NISA
NIGAUD ou Patience Russe. Dans ce jeu, qui admet un nombre indéterminé de joueurs,
on fait usage d'un jeu i tes, ou même
de deux jeux entiers, quand le nombre des joueurs l'exige. Le sort ayant désii-né quel sera le donneur ou chef du jeu. ceiui-ci recueille tous les enjeux dont il a fait trois lots : un gros, un moyen et un petit; après quoi, il distribue, une à une, aux joueurs et à luimême, toutes les cartes dont le jeu se compose. Le roi est la plus forte carte; ensuite viennent la dame, le valet, le dix, le neuf, et ainsi de suile jusqu'à l'as, qui est la plus faible carte. Chaque joueur relourneses cartes à mesure qu'il les reçoit, et les laisse élalées, figures en dessus, devant lui, les unes audessus des autres. Celui qui se trouve à droite du donneur étant le premier à jouer, regarde quelle est le carteà découvert sur le tasdeson voisin de droite pour poser sur celle-ci la carte qu'il a lui-même à découvert sur ?on propre tas. Pour que ce dépôt puisse avoir lieu, il faut que les deux cartes se suivent; c'e-t-àdire que, si la carte de dessus le las du joueur est un valet, il n'a le droit de s'en débarrasser que si cellef de son voisin de droite est un dix ; alors il mettra son valet sur le dix. Si les caries ne se suivent pas, il regarde le jeu du suivant et continue l'inspection ju-qu'à ce qu'il aperçoive un dix sur lequel il posera son valet. Si la carte suivante de son tas est une dame, il se débarrasse également de cette dame en la posant sur le valet et ainsi de suite tant que ses cartes se suivent eu progression ascen dante. Après lui, le voisin de droile joue à son tour, en suivant, à partir de sa droite, pour tâcher de se débarrasser de la carte du dessus de son tas, s'il en trouve une qui la suive en progression descendante, et même de se défaire de plusieurs cartes, s'il en a plusieurs qui se suivent en progression ascendante. Le jeu se continue ainsi, chaque joueuràson tour se déchargeant de ses cartes sur son voisin de droile ou sur l'un de ceux qui suivent à droite quand il s'en trouve un qui possède la carte immédiatement inférieure à celle que l'on doit jouer. Quand un joueur s'est débarrassé le premier de toutes ses cartes, il a gagné le gros lot. Le jeu se continue entre les autres, et celui qui- se défait ensuite de toutes ses cartes gagne le lot moyen. Les autres joueurs continuentencore, et le troisième qui se trouve sans aucune carte enlève le petit lot. Il arrive souvent qu'un joueur ne trouvant, pendant un certain temps, aucune occasion de jouer, se trouve embarrassé d'un gros tas de cartes: on dil alors qu'il fait le nigaud ou la patience ; mais il ne doit pas se désespérer, car dès que la chance tourne, ils se débarrasse facilement de la plupart de ses cartes, parce qu'elles se suivent : c'est ce quis'appelle la débâcle.
NIGER. Ce grand fleuve africain attire vi vemenl l'attention des Européens. La conférence de Berlin (1885) a déclaré, pour mettre tin aux compétitions de l'Angleterre el de lai France, que le commerce serait libre sur ce cours d'eau aussi bien que sur le Congo. La France est chargée de la -urveillance du Haut, Niger, où elle accède facilement par ses possessions du Sénégal: mais la conférence reconnut le protectorat que l'Angleterre s'était empressée d'imposer, en 1884, aux embouchures et au delta du lleuve et qui s'e depuis leRiodel Rey jusqu'au Binoui, grand tributaire oriental du lleuve. En 1887, l'Angleterre ajouta à ce protectorat toute la côte, depuis Lagos jusqu'au Rio del Rey. Elle exclui les étrangers du droit de naviguer et de mercer sur le fleuve. Celte exorbitante prétention a soulevé de vives réclama!
NISARD (Jean-Marie-Napoléon-Désiré ■ur, né à Chùlillon u le 20 mars 1806, moi 11 Vu
sortir du collège Sainte-Bn lira à la
rédaction du Journal des De- ;i828) et y