L? gtissade en avant
Fig. 4. — Patin anglais.
cinq agrafes ou dents sur les côtés de Iz. semelle et du talon de la chaussure, de sorte que l'appareil se trouve solidement maintenu. Pour le détacher, il suffit de pousser un ressort qui agit sur le levier, et le patin tombe de lui-même. Il suffit donc de quelques secondes pour s'apprêter. Les désavantages de ce système sont nombreux; sa projection en avant et en arrière de la lame est inutile; W il est trop élevé et, par conséquent, dangereux. On lui préfère le patin anglais (fig. 3) ; mais celui-ci exige l'usage de chaussures particulières. — Indications pour chausser les patins. On ne fait plus guère usage aujourd'hui de la longue courroie passant dans les deux larges anneaux placés pour a recevoir de chaque côté du pied. Ce système avait le tort de trop presser les chevilles et de gêner considérablement le jeu des pieds. Les commençants toutefois, qui ne peuvent se livrer à de trop rapides évolutions, trouveront avantage à s'en servir. Les patins, fixes aux pieds à l'aide d'uti>j cheville, qui pénètre dans un trou pratiqué derrière le talon
dais », il faut couper la glace avec la lame d'acier en saillie qui se trouve sous la sein Me- seulement, avecces derniers, on avance | tour du patin et croisée sur le cou-de-pied,
de la chaussure, sont ensuite maintenus par une courroie simple, pas-ant deux fois au-
progressivement sur la jambe gauche. C'est ce qu'on appelle le pas en dedans (fig. 5) ; c'est celui dont l'exécution est la plus facile, celui où la perte de l'équilibre est un accident peu dangereux et d'ailleurs rare, le centre de gravité se trouvant en dedans, c'est-à-dire vers le pied levé, lequel est tout prêt à se poser sur la glace pour prévenir tout danger.
— Le pas en dehors. Dans cette sorte de pas, le patineur s'élance sur le pied droit en inclinant à droite aussi bien le haut du corps que le pied chaussé du patin et en appuyant sur le bord extérieur du patin, c'est-à-dire « en dehors », le pied gauche levé, etc. Dans le pas en dedans, la courbe décrite par le patin est en dedans comme de raison; elle est en dehors dans le pas en dehors, ainsi que le centre de gravité. C'est pourquoi nous ne le conseillons pas au patineur novice. Quand le pied droit a glissé sur une longueur d'une couple de mètres, on change de pied, comnu il est indiqué ci-dessus, et ainsi de suite (fig.6)i
— L'arrêt. Pour s'arrêter, même au mi« lieu d'une glissade, on lève le bout des piedt et l'on demeure sur les talons, qu'on appuù fortement sur la glace, en courbant graduellement le haut du corps en avant; ne pas s'aviser de chercher à s'appuyer en arrière, ce qui aurait pour conséquence certaine une lourde chute. Lorsqu'on commence à apprendre l'exercice du patin, les chutes sont quelquefois assez fréquentes; mais la pratique les re.idra de plus en plus rares; il faut donc y mettre de la persévérance et ne pas se laisser décourager dès le début par quelques désagréments inévitables et sans importance
PATI
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réelle. — La glissade en avant. Quand on s'est habitué à faire le pas en dedans et le pas en dehors, on s'exerce à là glissade en avant, dont noire fig. 7 donne le diagramme. Pour cela, on tient continuellement les deux pieds
gracieuse. Pour cela, on lance le pied libre par-dessus celui qui supporte le poids du corps, et, grâce à l'impulsion donnée au corps afin de décrire une courbe, vous pirouet-
tez sur le milieu du patin comme sur un pi-
Fig. 9. — Le pas en dehors, phase finale.
sur la glace, et l'on avance en serpentant. Pour se donner l'impulsion, on s'appuie, de temps en temps, alternativement, sur chaque pied, comme pour le pas en dedans. Pour obtenir le pas en dehors, commencez graduellement et, au lieu de vous appuyer sur le pied qui doit faire le pas en dedans, faites porter le poids sur l'autre pied. Après chaque coup, levez légèrement le pied qui fait le pas en dedans, et abaissez -le ensuite, dès qu'il n'y a plus aucun danger de tomber. Nos diagramme- 8 et 9 font comprendre les différentes phases de cet exercice. — Evolutions variées. Le mouvement en avant le plus difficile est celui qu'on exécute en croisant alternativement une jambe sur l'autre pour repartir, et frappant la glace du pied au moment où il arriva en contact avec elle, sur le bord extérieur du patin. Pour exécuter cette figure, quand le pied sur lequel le corps s'appuie se dégage de la position croisée par le mouvemenfen avant de l'autre pied, on le lance par-dessus l'autre, et ainsi de suite. — Ce mouvement dispose, on ne peut mieux, au tracé des courbes en dehors. — Courbes et cercles en avant. Les mouvements avec le secours desquels on trace des courbes et des cercles sur la glace peuvent être considérés comme les plus gracieux et les p!us utiles de l'art du patinage. Pour décrire une courbe en avant sur le bord extérieur du patin, c'est-àdire en dehors, on détermine d'abord un certain point que l'on considère comme le centre du cercle, puis on prend un élan proportionné au nombre ou à l'importance des courbes qu'on se propose de tracer, on part en appuyant sur le bord extérieur du patin, et l'on décrit autour de ce centre la courbe proposée. Dans ce mouvement, les yeux doivent être tournés vers l'épaule opposée à celle qui dirige le mouvement général, les bras étendu-, celui qui dirige le mouvement élevé au-dessus de la tête, l'autre étendu les doigts tournés dans la direction de la jambe qui décrit la courbe ; les hanches doivent être un peu tournées en dedans, et la jambe qui agit légèrement fléchie, c'est-à-dire le genou un peu plié. L'autre jambe est également pliée et relevée en arrière, afin de modifier par son poids et sa position l'impulsion en avant et urer l'équilibre du patineur. — Décrire