ACHA
gulaire que l'on goudronne à l'intérieur pour la rendre bien étanche; on peut même, au besoin, la doubler de poix de Bourgogne. Au fond de la caisse, et à chaque extrémité, on dispose deux languettes de bois entaillées à la scie; on place des feuilles de plomb quadrangtilaires, épaisses d'un millimètre dans chacune des entailles et à une distance d'un demi-centimètre les unes des autres. Ces feuilles doivent être trouées dans un angle et avoir l'autre angle abattu. On les laisse séjourner pendant six heures dans un mélange de 100 grammes d'acide nitrique et 200 gr. d'acide sulfurique, le tout étendu de 1,700 gr.
....... :- i .it domestique.
d'eau. Ensuite on met les feuilles dans la caisse. On les réunit par paires au moyen de tiges de laiton passant par les trous ménagés à l'avance ; on emplit la caisse d'eau acidulée au dixième et saturée d'oxyde de zinc. Il ne reste plus qu'à charger cet accumulateur au moyen d'une source quelconque d'électricité.
ACÉTANILIDE s. f. (de acétate et anilide). Composé, découvert par Gerhardt en 1835. On l'obtient en faisant agir sur l'aniline le chlorure d'acétyle ou l'acide acétique anhydre : C6 H5, C! H3 O, H Az. C'est une poudre blanche, cristalline, inodore, d'une saveur un peu brûlante, soluble dans 160 parties d'eau troide, dans 50 parties d'eau chaude, dans 3 1/2 d'alcool, dans 6 d'éthei et 7 de chloroforme ; elle fond à 112° et se volatilise à 295°. On lui a donné d'abord le nom A'antifébrine, a cause de son action antifébrile. C'est un agent thérapeutique employé dans les maladies douloureuses du système nerveux et dans es alfections fébriles.
tCHAINTRE (Nicolas-Louis), philologue, a Paris en 1771, mort en 1830. Après voir fait, en qualité de volontaire, les campagnes de la Révolution, il devint professeur a Paris. Il a laissé un Cours d'humanités depuis la sixième jusqu'à ta rhétorique (13 vol. in-12), une traduction de l'Hist. de la guerre de Troie de Dictys de Crète (1813, 2 vol. in-12) et ditlérenls autres ouvrages relatifs à l'antiquité classique.
ACHARDS (Eléazar-François de la Baume des), prélat, ne a Avignon en 1679, mort à Cochin en 1741. 11 éiait evêque dans sa ville natale quand y éclata la peste, pendant laquelle il signala son zèle charitable et religieux. Clément XII l'envoya en Chine pour y mettre fin aux compétitions qui s'étaient élevées entre les Missionnaires; il mourut à la peine, sans avoir pu réussir à atténuer le fiel des dévots de l'Extrême-Orient. L'abbé Fabre a publié une Relation de la mission de l'évéque d'Halicarnasse (Venise, 1753, 3 vol. in-12).
ACHARNE [a-kar-ne], gros village de l'Attique, dans l'ancienne Grèce, où les tyrans établirent leur camp, lorsqu'ils marchèrent contre Thrasybule, et où les Lacédemonieiis, commandé» par leur roi Archidamus, dres- -êreiit leurs tentes quand ils firent irruption dan» l'AUique, au commencement de la guerre du Péloponèse. Aristophane, dans la comédie intitulée les Acharniens, représente les habitants comme des charbonniers. Les restes d'Acharné se trouvent pies du village contemporain de Menidi.
AGIE
ACHÉLOÏDES [à-ké-lo-i-de] s. f. pi. Nom patronymique donné aux Sirènes, comme filles d'Achéloiis.
ACHILLINI [à kil-li-ni] (Alexandre), médecin de Bologne, mort en 1512; on lui attribue la découverte du marteau et de l'enclume, deux pelils os de l'organe de l'ouïe. Ses œuvres ont été publiées à Venise (1568, in-fol.) — II. Jean Philothée), frire du précédent, mort en l'J38. Son poème intitulé il Viridario (le Verger), contient l'éloge de plusieurs lettrés de son époque. — UI. (Claude), poète, de la famille des précédents, né a Bologne en 1574, mort en 1640. Il fui professeur de jurisprudence en ditl'érentes universités. Le cardinal Richelieu récompensa par une chaîne d'or évaluée 1,000 écus un sonnet composé en l'honneur de Lo'jis X1I1.
ACIER. De tous les procédés employés pour produire l'acier, le plus important est celui pour lequel Henri Bessemer s'est fait