quées pour le mois d'avril. On peut commencer en mai l'opération de la greffe.
MAIL (Jeux). — Le mail est leplus agréable des jeux d'exercice ; peu violent, il convientà tous les âges et aux deux sexes; essentiellement français, il permet de causer, tout en se livrant à une agréable promenade, dont les effets sont augmentés par l'exercice nue l'on donne aux bras en poussant la boule. Très simple dans ses règles, il emprunte son intérêt uniquemei.t à l'adresse que les joueurs doivent déployer pour essayer de gagner. Son appareil, peu compliqué, se compose, pour chaque joueur, d'une petite massue appelée mail et d'une boule. Le mail est, comme au croquet, une espèce de masse à deux têtes, dont la massue, de forme cylindrique et en bois dur, est garnie, à ses "deux extrémités, d'une virole en fer et munie en son milieu d'un manche long de 1 mètre à 1 m. 50 cent., plus ou moins suivant le degré d'habileté, la grandeur et la force du joueur. Le poids de la tête doit être proportionné à la longueur du manche. L'expérience fait connaître qu'une boule frappée par une masse neuve ou fendue va moins loin que si elle était poussée par une vieille masse saine qui a acquis sa dureté. Quant au manche, il doit être flexible, délié, ni trop pliant ni trop roide. Quand il est court, le joueur est plus maître de ses coups et moins gêné pour les exécuter ; les manches très longs ne peuvent servir qu'aux joueurs habiles qui jouent les grands coups. On doit donc conseiller aux commençants de se servir d'abord d'un mail dont le manche leur vienne seulement à la ceinture et qui leur permette de réussir les demi-coups; à mesure qu'ils se fortifieront, ils allongeront leur mail de 5 à 10 centimètres, jusqu'à ce que leur adresse permette d'employer un mail qui leur vienne jusqu'à l'aisselle, pour faire les grands coups. Un mail trop long et trop pesant, mis entre les mains d'un débutant, frappe presque toujours trop bas; un mail trop court et trop léger ne donne pas assez de force et prend la boule trop haut ou, comme on dit, par les cheveux. Les boules sont faites de bonnes racines de buis; leur grosseur varie suivant la force du joueur ; on calcule que le poids d'une boule doit être à peu près la moitié de celui de la tête de la masse dont se sert le joueur : mais cette règle subit des exceptions. Par exemple, on peut se servir d'une grosse boule quand le vent est favorable, quand le terrain est sec, sablonneux ou légèrement en pente ; on prendra une boule plus petite par un temps humide, quand le terrain n'est pas coulant. Les plus petites boules se nomment voguets ; les plus grosses tabacans. Ordinairement on engage la partie dans les allées d'un grand parc ou sur les chemins et les traverses situés aux environs d'Hne ville ou d'un village. Quand il n'y a que deux ou trois joueurs, chacun joue pour soi ; c'est ce que l'on appelle jouer au rouet : ou bien l'un joue contre les deux autres. Si les joueurs sont plus nombreux, s'ils sont 4 ou 6, par exemple, ils jouent en partie, c'est-à-dire qu'ils se divisent en deux sociétés de 2 ou de 3 joueurs chacune. Les associés étant solidaires jouent à tour de rôle la même boule. Dans la partie au rouet, le sort décide quel est celui des deux joueurs qui aura le choix de jouer le premier on de faire jouer son adversaire avant lui. Celui qui joue place sa boule près d'un but marqué au point de départ, et la frappe avec son mail de façon à lui faire parcourir le plus granil espace possible. Le second joueur fait la même chose après lui et lâche de pousser sa boule plus loin que celle de son adversaire. S'il n'y réusssit pas, il est marqué d'un point, et c'est encore à lui déjouer; s'il réussit, au contraire, c'est le premier joueur qui est marqué d'un point et qui joue ; ensuite, tout joueur dont la boule reste en arrière de celle de son antagoniste est marqué