‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 258 sur 503 · HYMN · texte numérisé non relu

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nu peu plus liaul (iig. 56); oii continue ain.-i juâqu'a l'ni.cm té de la perche Quind les

'ig. Sfi. — Grimper à la perche oscillante, a l'aide des pieds ei des mains.

'if. 57. de la perche à l'aide de»

jambes.

bras sont Fatigués, on peut se reposer en se maintenanlavecles jambes seulement (fig. 57). — La corde. Nous ne parlerons point de la corde à nœuds, si ce n'est pour la rappeler seulement, son emploi n'offrant aucune difficulté et n'étant basé sur aucun principe d'une application spéciale, la corde lisse est bien dillérenle : rien qui dans l'ascension puisse soutenir les poignets et surtout les pieds; aucun secours qui ne vienne de la propre force musculaire de l'opérateur. On empoigne d'abord la corde aussi haut qu'on le peut, en tendant le corps et les bras, les mains placées au-de-sus l'une de l'autre, et l'on s'enlève ainsi de terre le plus haut possible. Ensuite on croise les talons par- dessus la corde, qu'ils tiennent bien ten lue par leur pression; les talons, prenant un solide point d'appui, soutiennent tout le corps (fig. 5S). La corde ainsi pressée par les talons, les mains la lâchent

fig. 58. — Monter la corde Fig. 5U. — Monter à l'aide lisse à l'aide des pieds et des pieds et des mains, la

des mains. corde entourant le pied.

alterr.ativment, en se plaçant l'une au-dessus de l'autre par un mouvement successif et continu, le corps s'élève, les jambes se redressent, la corde est de nouveau pressée par les pieds, les mains alternent, et ainsi de suite. En descendant, on se laisse simplement glisser, les mainsretenaut le corps et réglant la rapidité de la descente, de manière à ne pas être blessé par le flottement. — 11 est à peine utile d'ajouter que la descente doit s'effectuer' par conséquontavec une sage lenteur. La méthode des marins diffère un peu quant à la manière de tenir la corde avec les jambes. Des ma in s, la corde s'en roule en passant en dedans delà cuissedroile,souslejarret,puis -nr la partie extérieure de la jambe, pour se croiser ensuite sur le cou-de-pied, la jambe gauche croisée ensuite sur le tout. (Fig. 59). En un mut. la jambe droite (il n'est pas toutefois absolument indispensable que ce soit la droite) s'entortille dans la corde, qui se trouve ainsi retenue par le jarret et le coude-pied, et l'autre jambe se joint à la première par préoccupation de maintenir l'équilibre du corps dans une position régulière. On exécute encore d'autres exercices à la corde lisse.

Lorsqu'on est biei irisé a' e< ■

nous venons de parler, on exécute l'ascensiou en s'aidant seulement des main-, c'est-à-dire qu'on s'élève graduellement à la forcedes poignets, en empoignantla cordeallernalivemenl avec les deux mains se plaçant an-dessus l'une do l'autre, le corp« librement maintenu. Cet exercice exige une certaine forer musculaire, qu'on acquiert d'ailleurs promptement parla pralique constante des evercicesgy/ïinastiques, qui n'ont pas d'autre but. — La balançoire. La balançoire est un instrument qui n a pas besoin de description; quant à son emploi, il est facile de se rendre compte de son inlluence sur le développement des muscles pectoraux, et nous ajouterons qu'il est, en outre, un préservatif certain contre les atteintes de cette maladie plus grave, pi us douloureuse du moins que beaucoup ne le croient, qu'on appelle le mal de cœur. Maintenant, l'exercice de la b i lançoire ne se borne ras seulement à s'asseoir sur une planche suspendue à des cordes et à balancer soi-même, ou à se faire balancer par d'aulresà la façon régulière et monotone dont les Buttes-Montmartre nous offraient jadi: le spectacle quotidien; il y a plus de variété que cela, à coup sur, et quelques exercices agréables et gracieux sont exécutés sur la balançoire, qui méritent d'être décrits etétudiés. Voici les principaux : 1° Oecupons-nons d'abord de la prise de possession de la balançoire; — saisissez une corde de chaque main, immédiatement au-dessus du siège; reculez en tirant sur les cordes, jusqu'à ce qu'elles soient bien tendues. Ensuite courez en avant laissant les mains couler le long des cordes aussi haut que possible, et aussitôt que vous sentez un choc, empoignez les cordes fermement et élancez-vous debout sur le siège de l'appareil. Quand vous êtes ainsi placé, balancez doucement, en étendant ou en raccourcissant alternativement les jambes. 2° Si vous avez un bon instrument, glissez doucement les pieds en dehors du siège (lequel ne doit pas avoir plus de 12 a 14 centimètres de largeur); laissez les mains glisser le long des cordes et tombez assis sur le siège où vous étiez tout à l'heure debout. Pour revenir à la position debout, saisissez des deux mains les cordes aussi haut que vous pourrez, et soulevez-vous à la force des poignets dans le moment où la balançoire est lancée en avant ; alors le siège viendra se placer de lui-même sous vos pieds au moment précis où il sera nécessaire. 3° Faites manœuvrer votre balançoire à une allure très modérée. Placez les mains, tenant les cordes à hauteur des épaules, puis étendez-les horizontalement dans toute leur longueur. Prenez garde qu'une violente vibration se produise tout à coup, laquelle, si vous n'étiez prévenu, vous lancerait hors de la balançoire avant que vous n'ayez eu le temps de vous reconnaître. Pour bien réussir, et sans danger, cet exercice, il convient de le tenter d'abord quand la balançoire est au repos; et, graduellement, vous arriverez à l'exécuter aisément, lorsqu'elle sera lancée dans son mouvement le plus rapide, et sans fermer les mains, dont les paumes seules seront appuyées contre les cordes pour maintenir l'équilibre. Ce qui est la perfection même de cet exercice. 4° Etant en plein balancement, debout sur le siège, saisissez les cordes de chaque main aussi bas que vous le pourrez sans courber le corps ou ployer les genoux. Alors penchez-vous en avant, et vos mains formant pivot, vous vous trouverez aussitôt les pieds en l'air et la tête en bas, ou à peu près. Pour retrouver la position naturelle, il suffit de ployer le corps un peu, en donnant une légère secousse. 5° Placez-vous debout, mais en travers sur le siège prenez une seule corde des deux mains, le dos appuyé à l'autre corde, cette corde bien exactement entre les épaules; placez le milieu intérieur du pied gauche contre la corde

même contre le talon gauche. Cette opposition bien prise, lâchez les deux main > puyant ferme

en arrière, cl vo xactemeni balancé

— mais, bien entendu, de côté et non de face. Commencez l'expérience avec un balancement 1res modéré, que vous atu/menterez graduellement, à mesure que vous vous lirez plein de confiance. Le mouvement est . irisé par les omoplates enli h nd la corde; les bras doivent être croi- 'i arrière afin de maintenir le r.Pnln gravité. Ceci est essentiel, car si la personne qui exécute prend peur, et, par un mouvement instinctif, retire ses mains de derrière son dos peur les porter eu avant, elle peul être à peu près cei laine- que la eo> ■' de son dos et qu'elle sera jetée bois de la balançoire au risque de se rompre le cou. 6° La balançoire étant en mouvement, lai la corde d'une main, le siège du pied du même côté, et restez ainsi su pendu sur un coté de l'appareil par une seule main cramponnée à la corde et un seul pied sur le siège. Ayanl exécuté ceci d'un cAté, l'exécuter du coté opposé. 7° Saisissez la corde gauche des deux mains, pressez les pieds fermement chacun contre une des deux cordes, nu point où elles sont attachées au siège. Les cordes alors se croiseront, et quand l'appareil se trouvera en pleine évolution, il décrira des courbes élégantes, qu'un peu de sang-fro d suffit à suivre naturellement par la pesan de son corps, sans le moin Ire danger. Pour revenir à la position ordinaire, attendre que le mouvement se produise i n arrière et, par une torsion du corps, faire décroiser les cordes; la main droite saisissant alors la corde droite, le balancement se régularisera de luimême. 8° Quand l'appareil est en plein mouvement, empoigner les cordes aussi serrées que possible, et lever les pieds jusqu'à ce qu'ils se trouvent entre les cordes au-dessus de la tête. Prcn ire garde au mouvement de la balançoire en an ici c car si, à ce moment, le corps se trouvait courbe en arrière, les mains supporteraient difficilement la tension qui en .résulterait, sans parler de foulures très probables. Après cela, laissez glisser les mains, leulem ml et avec une grande pré lion, le long des cordes, jusqu'à ce que vitre tête vienne s'appuyer sui i siège, les pi h en l'air. 9° Prendre congé de la balançoire esl un acte qui n'exige pas moins de formalités que celui de quitter la barre de suspension. !i importe d'y déployer toute la s à e dont ofi est capable et, en fait, cela importe as=ez dans toutes les circonstances de la vie et dans l'exécution des culbutes les plus diverses et les plus variées. .Nous ne r.on- y étendrons pas trop. Donner à la balançoire un mouvement ferme et franc; s'asseoir alors sur le siège, en ramenant les mains à l'intérieur des cordes; et, juste comme le mouvement passe sur son centre, porter vivement les deux mains sur le siège et s'élancer en avant, où l'on retombera sur le sol à la distance de deux ou trois mètres au moins, grâce à l'impulsion communiquée par le mouvement en avant de la balançoire. — Faire bien attention, ici, de pencher le haut du corps en arrière en quittant le siège, afin de retomber droit, et aussi ne pas oublier de poser la pointe des pieds d'abord à terre. S'asseoir de la même manière que ci-dessus, et comme la balançoire franchit son centre dans son mouvement d'avant en arrière, se pencher sensiblement en avant et s'élancer du siège de la même façon que dans le cas précédent; mais, nous le répétons, en penchant le corps en avant, car l'impulsion donnée par la balançoire vous attire nécessairement en arrière. — Pour être bien sûr de pencher en avant en touchant le sol. croiser les pieds, ramener les bras sur la poitrine et tomber sur la pointe des pieds. Il est

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de la plus grande importance de bien faire attention de se pencher en arrière, lorsqu'on s'élance en suivant le mouvement de la balançoire; et, au contraire, de se pencher en avant lor-que le mouvement delà balançoire se produit en arrière. Sans celle précaution, on se causerait inévitablement le nez sur le sol dans le premier cas; et, dans le second la partie postérieure de la têle. Il faut s'exercer d'abord à ces manœuvres, en donnant à la balançoire un mouvement très modéré, qu'on augmente progressivement. Beaucoup de personnes que la pratique des exercices gymnastiques a rendues hardies, et qui y ont acquis une grande sûreté de mouvement et de coup d'œil, n'hésitent pas à prendre ainsi • nngé de leur appareil quand il est lance à toute volée, et louchent invariablement le -ol avec une léf-'èreté, une élasticité qui donnent à |pur altitude une élégance véritable et de bon aloi. La pratique seule peut faire acquérir celte perfection, qui n'est pas seulement désirable à cause de la grâce qu'elle donne aux mouvements du corps, mais parce qu'elle peut trouver matière à se développer dans bien des circonstances de la vie, où l'ignorance des exercices gymnasliques et la gaucherie naturelle qui en est la conséquence -ont si souvent fatales. — Le javelot. Lancer le javeiol est un exercice très salutaire à un double point de vue, qui est le développement delà force du bras et de la rectitude du coup d'œil. On commence par se procurer une cible, furmèe d'un plateau de bois carré, assez épais et d'un diamètre delm,20 à tro,30 au moins, supporté par trois pieds solidement fixés en terre, pour empêcher que la violence du coup ne le renverse. Sur ce plateau sont tracés plusieurs cercles concentriques de couleurs diverses, auxquels on peut donner une certaine valeur, alin de pouvoir lutter au plus adroit avec des camarades, et compter les points suivant la distance du centre où le javelot aura frappé la cible. Le javelot sera fait pour le mieux, d'un bâton de ."■ êne de 3 centimètres et demi à 4 centimètres de diamètre et d'une longueur d'environ 1™,60, terminé à un bout par une pointe de fer d'au moins 5 centimètres de longueur, très acérée et très solide, de manière à ce qu'elle puisse se fixer dans la cible aisément et sans risquer de fendre celle-ci. On saisit le javelot dans la main droite, et l'on se place à distance convenable— débattue entre joueurs s'il y a lieu — de la cible; alors, élevant le javelot, tenu a pleine main, à la hauteur de l'oreille, le pouce et l'index s'allongeant sur la partie postérieure et le petit doigt recourbé en avant de la main, on le soupèse de manièie à bien établir l'équilibre, et, retirant la main le plus ii arrière possible, le pied gauche en avant, reins cambrés, on lance le javelot en y tant toute sa force. Cet exercice n'est pas enlemeut salutaire, il est aussi très inléres- • nt, à cause de l'émulation qu'il fait naître ilre jeunes gens luttant d'adresse, et il est -uttable qu'il ne soit pas, chez nous, aussi iraliqué qu'il mériterait de l'être à tous -,ïrds.— Le vindas. Cet appareil est un grand mât de 6 à 7 mètres de hauteur, fixé solidement dans le sol; au sommet de ce mât est placée une tête, ou espèce de fort anneau de fer pivotant librement, à laquelle sont attachées de deux à six et même jusqu'à douze cordes, suivant l'importance de l'appareil et l'espace libre qui s'étend tout auiour. Les extrémités opposées de ces cordes se terminent, soit par un nœud, soit par une poignée de bois ou de fer, dont les élèves se saisissent, tendant la corde dans toute sa longueur, pour courir l'un après l'autre autour du mât (fig. 60). Ce mouvement ne tardera pas à les porter à se soulever de terre, leur permettant seulement de poser de temps en temp, les pieds sur le sol (fig. 61). Avec un peu de [iratique, on arrive promp;einent à faire le tour

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tout entier du cercle dont le mât fonne le centre et la corde étendue le rayon, sans

Fig. 60. — Le vin las

peser pied a terre ; et lorsque plusieurs élèves se trouvent ainsi pendus aux cordes et volant auiour du mât à plein essor, cet exercice est un des plus ' amusants qu'on puisse voir. M Quelques-uns peuvent faire | deux ou trois fois le tour du * niâtsans toucher lesoldu pied, et exécuter les sauts (fig. 62) et k: les voltiges les plus bizarres et V les plus compliqués. 11 es' in

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reils. — La perche libre. On peut, avec le secours d'une simple perche, exécuter uno grande variété de sauts, pourvu que la perche soit de longueur convenable et garnie à l'une de ses extrémités d'un bout de fer qui lui permette de s'implanter dans le sol. Il convient toutefois de se servir d'abord d'une perche courte, sauf à la remplacer par une plus longue, dès qu'on se sentira de force à faire cet échange. Il importe aussi de bien choisir sa perche, qui doit être d'un bois solide, exempt de nœuds, de gerçures, de tout défaut en un mot; une solide perche de frêne fendu et non scié est une des meilleures qu'on puisse choisir pour cet objet, — surtoul si l'on en est arrivé à ce point où le secours d'une longue perche est devenu nécessaire. On saisit la perche, de la main droite, au point de sa longueur qui, lorsqu'elle est tenue verticalement, — ce qui est présentement le cas, — se trouve un peu plus bas que le niveau de la tête, et, avec la main gauche, à la partie qui se trouve juste au-dessous îles hanches, le bout de la perche planté dans le sol devant soi. On s'élance alors en avant d'un

Fig. 61. —La course votante.

disnensable, on le comprend, qu.. chacun parte en même temps, prenne la même direction, et exécute ses pas aussi régulièrement que possible ; la corde doit être bien tendue, la distance entre les joueurs conservée toujours égale. Enfin une recommandation plus importante encore est de s'assurer que rien ne cloche dans l'appareil et que l'action de l'air, du soleil ou de l'humidité n'a pas brûlé ou pourri les cordes : il y a, en effet, des exemples d'accidents terribles qu'un examen préalable sérieux aurait pu prévenir. On pra-

Fig. 63. — I.e saut a l'aide rie la

relie.

Fig 6J. -— Franchir un obstacle à l'aide du tindas.

tique peu, en somme, cet exercice très salutaire, à cause des accidents qui peuvent en résulter, mais qu'on ne peut raisonnablement imputer qu'à la négligence, à l'incurie des personnes préposées à la garde de ces appa-

coup de jarret, en tournant légèrement, de manière à ce qu'en tombant ou se trouve faire face au point d'où l'on est parti. La perche s'emploie pour les sauts en profondeur, comme pour les sauts en largeur. — Dans les deux cas, la manière de tenir la perche est la même; mais pour le saut en profondeur, la main gauche saisira la perche à la hauteur du genou, et l'opérateur, par un léger élan circulaire autour de la perche, s'arrangera pour descendre en tombant sur la plante des pieds, faisant face à l'endroit d'où il s'est élancé, et en ployant un peu les jarrets pour amortir le coup. — Les haltères. On sait ce que sont ces instruments tels qu'on les emploie aujourd'hui : une masse de fer étranglée par la milieu de manière à pouvoir être tenue dans la main fermée, et se renflant en forme de poires réunies par leur sommet, telle est l'haltère; naguère encore les haltères se composaient de deux petits boulets réunis par une courte barre de fer servant de poignée; nous ne croyons pas qu'il en existe encore de ce modèle; en tout cas, l'autre est préférable, el

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presque, sinon tout à fait exclusivement en usage. Il y a des haltères de taille et de poids différents, suivant qu'elles sont destinées à des hommes ou à des enfants, et les personnes prévoyantes qui ont des enfants, à exercer au maniement de ces appareils en ont, chez elles, une collection variée, afin de graduer les exercices en faisant manœuvrer à leurs jeunes élèves des poids de plus en plus lourds, selon que l'exercice constant, ou

Fig. 64. — Les haltères. — Fi- 65 "«position : mou- I" portion : mouvement yi,m, „, |alérl| dc8 bra,

horizontal des bras sans

flexion.

sans flexion.

l'àpe, augmente progressivement leurvigueur musculaire. Le premier exercice qu'on exécute avec les haltères consiste à les saisir de chaque main, à les enlever de terre et à les ramener, réunies, en avant de la poitrine, à la hauteur des épaules (fig. 64). Pour cela, on commence par les amener à la hauteur des cuisses. On se tient debout, le corps droit, les pieds réunis, les bras tombant sur les cuisses, une haltère dans chaque rnain. On exécute d'abord le mouvement avec un bras, puis avec

Fig. 66. — 3" position : faire

glisser les poings aux ais- Fig. 67. — 4' position : étenselles en imprimant un dre les bras sur les côtés,

mouvement de rotation de ongles en avant,

dedans en dehors.

l'autre, en levant progressivement et sans secousse l'haltère devant soi, en ployant le bras jusqu'à la hauteur de la ceinture d'abord, puis de l'épaule ; ensuite on le ramène lentement dans la première position. Cet exercice exécuté avec un bras, on recommence avec l'autre, comme nous l'avons dit, puis avec les deux bras simultanément. Les haltères tenues à hauteur des épaules, comme ci-dessus, on les porte en haut, les bras tendus (fig. 65) ou repliés, ou encore verticalement, les bras tendus au-dessus de la tête, ou les poings aux aisselles (fig. 66); puis on les ramène,en répétantau retour les mouvements exécutés à l'aller, à la première position. On s'habitue à porter les haltères à bras tendu (fig. 67); ou à les ramasser après les avoir posées devant soi (fig. 68). Une foule d'autres exercices peuvent être exécutés à l'aide des haltères, mais ils offrent, en somme, assez peu de variété et sont tous basés sur les principes que nous venons d'indiquer sommairement , mais , croyons-nous, assez clairement. Une sage lenteur doit présider à ces sortes d exercices, et il importe tout particulièrement de ne point agir par mouvements brusques et saccadés. L'exercice des \f Ves développe les

— 5" posiflexton du corps en avant, bras et jambes tendus.

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forces du biceps. — Les mils. Les mils sont proprement des massups termnées à leur extrémité amincie par une poignée qui pn facilite le maniement. Ces massues sont sénéralement en bois dur et pèsent, lorsque ce sont des hommes qui doivent les manœuvrer, de 5 à 20 kilogrammes; pour des enfants, naturellement, on fait usage de mils beaucoup ou un peu plus légers, suivant la vigueur et l'âge. La manœuvre des mils fortifie les muscles des bras, des épaules, dont il disloque les articulations, de la poitrine; il leur donne une grande souplesse, ainsi qu'aux poignets, aux mains. El quant à celles-ci, étant alternativement exercées à cette manœuvre, qui offre une bien plus grande variété de mouvements que celle des Iialtères.ellesfinissentpar en retirer cet avantage que la main gauche devient promptement aussi habile et aussi déliée que la main droite, à laquelle une erreur d'éducation déplorable donne une si grande supériorité sur sa compagne sacrifiée. Enfin l'influence des mils sur la grâce du maintien est hors de conteste et leur a valu auprès des dames une vogue méritée. Il est bon de n'aborder les mils qu'après avoir déjà pratiqué les haltères, dont ce n'est pas le moindre mérite que de préparer à des exercices aussi variés et aussi utiles que ceux-là. Comme pour la manœuvre des haltères, on s'exerce à celle des mils d'abord d'une main, puis de l'autre, puis des deux ensemble. La première position consiste à se tenir le corps droit, — debout naturellement, — les pieds réunis, les bras pendants, un mil dans chaque main. De cette position, on porte le mil à l'épaule, soit à l'épaule gauche avec la main droite et réciproquement, soit les deux mils simultanément et suivant les mêmes principes, en ayant soin qu'ils ne se rencontrent pas dans le trajet. Un autre exercice consiste à élever verticalement l'instrument le long du corps jusqu'à la hauteur de la tête; puis on le porte horizontalement en avant ou de côté, le tenant de la sorte à bras tendu aussi longtemps que possible. Dans cette position, c'est-à-dire élevé au niveau de la tête, et tenu verticalement, on le fait passer derrière le dos, en le dirigeant vers une épaule, puis on le laisse pendre au milieu du dos. On le ramène ensuite à l'épaule, on l'élève au-dessus de la tête et on le ramène doucement et sans secousse à sa première position. Cet exercice s'accomplit avec lenteur, mais sans secousse ni temps d'arrêt; ce qu'on obtient facilement et assez promptement d'un peu d'exercice. L'exercice ci-dessus, exécuté d'abord d'une main, puis de l'autre, doit l'être, lorsqu'on s'y est parfaitement rompu, avec les deux bras agissant simultanément. Dans ce cas-là, on fait monter un mil pendant que l'autre descend, pour éviter une rencontre. Ce système, en contrariant les mouvements des bras, les rend plus sûrement indépendants l'un de l'autre, ce qui influe considérablement sur la prompte émancipation de l'infortunée main gauche. La théorie seule est nalurellement impuissante à faire valoir l'importance sérieuse de la manœuvre des mils, et ne peut servir que de peu de chose à quiconque se voue délibérément à ces exercices, dont la plupart sont très compliqués et ne sauraient s'apprendre que de la pratique. C'est pourquoi nous renonçons à nous engager plus avant dans des descriptions dont nous sentons toute l'insuffisance. Nous sommes loin, à la vérité, d'avoir écrit un traité complet des exercices gymnastiques; les traites complets sont trop lourds et, dans notre conviction absolue, ont moins de valeur pratique que le petit travail que nous terminons, quelque sommaire qu'il soit. — Maisnotreambition n'étaitpassi grande etnousavons atteint, croyons-nous, lebututile que nous nous étions proposé : enseigner des exercices simples, salutaires, d'exécution facile, sans autre secours quecelui de sa propre

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volonté, et n'exigeant que des appareils qu'on peut se procurer partout sans peine et installer prïS'iUP partmit sans tron dp frais. INojis ne pouvons que rénéler ce que nous disions en commençant relativement à la valeur hygiénique de ces exercices. Certes, ils développent activement les forces qui sont en nous, et qui, sans leur secours, s'atrophient graduellement et finalement s'éteignent, et la vie, dont elles sont le ressort, avec elles; cette influence ne s'exerce pas sur notre être physique sans que notre être moral s'en ressente, et c'est surtout grâce à la pratique persévérante de la gymnaslique qu on peut espérer ce trésorinestimable, envié parlesage: t Un esprit sain dans un corps sain ». En outre, cette pratique donne plusde confiance en soi et fait disparaître une foule de petites faiblesses fort gênantes, souvent même ridicules lorsqu'elles ne prennent pas un caractère dangereux, et dont les femmes sont particulièrement affectées, en raison du développement excessif et trop exclusif chez elles du système nerveux. Nous n'y insisterons pas autrement, parce que tout le monde rteonnalt aujourd'hui que les exercices gymnastiques sont peut-être encore plus salutaires aux femmes qu'aux hommes. — Gymnastique médicale. On appelle gymnastique médicale la partie de la gymnaslique qui enseigne le moyen de rétablir ou de conserver la santé à l'aide de l'exercice. C'est particulièrement dans le domaine de l'orthopé lie curativ. que les effets de la gymnastique méritent d'être étudiés. Ne vous est-il pas arrivé d'éclat-!r de rire en entendant un pitre de la foire raconter qu'il redresse les bossus en les pressant, entre deux planches, sous une vis de pressoir? Ce qui provoque chez vous une inextinguible hilarité, il y a desgens qui leprennent au sérieux, et l'on entend certains orthopédistes ne parler que de compression, d'élongation, de traction, de redressement par aplatissement, d'appareils mécaniques et de tous les instruments de supplice qu'un bourreau peut imaginer. Sans être exclusif au point de contesterabsolument l'utilité de certaines pratiques mécaniques pour combattre les difformités des membres ou de la colonne vertébrale, on doit établir en principe qu'elles ne sont efficaces qu'à la condition d'être appliquées seulement comme complément des exercices gymnastiques. Ce principe si simple, si naturel, et pourtant si négligé, fut établi, pour la première fois, il y a des milliersd'années, par Hérodicus de Selymbrie (Thrace). qui eut Hippocrale pour élève et pour continuateur. Hérodicus était en même temps malire d'une académie fameuse où la jeunesse venait s'exercer pour les jeux publics que l'on célébrait alors avec une grande solennité dans toute la Grèce. S'étant aperçu que des sujets faibles ou même rachitiques devenaient de solides lutteurs quand ils avaient suivi ses cours avec assiduité pendant un certain temps, il se persuada que la gymnastique peut faire conserver et quelquefois acquérir la santé. 11 composa, sur cette partie de la médecine, un traité de règles et de préceptes qui ne nous est pas parvenu, mais que le grand Hippocrate trouva si sagement conçu qu'il le mit à contribution. Apre- Hippocrate, tous les médecins de l'antiquité se rangèrent à l'avis d'Hérodicus, et si leurs écrits ont disparu sous le grattoir des moines du moyen âge, ce qui nous en a été conservé par Galien et par quelques autres savants, suffit pour montrer en quelle estime était la gymnastique médicale parmi les anciens. Les exercices admis pour cet objet consistaient à jouer au palet, à la paume ou à la balle; à lancer le javelot, à tirer de l'arc, à lutter, à sauter, à danser, à courir, à monter a cheval, etc. L'usage des bains, considéré comme un adjuvant indispensable, produisit d excellents effets, jusqu'à l'époque de corruption

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«énérale où la coutume de se faire masser et épiler par des hommes efféminés ou même par des femmes, fit dégénérer les gymnases médicaux en lieu de dépravation, comme le prouve l'épigrarame suivantede Martial, contre un riche voluptueux de son temps :

l'ercurit apile corpus arle tractaaii.

Manumque doctara spargis omnibus mcmbris. Us. 111; epigr. 81.

La gymnastique médicale, méprisée pendant les longs siècles du moyen âge, renaquit lorsque Jérôme Mercurial publia à Venise, en 1509, ses six livres De arte Gymnastiçd, où il remet en lumière les procédés de l'antiquité. Depuis cette époque, hygiénistes et orthopédistes n'ont cessé d'étudier ses effets bienfaisants et de la recommander pour l'entretien de la santé, et pour son rétablissement, dans un grand nombre de cas. Chez les personnes robustes, la gymnastique favorise les excrétions et la nutrition, elle accélère le mouvement du sang; elle fortifie le corps et le rend ca: able de supporter les fatigues et de résister aux injures de l'air. Les personnes en bonne

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santé doivent se livrer méthodiquement et sans exagération aux exercices qui font agir toutes les parties du corps : jeux de paume, de volant, de billard, de houle, de palet, de croquet, escrime, chasse, saut, natation, etc. D'autres, que leurs occupations tiennent longtemps assises, se fortifient les muscles des jambes par la course, qui exerce principalement les extrémités inférieures. L'action de ramer et celle de jouer des instruments à corde, comme le violon, mettent en action les muscles des extrémités supérieures. Le chant, la déclamation, la conversation, le jeu des instruments à vent servent de gymnastique aux poumons.

GYMNOTE iLe). Nom donné à un bateau sous-marin qui fut essayé à Toulon, en novembre 188^. Ce bateau, imaginé par M.Zédé, directeurdes constructions navalesen retraite, est pourvu d'appareils électriques conçus par le capitaine du génie Krebs 11 évolue comme un gros poisson, file à fleur d'eau, puis s'incline tout à coup en faisant émerger son aileron arrière comme un requin, disparait, s'enfouce à la profondeur voulue, et remonte au

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loin, après avoir parcouru la dislance calculée. Sa vitesse est de 9 à 10 nœuds; son éclairage et son aération ne laissent riena désirer. Son équipage normal n'est que de 3 hommes. Grâce à sa vitesse, il tient à la merci d'une torpille, dont il est muni, tout navire cuirassé qui voudrait s'approcher de la rade de Toulon. Les filets Bullivan ne garantiraient pas le cuirassé, parce que ce vaisseau serait forcé de se découvrir pour garder une vitesse supérieure à celte du bateau sous-marin, et alors il se livrerait aux coups des torpilleurs.

GYNÉCÉE, s. f. Bot. Nom que l'on donne quelquefois au pistil, organe femelle des plantes.

GYNOBASE, s. m.(gr.guné, fumelle; franc.

base). Bot. Base d'un style unique, qui surmonte les loges d'un ovaire divisé.

GYNOBASIQUE, adj. Bot. Se dit du style ou de l'ovaire des plantes dont le style n'est pas adhérent aux carpelles, et quand les carpelles sont distincts et placés sur un disque souvent très développé.

EABÏ

HABITATION. (Econ. dum.) La résolution

la pin- in.; ..n tante peut-être qu'un puisse

la vie est celle qui préside au

meure : la santé, le repos, le

li ur domestiqu: infime en dépendent. On

su] plus de philosophie les tracas

de la • live, les déboires de toute sorte, la fatigue physique et morale; on se sent plus de force musculaire et de légèreté d'espril i ii pi nsanl au foyer domestique agréable qui vous attend. On fait mieux tête à l'orage •ii'ciii sait le port prochain et qu'on est ûr de pouvoir s'y réfugier dans un instant. Knfin on vit mieux et l'on peut jusqu'à un •ertain point prévenir de douloureuses infirtcrnbles maladies, si l'on vit dans m appartement offrant toutes les garanties i i.lii'tr Malheureusement le eut fort difficile, surtout aux mues pi u aisées ; et quant aux personnes tout à fail pauvres, on pourrait presque l'ont pas le choix, car ce choix • h ment restreint et porte sur des objets -i peu digues d'être choisis, qu'il semble que oit i as la peine de nourrir, ne fût-ce qu'une minute, la plus petite préférence. l pourtant une erreur : nous allons indiquer les raisons de cette préférence et insis- '•i poui q l'e le se manifeste. — Situation. nt en semblable matière :

la proximité d'un marché, de- fournisseurs mxqi ira quotidiennement recours,

■oit poui .i:: utaii es, soit

pour de- articles de mercerie et autres dont la ménagère a un : ouslaiil, ou pour

le chaulii. , etc., el< , mérite

une grand

ne point choisir vo ire à une trop

■ de dislance du lieu de travail du chef de la famille, s'il travaille au dehors : une hei re de chemin à faire avant de se mettre a la besogi.c, u:ie autre b : jour-

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née, comme c'est le cas de beaucoup d'ouvi iers, ce sont deux heures perdues, pis que cela, deux heures employées à un excès de fatigue qui compromet la santé; sans compila que le premier excès, celui du malin, prédispose assez mal à une besogne fatigante, que le travail s'en ressent et, de toute manière, le gain aussi. Combien de ruines irrémédiables n'ont eu d'autre cause que celte erreur de calcul : économiser sur le loyer 100 francs ou même 50 francs en allant demeurer à cinq ou six kilomètres de ses occupations journalières? On dit : t Cela fail prendre l'air, cela fait du bien à l'homme enfermé tout le jour »; ce qui esl vrai pour l'employé qui passe sa journée assisi mais faux pour l'ouvrier qui piend généralement un exercice plus que suffisant et auquel cette promenade forcée peut à un moment donné causer une grave maladie. A Paris, ou dans tel autre grand centre de population, il y a, me dira-l-on, l'omnibus. Il reste à calculer si l'argent ainsi dépensé ne le serait pas mieux ajouté au prix du loyer. — Voisinages a fuir. Gardez-vous bien du voisinage des cimetières, des hôpitaux, des abattoirs, des usines à gaz, des manufactures de produits chimiques et même des aulres, des canaux et de tout réservoir d'eaui stagnantes. Le voisinage d'une rivière ou d'un fleuve n'a rien d'insalubre, au contraire, à la condition toutefois d'un courant assez rapide pour ne point permettre la stagnation des eaux sur les bords ; car, -, l'eau chargée d'impuretés en fermentation constitue un foyer d'infeclion constanl et dangereux. — Du prix do loyer. Vous i lanl assuré que sous tous les rapports la situation vous convient, avant d'y arrêter un ap it, calculez avec le plus grand

le pnx que vous pouvez mettre au loyer sans compromettre l'équilibre de votre budfaul pas oublier que le mon-

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tant du loyer constitue une dette exigible à date fixe, et que le propriétaire esl un créancier privilégié, investi par la loi de pouvoirs plus étendus que ceux d'aucun autre, el très disposé par nature, sauf de rares exceptions à eu user strictement. Veillez donc à ne pas vous mettre en situation d'être dépouillé et jeté sur le pavé, faule d'une misérable somme que vous n'aurez pu compléter en temps utile : rigueur que vous auriez pu éviter avec un peu plus de prudence. — Considérations économiques. 11 a été établi sur des données sérieuses, en tout cas dignes de considération, que, pour rester dans de bonnes conditions économiques, il faut consacrer au loyer le huitième seulement de son revenu. Le précepte est excellent ; mais il faut reconnaître qu'il n'est pas partout ni toujours facile à mettre en pratique. Certes un loyer de 3,750 francs pourra suffire, n'importe où, à une personne jouissant de 30,000 francs de revenus; mais il est déjà beaucoup moins facile à une personne dont le revenu n'est que de 3,000 francs de se loger décemment moyennant 375 francs ; et la chose devient tout à fait impossible, du moins à Paris, au locataire qui ne gagne annuellement qu'une somme d'environ 1,200 francs, dont le huitième est de 150 francs; pour peu, surtout, qu'il ait de la famille, el l'infortuné fait partie d'une majorité considérable ! Ecartonsnous, loutefois, aussi peu que possible de cette proportion du huitième; elle est très sérieuse et moins nos revenus sont élevés, plus la question d'équilibre du budget devient une question de salut. — Des réparations et des charges locatives. Ces questions débattues, examinez minutieusement l'appartement qui vous a séduit; notez les léparations indispensables; assurez-vous que les cheminées ne fument pas, qu'elles ont été récemment ramonées, quo le marbre n'eu ;»l pat

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fendu ; voyez si les serrures vont bien, s'il ne manque rien aux ferrures des portes et des contrevents, ou des persiennes s'il y en a. Ces précautions ne sont pas indispensables seulement parce que vous obtiendrez du propriétaire les réparations que vous jugez utiles, ce qui est douteux ; mais parce que, en l'absence de ce sommaire c état des lieux », que je vous engage à consigner sur le contrat, bail ou simple engagement fait double avec le propriétaire, vous courez le risque qu'on vous les impute à votre sortie de l'appartement, et j'ignore par quel moyen vous pourriez vous soustraire à l'obligation de les faire faire, parce qu'en effet il n'en est aucun. Faites spécifier sur le bail ou l'engagement, outre les réparations urgentes que vous n'avez pourtant pas obtenues, et qui pourraient avec le temps passer à l'état de « réparations locatives », les charges acceptées et les dégrèvements consentis. Vous trouverez un peu plus loin des indications pratiques concernant l'am nblement et la décoration d'un logement modeste aussi bien que d'un luxueux appartement, ainsi que les méthodes d'entretien, de conservation, de nettoyage, dépolissage des meubles, etc. Dans nos chapitres de Lois u-uelles se trouvent également les loisqui régissent les rapports entre propriétaires et locataires. — La villégiature aux environs de paris. L'habitude s'est répandue à Paris, surtout parmi les employés des grandes administrations, dont les bureaux ferment de bonne heure, de résider toute l'année à la campagne. Lus uns y oui fait bâtir, d'autres ont acheté une maisonnette avec l'espoir d'y linir leurs jours ; d'autres encore louent tout bonnement, qui une maison, qui un appartement, avec un coin de jardin; car l'amour du jardinage est pour beaucoup dans cet éloignemenl de la foule, et ce n'est que rarement un but d'économie qui conduit à porter ses pénates à trois ou quatre lieues de Paris; cela arrive pourtant quelquefois, mais généralement on est vite désabusé. En effet, au prix d'un loyer souvent presque aussi élevé que celui d'un appartement confortable à deux pas de ses occupations, il convient d'ajouter 200 à 300 francs pour le ticket d'abonnement annuel au chemin de fer (payer au jour le jour le prix de son voyage à Paris et retour, au lieu de s'abonner, triplerait presque ce prix d'abonnement). Par contre, les taxes d'octroi sont incomparablement plus légères qu'à Paris dans la plupart des gracieux villages de la grande banlieue, dans quelques-uns même elles sont nulles; il résulte donc de ce chef une économie certaine, souvent considérable. Mais il est bon de s'en assurer et de s'instruire également de l'importance des taxes communales de toute sorte, souvent exagérées, sous prétexte d'embellissements dont on ne voit jamais la fin, ni quelquefois le commencement, et de bien établir ses comptes avant de rien résoudre. Il est tel de ces villages, parmi les plus insignifiants, où il est presque impossible d'obtenir des provisions à peu près convenables, qunique à un prix excessif, mêmes des légumes et des fruits, si on n'en récolte pas suffisamment ; où le fournisseur prévenant et poli des grands centres ne vous apparaît plus que comme uq personnage légendaire, et où enfin un loyer de 1,000 francs représente en réalité une dépense de 1,200 francs, non compris les frais du voyage quotidien et la différence provenant de la surélévation du prix des denrées de toute nature. La prudence exige donc qu'on ne s'aventure pas à l'aveuglette dans cette villégiature séduisante. Le mieux serait de prendre pour guide un ami qui connût bien la localité ou qui y résidât depuis quelque temps déjà. — Edification d'une maison. Si votre intention, cependant, est d'installer à la campagne voire résidence, soit pansagère, soit définitive, quel-

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ques indications pratiques vous seront certainement d'un grand secours. Supposons que votre état de fortune est tel qu'il n'y a d'autre sujet de perplexité pour vous que l'embarras du choix entre bâtir, acheter ou louer une maison. Bâtir, vous dirai-je toutefois est une mauvaise affaire, dans l'état actuel des choses du moins. Ne bâtissez donc pas, à moins que vous n'ayez une prédilection toute particulière pour le site que vous avez choisi et qu'il n'y ait pas de maison à vendre; à moins, en un mot, que les circonstances ou votre fantaisie ne vous y contraignent. Mais si vous vous décidez" à bâtir, commencez par bien fixer dans votre esprit l'importance et le style que vous voulez donner à votre habitation. Adressez-vous ensuite à un architecte de réputation honorable; développez-lui votre projet; apprenez-lui l'étendue de votre famille, le nombre de vos serviteurs, vos habitudes; indiquez le nombre des pièces qui vous sont nécessaires et leur destination particulière s'il y a lieu; fixez enfin la somme que vous voulez consacrer à cet te affaire Sur ces indication-, l'architecte tracera un croquis de la maison en projet et dressera un devis de la dépense probable; le croquis, approuvé par vous, se traduira par un plan définitif qui vous sera soumis de nouveau. Exigez un plan détaché de chaque étage, avec l'indication exacte de son élévation et de son étendue. Alors seulement vous pourrez vous former une juste idée de ce que sera votre maison et corriger ce qui vous paraîtrait défectueux dans le plan. Si vous êtes décidé à ne point dépasser une certaine somme, ne laissez pas d'insister auprès de votre architecte afin de le bien pénétrer de votre résolution , autrement il y aurait à craindre que celte somme ne fût nolablement dépassée. Ne laissez donc pas supposer que vous voulez dépenser environ tant; environ est un mot trop élastique en architecture, et vous ne vous doutez pas de l'étendue que peut lui donner le plus honnête et le plus sincère des architectes — Choix de la localité. Le premier soi n, quand on veut faire bâtir, n'est peut-être pas, cependant, de s'assurer du concours d'un architecte. Je croirais assez qu'il est encore plus important de choisir une localité convenable, un site agréable et salubre; et ce n'est pas une si petite affaire qu'on le suppose, surtout si quelque membre de votre famille est souffrant ou débile, et que celte considération, à laquelle est peut-être dû votre projet de retraite à la campagne, doive déterminer votre choix. Presque toujours ou donne la préférence, quand on veut élever une maison dans des conditions de salubrité irréprochables, au sommet d'un coteau, parce qu'un croit que l'habitatiou n'y pourra pas être humide et qu'on y respirera l'air le plus pur et le plus salubre qu'il soit possible. C'est quelquefois une erreur, car la nature géologique du sol modifie singulièrement l'état de l'air : si vous bâtissez sur un terrain formé de gypse, de glaise ou de marne, l'eau ne le traverse point pour se perdre dans les profondeurs de la terre : elle stationne, et vous demeurez sur un foyer permanent de fermentation putride, fécond en rhumatismes, fièvres paludéennes, etc. Choisissez donc un terrain pierreux ou sablonneux, que l'eau traverse immédiatement et qui sèche dès que la dernière goutte de pluie a cessé de tomber; que votre préférence soit pour le penchant d'un coteau au lieu du sommet : vous aurez une garantie de plus d'un séchage rapide. En tout cas, prenez plutôt un terrain bas, mais formé de calcaire ou de sable, qu'un terrain élevé mais imperméable. Il n'y a pas de comparaison possible entre ces deux termes de la question : d'un côté, la santé et le bien-être; de l'autre, des infirmités certaines dans un temps plus ou moins éloigné, la mort possible. Le voisinage

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d'un cours d'eau est également favoiable â la santé, dans les conditions que j'ai ind:quées plus haut; mais le plus sûr est de .-.e placer sous le vent d'une forêt, plantée sur un sol pierreux ou sablonneux toujours. Le/ bois, comme les cours d'eau produisent, il est vrai, une certaine humidité, mais les arbres dégagent une quantité énorme d'oxegène; ce sont, en outre, des drains collecteurs naturels, qui attirent l'humidité tell uaiie, l'eau du sol, dangereuse à l'état stationnaire, et la font passer dans l'atmosphère où eile devient bénigne, les feuilles évaporant un océan de vapeur d'eau. Aussi, dans une foi et plantée sur un sol favorable, l'air est-il exceptionnellement actif et pur, l'eau ne stationnant pas, et les germes et poussières de toutes sortes en suspension dans l'air, alourdis par la vapeur d'eau expirée par les feuilles, tombant à terre, entraînés par leur poids, épurant ainsi l'atmosphère. — ëiposition. L'exposition la meilleure de beaucoup est celle du sud-est, de manière que la diagonale du plan général de votre maison s'étende du sud au nord; les rayons du soleil donneront successivement dans toutes les fenêlres, puisqu'il n'y en aura point qui re garderont le nord, et n'y séjourneront pas un temps exagéré, puisqu'on aura évité pour chacune des façades l'est, l'ouest et le midi. Enfin assurez-vous que la localité est convenablement drainée et pourvue d'eau en abondance. — Travaux de construction. Le travail commencé, ayez l'œil à tout, autant qu'il vous sera possible; rien ne vaut i'o:.l du inaitre. Les questions de profondeur de» fondations, d'épaisseur des murs, de hauteur des cheminées au dessus des loits, etc., peuvent être laissés à l'appréciation de l'architecte, donl l'affaire est de savoir accorder les exigences de la loi avec les goûts du propriétaire; mais le style et les dispositions des décorations demandent à être personnellement examinés. Un défaut de construction peut être redressé facilement au moment où il est découvert; il ne faut pashésiter en ce cas, afin d'éviter les ennuis et la dépense qui résulteraient d'un retard prolongé jusqu'au terme de l'œuvre. — Danger des habitations nouvellement daties. Ne pas oublier qu'il est de la dernière impoitance de laisser au i maisons neuves le temps largement suffisant pour qu'elles sèchent. Une trop grande précipitation à s'installer dans des maisons non vellement bâties a été plus d'une fois fatale. Le moisi s'empare des meubles, et les vêtements et le linge sont imprégnés d'humidité; les conséquences sont : les rhumatismes, l'hydropisie, quelquefois même la paralysie ; l'inflammation se déclare dans la blessure la plus légère; les maux dont on souffre ordinairement s'aggravent. C'est donc, en tout état de cause, une impatience qui coûte cher. — Jardin. Un jardin, aussi spacieux que possible, n'est pas seulement une annexe agréable, indispensable à une telle demeure, ni utile uniquement pour les fruits et les légumes qu'on y peut récolter : la santé le réclame. Dans nos articles, nous nous étendons, autant qu'il est neces-j: saire, sur la disposition, l'économie et l'entretien systématique du jardin. — Régi.i vient des mémoires d'entrepreneurs. Les entrepreneurs du bâtiment, maçons, charpentiers, menuisiers, serruriers, peintres, etc., sont dans l'usage d'établir leurs mémoires aux prix du tarif officiel, lesquels sont calculés de façon à pouvoir subir un rabais du cinquième; ce rabais, l'architecte chargé de la vérification de ces mémoires l'opère avant toute chose, et d'un consentement tacile avec les entrepreneurs, sauf à rectifier ensuite les erreurs de métrage s'il y a lieu. — Achat ou location d une maison. Ne bâtissez pas, je le répète, si vous n'y êtes force par les circonstances, ou si la auestion d'économie ne vom

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est pas indifférente ; acheter une maison toute bâtie, et non seulement vous ferez un meilleur marché, mais vous aurez évité des tracas sans nombre. Si vous le pouvez, attendez l'occasion, au lieu d'aller au-devant d'elle en risquant de tomber entre les mains d'agents interlopes n'ayant pour objectif que de toucher une commission de manière ou d'autre. Cependant, comme vous pouvez être pressé, choisissez avec précaution parmi les agents les plus honorablement connus, et consultez leurs listes d'immeubles à vendre dont ils ont toujours une ample collection. Cela fait et votre choix conditionnel arrêté, rendez-vous seul sur les lieux pour les visiter; faites ensuite une seconde visite, accompagné d'un architecte qui vous indiquera les avantages et les défauts de la maison que vous désirez acquérir. Si tout va bien, si les conditions vous conviennent et si les personnes avec qui vous allez traiter sont d'une intégrité reconnue, telle que le soupçon ne saurait les effleurer, vous pouvez vous dispenser du concours d'un homme de loi; mais si vous éprouvez le moindre doute sur la bonne foi de votre vendeur ou de son agent, malgré que vous croyez pouvoir vous assurer de ! état des choses vous-même, n'hésitez pas à consulter votre conseil légal. Dans nos articles de Lois, vous trouverez les indications relatives aux accords pour baux en vigueur, réparations à exiger, purges d'hypothèques, etc., etc. — Location. Au cas où vous entreriez dans une maison en qualité de locataire à l'année (terme immuable dans la banlieue parisienne), au semestre ou au trimestre, vous traiteriez soit par bail, soit par simple engagement. Spécifiez bien sur cet engagement les réparations auxquelles le propriétaire accède, les impôts qu'il consent à payer. Ne vous engagez, sous aucun prétexte, à payer c toute taxe on impôts » quelque bien disposé que vous soyez envers votre propriétaire, car celui-ci pourrait très bien vous imputer des taxes que la loi ou l'usage met ordinairement à sa charge. Pour le reste, agissez comme s'il s'agissait d'un appartement. Quant au choix de la localité, nous nous sommes suffis*mment étendu sur cette importante question. — Hygiène de l'habitation. On sait aujourd'hui l'importance qu'a pour la santé publique la pratique des règles de l'hygiène appliquées à l'habitation. Avant que ces règles fussent pratiquées avec quelque méthode, le chiffre de la mortalité, particulièrement dans les grands centres de population, était incomparablement plus élevé qu'il ne l'est maintenant ; les épidémies se déclaraient avec une soudaineté et sévissaient avec une intensité que nous ne connaissons plus, Dieu merci, et ne cessaient leurs ravages, pour ainsi parler, que faute d'aliment. On comprend donc qu'il faille de toute nécessité s'assurer des bonnes conditions hygiéniques intérieures de la maison ou de l'appartement dont on veut faire sa demeure. Ces conditions consistent dans un drainage convenable des eaux ménagères, une bonne ventilation, un libre accès à la lumière extérieure, aux rayons du soleil, et enfin dans un approvisionnement d'eau potable facile et constant. — Drainage des eaux ménagères. 11 faut s'assurer que la chute des eaux ménagères dans l'égout, s'il s'agit d'une maison de ville, s'effectue d'une hauteur suffisante, trois à quatre mètres au moins; il faut éviter autant que possible, lorsqu'on bâtit, de faire traverser toute la maison par les conduits, et veiller en conséquence à ce qu'il n'en soit pas ainsi dans la maison qu'on veut acheter ou louer, et aussi à ce que ceux de la cuisine et de l'extérieur, les plombs. comme on dit vulgairement, soietu d'une largeur convevable et opèrent bien. — Le: plomb de la cuisine doit être lavé à flots au moins une ou deux fois par semaine eu

hiver, et tous les jours en été, afin de le débarrasser des ordures qui s'y accumulent el y croupissent au grand détriment de la santé. Pendant les chaleurs même, l'emploi de désinfectants, tels que le marc de café ou le charbon végétal en poudre mêlé à l'eau, serait d'un bon, quelquefois d'un indispensable usage. — Ventilation. Il faut que la disposition de la maison ou de l'appartement soit telle qu'on puisse établir un courant d'air frais à travers toutes les pièces. Dès le matin, excepté par un temps de brouillard, ouvrez toutes les fenêtres, portes, cheminées, ventilateurs. Dès que toute la famille est levée, que les lits soient entièrement dépouillés, les couvertures, draps, oreillers, etc., étendus ça et là dans la chambre; et laissez tout grand ouvert pendant une couple d'heure. Beaucoup de personnes s'imaginent que c'est une précaution inutile à prendre par un temps froid; elles se trompent; il est aussi nécessaire de renouveler l'air vicié d'un appartement clos depuis longtemps en hiver qu'en été : cela se comprend. — La lumière. La lumière est indispensable à la vie. On ne devrait pas cesser de répéter cette vérité, à laquelle les habitants des villes semblent ne pas vouloir prêter la moindre créance : ilvivent en quelque sorte dans l'ombre, à l'abri d'épais rideaux, de stores et de persiennes, et se développent en conséquence comme les plantes de nos appartements, perdant progressivement leurs vives couleurs leur vigueur, leur santé. Paraphrasant le mol célèbre d'un savant illustre, nous ne dirons pas que la nature a horreur du vide, mais, el avec infiniment plus de vérité, que la nature a horrsur des ténèbres. C'est un air malsain quecelui qui ne subit pas l'influence vivifiante de la lumière, puissant agent de transformation chimique qui facilite la combustion des organismes en suspension dans l'atmosphère.

Donc laissez pénétrer jusqu'à vous les rayons du soleil. — Procédés pour tenir les appartements frais en été. Certes, par les grandechaleurs, le précepte semble d une application difficile; et le fait est que nous n'exigeons pas qu'on reste exposé aux rayons incandescents du soleil d'aoûl sans rien fair> pour prévenir les conséquences d'une pareile insolation : l'excès est toujours une erreur Mais il existe diverses méthodes de combattre efficacement la chaleur excessive, peudaui l'été, des appartements exposés au midi. Une fenêtre d'escalier laissée à propos ouverte pendant la nuit préparera d'abord 1res bien l'expérience en rafraîchissant les couloirs et les escaliers, ainsi que les pièces dont on aura laissé les portes ouvertes également, si rien ne s'y oppose. Une jalousie baissée pendant le jour lera le reste; un courant d'air e<l rarement dangereux dans de telles circonstances, et apporle un soulagement incontestable. M. le général Morin, directeur du Conservatoire des Arts et Métiers, dont le cabinet exposé au midi, se transforme en véritable eluve par les temps chauds, a imagine de placer dans sa cheminée trois liées de gaz dont la combustion détermine l'introduction de 500 à 600 mètres cubes d'air frais aspiré des caves, maintenant autour de lui une température de 20 degrés quand l'an extérieur atteint 30 degrés centigrades. M. le général Morin a eu des imitateurs, mais il est à craindre qu'ils n'aient pas longtemps à se louer de la découverte. On sait en effet quelle influence funeste l'air frais des rez-de-chaussée que le soleil ne visite jamais exerce sur la santé des personnes qui y séjournent habituellement. Pour un bien passager, une pareille méthode pourrait provoquer un mal durable, peut-être sans remède. Je n'y aurai jamais recours, quant à moi. Mais voici une ingénieuse et très hygiénique méthode de rafraîchir les chambres inondées de soleil : on place au milieu de la pièce un grand vase de

cristal ou de verre rempli d'eau, de ces vases où l'on élève des poissons rouges, et l'on y dresse un bouquet de menues branches, autant qu'il en peut tenir, de saule, de tilleul ou de bouleau. En peu de temps, l'atmosphère de la chambre sera très sensiblement rafraîchie, l'évaporation de l'eau produisant l'effet désirable sans le moindre inconvénient pour la santé. En outre, la verdure exhalera, -ous l'influence des rayons solaires, une quantité d'oxygène suffisante pour aider considérablement à la purification de l'air ambiant. Il faut renouveler de temps en temps cette feuillée, et surtout J'eau. Arrangé avec goût, cet étrange bouquet sera même un ornement original et gracieux. Seulement il faudra bien se garder de le laisser dans l'appartement après la chute du jour, ainsi que de le placer à l'ombre, surtout dans une chambre à coucher; car si, sous l'influence de la lumière, la plante expire de l'oxygène, c'est de l'acide carbonique qu'elle rend à l'ombre; d'où les malaises, les migraines causées par le séjour des fleurs dans une pièce fermée ou placées dans l'obscurité. — Eau potable. L'approvisionnement d'eau potable sera, autant que possible, continuel et abondant. S'il n'en peut être ainsi et qu'on en soit réduit aux citernes et réservoirs, ce qui arrive trop souvent à la campagne, et par conséquent à l'eau de pluie, il faut prendre pour règle de vider el de nettoyer souvent et avec soin ces réceptacles qui s'encrassent avec une grande facilité, et sont en ceci des agents d'infection morbide plus actifs qu'on ne le suppose. En outre, l'eau qu'on y recueillera devraêtre soigneusement filtrée. L'eau de pluie est bonne pour toutes sortes d'usages ; mais pour boire ou faire la cuisine toute eau doit être filtrée. — Ameublement et décoration. En matière de décoraiion, aucune loi ne saurait prévaloir contre le goût personnel, appuyé de la fortune, qui eu permet la légitime satisfaction ; et c'est précisément par cette consiilération de fortune que les avis les meilleurs risquent souvent de frapper à faux. Quelques indications générales, cependant, pourront n être pas absolument superflues. — Le luxe du pauvre. Nous ne pouvons nous arrêter longtemps au réduit du pauvre, où la décoration ne peut être qu'accidentelle et où ne sont admis — autant qu'il est possible — que les choses les plus indispensables à la vie : point d'harmonie dans le style du meuble, ni d'heureux contrastes de couleurs dans les tentures et les tapis absents; rien pour la montre; les visiteurs ordinaires en seraient d'ailleurs plutôt choqués que ravis, étant eux-même dans de semblables conditions d'existence, où la seule dépense permise, outre celle qu'exige l'entretien de la vie matérielle, est celle des meilleurs instruments de travail. Mais il est un luxu à la portée de tout le monde, un luxe qui fait parfois entièrement défaut aux demeures les plus opulentes, el qui donne a l'humble mansarde comme à la pauvre chaumière un cachet d'élégance et de bonne humeur qui impressionne vivement. Ce luxe accessible à tou^, et que nou. ne décrirons pas plus minutieusement , c'est la propreté , qu'on a| pelle avec raison t le luxe du pauvre », et qui lui procure la joie et la santé, richesses inappréciables I — Petits appartements. (?ti peut aujourd'hui meubler deux pièces et une cuisine pour 250 à 300 francs. Je choisirais, par exemple, un meuble de salle a manger en noyfr ciré à moulures noires, qui fait admirablement ne serait pas déplacé même dans un appartement plus riche, et qu'on peut avoir, suffisant pour une petite salle à manger, moyennant environ 170 fr.; 185 fr., avec table à deui rallonges, un buffetetagère et 6 chaises cannées. Pour 140a 150 fr. on peut également se procurer un mruble de chambre a coucher en acajou, d'un goût con-

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