‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 359 sur 503 · UNE COURBE SUR LE BORD INTERIEUR DU PATIN · texte numérisé non relu

UNE COURBE SUR LE BORD INTERIEUR DU PATIN

Pour exécuter ce mouvement, il est utile de se servir d'un morceau de liège ou de tout autre corps léger, pour marquer le centre du cercle simple ou multiple qu'on se propose de tracer. On prend alors un élan suffisant et l'on part en coupant la glace du bord intéji< ur de la lame du patin. La tête et le corps doivent être dan- la même position que dans l'exécution du mouvement contraire ci-dessus décrit, seulement la jambe sur laquelle on patine ne sera pas ployée: l'autre jambe sera tendue, presque roide, le pied de cette jambe éloigné de l'autre d'une distance d'environ centimètres. Ce mouvi ment se termine inairementà la manière ordinaire; mais on peut agrémenter cet arrêt d'âne pirouette

vot. — Patiner en arrière. Pour patiner en arrière, il importe avant tout d'être muni de patins convenables. Certains patins (et la plupart des patineurs qui manquent de confiance dans leur habileté les préfèrent aux autres) ont des lames terminées carrément à leur extrémité postérieure; avec ces patins, on ne saurait exécuter les mouvements en arrière ; il faut pour cela des lames arrondies à chaque extrémité, à peu près dans la même mesure, puisqu'on les destine à agir en avant et en arrière de la même façon. Cela se comprend du reste, bien que la lame carrée en arrière ne soit pas un empêchement absolu à l'exécution du mouvement. Les mouvements en arrière s'exécutent d'après les mêmes principes, mais par les moyens inverses, que les mouvements en avant. Il faut légèrement incliner la tête et le haut du corps en avant pour conserver le centre de gravité. On se sert alternativement de chaque pied, placé sur la glace de manière à ce que le talon se trouve un peu élevé, et qu'il décrive à son tour un arc ou segment de cercle plus ou moins allongé. Si vous sentez que vous perdez l'équilibre, ramenez le patin inoccupé sur la glace auprès de l'autre ou, si vous palinez des deux pieds, réunissez-les vivement ; car celte évoiution s'opère tantôt sur un pied, tantôt sur l'autre, tantôt sur les deux pieds réunis, dirigés par une impulsion légère et alternative des hanches. — Cercles et courbes en arrière oc RÉTROGRADES. Les cercles en arrière ne diffèrent naturellement que pour la direction des mêmes mouvements exécutés en avant ; l'exécution, à première vue, en paraît beaucoup plus difficile, parce que personne n'est dans l'habitude de se mouvoir en arrière ; cependant, pour peu qu'on essaye, on ne tarde pas à s'apercevoir que la difficulté est plus apparente que réelle. La courbe en arrière constitue la base de toutes les figures rétrogrades; elle ne se fait guère qu'en dehors, c'est-à-dire surle bord extérieur du patin. Dans cette évolution, la position de la tête et des bras n'est pas la même que dans la courbe en avant en dehors; en fait, elle est toute contraire : le visage doit être tourné vers l'épaule gauche, la main droite élevée à hauteur de la tête, pour l'exécution du mouvement à droite ; pour l'exécution à gauche, c'est naturellement la main gauche qui est la plus élevée, et le visage est tourné vers l'épaule droite; la main du côté libre ne s'élève pas au delà du niveau de la ceinture. La courbe en arrière peut être étenduesoitjusqu'au cercle etjusqu'à plusieurs cercles concentriques même, soit à la spirale plus ou moins prolongée, et se terminer par une pirouette, comme il esl indiqué ci-dessus. — L'arrêt oblique. C'est le meilleur mode d'arrêt applicable aux diverses manœuvres en arrière. Pour arrêter de cette m i lière, lorsqu'on eslen pleine exécution d'un mouvement rétroj ml appliquer brusquement sur

une position oblique, le patin libre, roidissant en même temps la jambe. L'effet de cette manœuvre est prompt et cer-

tain. — Tourner sur place. Pour tourner sur place, il suffit de placer un talon derrière l'autre : le mouvement s'effectue aussitôt, pour ainsi dire, de lui-même. Prendre soin toutefois de ne point tourner trop soudainement, ce qui provoquerait presque inévitablement une chute assez rude. — Tracé de figures variées sur la glace. Devenu habile par la pratique des instructions ci-dessus, sérieusement suivies, le patineur est bientôt en état de tracer sur la glace toutes sortes de fii;ures avec la lame de ses patins. C'est principalementà tracer des chiffres qu'on s'exerce tout d'abord et, parmi les chiffres, le 8 est celui dont la pratique est le plus utile. On trace un 8 par un mouvement de dehors en avant, les jambes croisées. Le patineur, comme il achève de dessiner la moitié du 8 qui incombe au pied droit, lance vivement la jambe

— Le huit.

gauche par-dessus la jambe droite, ce qui lui fera appuyer très dur le bord extérieur de la lame du patin droit sur la glace; il part

Fig. 11. — Le huit.

aussitôt du pied gauche, rejetant le bras gauche en arrière et regardant en même temps par-dessus l'épaule gauche, de manière à se

— Le trois.

bien fixer sur le bord extérieur du patin gauche (fig. 10). Le 8 est dessiné en accomplissant un cercle parfait, de la manière ci-

Fig. 13. — Le trois.

dessus décrite sur les deux jambes, avant de changer de pied. 11 est dilticile de réussir à exaclementjoindre les deux cercles pour leur

Fig. H. — Le trois.

faire représenter le 8 en chiffres arabes, mais on ne doit pas se décourager jusqu'à ce que l'on ait acquis la pratique suffisante. Nous recommandons surtout de ne pas regarder la glace à ses pieds, pour s'assurer que l'on est dans une bonne direction. On doit regarder devant soi ou à côté, jamais en bas. On prie quelqu'un de se tenir sur le point autour duquel on veut tourner et on reste les yeux fixés sur lui. Une autre observation est qu'il faut faire le cercle large de 3 m. au moins en diamètre. — On peut aussi exécuter un 8 capital j sans croiser les jambes, comme fig. 11. — La

PATI

seconde figure élémentaire est le 3, beaucoup plus difficile à bien faire. On l'obtient en donnant un demi-coup en dehors en avant, suivi,

Fig. 15. — Le trois.

sans aucune interruption, d'un second demicoup en dedans en arrière, par le même pied (fig. 12, 13, 14 et lo). 11 est, du reste, à peu

Fig. 16. — Le double trois.

près impossible d'expliquer la manière de dessiner ce chiffre; on l'apprend seulement par la pratique. Nos autres figures représentent

Fig. 17. — Le demi -double trois.

un double trois (fig. 16), un demi-double trois (fig. 18), qui sont beaucoup plus difficiles à accomplir, et que l'on trace ordinairement

Fig. 18. — Le triple trois.

avec le pied droit. En multipliant les tours et en faisant bien également chaque coup en avant et en arrière, on obtient la rosace

Fig 10.

La rosace.

(fig. 19). — Quand on s'est suffisamment exercé à ces figures, on arrive à une habileté assez grande pour pouvoir changer un pas pour un autre sans avoir besoin de changer de pied ni de vitesse. Un parfait patineur doit être capable, en un clin d'oeil, c'est-à-dire en un dixième de seconde, de passer du pas en dedans au pas en dehors, et vice versa sans la moindre difficulté et sans effort apparent. —

PATI

Le mouvement le plus difficile consiste à changer le pas en dedans en arrière pour le pas en dehors en arrière, changement qui per-

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