ABLE
grands avantages, parce que la machine eé- I la famille et le? biens à un jeune sourd-muet ince peut être installée très loin du lieu | de naissance, le comte de Solar, qui. s'étant
égaré dan- Paris, se trouvait dans l'incapacité de faire connaître son nom.
ABEILLE. — Législ. Le :ode rural, dans son titre \ I, qui fait l'objet de la loi du 4 avril (889. s'occupe des animaux employés à 1'exploitalion de? propriétés rurales, et entre autres des abeilles. Les préfets déterminent, après avis des conseils généraux, la distance à observer entre les ruches d'abeilles et les propriétés voisines ou la voie publique, sauf, en tout cas, l'action en dommage, s'il y a lieu. Le propriétaire d'un essaim a le droit de le réclamer et de s'en ressaisir, tant qu'il n'a pas cessé de le suivre ; autre- • ment l'essaim appartient au propriétaire du terrain sur lequel il s'est fixé. Les ruches peuvent être l'objet d'une saisie mobilière, lorsqu'elles ne sont pas immeubles oar destination. Dans ce cas, elles ne peuvent être déplacées que pendant les mois de décembre, janvier et février (art. 8, 9 et 10). (ch. y.)
ABEILLE (Scipion), chirurgien, frère de l'abbé Gaspard Abeille, mort à Paris en 1697. Chirurgien-major du régiment de Picardie, il fit deux campagnes en Allemagne. Il a mis en vers des traites de chirurgie et d'anatomie : le Parfait chirurgien d'armée (1696, in-12); Nouvelle histoire des os selon les anciens et les modernes (Paris, 168:1, in-12); Traité des plaies d'arquebusade (1696, in-12), etc.
ABEL, roi de Danemark, fils de Vladimir II ; il assassina son frère Eric, en 1250, et prit possession du trône. Il fut mis à mort par les Frisons, qui se révoltèrent contre lui à cause des impôts dont il les accablait.
ABEN-GNEFIL.
médecin arabe du xne siècie ; il a laissé un ouvrage, dont la traduction intitulée, De Virtutibus medicinurum etciborum,a été imprimée à Venise en 1581, in- fol.
Aliatage des animaui. — Appareil Bruncau en place.
où l'on doit travailler; alors, le courant électrique, transmis par des fils, vient animer le moteur. — iSotre figure représente une machine employée dans les forêts de la Galicie (Autriche). Elle se compose d'un moteur électrique E, porté sur un chariot que l'on roule
ABSI
Généralement, l'ablette nage entre deux eaux ; on choisit donc une eau modérément courante et ayant une profondeur de 1 mètre à 1 mètre et demi au plus; on place la tlotte de la liime de manière à ce que les hameçons baignent à peu près à moitié de distance de la surface au fond. Vos hameçons seront amorcés d'asticots, de vers d'égout à queue, de vers rouges, de vers d'eau, et surtout de sang caillé, sur lequel l'ablette se jette avec une voracité particulière.
Ce poisson, toutefois ne happe pas toujours'! gloutonnement l'hameçon : et s'il s'agit d'un ver quelconque, par exemple, il se contente en quelque sorte de le sucer. En conséquence, dès qu'on verra la flotte s'incliner il faudra donner bien vite un petit coup sec — pas trop pourtant, ou vous risqueriez de ne rapporter avec votre hameçon que la bouche de l'ablette, aussi tendre que sa chair est mollasse.
ABLIS, commune du cant. de Dourdar (Seine-et-Oise), arr. et à 14 kil. de Rambouillet; 950 hab. Un escadron du 16° régiment de hussards prussiens y ayant été surpris et désarmé par des francs-tireurs, dans la nuit du 7 au 8 octobre 1870, le village lut incendié par une forte troupe allemande, le 10 octobre. Le prétexte invoqué pour cette sauvage exécution l'ut que les hussards avaient été surpris pendant leur sommeil.
ABRI Vitré (Hortic). On donne ce nom à un châssis vitré, composé d'un coflre de bois ou de tôle, plus bas sur le devant qu'a sa partie postérieure, large d'environ 1 m. HO et d'une longueur variable à volonté. Il est nécessaire que les panneaux du coilre posent
Abatage des arbres au nioyen d'une machine électrique
auprès de l'arbre à couper ; quand on a fixé le chariot à l'arbre, au moyen d'une chaîne terminée par un fort crochet, le moteur électrique actionne l'espèce de couteau B. Celuici, en se mouvant de rôle et d'autre, pratique dans l'arbre une série d'échancrures en arc de cercle ; la section obtenue est maintenue béante au moyen de crampons. Quand le tronc est coupe presque entier, on achève le travail a coups de hache.
ABBAS-ABAD, ville, fortifiée de la Russie d'Asie. Elle lut traîtreusement livrée aux Russes, pendant la guerre de 1827.
ABBASSA. sœur du calife Haroun-al-Raschid qui la lit marier avec son visir Giafar, sous certaines conditions impossibles à remplir. On a conservé de cette princesse quelques vers arabes, relatifs à son amour pour Giafar.
ABBÉ Louise), poétesse française du xvie iir'.cle. On l'avait surnommée luBetle Cordonnière.
ABBÉ DE L'ÉPÉE, célèbre drame deBouilly, représente au Théâtre- Français, en 1800. Celte pièce attendrissante et assez bien conduite, a toujours vivement impressionné le public, à chaque fois qu'on l'a reprise. L'auteur a choisi pour sujet les démarches que l'Abbé de l'Epée dut accomplir pour re.iUre
ABEN-MELEK, rabbin juif, auteur d'un commentaire hébreu de la Bible, intitule la Perfection de Beauté (Amsterdam, 1661, in-fol.)
ABEN0D, montagne de Souabe (Allemagne), à 38 kilom. de Fribourg, fameuse comme donnant naissance au Danube.
AB INITI0 [-si-o]. Loc. lat. qui signifie dès le commencement.
ABLETTE. L'ablette est le poisson le moins recherche de nos rivières, parce que sa chair est mollasse et d'un goût fade peu agréable ; mais c'est peut-être aussi le poisson le plus commun. Le meilleur emploi de l'ablette, quand elle est petite, c'est encore de servir d'amorce pour le brochet et f anguille. M.ns comme beaucoup de pécheurs ne la dédaignent pas, non seulement pour leurs fritures, mais surtout parce qu'elle fournit un contingent imposant au contenu du pauier, nous la prendrons donc au sérieux.
L'ablette se plait dans les eaux vive9, ayant un courant modéré ; on la voit souvent folâtrer, en troupe à la surface de l'eau quand la température est douce ; c'est le moment ae la pêcher a la petite mouche commune avec la ligne à fouetter.
Abri Kitré.
sur des bords creusés en rigoles pour l'écoulement de l'eau, et qu'ils soient munis, sur le devant, d'une poignée de fer, permettant de le- soulever au besoin et de les maintenir avec un support à crémaillère, alin d'aérer I intérieur des châssis. — Un abri de ce genre est appelé cltitssis froid, quand il est posé sur une plate-bande ou sur une couche sourde ; châssis tièdf, quand il recouvre une couche tiède ; et rhds.sis chaud, s'il est placé sur une couche chaude; dans ces deux derniers cas, il remplit l'office d'une petite serre
ABRICOT. Pour obtenir la liqueur ou ratafia d abricots, prenez 25 à 30 abncoisde plein veut bien mûrs, coupez-les en morceaux, cassez les noyaux, dont vous extrairez les amandes pour les monder avec soin. Gela fait, meltez fruit, noyaux concassés et amandes dans une cruche contenant deux litres d'eau-de-vie ; ajoutez un peu de cannelle, deux ou trois clous de girofle. Faites macérer trois semaines, eu ayant soin d'agiter chaque jour. Filtrez. Ajoutez 300 grammes de sucre fondu dans un peu d'eau. Faites reposer ; mettez en bouteilles.
ABR0SI Jean), médecin et astronome italien du xvie siècle. Sou Dialogue sur Castroloijie (in-4, Venise, 1494), se trouve dans Undex expurgatorius.
ABSINTHE (liqueur d'). Versez dans 10 grammes d'alcool rectifié à 40 degrés : 4
ABYS
grammes essence d'absinthe ; 1 gramme et demi essence de fenouil; essences do badiane et d'anis, de charrue 3 grammes : eau de roses, 15 grammes. Mêlez bien ; ajoutez eau-de-vie trois-six, -2 kilogr., et après, t kilofrr. d eau, filtrée. Celle liqueur n'aura pas la belle teinte verte de l'absinthe du commerce; elle n'aura pas non plusses propriétés dangereuses et remplira pari'atement son rôle d'apéritif. Prise à dose exagérée, elle irriterait l'estomac et deviendrait par conséquent nuisible. — Absinthe artificielle. Prenez une pincée de feuilles d'estragon sèches et faites-les infuser dans deux décilitres d'eau ; vous obtiendrez une boisson d'une odeur pénétrante, d'une saveur très aromatique; essentiellement stomachique, stimulante, tonique et fébrifuge. Si ces vertus ne vous sulfiseni pas, ajoutez à cette infusion quelques gouttes de rhum, elle prendra un goût d'ab.sinlhe très prononcé. D'ailleurs l'estragon (Artemiaia dracunmlus) appartient au même genre que l'absinthe (Artemisiamuritima, pcmtica, etc.). Il y a donc ici autre chose qu'un pur effet de l'imagination.
ABSURDE (Réduction à 1') ou démonstration par l'absurde [reduclioad absiirdum), en logique, sorte d'argument qui prouve une chose en démontrant l'absurdité de tout ce qui pourrait la contredire. Celte réduction esl très employée en péomelrie, quand on ne peut démontrer une proposition d'une manière directe ; alors on prouve que le contraire de celte proposition est absurde ou impossible; et ainsi la vérité se trouve établie indirectement. Celte méthode de démonstration est dite indirecte par opposition à la méthode ordinaire ou directe.
ABYSSINIE. Presque tonle l'Abyssinie" fil s» soumission au prince Kasa, du Tigré qui régnait sur le Tigré et sur l'Ambara, avec le titre de Négus ou Negons (roi , Juhannes ou Jean 11. Le Cboa, liy-même, aprè> avoir conservé longtemps son indépendance avec le roi Ménelek, finit par reconnaître la suzeraineti de Négus. Pendant la campagne angloégyptienne dans le Soudan, Jean II se laissa entraîner dans le parti anglais et envoya une armée, commandée par le général Ras Aloula, au secours de Kassala. Les Abyssins écrasèrent, à la bâta Ile de Kufeit (23 sept. 1885), les forces d'Osman-Digma. Le bul secret du Négus paraissait être d'occuper Massouah, qui >eri de port au Tigre et dont la
Eossession ouvrirait un débouché à toute l'Ayssinie. Les Italiens ayant occupé Massouah, une guerre entre l'Abyssinie et l'Italie devint inévitable. Elle éclata dès le commencement de 18s7. Les troupes abyssines, commandées par le général Bas Aloula, marchèrent sur Massouah, qu'elles attaquèrent résolument. Faute de navires, elles ne purent entreprendre le siège et après un assaut infructueux, elles se contentèrent d'occuper les principales portions environnantes sur la terre lerme. Les Italiens voulurent les y poursuivre, mais ils subirent un sanglant échec à Sahati, et durent demander des renforts. Leur armée, portée a 35,000 hommes, parvint à se maintenir à Ma;>souah. Le gouvernement britannique essaya d'interposer ses lions offices entre les deux belligérants. Le Négus refusa d'entrer eu pourparlers, de sorte que la mission anglaise qui lui avait été envoyée se bâta de rentrer à Massouah vers la lin de 1887. Elle y annonça qu'une armée abyssine de plus de 100,000 hommes, divisée en trois corps, s'avançait vers la côte. Les indigènes arrivèrent au printemps de 18S8; mais ils ne purent rien entreprendre de sérieux. Les Italiens repoussèrent leurs attaques et prireut même l'offensive. Avant commis l'imprudence de s'avancer trop avant dans les terres, ils furent écrasés à Saganeili (août 1888) et leur défaite prit les proportions d'un désastre. Pourtant les Abyssins ne
ACCU
profitèrent pas de leur victoire. Les troupes du Négus furent rappelées pour combattre Ménelek qui venait, d lever l'étendard de la révolte. Le roi loh; n fut tué le 10 mars 1889, et son vassa . donl l'armée ne complaît pas moins de (30,000 hommes, prit le titre de Négus et prétendit régner sur toule l'Abyssinie. Pendant ci ' e guerre civile, les Italien~ s'étaienl avancés jusqu'à Sénahit, -ur la frontière Abyssine ; e énèral Baldissera occupa Asinara. Ménelek, incapable de soutenir une guerre étransère et de soumettre des populations toujours prêtes à se soulever, entra en pourparlers avec le gouvernement italien. Il envova une mission au roi llumbert, en anûl 1889. Le prince Makonwen, reçu avec beaucoup d'honneurs au palais du Quiii n al , signa une convention monélaire et commerciale; il accepta un traité de paix en vertu duquel le roi Ménelek s'engage à n'avoir aucune relation diplomatique avec les puissances européennes sauf avec I Italie. Ras Alou'a, l'adversaire de Ménelek essaya vainement de traiter avec le général li.ildissera. Il se retira à Guiira. où il resta le représentant et le défenseur de l'indépendance nationale. Au mois d octobre 1889, un emprunt de 4 millions de francs fut contracté au nom de Ménelek, à la banque nationale italienne, dans le but d'ouvrir des routes commerciales, mettant l'Abyssinie en relation avec les possessions italiennes de la côte. En réalité, ces routes sont militaires, et ouvriront le pays aux troupes du roi Humbert. Le 14 octobre, l'Italie plaça officiellement l'Abyssinie sous son protectorat, et manifesta l'intention de former, sur la côte orientale d'Afrique un empire d'Ethiopie.
ABYSSINIEN, IENNE s. et adj. synon. d'A