Les nœuds
met de dessiner la lettre S et ensuite la belle figure appelée Q, formée d'un cercle et d'un S renversé. Parmi les autres exercices favoris
Fig. 21.
Lee
ement.
des parfaits patineurs, il faut citer les nœuds (Cig. 20) que l'on dessine par un balancement particulier du corps, qui conserve l'équilibre
Fig. 22. — Los cornes.
au moyen d'un tour rapide du pied. On termine les exercices par la ligure la plus difficile, la corne (fig. 22), dans laquelle on perd presque l'équilibre, mais on le recouvre instantanément par un coup en arrière. — Dernières observations. Le patinage est un exercice salutaire, lorsqu'il est pratiqué avec modération et qu'on ne néglige aucune des précautions qu'exige l'imminence du danger qui l'accompagne trop souvent. On fera bien de fuir avec un soin égal la glace trop lisse aussi bien que la glace raboteuse. Il faut y aller hardiment, mais sans mettre trop d'ardeur dans ses mouvements et sans jamais agir avec une précipitation étourdie; éviter de regarder à ses pieds et régler son équilibre entre deux coups de patin. — Par précaution, l'apprenti patineur pourra incliner légèrement le corps en avant à ses débuts; mais, lorsqu'il aura enfin acquis dans son habileté une confiance suffisante, il se tiendra le corps bien droit, la tête élevée, le visage tourné toujours dans la direction de la ligne qu'il se propose de tracer. Les personnes de constitution délicate devront aussi éviter de patiner contre le vent. — Quelquesconseils en cas de danger subit ne seront sans doute pas superflus. Le premier que nous donnerons, le plus important de tous, le moins facile à suivre, bien que tout le monde affirme le contraire — avant d'avoir essayé, c'est de conserver son sang-froid, et de le conserver d'autant plusentierque le dangerest plus grand : c'est la moitié du salut. Lorsqu'on s'aperçoit tout à coup que la glace sur laquelle on évolue est brisée et incapable, peut-être, devous porter longtemps, il faut s'accroupir et ramper sur les mains, les genoux et les orteils, afin de distribuer sur une plus grande étendue, en le divisant, le poids de son corps. Si l'on se trouve lance, sur un point dangereux, sans pouvoir s'arrêter à temps pour l'éviter, lorcer l'élan pour atteindre la glace ferme, en passant par-dessus. Lorsqu'on a le malheur de sentir la glace s'ouvrir sous ses pieds, étendre les bras dans toute leur longueur, afin qu'ils puissent s'arrêter sur la glace des
deux côtés du trou et donner aux secours le temps d'arriver. Nous nous arrêterons là, convaincu d'avoir épuisé la liste des conseils susceptibles d'être efficacement mis en pratique, en formant le vœu que ceux qui ont pour objet de pallier le mal qu'on ne peut plus éviter seront rendus inutiles par la prudence du patineur qui non- fera I honneur de les lire. — Patinage en chambre. Cet <■■■ cice n'offre pas les mêmes dangers que le lent ; il a l'avantage de pouvoir être pratiqué en toute saison, presque en tout lieu, et permet à un homme habile de déployer toute son adresse, toute sa grâce dans une série de mouvements aussi variés, aussi compliqués, au-?i amusants — et même quelquefois plus — que ceux qu'on peut exécuter sutla glace avec le patin hollandais à lame arrondie, et au risque de prendre un bain froid hors de saison. On emploie pour ce sport, depuis peu d'années seulement pris au sérieux, quoique connu depuis fort longtemps, des patins de forme particulière, en fer ou en bois, garnis, en dessous, de quatre roulettes tournant librement sur leurs axes, et qu'on attache sur le pied, sans oublier la petite cheville ou la vis du talon, exactement comme le patin à glace. La manœuvre du patin à roulettes n'offre pas de sérieuses difficultés. Sans la moindre notion du patinage, on parvient, en 1res peu de temps et après une courte pratique, à exécuter toutes les figures ordinairement tracées sur la glace par les plus habiles patineurs. Nous ajouterons que, dans ce cas, une cour dallée, une route bien unie, macadamisée, ou mieux encore le parquet d'une vaste salle, remplacera avantageusement le miroir d'un lac gelé à point.
PATRON-MINETTE s. m. Jargon. Association de bandits.
PÂTURE. — Législ. Le titre deuxième du Gode rural, promulgué au Journal officiel le
10 juillet 1889, a prononcé l'abolition du
de parcours, ainsi que le faisait prévoir le projet de loi dont nous avons parlé dans le Dictionnaire (t. IV, p. 422). La suppression de ce droit ne donne lieu à indemnité que s'il a été acquis à titre onéreux. — Le droit de vaine pâture est également aboli en principe; mais il a pu être maintenu si. dans le délai d'une année à partir de la promulgation de la loi, le maintien de ce droit a été réclamé, au profit d'une commune ou d'une section de commune, soit par délibération du conseil municipal, soit par requête d'un ou de plusieurs ayants droit adressée au préfet. Cette demande de maintien est soumise au conseil général dont la délibération est définitive, si elle est conforme à celle du conseil municipal. En cas de divergence, il est statué par décret rendu en conseil d'Etat. Dans aucun cas et dans aucun temps, la vaine pâture ne peut s'exercer sur les prairies artificielles, ni suites terrains clos, ni sur aucune terre ensemencée ou couverte d'une récolte quelconque, tant que la récolte n'est pas enlevée. Les conseils municipaux peuvent toujours prendre des arrêtés pour réglementer le droit de vaine pâture. — Cette loi n'avait pas encore pu recevoir sa pleine exécution lorsqu'elle fut modifiée par celle du 22 juin 1890. La modification apportée aux articles 2, o et 12 du titre deuxième du Code rural consiste notamment à retrancher de l'article 5 ces mots t prairies naturelles », de manière à ce que lesdites prairies puissent continuer à être soumises à la servitude de la vaine pâture, si le conseil municipal et le conseil général ont tous les deux été d'avis de maintenir cet usage dans la commune. — Plusieurs préfets ayant demandé au ministre de l'agriculture des explications sur la portée de cette loi un peu confuse du 22 juin 1890, le ministre a répondu par une circulaire datée du 5 août suivant.
11 résulte de cette circulaire : 1° que la vaine
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