‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 266 sur 503 · HOUI · texte numérisé non relu

HOUI

IIOU1

nuco

La troisième chaudière, C, reçoit les vapeurs qui se dégagent des deux premières et qui arrivent par le fond au moyen d'un tuyau J ; elle est également munie d'un agitateur. — Les produits volatils dés-agés, après avoir traversé une petite chaudière D, circulent dans un serpentin F, refroidi par l'eau de gaz

•- — cis

La houille et ses dérivés. — Fig. 1. Appareil Mallet

hrnle qui arrive du réservoir mesureur G. Un luyau de dégagem ut P envoie les premières vapeurs qui pi'uvenl se produire en I". En E est une chaudière qui sort a la préparation du lail de chaux. Tou'ns les chaudières distillatniri'< coru"ur i menl enlre elles par une conduite uiuiiio de lobmcU convenables, de

La houille et ses dérivés. — Fig. 2. Appareil de Grùneberg

lanière à faire circuler méthodiquement les eaux de l'une dans l'autre. — Les produits condensés vont du serpentin dans un petit récipient S, où ils se séparent du gaz ammoniac. Les liquides s'écoulent de S dans un réservoir rollecti'ur Y, et l'ammoniaque, s'élevant d'abord dans un serpentin T, re- ''oidi par le contact de l'air, redescend eu-

suile dans le bac d'absorption V, en bois doublé de plomb, oii elle pénètre par un tuyau horizontal percé de trous, pour être absorbée par l'eau froide ou l'acide sulfurique. Le bac d'absorption V est fermé hermétiquement par un couvercle muni d'un tube de dégagement pour les gaz non absor-

iiables. Si l'on veut obtenir du sulfate d'ammoniaque, en faisant absorber dans l'acide sulf inique, on pêche le sel produit, au fur et a mesui e de sa production,et on le mot à égoulter dans ii ii égou Hoir douhlédè plomb, puis on le sèche à IVluve ou sur des plaques de fer chauffées.

L'acide sulfurique employé est à 53° B. Chaque appareil double peut produire une tonne de sulfate par vinglquatre heures ou une demi-tonne d'ammoniaque liquide. Avec de l'eau ammoniacale marquant environ 3° B, qui donne 7 kilog. de sulfate au mètre cube, on estime qu'il faut employer de 60 à 80 kilog. de chaux par mètre cube d'eau de gaz. Un appareil double consomme 10 hectolitres de coke par jour et est desservi par un homme. — L'a pareil Grùneberg (fig. 2) e=t continu, c'est-à-dire alimenté d'eau ammoniacale d'une façon continue; l'eau débarrassée de sou ammoniaque, s'écoule sans interruption etsans qu'il y aità manœuvrer aucun robinet, comme dans l'appareil indiqué ci-dessus. Il se compose essentiellement d'une chaudière cylindrique verticale A, chauffée non par le fond, mais par une circulation de gaz chauds, provenant d'un loyer latéral. Au centre de la chaudière est établi un tube vertical A, descendant au-dessous du fond et fermé par un tampon muni d'un robinet de vidange. Au-dessus de la chaudière A est établi un vase B,dans lequel l'on l'ait arriver, par E, le lait de chaux préparé d'avance dans le réservoir supérieur G. Le vaseC est surmonté d'une colonne de reclificalion analogue aux colonnes à rectifier des distilleries d'alcool. Des tubes FF partent du couvercle de la chaudière A et, se recourbant, pénètrent dans le vase C, au-dessous d'un faux-fond formé d'une plaque percée de petits trous. Les vapeurs produites en A pénètrent ainsi dans le vase C, où elles maintiennent une agitation continuelle , en même temps quelles échauffent le liquide qu'il contient. Les vapeurs montent ainsi dans la colonne B et traversent .successivement les chambres à plateaux, où elles rencontrent l'eau ammoniacale qui descend en cascade de la chambre supérieure jusqu'au vase C. L'eau ammoniacale, bien sépaiee du goudron, descend d'un réservoir supérieur V par le tube S, circule dans le serpentin E, remonte ensuite par L pour entrer dans le dôme de la colonne

de rectification. Les vapeurs provenant de C échauffent le liquide au fur et à mesure qu'il descend, lui enlèvent, par suite, méthodiquement,ses éléments volatils, en lui abandonnant les liquides condensahles qu'elles contiennent. Ce n'est qu'en C, au contact du lait de chaux, que ces sels volatils se décomposent et laissent dégager leur ammoniaque. Le liquide, contenant encore un peu d'ammoniaque, descend enfin par le tube intérieur au fond du tuyau A où la chaux se dépose; puis, remontant par-dessus le bord supérieur du tuyau A, se déverse dans la chaudière A, dont le lond, ne contenant pas ou presque pas de chaux et n'étant pas chauffé directement, n'est pas exposé à être endommagé par la chaleur. Le liquide, enfin débarrassé de son ammoniaque, sort du fond par le siphon ft, et arrive par le tube j formant fermeture hydraulique, d'où il s'écoule er» filet continu. L'ammoniaque, arrivée au sommet de la colonne B, est conduite par le tube k dans le bac à absorption k, fermé par un couvercle. Un tuyau de dégagement conduit les gaz non absorbés autour de E, puis audessus du foyer. Ces gaz chauds commencent dès F à échauffer l'eau de gaz qui passe dans le serpentin. Un appareil de ce genre, mesurant 3 mètres de haut et 1 m l 'i de diamètre, est desservi par deux hommes et traite 10 tonnes d'eau ammoniacale par jour, avec riOO kilogrammes de chai lion. La ciiaux consommée e~t égale à 10 ou 13 p. 100 du sulfate d ammoniaque produit. Cet appareil coûte environ 5,0U0 fr. ».

H0UND s. m. ['haounn'd], (mot anglais qui signifie chien courant). Nom d'une classe de chiens de chasse qui poursuivent le gibier. Le ureyhound, jadis appelé gazehound, suit le lièvre par la vue, aiu-i que lé deerhound (écossais) et le wolfho-md (irlandais). Le type des chiens courants anglais qui suivcnl le gibier par l'odorat est le fuxhoun L dont le harrier et le bcaglesoiti des [ormes diminuées, utiles pour le petit gibier.

HOUPPE à soufrer, bulle en fer-blanc, garnie, à l'une de ses extrémités, de mèches en laine qui tamisent, à la sortie, la Heur de soufre contenue dans celle boite.

H0UZEAU fJean-Charles), célèbre astronome el naturaliste belge, né a Mous en 1820, mort le 12 juillet 1888. Il passa plusieurs années au Texas et dans le nord du Meiique; il devint ensuite directeur de l'Observatoire de Bruxelles. Il alaissé un Manuel des renies de la météorologie (dans I' 'Enryrlnpédie populaire); une bonne Géographie physique delà Uelyi'/ue (Bruxelles, 1854, in -8°); le Ciel mis à la portée de tout le monde (1873, in-12), etc., etc.

HUART (Adrien-Achille), publiciste français, né à Paris le 10 février 1841, mort en 1883. Fils de Louis Huart, ancien directeur du Charivari, il écrivit des l'âge de 16 ans des articles humoristiques dans celte feuille et dans le Journal amusant. Il a lais>é une intéressante physionomie de la vie du soldat dans un ouvrage en 4 vol. intitulé Nouvelle vie militaire.

HUER v. n. Crier, en parlant du hibou et d'autres oiseaux du même genre.

iIUGO (Léopoldine), fille du grand poète, célèbre par sa lin malheureuse dans les Ilots de la Seine. Se trouvant en visite a Villequier chez Augusle Vacqi crie, elle lit connaissance de Charles Vacquerie, frère de ce dernier. Charles la demanda en mariage et l'épousa au printemps de l843,au milieu de la joie des deux familles, et avec des réjouissances qui eurent lieu au domicile de Victor Hugo, place Boyale, à Paris. Mais le bonheur des deux époui devait, au bout de cinq mois, se terminer par une épouvantable catastrophe. La propriété de la famille Vacquerie se trouvait à

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Villequier, sur le bord de la Seine, en un Heu où le mascaret se fait sentir avec une grande violence; mais la barre périodique du fleuve n'etlrayait nullement Charles, qui était accoutumé de faire presque journellement des excursions en bateau de Villequier à Caudebeç. L'une de ces parties de plaisir fut préparée pour le 4 septembre, jour où Charles Vacquerie partit avec sa femme, son oncle et son cousin, pour un voyage d'essai dans un grand bateau neuf. Le temps paraissait assez beau ; tout à coup survint la barre accompagnée d'un coup de vent et l'embarcation chavira. I.éopoldine ayant toujours ouï-dire que dans le cas d'un accident de ce genre, le plus sûr était de se cramponner au bateau, saisit instinclivemenl le bord de l'embarcation et s'y crispa avec les convulsions de l'épouvante. Sun mari, excellent nageur, oubliant le soin de sa propre conservation, s'épuisa en efforts désespérés pour lui faire lâcher prise; elle semblait, dans son agonie, avoir incrusté ses ongles dans le bois. Ce drame avait lieu à quelques mètres seulement du rivage, et si Yacquerie eût réussi à lui briser les doigts, il aurait pu la sauver en quelques secondes; mais elle se raidit au point de rendre inutiles les tentatives de sauvetage. Son malheureux époux ne voulut pas lui survivre : l'enlaçant tendrement dans ses bras, il se laissa couler avec elle au fond de l'abîme; et quelques heures plus tard, le Ilot rejeta leurs deux Cadavres.

HUILES pour les cheveux. Les huiles dont nous donnons ici la composition ne contiennent, comme on peut le voir, aucune substance dangereuse, ce qui constitue leur principale qualité : — Huile à la rose. Prenez feuilles de roses fraîches, 120 grammes; écrasez-les bien; ajoutez-y 45 centilitres d'huile d'olive»; mêlez; couvrez bien le vase qui les contient, et laissez reposer huit jouis. Pressez, pour bien l'aire rendre tout leur parfum aux feuilles de roses. Ajoutez en-une de nouvelles fleurs et recommencez le procédé jusqu'à ce que le parfum vous semble suffisamment pénétrant. Filtrez. — Huile de macassar. Prenez : huile d'olives, 250 grammes; huile d'origan, I gramme; huile de romarin, 1 gramme 25 centigrammes. Mêlez et passez. — Huile de mille fleurs. Prenez : huile à la rose et au jasmin, de chaque, 30 grammes; huile à la fleur d'oranger et à la tubéreuse, de chaque, 16 grammes; huile à la vanille, à la jonquille et à la jacinthe, de chaque, 15 grammes; essence de girolle, 2 grammes. Mêlez. Ajoutez, si bon vous semble, huile ambrée et musquée, 15 grammes. — Huile philàrome (pour favoriser la croissance des cheveux). Mêlez huile d'olives, 80 grammes, et huile de lavande, 1 gramme etdemi ; ajoutez : huile de romarin, S0 grammes; mê ez à nouveau.

Ajoutez ensuite quelquesgoultes d'essence de muscade. Frictions repétées sur le cuir chevelu avant de se mettre au lit. Il faut n'eru- E loyer que fort peu de cette huile à la fois. — égisl. La loi de finances du 30 mars 1888 (art. 9) a modifié de la manière suivante le tarif des douanes, en ce qui concerne les huiles minérales. Les huiles lourdes et les résidus de pétrole, de schistes et d'autres huiles minérales (les goudrons de houille et les huiles de houille exceptés) sont imposés, à leur importation en France et en Algérie, au droit de 12 fr. par 100 kilog. net, si ces huiles ou résidus sont originaires du pays d'importation, et au droit de 17 fr., s'ils sont originaires d ailleurs. — Un décret du 18 septembre 1888 fixe à 17 p. 100 la tare légale des huiles lourdes et des goudrons de pétrole importés dans les fûts dits à pétrole.

Cb. Y.

HUITER v. n. (onomatopée). Crier, en parlant du milan et d'autres oiseaux du même genre.

HYDR

HUÎTRE. — I-égisl. Les articles 84 et suivants du décret du 4 juillet 1853 ont réglementé la pêche des huîtres sur le littoral de la France. Déjà le décret du 12 janvier 1852 avait interdit la vente de ce comestible, du 15 juin au 1er septembre de chaque année: mais cette interdiction a été abrogée par un décret du 30 mai 1889, lequel autorise en tout temps, l'achat, le transport et le colportage des huîtres ayant plus de cinq centimètres de diamètre. Les huîtres qui ont une dimension moindre ne peuvent être exposées sur les marchés, ni livrées à la consommation; mais elles peuvent être transportées en tout temps pour servir au peuplement des parcs ou autres établissements ostréicoles. L'exportation des huîtres de moins de cinq centimètres de diamètre et provenant du bassin d'Arcachon est interdile à toute époque de l'année. — Suivant le journal la Nature, l'industrie ostréicole a fait, en France, des progrès considérables; et, malgré l'accroissement de la consommation, les prix tendent à s'abaisser chaque année. D'après les renseignements donnés par ce journal dans son numéro du 7 décembre 1889 et rectifiés dans celui du 8 février 1890, les gi-emenls naturels français ont fourni à la consommation, en 1887, pour une valeur de 570,030 fr. d'huîtres comestibles; les parcs artificiels en ont livré pour 11,087,873 fr. d'espèces françaises et pour 1,951,306 fr. d'espèces portugaises. Le bassin d'Arcachon rapporte à lui seul 3,214,400 fr Puis, viennent Marennes, avec 2,595.200 fr. d'huîtres françaises et 407,000 fr. de portugaises; Oléron, avec 1,175,000 fr. de. françaises et 950,000 fr. de. portugaises; Aurav, qui donne encore 636,000 fr. ; Lorient, 518,000 fr.;Cancale, 408,000 fr.; Courseulles, 350,1100 fr. Dans la Méditerranée, Cette rapporte 227,000 fr. d'huitres et les parcs de la Seyne 44,000 fr. En multipliant ces chiffres par 30 ou 40, on obtient approximativement le nombre des huîtres marchandes livrées dans une année, à la consommation, soit 400 à 500 millions d'huitres. Cu. Y.

HYDRAULIQUE (Presse). — Toute pression exercée sur un élément de la surface d'un liquide se transmet intégralement à tout élément de surface égale, c'est-à-dire que toute pression exercée en un point d'un liquide se transmet a tous les points de ce liquide dont chaque porLion suliit une pression égale dans toutes les directions. Tel est le principe de Pascal. Notre figure 1 sert à la démonstration de ce principe. Une sphère métallique creuse est percée d'ouvertures circulaires égales, entourées de colliers sur lesquels on attache cl l'on tend des morceaux de caoutchouc épais, mais suffisamment élastiques. On place la sphère sur un support, de façon que l'une de ses ouvertures se trouve tournée vers le haut. Cette ouverture est la seule que l'on laisse ouverte, afin de verser de l'eau dans la sphère. Quand cette dernière est exactement pleine de liquide, on ferme l'ouverture supérieure à l'aide d un morceau de caoutchouc. Dés que l'on presse légèrement sur celte ouverture ainsi fermée on voit toutes les autres, aussi bien celles qui sont sur les côlés que celle qui forme le fond, se soulever également. La pression se transmet donc a tous le- points etdans tous les sens ce qu'il s'agissait de démontrer.

Pascal prouva, par une expérience restée célèbre, que la pression est égale au produit de la base par la hauleur. Il fit briser le fond d'un tonneau plein d'eau, en surmontant ce tonneau d'un tube de 10 ra. également empli d'eau. Le fond avait donc supporté un poids égala celinqu'aurait exercé sur lui une masse de liquide large comme ce fond et haute de 10 m. .Notre ligure 2 représente cette expérience avec quelque modification. Un vase

DYDR

cylindrique en cuivre de 15 eenlim. de diamètre est hou.-hé par un morceau de cuir ou

le caoutchouc peu tendu, de manière à conserver un jeu de 2 à 3 eenlim. Sur le côté est

oséré un tube recourbé à angle droit qui ='élève à environ 00 eenlim. au-dessus du

Presse hydraulique. — Pig. i. Démonstration du principe de Pascal.

bord du récipient et dont l'extrémité s'évase en entonnoir. Le diamètre du tube importe peu; qu'il soit large ou étroit, le résultat sera le même. Pour emplir l'appareil on le couche dans un bassin plein d'eau, on pousse et on tire alternativement la membrane flexible qui le recouvre, l'air s'échappe el laisse la place au liquide. Quand le vase est bien plein on le relève et on presse sur le couvercle de façon à amener l'eau partout au même niveau. Ensuite on place une planche sur la membrane et on y pose un poids d'- 10 kilogr.

Dès qu'on emplit le tube d'eau, on voit le couvercle soulever la planche et le poids, tant est forte la pression exercée par la mince colonne d'eau contenue dans le tube. En augmentant la hauteur du tube on augmentera la pression. Tel est le principe de la presse hydraulique. Notre figure 3 montre deux vases communiquants de diamètre différent. Le plus grand est divisé en 6, près de la base, et réuni à la partie supé-

Presse hydraulique. - E\pôrience de Pascal

Pig- 2-

modifiée.

Presse hydraulique. — 1-

rieureau moyen d'un joint. Dès que l'on verse de l'eau dans l'un de ces vases, elle s'élève au même niveau dans les deux. Enlevons la partie supérieure du plus grand et attachons une membrane flexible sur la partie inférieure (lig. 4). Une colonne d'eau qui, dans le petit vase, s'élève jusqu'en u, se trouve alors équilibrée par un certain poids placé sur la membrane. Ce poids sera exactement celui d'une colonne d'eau du diamètre du grand vase et

HYDR

d'une hauteur égale à la distance de la membrane au niveau a. On le prouve en enlevant le poids, en replaçant la partie supérieure du grand vase (fie. 5} et en la remplissant d eau jusqu'au niveau a. Le poids de 1 eau ainsi versée est donc exactement égal auj>oidsque l'on a enlevé. — La figure 6 représente une presse hydraulique théorique. Le diagramme placé au-dessus montre les aires relatives sur lesquelles s'exercent les pressions. Les deux vases carrés A et B communiquent; on fixe à A le pis- ^ ton a et à B le pis- J ton 6. Le premier < mesure 1 centime- •

Ire de Côté OU fressc hydraulique. — Fig. (i. 1 centimètre car- Principe de la presse hydraulique.

ré; le piston b a

5 centim. de côté ou une surface de 2o cen-

tim. carrés. Quand on emplit d'eau 1 espace

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