Tirer sur la corde du bras gauche
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Ce cheval se compose (bien qu'il puisse être un vrai. cheval en bois, grandeur naturelle et recouvert d'une peau auihentique) d'un épais cylindre de bois monté sur quatre pieds solidement fixés sur le sol. Plus près de l'une des deux extrémités de ce cylindre que de l'autre, un morceau de cuir, cloué avec soin, représente la selle, qui se trouve ainsi placée au même point que sur le dos d'un cheval de chair et de sanff, et deux morceaux de bois d'épaisseur inégale figurent le pommeau et le troussequin de cette selle improvisée. Ces deux morceaux de bois sont aussi
— généralement du moins — recouverts de cuir. La hauteur du cheval doit être, comme pour tous les appareils de gymnastique, proportionnée à la taille de l'élève, dont le nez doit se trouver à peu près au niveau de la partie supérieure de la selle, c'est-à-dire du dos du cheval. Par mesure de précaution, dans les gymnases, le côté montoirdu cheval de bois est simplement sablé, et du côté horsmonloir le sol est creusé à une profondeur d'environ 35 centimètres et sur une superficie d'un mètre et demi carré, ou à peu près, et ce trou est rempli de sciure de bois. Voici quelques exercices pour l'exécution desquels l'usage du cheval de bois est indispensable :
— 1° Monter à cheval. Faisant face au côté gauche (montoir) du cheval, porter ses mains, la gauche au pommeau, la droite au troussequin de la selle; se soulever à la force des poignets, le corps pesant de tout son poids sur ces derniers, les jambes appuyées légèrement contre le cheval, le corps droit, les genoux rapprochés. Mettre pied à terre, en ayant toujours bien soin de le faire légèrement et de retomber sur la pointe des pieds; s'élever de nouveau à la précédente position; recommencer plusieurs fois de suite le mouvement. Le corps élevé, pesant sur les poignets, lancer la jambe droite dans une direction latérale droite, la tendre de manière à ce qu'elle fasse avec la ligne verticale du corps un angle, droit si c'est possible ; en faire ensuite autant avec la jambe gauche, puis avec les deux jambes simultanément déployées. Ces exercices préliminaires accomplis à votre satistaction, soulevez-vous sur les poignets comme au début; marquez un temps d'arrêt; puis, lancez franchement la jambe droite par-dessus le cheval; sans toucher celui-ci, lâchez en même temps la main droite, et tombez gracieusement et surtout légèrement en selle. Quand vous aurez exécuté parfaitement cet exercice sur un cheval de bois, vous aurez peu à faire pour apprendre à sauter à cheval à la voltige, sur un vrai cheval de chair et de sang; — 2° ihttre pied à terre. Mettez votre main gauche sur le pommeau figuré, la droite sur la milieu de la selle, prenez votre élan en vous appuyant sur les deux mains, et mettez pied à terre légèrement, la main droite restant appuyée sur Ta selle. Nous ne saurions trop recommander, dans tous ces exercices, de faire bien attention de toucher le sol avec les orteils d'abord et non avec les talons, ce qui pourrait être dangereux; 3° Etant à cheval, placez vos deux mains sur le pommeau et soulevez-vous, à la force des poignets aussi, tant qu'il vous sera possible; 4° Comme complément à l'exercice précédent, balancez le corps en avant et en arrière. Exercice laborieux, mais d'une grande utilité; 5° Après les précédents, amener les pieds en avant et les frapper l'un contre l'autre;
— 6* Exercice avec les genoux. Vos mains appuyées sur le pommeau et le troussequin, soulevez-vous comme pour monter à cheval, et fixez solidement votre genou droit sur la selle. Redescendez, et recommencez le mouvement avec le genou gauche, puis avec les deux genoux. — Renouvelez l'expérience jusqu'à succès complet. A genoux sur la selle, appuyez-vous bien, penchez le haut du corps légèrement en avant, les mains tendues ; sau-
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tez franchement. Cet exercice, qui parait très difficile avant qu'on l'ail sérieusement tenté, n'exige que de la confiance en soi. c'est à-dire hardiesse et sang-froid ; 7° Les mains appuyées sur les deux extrémités de la selle, qu'elles ne doivent pas quitter, s'élancer et toucher des deux piedsle milieu de la selle; 8" Enfourchez le cheval derrière la selle; placez la main gauche sur le pommeau et la droile sur le troussequin. Soulevez-vous à la force des poignets, et, vous élançant par un demi-tour, venez vous mettre à califourchon en avant de la selle, tournant la face à l'endroit d'où vous êtes parti. — Changez de mains, et reprenez par le même moyen votre première position; 9° Etant à terre, placez vos deux mains sur le pommeau de la selle, soulevez-vous, et soudainement élancez-vous hardiment par-dessus le cheval, les jambes croisées, et venez vous placer à cheval la face tournée à rebours, c'est-à-dire vers la queue si votre cheval en avait une. — Retourner par. la même voie à
Fig. 6. — Sauter le cheval, Fig. 7. — Sauter le cheval, en 4 temps. en 3 temps.
sa première position; 10° Appuyez les mains au troussequin et au pommeau; enlevez-vous et venez vous asseoir derrière la selle; meltez pied à terre; prenez la même position préliminaire, et asseyez-vous devant la selle. Cet exercice, en apparence très facile — et en réalité aussi, après tout, — est très utile
Fig. 8. — Franchir le cheval, Fig 9. — Franchir le cheval en 2 temps. eu arrière & l'appui Oechi.
à pratiquer sérieusement etsouvent : il donne une bonne habitude du saut en avant et en arrière, et dispose à exécuter facilement les autres exercices; 11° Les mains posées sur les deux extrémités de la selle, se soulever aussi haut que possible et passer la jambe droite entre les bras, laissant pendre la gauche. Retirer la jambe droile par la même voie et renouveler l'expérience avec la gauche, la jambe droite pendante à son lour; 12» Soulevez-vous de terre à la manière habituelle, croisez les pieds, '^faites-les passer ainsi croisés entre les bras, et mettez pied à terre de l'autre côté du cheval; 13° Prenez un élan de quelques pas, saisissez des deux mains le pommeau et le troussequin de la selle, enlevez-vous vivement par un saut de voltige et, passant par-dessus le cheval sans le toucher, les genoux serrés, retombez de l'autre côté, sur la pointe des orteils toujours; 14° Etant derrière le cheval, les deux mains appuyée sur le troussequin, sauter par-dessus la queue du cheval et venir retomber légèrement en selle; 15° Les mains placées à l'ordinaire; enlevez-vous franchement, faites passer les pieds entre les bras, et tenez-vous suspendu ainsi, à la force des poignets, sans toucher la
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selle, les genoux étroitement rapprochés; 16° Prenez un élan de quelques pas, posez vos mains sur le sommet du pommeau et du troussequin et sautez par-dessus en exécutant le saut périlleux. — Cette fois-ci, par exemple, la fosse remplie de sciure du côté hors monloir pourra vous servir, quoique avec un peu de hardiesse et de sang-froid vous reconnaissiez bien vite que cette espèce de saut périlleux ne l'est pas autant qu'il en a l'air. On peut sauler le cheval de côlé, en 4 temps (fig. 6), en 3 temps (fig. 7), ou en 2 temps (lîg. 8); on peut aussi le franchir par un saut périlleux (fig. 9). — Les barres parallèles. Les barres parallèles constituent l'un des
Fig. 10. — Marche alternative sur les poignets bras, allongés en avant.
fig. 11. — Marche alternative sur les poignets, bras allongés en arrière.
appareils de gymnastique les plus simples et les plus salutaires pour le développement de la poitine et de la force musculaire des bras. Elles se composent de deux traverses de bois placées parallèlement sur deux montants solidement fixés sur le sol, rapprochées assez près l'une de l'aulre et assez élevées pour pouvoir, en appuyant la paume des mains, s'enlever aisément. Les principaux
Fig. 12. — Marche simultanée sur les poignets, bras allongés, en avant.
Fig. 13. — Marche simultanéesur les poignets, bras allongés, en arrière.
exercices qu'on peut exécuter à l'aide des barres parallèles sont les suivantes: 1° Placer la paume des mains sur les barres, les ongles en dessous, le pouce se trouvant naturellement en dedans des barres, les quatre autres doigts en dehors, les pieds joints; se soulever, en appuyant fortement sur les mains, les pieds réunis, pendant naturellement, la pointe baissée. Demeurer un certain temps dans
Fig. M. — Se balancer sur Fig. 15. — Se balancer sur la barre de droite. la barre de gauche.
cette position, jamais au point de s'en sentir fatigué à l'excès ; 2° Dans la position ci-dessus tléchir les bras et les jambes, afin que les pieds ne louchent pas le sol ; les tendre à nouveau, et ainsi de suite, toujours sans excès de fatigue; 3° Dans la position du premierexercice, parcourir l'étendue des barres en avant et en arrière, en s'appuyant alternativement sur l'un et l'autre bras", c'est-à-dire en agissant comme si l'on marchait sur les mains (lig. 10 et 11); 4° Parcourir lei barres en avant et en arrière par de petits sauts successifs sur les fieux mains à la fois, le corps toujours droit, les jambes et les piedsjoints pendants (fig. 12 el 13); 5° Après avoir parcouru ainsi les barres par saccades, se lancer en avant, fuir en
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arrière, en lâchant les barres, et retomber sur la pointe des pieds, ployant légèrement le genou; 6- Elant à la première position, c'est-à-dire suspendu entre les barres, prenant un point d'appui sur les poignets, corn-
Fig. 16. — Franchir les barres en avant à droite, en 3 temps.
Fig. 17. — Franchir les barres en avant à gauche, en 3 temps.
muniquer à son corps un balancement, léger au début, d'avant en arrière, et réciproquement, lequel sera augmenté progressivement, Jusqu'à ce que le corps semble se mouvoir naturellement comme sur une sorte de pivot ; 7° Après le mouvement de balancement ci-dessus, porter sesdeux jambes, bien serrées l'une contre l'autre, pardessus l'une des "[f barres en avant,
„„ I, i„.i,.1ioi. Fis. 18. — Barres parallèles. Encans la toucher, 8eïer ,es jambe£ à 1>qaerre
puispar-dessusl au- entre les barres, bras allongés.
tre. Agir de même
en arrière des deux barres alternativement (fig. H et 15); 8" Après un temps de balancement, saisie le moment où les jambes se trouveront plus haut que les barres pour sauter en arrière par-dessus la barre droite, sans la toucher soit
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derrière votre main. Relevez-vons ensuite, sans secousse, et revenez à la première position; 10° Exécutez à un bout des barres le balancement précédemment indiqué, puis, par une impulsion soudaine, sautez à l'autre bout où vous retomberez le? mains sur les barres. Mais prenez bien vos mesures et sautez fran cueillent, autrement vous pourriez retomber sur le dos, par terre entre les deux barres, ce qui serait dangereux, ou, en tous cas, hor-^ de propos : 11° Etant assis par terre entre les barres, saisircelles-ci «les deux mains se soulever à la force des poignets en eonservant l'attitude assise. Rester su-pendu dans cette attitude aussi longtemps que possible (fig. 18| ; 12° Dans la position précédente, se porter en avant, puis en arrière, par saccades, les genoux serres, le corps droit, jusqu'à ce qu'on ressente desdouleurs dans les membres, indiquant que l'expérience a suffisamment duré; 13° Suspendu aux barres dans l'attitude assise, les genoui serrés l'un contre l'autre, passer la tête entre les bras et faire la culbute sans quitter les barres et sans toucher le sol des pieds; marquer un temps d'arrêt, et revenir à la position première par une culbute dans le sens opposé; 14° Mettez-vous à califourchon sur l'une des barres. Placez alors le talon du pied droit d'aplomb sur cette barre, le cou-de pied gauche la tenant, pour ainsi dire, accrochée par-dessous. Dans cette position, levezvous, en tirant sur le cou-de-pied gauche, et dressez-vous sur la barre. Cet exercice, pratiqué avec soin, jusqu'à ce qu'il soit devenu tout à fait familier et d exécution facile, sera très utile en mainte occasion à quiconque se livre aux exercices gymnasiiques. Mais il faut bien prendre garde de ne pas perdre I équilibre en l'exécutant, ce qui sera peut-être assez difficile au début, quoique l'habitude doive, en fin de compte, avoir raison bientôt de toutes les difficultés. — D autres exercices consistent à se tenir la tête en bas, entre les barres, en se soutenant par les deux mains, et sur l'épaule gauche (fig 19); à franchir la barre en arrière à droite (fig. 20) et en arrière à gauche (fig 21); à marcher alternativement sur les barres, bras allongés (fi?. 22). — La poutre horizontale. C'est une pièce de bois placée à une certaine distance du sol. Le
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Fig. 19. — Flexion des bras, sur le milieu des barres en prenant un point d'appui lut l'épaule gauche.
Fig. 20. — Franchir la barre en arrière à droite, bras allongés.
avec les pieds, soit avec le corps. Exécuter ensuite le même saut en avant, étant rentré entre les barres par un saut de voltipe (fig. 16 et 17); 9* baiser la barre derrière la main. Ktant dans la première position, descendez
fig
Jl. — Franchir la barre arrière à gauche, bras longés.
Fig. 52. — Marche alterna tive sur les barres, bras allongés.
le corps doucement entre les barres, en ployant les bras et les genoux pour que les pieds ne touchent pas la terre; jusqu'à ce que votre bouche se trouve à hauteur coi venable; tiûrs baisez alt«rnativement chaque barre
en arrière, après s'être enlevé à la force des poignets; on se rassiedsur les cuisses, et ainsi
Fig. 27. — Marche alternatives surlecôté, vers la gauche ou vers la droite.
- IvirtMisserueuv
jarret droit.
Fig. 29. — Faire face en arrière, en prenant un point il'.tppui surles poignets et se remettre à cheval.
de suite (fig. 24). On s'exerce à marcher sur la poutre en avant (fig. 25) ou en arrière (fig. 26), avec le seul secours des poignets; à marcher sur le côté (fis. 27), à s'enlever sur les poignets, face à la poutre, à se mouvoir de côté, et à se rétablir ensuite, soit sur le jarret droit (fig. 28), soit sur le jarret gauche, à reprendre sa position à cheval (fig. 29) ; et à descendre élégamment de la poutre, soit à droite, soit à gauche. — Le trapèze. Le trapèze est un appareil fort simple, composé d'une barre de bois horizontale, suspendue par deux cordes fixées à ses extrémités, et attachées par l'autre bout à la barre transversale supérieure d'un châssis spécial, ou simplement au plafond, — car le trapèze est un appareil éminemment transportable et qu'on peut établir partout. A l'aide de cette machine ingénieuse, on exécute une foule d'exercices variés très importants, en ce qu'ils contribuent puis>amment au développement des forces musculaires, principalement a la souplesse des articulations des épaules et des bras, à la régularisation du jeu des poumons pour le développement des muscles pectoraux, etc. La plupart des exercices du trapèze comportant la position renversée, fête en bas, font contracter en outre l'habitude de cette posture sans souffrance et sans gêne, prévenant ainsi les congestions au cerveau et
Fig. 23. — Marche sur la poutre en avant , étant assis.
Fig. 24. — Se porter en arrière en prenant un point d'appui sur les bras.
premier exercice consiste à marcher debout sur cette poutre en avant, puis en arrière, le corps bien d'aplomb, les bras formant ba-
Fig. 25.— Marrhe alternative en avant sur la poutre, sans le secours des jambes.
Fig 26. — Marche alternative en arrière sur la poutre, sans le secours des jambes.
lancier. Ensuite on s'habitue à passera cheval en avant, en enlevantle corps sur les poignets, jarrets ployés, cuisses horizontales, jambetombant naturellement (lit:. 23). On avance ainsi sur les mains, en s'asseyantsurles cuisseaprès chaque mouvement. Pour passée à cheval en arrière, on laisse les jambes tendues
Fig. 30. — Rétablissement
sur les reins en saisissant Fig. 31. — Prendre un potn» les cordes, au-dessus de la d'appui sur le trapèie.
barre du trapèie.
les simples étourdissements, si fréquents chez les personnes sédentaires, dont l'existence s'écoule dans l'ignorance de tout exercice violent — et n'a souvent qu'un cours borné pour la peine. L'exercice du trapèze, par exemple, exige une pratique constante et prolongée, avant qu'oc y atteigne, non pas la perfection, mais une habileté passable. On est, il est vrai, récompensé de cette constance par un état de santé enviable et la bonne humeur qui naturellement en découle; car il n'est pas indispensable de posséder une habileté incomparable pour jouir des bienfaits de ces exercices : à ce point de vue-là, il suffit d'être assez habile pour ne pas se casser le oez avec trop de persistance. En aucun cas,
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le trapèze, c'est-à-dire la barre suspendue du trapèze, n'a besoin d'être plus élevée du sol qu'à 2 mètres ou 2 mèlres et demi au plus ; il peut descendre plus bas, par exemple lorsqu'il s'agit d'y instruire des entants, el sur-
Fig. 32. — S'asseoir sur ta barre.
Fig. 33. — 3e position.
lout de leur inculquer les premiers éléments des exercices qu'ils seront appelés à exécuter à l'aide de cet appareil. D'ailleurs la hauteur de tous les appareils de gymnastique doit être en rapport avec la taille de la personne appelée à s'en servir; et pour l'objet qui nous occupe en ce moment, disons que la barre du
Fig. 34. — Exercices variés sur le trapèze.
trapèze pendra a environ 50 centimètres de la têle de la personne qui doit s'y exercer. Les principaux exercices exécutés au moyen du trapèze sont les suivants : 1. Etant placé debout sous le trapèze, les jambes rapprochées, saisir la barre des deux mains élevées perpendiculairement. Se laisser pendre ainsi, les
t. g. 35. — Rétablissement sur les reins en saisikSant la barre des deux mains de ebaque ce té des jambes.
Fig. 36. — Descendre en avant, par la flexion des bras, les ongles en avant.
jambes bien rassemblées ; puis se balancer, d'abord lentement, puis en augmentant de rapidité, jusqu'aux premières atteintes de la fatigue. Ralentir alors le mouvement, lâcher la barre et retomber sur la pointe des pieds. Dans tous les exercices du trapèze, ceci soit dit une fois pour toutes, les bras, pendant le balancement, doivent toujours être tendus dans toute leur longueur. Une autre remarque : les bras, le corps de t exécutant, les cordes du trapèze doivent toujours, dans le même cas que ci-dessus, se trouver =ur une même Ji^'iie. ï. La barre saisie des deux mains, comme il est précédemment indiqué, s'enlever de terre à la force des poignets, en racco menant les
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bras, le corps droit, et amener le menton au niveau de la barre, en renversant la tête en arrière et en courbant légèrement le corps en avant de manière à ce que l'estomac porte sur la barre , les bras tendus. Faire un tour sur soi-même, avec la barre comme axe, se laisser pendre à nouveau à bout de bras et retomber a terre sur la pointe des pieds. 3. Suspendu au bâton du trapèze, par les mains, les pieds joints, élever progressivement les jambes, sans cesser de tenir les deux bras tendus de toute leur longueur, et les amener à la position horizontale. Rester le plus longtemps que l'on pourra dans cette position; puis abaisser lentement et graduellement les jambes, et lorsque le corps est revenu à sa position première, lâcher les mains et retomber doucement à terre. 4. Les bras perpendiculaires et les mains accrochées au bâton du trapèze, se soulever à la force des poignets de manière seulement à faire quitter le sol aux pieds; rejeter vivement les épaules en arrière élever en avant les jambes ployées, les faire passer entre les bras tendus tour à tour pour leur faciliter le passage, et les ramener en arrière en les déployant autant qu'il sera possible. Marquer un temps d'arrêtdans cette position; puis lâcheren même temps lesdeuxmains et retomber doucemenlà terre, les bras en avant 5. Etant soulevé dans la position de l'exercice précèdent, faire passer ses jambes repliées, — ou plutôt lecorpstoutentieràlasuile des jambes, en avant et en arrière, pat-dessus et par-dessous la barre du trapèze, les mains toujours accrochées à cette barre, les bras tendus. (Figures 30 et 33). 6. Suspendu au trapèze, la tête en bas, les jambes repliées amenées entre les bras, étendre les jambes en l'air dans toute leur longueur, les replier lout à coup par-dessus la barre, lâcher les mains. Se tenir ainsi la tête en bas et se balancer pendant quelque temps dans cette position, d'abord lentement, puis de plus en plus rapidement, le corps pendant naturellement, sans roideur, les talons appuyés contre la partie postérieure des cuisses, les bras croisés. Reprendre sa position première par une secousse en avant, en reprenant la barre de chaque c6té des genoux pour revenir assis dessus ; se laisser pendre de nouveau la tête en bas, passer les jambes entre les bras, sous la barre ; lâcher les mains et retomber légèrement sur la pointe des pieds. 7° S enlever comme nous l'avons indiqué pourl'exercice numéro 2, et se placer en travers de la barre sur l'estomac; puis étendre les bras dans toute leur longueur, saisir la corde droite avec la main droite (fig. 31), tirer dessus en se tournant en même temps pour s'asseoir sur la barre (fig. 32). Placer alors la main gauche où se trouvait tout à l'heure la droite, incliner le corps en arrière, el laisser glisser la barre jusqu'aux jarrets, en glissant les mains le long des cordes jusqu'au bâton qu'elles saisiront simultanément ; renverser le haut du corps en arrière brusquement, en lâchant les deux mains, et rester ainsi suspendu par les jarrets, la tête en bas. Dans cette position, répéter les exercices indiqués à l'article précédent, — ou bien relever le corps en avant en résistant des jarrets, s'em-
fiarer de la barre des deux mains, déployer e corps en arrière, faire passer les deux jambes entre les bras sous la barre, les amener à la première position, lâcher brusquement les mains et retomber à terre aussi mollement que possible et sur la pointe des pieds. On peut toutefois faire un tour sur soi-même en prenant pour axe le bâton du trapèze, el retomber de l'autre côté. Mous ne saurions d'ailleurs épuiser la série des exercices du trapèze, dans un ouvrage de la nature de celui-ci ; et nous ne faisons aucune difficulté d'avouer qu'une heure de pratique vaudra toujours mieux et fera faire beaucoup plus de progrés que la plus claire, la plus com-
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plète et la plus brillante théorie, couchée sur le papier dans toute la gloire des plus beaux caractères typographiques. Mais il est des recommandations qui doivent précéder la la pratique, il est des indications qui servent à en régler utilement la direction ; et c'est en quoi la théorie est bonne, nous dirions presque indispensable. Ajoutons, à ce que nous avons indiqué de spécial au trapèze, qu'en lait tous les exercices exécutés sur la btirre de suspension, qui n'est autre chose qu'un trapèze grossier et qui, peut-être, fut le premier appareil de cette sorte en usage en des temps éloignés, peuvent être répétés sur ce dernier appareil. Comme recommandation générale, dans les exercices du trapèze, il faut avoir les pieds bien joints ensemble, tenir le bâton de l'appareil solidement, mais non serré, de manière à ce qu'il puisse tourner librement dans les mains ; enfin celles-ci doivent se refermer sur le bâton en question à une distance convenable l'une de l'autre, sans exagération toutefois, — nous dirons à la distance qui sépare les épaules, — ce qui s'obtient facilement, presque sans y penser, en se bornant à tendre les bras perpendiculairement lorsque, immobile au-dessous du trapèze, on se dispose à saisir la barre. — L'échelle. On exécute à l'aide d'une échelle divers exercices intéressants, ne réclamant point d'aulre préparation qu'une échelle solide et droite, que, pour les principaux exercices, il est en outre important de placer bien d'aplomb et bien solidement contre le mur. Les exercices que nous pouvons indiquer comme pouvant être exécutés en tous lieux, en tous temps, par n'importe qui, à l'aide de la première échelle venue réunissant les conditions que nous venons de stipuler, par exemple, sont les suivants ; 1° Monter à l'échelle appuyée au mur suivants la méthode usuelle, qui peut se passer d'indications développées, — et en redescendre de même; 2° Monter et redescendre
Fig. 37. — Monter alterna- Fig. 38. — Monter par sace.ttivtment à la force des des, en plaçant lus mains sur
bras, en 2 temps. lememeèebelon.eii- temps.
l'échelle dans la même position, mais sans le secours des mains. Ceci est un peu plus difficile ; il y a là une question d'équilibre qu'il importe de soigner de près. Pour monter, on tient les coudes au corps, les poings fermés, légèrement projetés en avant, le haut du corps penché également en avant; pour descendre, — à reculons, bien entendu, — la position est la même; mais il n'est pas prudent d'aborder cet exercice avant d'être bien familiarisé avec la montée sans le secours des mains; on fera même bien de s'essayer à descendre les talons tournés du côté de l'échelle, l'œil, par conséquent, tourné vers le point où la descente aura lieu, avant de descendre à reculons; 3° Monter à l'échelle a l'envers, avec le secours des mains et des pieds. — On porte alternativement, d'un échelon à un autre, le pied droit en même temps que la main gauche et réciproquement; on descend par le même mouvement exécuté en sens inverse; 4° Monter sans le secours des pieds (iig. 37 et 38). S'eniever à la force des poignets accrochés à l'échelon le
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plus élevé possible, et sans secousses, à une hauleur égale à la distance qui sépare un échelon de l'autre; lâcher d'une main le premier échelon saisi, empoigner vivemeni de celte main l'échelon immédiatement supérieur, l'autre bras raccourci pour maintenir le corps en équilibre. L'échelon supérieur ainsi saisi d'une main, l'autre main quitte à son tour l'échelon inférieur et vient se placer à côte de la première, qui soutient alors le poids du corps; et ainsi de suite tant qu'il reste un échelon, jusqu'à ce qu'on ait atteint Je sommet de l'échelle. — La descente s'exécute par le même mouvement dirigé par des moyens inverses. Dans cet exercice, le dernier surtout, il importe que les jamhes soient serrées l'une contre l'autre, le corps maintenu bien droit ; il faut aussi prendre bien garde de ne pas procéder par secousses, si petites soient-elles, ce qui pourrait avoir des résultats funestes et, en tout cas, empêcherait certainement de mener l'entreprise à bon terme; 5° Monter et redescendre une échelle non appuyée est un exercice qui semble presque impossible à première vue, et auquel au contraire, on s'habitue promplemeut. On commence par se servir d'une échelle solide, massive et courte, qu'on maintient facilement en équilibre, avec les deux mains refermées sur cliacun des deux montants ; on grimpe alors, échelon par échelon, les mains s'élevant proportionnellement et maintenant toujours fermement l'équilibre ; 6° Monter d'un côté à l'échelle mobile et redescendre du côté opposé. Lorsqu'on a atteint le sommet de l'échelle de la manière ci-des-us, on penche légèrement le haut du corps à droite (on peut le faire à gauche, si ce mouvement parait plus facile ainsi), on allonge la jambe droite, on pose le pied droit sur l'échelon le plus à portée, on saisit de la main droite le montant qui, tout à l'heure était ttnu dans la main gauche, le côté gauche suivant à mesure chaque mouvement du côté droit; et on ne tarde pas à se trouver de l'autre côlé, d'où l'on peut facilement descendre. Cet exercice est périlleux au début; il faut donc s'y exercer d'abord sur une échelle maintenue d'elle-même ou par le secours de bras complaisants, en équilibre parfait et inébranlable Maintenant, comme au bout du cnmpie il n'exerce qu'une influence peu sensible sur le développement des muscles, ou du moins qu'il peut être avantageusement remplace
f>ar d'autres moins périlleux, nous conseilerons de n'aborder cet exercice qu'avec circonspection, lorsqu'on est déjà bien fort sur d'autres exercices d'équilibre, — ou même de le négliger absolument. On monte l'échelle d'un côté pour la redescendre de l'autre dans toutes les positions que nous avons précédemment passées en revue; en tenant compte des différences qui distinguent les divers procédés d'ascension, il est facile d'effectuer la descente Eans plus exiger d'instructions détaillées. — Les anneaux. Cet exercice fortifie les bras et la poitrine, beaucoup
Fiç.39. — Ken en amer?
plus que donne une membres
verser le corps en 2 temps.
Fig. 40. — Rétablissi mont alternatif sur les poignets.
consiste à saisir un anneau de chaque main, à s'enlever à la force des poignets, à se renverser en arrière (fig. 39) et à retomber sui les pieds, puis à revenir à la première position en se renversant en avant. Le deuxième
Fig. 41. — Descendre en Fig. 42. — Suspension ten-
avant, la léte en bas, les due, les bras sur les côtés,
bras fléchis, le corps ver- les coings à la hauteur des
tical- épaules .nui i de fer).
exercice est le suivant : s'enlever à la force des bras ; porter la poitrine à la hauteur des mains ; dans cette position développer les bras alternativement; et se rétablir sur un poignet, puis sur l'autre (fig. 40). — Ensuite, s'étant élevé à la force des bras, on place les pieds dans les anneaux, le corps vers le sol, tlechi en arrière. — On s'exerce — ayant la poitrine à la hauteur de l'anneau — à se te-
Fig. 43. — Translation par brasse d'un anneau à l'autre,
nir suspendu par le bras droit en flexion active. On répète cet exercice des deux bras alternativement. On fait passer la jambe droite par-dessus la main droite; on quitte l'anneau de cette main ; on le ressaisit, après avoir laissé tomber la jambe; on exécute le même exercice à gauche. On se \ j.iverse en arrière, pour se tenir horizontalement la face vers le sol. On se place horizontalement, le dos tourné vers le sol. On place le corps verticalement, les pieds en bas, les bras étendus (fig. 42) ; enfin, on s'habitue à passer d'un anneau à l'autre (fig. 43). — L'échelle de bois horizontale. On se place sous l'une des extrémités de l'échelle, de façon à pouvoir se diriger à droite ou à gauche; on saisitdeux échelons consécutifs, les pouces en dedans ; on saisit, avec la main droite, l'échelon en avant à droite, et, avec la main gauche, l'éche-
les autres parties du corps ; il activité générale aux reins et aux inférieurs. Le premier exercice
Fig. 44. — Marche alternative en avant, en plaçant les mains sur un échelon différent.
Ion que vient de quitter la main droite, en élevant le corps à la force du poignet, et ainsi de suite. — On se place sous une extrémité de l'échelle, eu ayant en face l'autre extrémité. On se suspend au dernier échelon avec les deux mains, les doigts en-de-sus, le< jambes pendantes, les pieds joints; on s'enlève à la force des bras; on pose les mains sur chaque échelon, jusqu'au dernier. — Ou exécute le même exercice en arrière. On peut aussi avancer ou reculer de plusieurs échelons à la fois (fig. 44), se diriger en portant les mains alternativement sur le même montant
ou sur chaque montant, etc. — Babre fixe. La barre fixe est un appareil composé de 'leux solides poteaux d'environ 2 mètres d'élévation, fixés en terre, en travers et au sommet desquels se trouve une barre de bois de sapin, sans noeuds ni défauts d'aucune sorte, bien arrondie, mais non polie, et fortement mortaisée dans l'extrémité supérieure des montants. Cette barre de sapin doit avoir 7 à 8 centimètres de diamètre. Nous avons dit qu'elle devait se trouver élevée à environ 2 mètres du sol; cela dépend toutefois de la taille des personnes qui doivent y exécuter les exercices habituels; pour des enfants, elle doit naturellement se trouver plus bas que pour de grandes personnes; en un mot, la barre de suspension doit se trouver élevée du sol à la hauteur nécessaire pour qu'on ne puisse l'atteindre — mais aussi pour qu'on le
Fig. 45. — Balancer les jambes en avant el en arrière, en 1 temps.
puisse faire aisément — que par un élan modéré. Voici les principaux exercices à l'exécution desquels sert cet appareil : 1° Sai-ir, au bout d'un élan modéré, la barre à pleines mains, les doigts en dessus ; s'y suspendre, d abord des deux mains, puis d'une seule main alternativement; 2° Se porter en avant, puis en arrière, d'un bout à l'autre de la barre, non pas en faisant glisser les mains sur la barre, mais en les soulevant alternativement pour ieur faire franchir, à chacune leur tour, une petite distance. Exécuter cet exercice d'abord avec les deux mains, puis avec une seule; 3° Suspendu à la barre par les deux#
Fig. 47. — Barre 6ie. — Descendre tes jambes en arrière.
Fig. 46. — Rétablissement sur le jarret droit, en 3 temps.
mains, se soulever lentement à la force des poignets, genoux serrés, et amener la poitrine en contact avec la barre ; se reporter lentement et sans secousse à la première position, se soulever à nouveau, et ainsi de suite, renouvelant le mouvement autant de fois qu'il sera possible; 4° Suspendu comme ci-dessus, porter lestement les pieds en avant en les élevant jusqu'à ce que les cous-de-pied arrivent en contact avec la barre. Renouveler l'expérience plusieurs fois, et les difficultés du début disparaîtront bientôt. Avoir bien soin d'agir avec précaution, sans secousse, autrement on risquerait de se donner un tour de reins; 5° Suspendu par les mains, se balancer en avant et eu arrière (fig. 43), d'abord lentement, puis en augmentant graduellement de vitesse, jusqu'à ce que les talons se trouvent notablement plus élevés que la tête, en arrière comme en avant. Lorsqu'un peu île pratique auia familiarisé avec cet exercice, de man ère que le balancement ail lieu naturellement, sa'is provoquer aucune gêne, sans hésitai ion, lâcher la barre, quand le mouvement ramène le corps en arrière, et la rattraper au retour en avant, — Usera prudent de ne la làcherque de quelques centimètres pour commencer; mais il faudra arriver parla pratique à laisser
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entre les mains et la barre une distance de 25 à 30 centimètres; 6° Etant suspendu par les deux mains, passer une jambe par-dessus la barre, s'y raccrocher par le jarret (fig. 46 ; donner ensuite une bonne secousse en arrière et venir s'asseoir d'une jambe sur la barre. Faire passer ensuite l'autre jambe par-dessus la barre et la rapprocher de la première; 7° Soulevez-vous lentement à la force des poignets, et faites faire à votre corps le tour de la barre, les pieds passant les premiers par-dessus. Si l'exercice semble diflicile, le suspendre quelques minutes et le remplacer par d'autres plus familiers, puis recommencer jusqu'à pleine réussite ; 8° Etant à la première position, passez le genou gauche dans le bras droit, de manière que le genou se trouve appuyé sur la saignée du bras; passez ensuite le genou droit par-dessus le cou-de-pied gauche; lâchez la main gauche et, de cette main, saisissez le pied gauche. Suspendu alors par la seule main droite, vous aurez assez l'air d'un paquet accroché à la barre. — Mais prenez bien garde que le paquet en question ne tourne et ne torde le poignet au point de provoquer une luxation; 9° Passer les pieds entre les bras (fig. 47), et poursuivre le mouvement jusqu'à ce que tout le corps y passe et que les pieds pendent librement à peu près à même distance du sol où ils se trouvaient auparavant (fig. 48). Marquer un temps, puis revenir par le même chemin à la première position. — Une grande pratique des autreexercices est nécessaire avant d'aborder celuici, surtout à cause des articulations des épaules qui ont besoin d'une grande force en même temps que d'une faculté de tension que la pratique seule peut Ieurdonner; 10° La sauterelle. Etant assis sur la barre, la saisir des deux mains, les doigts en avant; se laisser glisser doucement, jusqu'à ce que le dos seul, au-dessousdesépaules, se trouve en contactavec la barre, les bras droits, les coudes se dressant au-dessus de la tête, à la façon des longues pattes d'une sauterelle. Se relever graduellement et sans secousse, puis se rasseoir sur la barre; 11° Se suspendre par les jambes. Exercice assez facile, très salutaire, car la pratique en prévient les congestions cérébrales. Il faut commencer par se suspendre par les deux jambes repliées snr la barre; ce qui peut se faire à l'aide des oivers moyens déjà indiqués, et noLamment en faisant passer les deux jambes entre les bras, puis par-dessus la barre; on lâche alors le3 mains et l'on se trouve suspendu suivant le programme. Ensuite on retire une jambe, la gauche par exemple, de dessus la barre, on la croise sur le cou-de-pied droit, et l'on reste ainsi suspendu à une seule jambe. Lorsqu'on a acquis l'habitude de cet exercice ainsi exécuté, et une grande sûreté de mouvements, on opère de la manière suivante, qui serait périlleuse à un débutant : on s'asseoit sur la barre, puis on se laisse tomber lourdement et d'un seul coup en arrière, les jambes repliées s'accrochant à la barre. Ce mouvement doit s'exécuter avec la soudaineté et la pesanteur d'un fil à plomb lâché d'une certaine hauteur; pour cela, il faut être bien sûr de soi et s'abandonner complètement, la moindre roideur pouvant être fatale, le corps pouvant être porté à vaciller, ce qui ferait peut-être décrocher les jambes et provoquerait une chute dangereuse; 12° Se pendre par les pieds. Etant ,-uspendu par les mains, faire tourner le corps autour de la barre jusqu à ce que les cous-de-pied, amenés en contact avec elle, y soient solidement accrochés. Al urs, lâcher les mains avec précaution et se laisser pendre librement, pesamment et de toute sa longueur, la tête en bas. Pour rattraper la barre avec les mains, le meilleur moyi'ii est de saisir une de ses jambes des deux mains et de se hisser le long de cette jambe, comme si l'on grimpait à la corde ou
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à la perche, jusqu'à la barre, que l'on empoigne à son tour fermement, en décrochant en même temps les pieds; 13° Le fauteuil à bras. Se tenir droit, les couder au corps, les poignets en avant, appuyé sur la barre juste
Fig. 49. — Marche alternative en avant, bras fléchis.
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puis les pieds, en ayantsoin, à mesure qu'on avance dans son ascension, de redresser un peu la planche, afin de maintenir l'équilibre, ce qui est le point important et difficile de l'opération. Les gymnastes les plus vigoureux grimpent à la planche par la seule force du poignet, sans le secours des jambes (fig. 52).
Fig. 48. — Renversement en passantles pieds au-dessous de la barre, descendre à fond, ta tête rapprochée le plus possible des extrémités inférieures.
au-dessous des coudes et les mains dirigées de haut en bas, se trouvant par conséquent un peu au-dessous du niveau delà barre, afin de prévenir le balancement du corps. Garder l'équilibre dans celte position. Pour en sortir, appuyer la poitrine sur la barre, pencher le haut du corps en avant, ébaucher une culbute qu'on achève en se rattrapant à la barre par les mains redevenues libres. Cet exercice, moins salutaire, moins intéressant que les précédents, peut toutefois être d'un grand secours dans beaucoup de circonstances où le maintien de l'équilibre est une question capitale; 14° Des diverses méthodes de quitter la barre. Il est admis que, les exercices terminés,on ne saurait abandonner la barre sans y mettre toute la grâce et l'élégance dont on est capable. En conséquence, la quitter tout simplement en lâchant les mains et sautant sur la pointe des pieds est une faute. Il y a de nombreuses manières de prendre congé avec grâce du majestueux appareil; il sera bien suffisant d'en indiquer deux ou trois: S asseoir sur la barre, se laisser tomber brusquement et se pendre par les jambes; puis, donnant à son corps une impulsion en avant, quitter la barre, tomber sur les mains, et par un mouvement de ressort se rejeter doucement sur les pieds. Se suspendre par les mains; se soulever pour amener la poitrine en contact avec la barre; s'élancer en arrière à la force des bras; retomber sur la pointe des pieds. Suspendu à la barre par les mains, on peut encore passer les jambes entre elles deux et, lâchant la barre, arriver a terre sur la pointe des pieds, obéissant simplement à l'impulsion donnée par l'espèce de culbute ainsi ébauchée. On peut aussi s'exercer a avancer ou à reculer sous la barre, soit en tendant les bras, soit les bras fléchis (fig. 49). — La planche inclinée. 11 s'agit, dans 1 exercice de la planche, de grimper avec le seul secours des mains et des pieas, le long d une
Fig. 5Î. — Monter la planche à l'aide des bras, le corps allongé les jambes tendues et réunies.
On peut encore fixer la planche perpendiculairement au sol et y grimper; exercice difficile au début, mais avec lequel on se familiarise vite. On courbe le haut du corps, et l'on pose les pieds sur la planche, de manière que le plus en avant louche à la main, ou, au moins, se trouve à son niveau. L'ascension s'exécute de toute manière, comme celle de la planche mobile : une main se déplace, puis une autre, puis un pied et ainsi de suite. On peut substituer une perche à la planche et y grimper d'après la même méthode, bien qu'il y ait d'autres façons de grimper à la perche. — Le mat. Grimper au mât est l'un des exercices les plus pénibles. On doit saisir le mât avec les mains, le plus haut possible, les bras tendus, le corps bien droit. On raccourcit une jambe (fig. 53), que l'on amène
Fig. 50. — Monter allernativ. ment - laide desginoul et dis njrtins, en 2 temps.
Fig. 51 — Monter sur les pieds.
planche. Pour cela, la planche doit être inclinée à un angle de 30 degrés. Le grimpeur la saisira de chaque côté avec ses deux mains, et placera ^es genoux (fig. 50) ou ses deux pieds à plat sur le milieu (lig. "H). Ensuite on avance un peu la main droite, puis la gauche,
Fig. 53. — Mât vertical. Grimpera
l'aide des bras E'S- 51. '»
et des jambes, en 2 temps.
devant le mât pour l'enlacer. L'autre jambe placée derrière le mât le serre fortement. On o-rimpeen élevant le corps et en faisant des efforts avec les bras (fig. 54). Quelquefois, on entrelace les doigts et l'on embrasse étroitement le mât; on élève les jambes, on leur fait soutenir le poids du corps et on porte les mains entrelacées un peu plus haut (ug. .55). On continue ainsi jusqu'à ce que 1 on ait atteint le haut du mât. — Perche. La perche qui convient pour cet exercice doit avoir 5 centimètres de diamètre environ; on la fixe solidement dans le sol, lui donnant une position perpendiculaire. En montant, la perche doit être tenue fermement des deux mains, la droite au-de-sus de la gauche; les jambes s y cramponneront alternativement, pendant I ascension, au moven du gros orteil, lequel sera tourné vers la "perche. Dans la descente, le frottement sera supporté presque exclusivement par la partie intérieure des cuisses, les mains laissées comparativement libres. — La perche oscillante. Le principe est le même que pour le mât ou la perche fixe. On saisit fortement la perche avec les mains, aussi haut ,iue possible; on élève le corps à la force des no guets; on embrasse solidement la perche avec les pieds et les jambes; on élève le corps, à la force des jambes et on porte les mams