‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 302 sur 503 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

née, il s'établit dans l'Ile d'Aba, sur le Nil, et y vécut dans la solitude pendant quinze ans, période égale à celle que Mahomet passa dans la méditation avant de se déclarer prophète de Dieu. Son existence à Aba fut celle d'un ermite qui vit dans la prière et dans le jeûne, et sa réputation de sainteté se répandit peu à peu dans les tribus du voisinage, qui finirent par le proclamer Mahdi en 1882, époque assignée par la tradition arabe comme devant être le temps du triomphe final de l'islamisme. Le nouveau Mahdi envoya dans toutes les directions des missionnaires pour apprendre la bonne nouvelle aux cheiks des tribus soudanaises. Mahomet lui était apparu, disait-on, pour lui annoncer que la domination turque touchait à sa fin, et que \î Mahdi, après avoir passé le temps nécessaire dans le Soudan, devait se rendre à la Mecque pour s'y faire reconnaître par le Cîiérif. Les Turcsélant considérés comme des apostats par les musulmans arabes, qui les haïssent autant et même plus que les Anglais, il n'en fallut pas davantage pour soulever le peuple contre les Egyptiens. Le Mahdi se trouva bientôt à la "tête d'une puissante armée. Il attaqua le général anglais Hicks- Pacha, commandant des Egyptiens dans le Soudan et remporta une victoire dans une série de combats après lesquels toute l'armée étrangère se trouva citerminée (nov. 1882). Des renforts qu'il reçut de tous les points du Soudan après cette victoire, le mirent à même de marcher sur Khartoum, en prenant un à un tous les postes égyptiens. — Le siège de Khartoum, prolongé par la résistance de Cordon, dura près d'une année; mais la place finit par tomber au pouvoir des assiégeants Ie26janv. 1885, au moment même où elle allait être secourue. Aussitôt apvès la chute de cette ville, il ne resta plus aux Anglo- Ev^ptiens d'autre ressource que d'évacuer le reste du pays, et le Mahdi se trouva maître de tout le Soudan, jusqu'à Ouady-Halfa , qui îonstitue le poste frontière de l'Egypte. Il se disposait à poursuivre la guerre avec énergie pour chasser les Anglais et les Turcs, lorsqu'il ■ut de la petite vérole en 1885.

MAI (calendrier horticole). C'est en mai que la nature revêt décidément sa parure pi intanière ; il convient donc de donner aux parterres des soins de toiletteen rapport avec les joyeuses préoccupations du moment. Promenons en conséquence la binette dans les massifs et les plates-bandes et le râteau dans les allées, arrachons les mauvaises her- . fauchons les gazons, etc. On ne peutdéjà compter les fleurs qui s'épanouissent au soleil ; l'air embaume de mille senteurs délicieuses émanant des lilas, du muguet, des jacinthes, des roses de mai, etc., etc. On plante en pleine terre les rosiers achetés en boutons, en ayant soin de ne pas molester les racines en les dépotant, les géraniums rouges, les hortensias, les héliotropes, les verveines, les pétunias, à l'état de jeunes plantes n'ayant pas encore donné de fleurs, afin d'en jouir plus longtemps, c'est-à-dire jusqu'aux premières gelées. Vers le milieu du mois, on met les dahlias en place; et si l'état du temps ne s'y oppos>- pas, on peut sortir les orangers et les autres plantes d'orangerie. Les plantes de serre chaude qui peuvent rester à l'air pendant la belle saison sont également sorties vers la fin de mai, — dans de bonnes conditions de température s'entend. Dans les appartements, les soins à donner aux fleurssont subordonnés à l'état du temps ; en tout cas, il convient de leur donner le plus d'air possible et il faut avoir bien soin de les garantir de l'action directe des rayons du soleil lorsqu'il brille. L'arrosage devra être administré, une bonne partie du mois au moins, le matin de préférence. Les soins de propreté seront continués comme précédemment. Quant aux émis, ils restent limités aux espèces indi-

Page 1