BY.-SIN
ABYSSINIQUE s. et adj. synon. peu usité
d'ABY-SIN.
ABZAG (voy. Abz.ac, dans le dictionnaire), aux environs, château de Serre, où naqun Mme de Montespan.
ACCELERAND0 (mot ital.). Mus. En accélérant.
ACCUMULATEUR s. m. Phvs. Appareil qui
ACCU 3
électricité dans un temps plus ou moins long. Au fond, l'accumulateur est une ;>ile él •-■■■ ni lie ipii, après épui^emen', peut erre revivifiée pirle passage d'un courant. Ce Move> i rna?asiner l'électricité est applique d.
quelques année.s seulement, pour obvier à j'i nconvénienl de l'usage de longs fils conducteurs. Son invention repose sur ce fait qu'un pu issant courant électrique peut électrolyser ou dé omposer plusieurs composés chimique-*, et que sous certaines conditions, les produits de
Accumulateur Plante. cUaige par Ueul clèineuisBunsco.
ces décompositions peuvent subir de nouvelles combinaisons et dégager un fort courant. — Une pile à un seul liquide est dite polarisée quand I hydrogène fo' mè par la réaction se porte à la -urface des électrodes et y séjourne au lieu de se dégager : ce gaz, en se combinant avec l'oxygène pour former de l'eau, produit une réaction qui détermine une forée électro-motrice; et celle-ci dôme un < o irant secondaire qui, allant en sens contraire au courant principal, l'affaiblit et finit par le neutraliser. Pour obvier aui inconvénients de la polarisation, Daniell a imaginé une pile à deux liquides dans laquelle le courant secondaire est trop faible pour neutraliser le courant pnncinal ; et Runsen a inventé une
Accumulateur Paure. — L'une îles parois de l'auget esl supposée ouverte pour montrer l'intérieur.
peut emmagasiner une certaine quantité 1 autre pile, également à deui liquides, d ri'éner^e électrique et dégager ensuite cette I laquelle le courant secondaire va dans
d'énerg'e électriq
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fcg'irne sens que le courant principal et le ruu/orce au lieu de l'affaiblir. — En 1860, {giPlanlé, présenta, sous le nom de piles secondaires, le premier appareil qui puisse être
u niulateur. — Batterie de 6 éléments bunsen en tension pour charger des accumulateurs.
considéré comme un accumulateur. Celait une Laiterie composée de 20 éléments formé, mi l'immersion, dans un vase rempli d'eau acidulée, de deux lames de plomb roulées « n-ernble en spirale et séparées par des dindes de caoutchouc. Sous l'action du coûta ni. il se forme à la surface de l'eau de ces électrodes de plomb unecouchede peroxyde de plomb, et comme ce peroxyde se réduit facilement sous l'action de l'hydrogène, il en résulte que le courant de polarisation est très énergique. Aussitôt que l'électrode est bien recouvert de peroxyde de plomb, on rompt le circuit et l'on met les électrodes en réserve.
Quand on a besoin d'employer l'énergie électrique ainsi accumulée, il suffit de réunir les électrodes pour ■ roduire un courant pcondaire très intense nais de peu de durée.
Jet appareil quoique ingénieux, n'était pas très pratique parce que l'opération de forma- :ion du peroxyde à la surface de l'électrode esL :oni.'ue et délicate. M. Faure fit disparaître cette dilficullé en enduisant directement l'é- 'eclrode positif avec du minium et l'élec- ".rode négatif avec de la litharge. Voici . miment es! disposé l'accumulateur Faure, ••:'jiioi si emploi nar les électriciens. Dans une auge ■ udronnée se rouve de l'eau acidulée au dixième par de l'acide sulfurique.Un certain nombre de plaques de plomr alternative ment enduites, l'une de minium, l'autre de 1 i t h a r g e , plongent verticalement dans l'eau acidulée .'et sont séparées entre elles par de petites trinsles en bots posées debout. Chaque plaque ou électrode est munie à sa partie supérieure d'un prolongement ou contact; tous les contacts de même nom sont réuni- et serrés dans une pince de cuivre qui les fait communiquer avec le lil conducteur. L'accumulateur Faure peut être
secondaire l'Uute.
1'Luj-je d accumulateur.
kLCV
chargé par des piles et par des machines dynamo ou magnéto-électriques; il faut que la force électro-motrice de la source soit un peu plus grande que celle de la batterie. La force électro-moi rice d'un accumulateur Faure de 50 kilog. est évaluée à 2 volts. Le rendement est voisin de 90 0/0 de l'énergie électrique, quand on emploie les accumulateurs le jour même de leurcharge, et de 75 à 80 0/0 si on ne les emploie qu'au bout de cinq jours. Cet appareil offre l'inconvénient d'exiger de fréquentes réparations, les plaques positives s'oxydant avec rapidité, ce qui force à les remplacer. — En 1887parutl'accumulateur Desmazures qui constitue un véritable progrès, en raison de sa légèreté et de sa puissance d'emmagasinement. Déjà MM. de Lalande et Chaperon avaient trouvé une pile régénérable, une pile réversible, comme on dit; c'était une combinaison voltaïque, dans laquelle l'élément zinc, potasse, oxyde de cuivre constituait une pile très constante. On sait que toute pile dans laquelle l'action chimique qui produit le courant ne donne pas naissance à des produits volatils est théoriquement réversible et pourrait constituer un accumulateur, en la faisant traverser par un courant de sens inverse à celui qu'elle produit elle-même. Ce courant ramènerait les corps à leur état primitif, et la pile serait susceptible de fournir une nouvelle somme d'énergie électrique : on pourrait ainsi la régénérer de nouveau indéfiniment. Dans l'appareil de MM. de Lalande et Chaperon, on ne pouvait revivifier l'élément après usure ; tandis qu'avec l'accumulateur Desmazures, on reconstitue les éléments de la pile usée en la faisant traverser par un courant. Les lames négatives de cet accumulateursont desfeuilles de tôle étamée; les lames positives sont des plaques de cuivre poreux obtenues en comprimant de la poudre de cuivre sous une pression de 1.000 atmosphères. Le tout plonge dans une boite de tôle étamée contenant une solution de zincate de soude ou de potasse additionnée de chlorate de soude. Quand le courant de charge passe, le cuivre est attaqué par l'oxygène de l'eau et le zinc est mis en liberté; quand le courant secondaire s'établit, la potasse attaque le zinc et l'oxyde de cuivre est détruit par l'hydrogène. Cet appareil se' charge et se décharge donc comme l'accumulateur Plante : seulement il produit plu»' de travail éleclrique sous le même poids ; une batterie de 2,000 kilog. pourrait emmagasiner 100 chevaux électriques; unebatiene de 28 kilog. emmagasinerait un cheval-heure. Enfin, cet accumulateur peut rendre de 80 a 90 0/0 de l'énergie électrique dépensée pour le charger. — Dans l'accumulateur Kabath, les électrodes se composent de lanières de plomb aliernativement plissées ou gaufrées et lisses. MM. Sellon et Volkmar ont imaginé un ap-
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Accumulateur Faure-Scllon-Yolkmar (coupe,.
pareil dans lequel ils substituent des grilles de plomb aux lames pleines, pour augmenter la capacité d'emmagasinement. L'accumu a leur Somze comprend un support en tonne de gaufre a fond troué. — Tou* ces appareils coûtent assez cher ; il est facile d'en construit!' soi-même et d'obtenir des résultats satisfaisants. On prend une petite caisse quadran-