PECQ
mistes du mois d'octobre 1890 par M. Léon Renard, ancien sous-directeur aux ministères de la marine et du commerce. « Les primes aux grandes pêches, dit-il, coûtent annuellement de 4 à 5 millions. Mais qui pourrait chiffrer les sommes que la douane ne prélevé pas sur les sels étrangers, les dépenses qu'entraîne le traitement des fonctionnaires atfectés i la Marine, soit au Commerce, soit aux Finances, à l'administration des hommes, du matériel et des deniers engagés dans celte opération des grandes pêches;"l'entretien de deux croiseurs charges de protéger nos pêcheurs, de leur venir en aide avec des rechanges, des vivres, des médicaments et parfois des hommes; qui pourrait dire enfin ce que coûte chaque campagne en navires perdus et hommes noyés?... Vivants, ces hommes coûtaient très cher, mais rendaient des services; morts, ils coûtent bien davantage, car ce sont des pensions et des secours à donner à leurs veuves et à leurs orphelins ». Pour ce qui concerne la pêche des huîtres et celle des moules, voy. ces mots au Supptémnt. Ch. Y.
PECHER, v. n. Au jeu de dominos. Puiser au talon un ou plusieurs dominos, quand on ne possède pas le point nécessaire. On dit
aussi PIOCHER.
PECHERIES (Question des). Par le traité d Utrecht, 1713, la France abandonna ses droits sur l'Ile de Terre-Neuve, mais il fut convenu, en vertu d'un article spécial, que les Français pourraient prendre du poisson dans les eaux de l'Amérique du Nord, et le faire sécher sur la côte du cap Riche. Le traité de Paris (1766) confirma ce droit et rendit à la France les îles de Saint-Pierre et Miquelon, comme lieu de rendez-vous pour la flotte des pêcheurs. Le traité subséquent de Versailles (1783) délimita d'une manière plus étendue la côte sur laquelle les pêcheurs français peuvent établir leur sècherie, et la fixa depuis le cap Saint-Jean, au nord, jusqu'au cap Raz, au S.-O. Le traité de Paris (1814), laissa la France eu pleine possession de tous ses droits de prendre du poisson et de le faire sécher sur la côte de Terre-Neuve. — Depuis cette époque, la population de l'île s'est accrue avec une grande rapidité, et le voisinage de nos pêcherie.- devint gênant pour elle. Sur ses réclamations, lord Derby conclut avec la France, le 8 juin 1884, un arrangement en vertu duquel nous abandonnâmes nos prétentions au droit exclusif de pêche et reconnûmes aux sujets britanniques le droit d'élever des établissements industriels (sauf des pêcheries), entre le cap Saint-Jean et le cap Raz. Cet équitable arrangement fut rejeté par le pouvoir législatif de l'Ile, comme préjudiciable aux industries de la colonie. Une commission se réunit à Paris et de ses travaux résulta une convention, signée le 14 novembre 1885, aux termes de laquelle les réclamations des Terre-Neuviens furent acceptées en ce qui concerne la direction d'établissements industriels et la surveillance légale de la côte entre le cap Saint-Jean et le cap Raz. La juridiction des pêcheurs fut confiée aux croiseurs français et anglais, agissant de concert. Les pêcheurs français eurent le droit d'acheter les appâts qui leur sont nécessaires, dans tous les ports de Terre-Neuve, sans aucune restriction. Mais ce nouvel arrangement fut, lui aussi, rep"ii"> | tr pouvoir législatif de la colonie, et la qrj tion resta ouverte.
PECQUEUR (Constantin), l'un des f.
du collectivisme en Franc d àArleux .x. .1 en 1801, mort à Tarverny-Saint-Leu, eu décembre 1387. Sous la Restauration, ii s'associa, un instant, au Saint-Simonisme naissant, mais ensuite il abandonna toutes les sectes particulières, parce qu'il les trouvait trop aiisolues. 11 forma une théorie J an-
Jacques Rousseau, de Saint-Simon, d'Owen e de Founer et aboutit au communisme. 11 pu-
PKIN
blia des articles économiques dans la plupart des journaux qui se montrèrent favorables aux es: le Globe, le Phalanstère, la Reviv du i'."" nfès, la Presse, la Reforme, la Revue Indèi endante, etc. Il travailla également au Dietuvr; !<••: de la Coi i ! el à l'Ërecy-
elopédie moderne. En 1S38, l'Académie des sciences morales et politiques le couronna pour un mémoire très remarquable : Des w(dre7s du commerce, de l'industrie, de Vagriculture et de la civilisation en général, sous l'influence de l'application de la vapeur (2 vol.) : vint ensuite son livre Des Améliorations matérielles dans leurs rapports avec la liberté. — En 1840, parurent ses Lettres adressées au ministre des travaux publics; De la législation et du mode d'ei écution des chemins de fer (2 volumes) ; de la Paix, de son principe et sa réalisation ; des Armêi s dans leurs rapports avec l'industrie ; la Morale et la Liberté, etc., 1842. Son œuvre capitale est sa Théor d'économie so-
sur l'organisation des Sociétés (volume de 900 pages), bientôt suivie ii I i République de Dieu. A la révolution de Février, Pecqueur fit partie de la Commission du Luxembourg, avec Louis Blanc et Vidal ; il fut ensuite nommé sous-bibliothécaire à. la Bibliothèque de l'Assemblée nationale. Il perdit ces fonctions à la suite du Deux-Décembre pour avoir refusé de prêter serment à l'Empire. Réintégré, >n 1870, dans ses fonctions de bibliothécaire', il dut bientôt, à cause de son grand â?e, prendre sa retraite.
PÉDESOUILLE. s m. [pè-de-zou-ieu] ; // mil] (lat. pes, pedis, pied; franc., souiller, croter). Paysan.
PEINE. — Législ. Nous n'avons à constater ici aucune modification importante au système de répression adopté en France et que nous avons exposé au Dictionnaire. (Voy. Peine, Ri iuive, Relégation, etc.) Nous avons résumé, plus haut, la loi du 14 août 1S85, qui a institue la libération conditionnelle (voy. Libération); nous devons aussi analyser ci-après, au mot Récidive, la loi du 26 mars 1891, qui permet aujourd'hui aux tribunaux d'atténuer ou d'aggraver les peines correctionnelles. Nous voulons seulement faire ici mention des congrès tenus par l'Union internationale de t pénal, et dan3 lesquels de savants criminalistes ont cherché a résoudre les questions les plus difiiciles de cette partie de la lation Le premier de ces congrès s'est Bruxelles en 1889, le second à Berne, . 1890, et le troisième, en 1891, à Christiania. Nous devons constater qu'il existe, dans ces assemblées, deux tendances opposées l'une à l'autre, ce qui semble retarder l'adoption de \auix définitifs. Beaucoup de criminalistes, magistrats ou professeurs de droit, isent que les lois pénales ne peuvenl être améliorées que peu à peu, et que l'on doit se borner à tirer des conclusions de l'expé- :e acquise, en appréciant sans hâte les donnés par les différents systèmes.
esprits, plus aventureux, sont convaincus i<m les peines devraient être très l'appliquées, par la raison que les nquants sont, pour la plupart, des individus ides plutôt que des criminels. Cette dernière théorie, qui compte beaucoup de partien Italie et quelques-uns en Allemagne, n'est pas acceptée par la plupart des congressistes français, ni par ceux de Russie. Nous espérons, néanmoins, que des solutions praticables sortiront tôt ou tard de ces congrès internationaux. — D'autres congrès internationaux. diU itenliaires, s'occupent de l'application des peines plutôt que de la législation pénale. Ci lui qui s'est tenu en juin-juillet 1890 r, était complété par une i . lans et de mal
iaires et des institut i itives.
Ce congrès est le quatrième des congrès péni-