quand on peut le faire; on doit forcer à ce jeu; 11. Si celui qui est le premier en cartes oublie de nommer la triomphe, et remue le cotillon, et si celui qui vient après lui le prévient, en la nommant, elle est bien nommée, et il est obligé de jouer: 12. Celui qui fait la vole tire un jeton de chaque joueur, outre le cotillon, et gagne tous les cotilloiis qui sont dus.

GDRJUN,s. m. [gor-djounn]. Baume fourni par plusieurs espècesde diptérocarpes, grands arbres résineux qui croissent dans J'indoustan et dans les lies orientales de l'archipel Indien. Ce baume (balsamum dipterocarpe), appelé aussi huile de bois, est obtenu en creusant une cavité dans le tronc d'un arbre vivant, et en y mettant le feu jusqu'à ce que le bois soit un peu carbonisé. Alors le baume se met à exsuder et on le reçoit dans des vaisseaux de bambou. Un seul arbre fournit parfois de 120 à 150 litres pendant une saison, et on recommence l'opération d'année en année. Le gurjun étant produit par différentes espèces du genre botanique des diptérocarpes présentenaturellement degrandes diliérences pour la qualité et pour l'aspect. C'est un liquide épais et visqueux, qui parait opaque et d'un gris sombre, quand on le voit à la lumière réfléchie. Placé entre l'observateur et une forte lumière, il parait transparent et d'un brun rougeâtre. Son goût est amer, aromatique et un peu acre; il ressemble à celui du copaîba ; mais il est moins désagréable. On l'emploie à la place du copaîba dans l'inflammation calarrhale spécifique du conduit urinaire, à la dose de 10a25 cent., trois fois par jour, en émulsion avec de la gomme d'acacia et avec une eau aromatique quelconque. Dans son pays de production, ou en fait un grand usage comme vernis, ou en guise de goudron pour les joints des bateaux et encore pour préserver le bois contre les attaques des fourmis blanches.

GUYANE INDÉPENDANTE, voy. Counani, dans ce Supplément.

GYMNASTIQUE. — Tous les exercices de corps sont, à proprement parler, des exercices gymnastiques , quiconque joue à la balle, aux quilles, saute à la corde, etc., fait de la gymnastique, comme M. Jourdain faisait de la prose, sans le savoir. Mais pour lui faire atteindre le but salutaire que, de la sorte, elle manque quelquefois, — le développement des forces physiques et par suite l'entretien de la santé aussi bien morale que physique, — la gymnastique doit être réglementée d'une manière rationnelle. Aujourd'hui qu'elle fait partie de l'éducation donnée dans la plupart de nos grands établissements d'instruction publique, elle est définitivement entrée dans nos mœurs et ne demande qu'à devenir populaire ; elle l'est même dans la mesure du possible. La difficulté de se procurer certains appareils coûteux, le délaut de notions d'une mise en pratique facile, ne nécessitant que peu ou point d'appareils, sont les seules causes qui empêchent cette popula-

rité de s'étendre autant qu'il serait désirable. Les notions que nous allons donner ci-après appartiennent à cette dernière catégorie ; les exercices que nous allons décrire peuvent être exécutés soit sans appareils d'aucune sorte, soit à l'aide des appareils les plus élémentaires, qu'on peut se procurer aisément ou construire soi-même; et ces exercices, sagement gradués, répétés avec constance, mais aussi avec prudence, et jamais assez prolongés pour qu'il en résulta une fatigue excessive, donneront les meilleurs résultats. Celui qui se livrera résolument à ces exercices sera fort étonné lui-même — pour peu qu'il soit d'habitudes sédentaires et en proie par conséquent au délabrement de santé inhérent, à la longue, à de semblables habitudes, qu'on ne prend pas toujours par goût, mais qu'on peut rompre de temps er temps par des exercices de cette sorte — di changement qui se fera bientôt en lui : car la gymnastique est certainement le spécifique universel ; tout au moins est-ce le meilleur remède préventif à opposer à un grand nombre de maux, pour ne pas dire à tous, et il faut une grande incurie ou une bien grande ignorance pour négliger un semblable remède, qui coule si peu, que supportent toutes les constitutions, pourvu qu'il leur soit otfert avec masure, et qui, enfin, ne devrait avoir d'autres ennemis que les apothicaires et les inventeurs de spécialités, dont les fortunes scandaleuses proclament si haut la sottise humaine. — La première leçon. Lorsqu'un conscrit arrive au corps, on l'ébauche par la }>remière leçon à pied, c'est-à-dire on commence par lui apprendre littéralement à se tenir debout, immobile, ce qui est moins facile qu'on ne suppose, ce qu'on obtient bien difficilement d'un pauvre diable de charretier ou de garçon de terme au dénanchement bizarre, ou du hardi montagnard qui semble toujours franchir des précipices, grimper ou descendre des rochers escarpés quand il prétend marcher. Ces gens-là s'alfaissent dès qu'ils sont immobiles, et c'est le diable pour leur faire tenir t les talons sur la même ligne et rapprochés, les pieds un peu plus ouverts que l'équerre, les jambes tendues sans roideur, le corps droit, l'oeil fixe, les bras pendants, le petit doigt le long de la couture du pantalon, etc. » Cette € première leçon » est proprement la première leçon des exercices de gymnastique. 11 est de la dernière importance de savoir se tenir d'aplomb dans l'immobilité, avant de risquer le premier pas. Mais c'est ici une question d'élégance plutôt que de santé, et nous n'y insisterons pas davantage. Disons seulement que dans cette position on peut toutefois se livrer à quelques exercices salutaires, tels que de tourner la tête à droite, puis à gauche, l'incliner de ces deux côtés alternativement, l'incliner en avant, puis en arrière, etc. — La mabche. La marche est un exercice excellent, lorsqu'il n'est pas poussé à l'extrême. — Cette restriction s'applique d'ailleurs à tous les exercices du corps ; du moment où il y a excès, il y a fatigue, et la fatigue est un mal, une indisposition caractérisée par une fièvre plus ou moins intense, et qu'il s'agit alors de soigner. La marche, disons-nous, est un bon exercice, qui développe l'action des muscles et facilite le jeu des poumons, en y provoquant un renouvellement plus rapide de I air. Le Globe, de Londres, dans une étude récente sur l'Art de la marche, dit que, tandis que l'art de la danse doit être appris, ainsi que celui de la course, l'art de la marche esl inné; et il ajoute : « Le Français, même dans les classes inférieures, a une manière de marcher qui plaît à l'étranger. C'est un pas vif eljoyeux, où l'on retrouve la vivacité d'esprit de la race. » Eh bien ! malgré le caractère flatteur pour nous de l'appréciation de la feuille londonnf.eniie, nous sommes

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obligé de reconnaître qu'elle se trompe : la marche s'apprend, et, singulièrement, la Française qui sait marcher s'est longuement el laborieusement étudiée dans le silence discret du cabinet de toilette ou de la chambre à coucher. Il va sans dire qu'elle a, par exemple, absolument dédaigné Ips conseils d'une gymnastique rationnelle, favorable au jeu des muscles, son but étant de marcher avec grâce, et non de marcher d'aplomb, et d'une manière régulière et circonspecte. Pour remplir ces dernières conditions, il faut tenir le corps droit, les bras pendant naturellement le long du corps, et par conséquent entraînés eux-mêmes à un va-et-vienl d'accord avec le mouvement des jambes, et qui agit puissamment sur le jeu des muscles pectoraux. Les pas, pour un homme de taille moyenne, doivent avoir environ 75 centimètres et se succéder sans précipitation. — Le pas gymnastique. Pour exécuter le pas gymnastique, il faut, en la levant, ployer la jambe à angle droit, c'est-à-dire la cuisse horizontale et la jambe verticale, la pointe du pied pendante; on lève alternativement les deux jambes ainsi ployées et, alternativement aussi, on les tend, le pied posant sur le sol, la pointe en avant. Le pas gymnastique est très pénible au début ; il exige de la force et de la souplesse beaucoup plus que le pas ordinaire ; cependant on s'y fait promptement, et alors on ne le trouve pas plus fatigant que l'autre ; mais on sent bien que son influence est sen>iblement plus puissante, en même temps qu'il donne une allure beaucoup plus rapide. Un excellent exercice, c'est te pas gymnastique exécuté sur place : il n'exige point une vaste carrière et offre tous les avantages du pas gymnastique lui-même. Il convient même de commencer par l'exécuter ainsi, afin de se familiariser avec les mouvements nécessaires. — Le pas de course. On marque le pas de course de même que le pas gymnastique, c'est-à-dire qu'on l'exécute sur place, et il vaut mieux que ce ne soit, avant de risquer la course proprement dite, que simplement pour se donner de l'exercice. Pour l'exécution de ce pas, lorsqu'on lève la jambe, il faut que la cuisse se trouve légèrement inclinée en avant et la jambe inclinée en arrière, formant ainsi un angle très ouvert qui, à peine indiqué, se détend aussitôt, la pointe du pied posant doucement sur le sol et l'autre jambe ébauchant à son tour la figure dont nous venons de parler ; et ainsi de suite, en précipitant le mouvement ju.-qu'à faire environ deux cents pas par minute. Le corps doit être tenu droit, la poitrine ouverte, les épaules eliacées, les poings fermés, portés un peu en avant, sans roideur, les coudes au corps, ce qui est d'ailleurs exactement la position exigée dans le pas gymnastique. — Pas de course en avant. La course en avant s'exécute, comme nous venons de l'indiquer, avec les moilificalionsqu'en trahie nécessairement la différence d'allure. Le corps est un peu penché en avant, la tête demeurant droite; les poignets, dans l'altitude précédemment indiquée, suivent le mouvement, c'està-dire que, l'un après l'autre, ils se trouvent alternativement projetés un peu en avant, le poignet droit avec la jambe gauche, et le poignet gauche en même temps que la jambe droite. Le pied touche toujours le sol par la pointe, le talon y portant à peine, ce qui donne de l'élasticité au pied, el à la course une légèreté qui influe sensiblement sur sa rapidité. La course est un exercice très fatigant, que, moins que loul autre, il faut pousser .1 l'excès. La poitrine, où aiflue un air Iréquemment renouvelé, liait par se trouver oppressée par une respiration trop rapide ; le sang circule avec une vitesse de tempête, produisant une augmentation de chaleur considérable, des sueurs abondantes, qui épuisent promptement celui qui s'y exerce sans mesure, — sans parler des dangers qu'il court,

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s'il manque de prendre les précautions hygiéniques indiquées en pareille circonstance. Il est prudent, en tout cas, de ne le point laisser exécuter pendant trop longtemps par des enfants chez lesquels la force physique n'est pas encore suffisamment développée. La distance qu'il convient de laisser parcourir, a la course, par des enfants de huit à dix ans ne doit pas excéder 200 mètres; à ceux qui sont assez avancés pour franchir en courant celte dislance sans apparence de fatigue, on permettra 300 mètres; 400 mètres est la distance qui convient seulement à des adultes. Il y a, bien entendu, des considérations secondaires qui peuvent modifier cette règle, mais ce ne peut être qu'en moins. — Le saut. De tous les exercices de corps, le saut est certainement l'un des plus utiles, car dans le cours de notre existence de nombreuses occasions se rencontreront inévitablement où l'art de sauter, pratiqué, avec intelligence, nous pourra rendre un service essentiel. Pour sauter avec grâce et assurance, de même que pour éviter divers accidents fâcheux, tels qu'une luxation, un tour de reins, etc., il faut retomber sur la pointe des pieds, prenant un soin particulier de ployer les genoux et les hanches; la partie supérieure du corps sera inclinée en avant et les bras tendus vers le sol. Le saut s'exécute en longueur et en profondeur, et ces deux sortes d'exercices se subdivisent comme suit: 1° le saut en longueur en courant ; 2° le saut en longueur sur place; 3° le saut en profondeur en courant; 4° le saut en profondeursur place. Le prncipe est à peu près le même quant à l'attitude; les modifications qu'exigent les divers mouvements préparatoires se sentent assez pour qu'il soilinutiled'y insister. Ces exercices s'exécutent en commeuçant par franchirune très courte distance ou par sauter d'une insignifiante hauteur; la distance et la hauteur sont augmentées progressivement.

On arrive ainsi à la longue à des résultats surprenants; en peu de temps, on franchit une distance de trois mètres en longueur, et l'on saute à une profondeur de deux mètres au moins; mais ce n'est rien, comparé à ce qu'un peu de persévérance vous fait inévitablement obtenir. — La voltige. La voltige s'exécute en sautant par-dessus un corps fixe, tel qu'une barre par exemple, en s'aidant des mains posées sur ce corps. On s'approche de la barre par un léger élan, en plaçant ses mains dessus; on s'enlève en pesant sur celleci, et on lance obliquement ses jambes pardessus la barre. Les jambes doivent être jointes : pendant que le corps se trouve suspendu au-dessus de la barre, la main droite le supporte et le dirige, la main gauche restant libre. L'opérateur peut commencer cet exercice avec une barre d'un mètre d'élévation, qu'il élèvera graduellement jusqu'à deux mètres. — Formation des pelotons. Les élèves se placent en ligne, coude contre coude, au nombre de 10 à 20. Au delà du nombre 20, on forme deux ou plusieurs lignes, les unes derrière les autres, de façon que les élèves les plus grands soient en avant, et que les mouvements s'exécutent sans gêne. On donne un numéro d'ordre aux élèves de chaque peloton. Le corps doit être d'aplomb : épaules effacées, bras pendants, tête droite, talons l'un contre l'autre, pieds écartés, formant angle droit. — Dans l'alignement à droite, le peloton s'aligne sur son chef de file, à droite. L'alignement a gauche se règle sur le premier élève de gauche. On fait face à droite ou à gauche, en tournant sur le talon droit ou gauche, de manière à s'aligner les uns derrière les autres, talons réunis, pieds en dehors. — Pour faire demi-tour à droite, on tourne à droite sur les talons, en décrivant une demi-circonférence, ce qui se nomme face en arrière, ensuite, on rejoint les talons, les extrémités des pieds en dehors. — Les élèves s'exercent ensuite, sous les ordres d'un

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professeur, à prendre la distance sur la droite, sur la gauche ou sur le centre; à tourner la tête, à fléchir la tête, en avant, en arrière, à droite et à gauche, à mouvoir les bras verticalement sans flexion, à mouvoir alternativement les avant-bras; à fléchir les jambes ; à se tenir en équilibre sur un seul pied, etc. La gymnastique sans appareils peut donner lieu à un si grand nombre d'exercices qu'un volume ne suffirait pas à les décrire. Nous ne nous étendrons pas davantage à leur sujet et nous passerons de suite à la gymnastique avec appareils. — Suspension a la corde. II s'agit d'une corde bien lisse qui descend du plafond

Fig. 1. — Suspension tendue à la corde.

Fig. 2. — Suspension Aéchie, les jambes à l'équerre.

ou d'une poudre. Elle se prête à des exercices qui ont pour but de fortifier le dos, les reins et les épaules, tout en donnant de l'activité aux membres inférieurs. Sous la corde se

Fie. 3. — Suspension déchie, F'g- *•- Etant suspendu a

le corps placé horizontalement. * «>rde, tourner autour .le

la barre.lesbrasall.H,!;! s.

trouve un obstacle que l'on franchit en se suspendant par les bras. Le premier exercice consiste (fig. 1) à se suspendre en tendant les bras verticalement. Ensuite, on replie le corps en forme de V (fig. 2); on soulève le corps et on l'étend horizontalement (fig. 3). Dans cette position, lecorps se trouve sur l'obstacle; et par un mouvement des bras, des reins et des jambes, en passe de l'autre côté de l'obstacle, qui se trouve franchi (lig.

4); et l'on peut descendre de l'autre côté. On s'éloigne ensuite de l'obstacle et l'on tourne autour de lui en tenant la corde, soit de la main gauche (fig. 5), soit de la main droite. — Le cheval de bois. A l'aide de cet appareil, on peut exécuter toute une série d'exercices des plus intéressants à la fois et des plus gracieux. Ces exercices sont d'une grande utilité, car ils donnent une grande souplesse aux muscles d celui qui s'y livre, et lui apprennent à tirer tout le parti possible de chacun de ses membres; ils ont en outre l'avantage assurément précieux d'exiger de la détermination, une certaine audace, et un garçon courageux y surpassera toujours des camarades héritants ou timorés, quelque forts qu'ils puissent être physiquement, et quelle que soit leur agilité.

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