MAGN
photo- éclair. On emploie cette poudre au moyen de l'appareil suivant. On a un petit tube, long de 10 centira. et d'un diamètre de 4 inillim. A l'une de ses extrémités, on introduit une petite quantité de poudre photoéclair (2 décigr. pour un objectif de 2 centim. d'ouverture et de 10 centim. de distance focale; la lumière étant placée à 3 m.), A l'autre extrémité du tube est adaptée une petite poire de caoutchouc. La boucle formée par le tube est passée au doigt indicateur ou au pouce de la main qui lient la bougie. Le pavillon du tube est alors présenté obliquement à la partie la plus large de la flamme. La poire est pressée, un éclair se produit, et sa durée se prolonge assez pour impressionner la plaque sensible.
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MAGNÉTISME. - Le magnétisme donne lieu à quelques expériences d'une grande simplicité. Ayons, par exemple, un aimant en fer à cheval. Passons plusieurs fois l'une des branches de cet aimant sur uneaisuille à tricoter, toujours dans le même sens. L'aiguille sera aimantée. Piquons-là dans un morceau de papier et suspendons celui-ci à un long lil (fig. 1); nous la verrons prendre une position telle que l'une de ses extrémités se dirigera du côté où se trouve le soleil à midi, et que l'autre extrémité se trouvera dans la direction opposée. L'extrémité qui se dirige vers le sud est dite pôle sud; l'autre est le pôle nord. Afin qu'il ne puisse y avoir aucune erreur, mettons un N et un S aux extrémités du à ces pôles; nous
par à la
'il-, — Fig. 1. Une simple aiguilli : aimantée suspendue à un fil.
papier qui correspondent sommes en possession de
la plus simple des boussoles. — Faisons, de la même manière, une seconde boussole semblable, et marquons de nouveau les pôles N et S; approchons les deux aiguilles l'une
Lumière du magnésium.
la combustion de ce métal donne une fumée gênante. On a imaginé, pour obvier à cet inconvénient, d'employer un mélange de magnésium et de substances oxydantes, et Fou a obtenu une poudre que l'on a appelée
Fig. î. — Force magnétique.
de l'autre, et nous observerons que le pôle Nde l'un attire le pôle S de l'autre, ce qui démontre que les pôles de même nom ne se repoussent et que les pôles de nom contraire s'attirent. D'où, si nous avons un aimant dont nous ne connaissons pas le nom des pôles, nous reconnaîtrons facilement le pôle sud (celui qui attire le pôle nord de l'aiguille suspendue) et le pôle nord (celui qui attire le pôle sud de cette aiguille). — Pour une autre expérience, plaçons une petite aiguille à coudre sur une feuille de papier posée sur une table; approchons un pôle de l'aimant en fer à cheval; l'aiguille sera attirée. Fra.spous-la une douzaine de fois avec le pôle ; elle
sera aimantée; ce que nous vérifierons en re. marquant que l'une de ses extrémités est repoussée par l'un des pôles Je l'aimant, landif que l'autre extrémité est attirée par ce mêrnt. pôle. — Posons maintenant l'aimant sur unetable; couvrons-le d'une feuille de papier à écrire bien unie, ou d'une feuille de carton peu épais, mais raide. Répandons do la limaille de fer sur ce papier, et nous la verrons se disposercomnie sur notre fig. 2, en formant autour des deux pôles comme centres des courbes appelées lignes de force magnétique.
MAHDI, s. m. (ar. le Désiré ou le Bien dirigé ir Dieu). Terme employé par les musulmans fois dans un sens général et dans un sens particulier. Comme terme général, il est appliqué à tout prophète ou même à toute personne qui se dislingue par sa dévotion ; mais dans sa signification particulière, il désigne exclusivement le sauveur musulman qui, après avoir détruit l'iniquité et resi i la justice sur la terre, doit préparer le monde au jugement dernier. L'islamisme a emprunté à la religion chrétienne l'idée de la venue d'un Messie; Mahomet reconnaissait l'importance de la mission du Christ, niais il niait sa divinité; il le plaçait au-dessus tous les prophètes et il a livré son souvenir à la vénération do ses adeptes. Beaucoup de mahométans croient que le Mahdi sera assisté par Jésus-Christ comme vicaire. Jésus, a avoir détruit l'Antéchrist, annihilé les Juifs et converti à l'islamisme les chrétiens et tous les idolâtres, récitera la prière que le Mahdi composera avant que le son de la trompette dernière n'ait annoncé la résuri tion, le jugement et la destruction de toutes choses. Il n'est fait aucune mention du Mahdi dans le Coran ; mais la tradition attribue à Mahomet la déclaration orale suivante «Quand le monde n'aura plus qu'un jour vivre, Dieu fera surgir un homme qui emplira de justice la terre qui est pieine d'iniquité. » — Le titre de Mahdi fut popularisé, pour la première fois, par un audacieux aventurier. Mokhtar, qui parut en Perse cinquante ans après la mort du prophète et qui se faisait appeler « le lieutenant du Mahdi ». Plus tard, Moez, fondateur du Caire, prit formellement le titre de Mahdi; plusieurs autres fanatiques ont agité le monde musulman en se donnant comme les envoyés d'Allah. Le Mahdi le plus nouveau a fait pénétrer le bruit de ses actions jusqu'au milieu du monde chrétien. C'était une puissante individualité, que ce Mahdi du Soudan, qui parvint à soulever les belliqueuses et fanatiques tribus arabes, sur lesquelles il exerça une puissante influence. Il différait des autres Mahdis en ce qu'il n'était pas un débitant de miracles et qu'il ne s'entoura jamais d'un voile mystérieux. Sa conviction était profonde et, de même que Mahomet, il prit son enthousiasme pour une inspiration divine. Nous savons peu de chose concernant sa jeunesse. Il s'appelait Ahmed Mohammed, mena une existence ascétique, observa la sévère discipline imposée par le Coran, sauf pour ce qui concerne le mariage, où il sortit, parait-il, des limites de l'orthodoxie. Nous ne possédons, relativement à la première partie de son histoire, que deux récits dignes de foi. L'un est dû a M. Mousa-Peney, né dans le Soudan, et fils d'un courageux explorateur français de cette région; l'autre, dû à M. Clermont-Ganneau, est le récit d'une conférence des Oulémas à la mosquée du Caire. Ahmed Mohammed naquit à Dongola en 1843 ; à l'âge de douze a as, il savait le Coran par cœur. A la mort de son père, ses deux frères, qui étaient charpentiers en bateaux, sur le Nil-Blanc, frappés de ses merveilleuses aptitudes, se cotisèrent pour les frais de son instruction et le confièrent aux savants professeurs arabes Abdel- Dagin et El Gourachi. s.iq éducation ternii-