PENE
tentiaires internationaux. Les trois congrès antérieurs s'étaient tenus : à Londres, en 1872; à Stokholm, en 1878; et à Rome, en 1885. Nous parlerons plus loin (voy. Récidive) de la loi du 26 mars 1891, qui d'une paît lionne aux juges la faculté de suspendre, dans certain- ras, l'application de la peine prononcée, t d'autre part, exige l'aggravation delà peine, lorsqu'il y a récidive. Ch. Y.
PÉLIGOT (Eugène-Melchior), chimiste français, né à Paris en 1811, mort en 1890. Il fit partie, en 1829, de la première promotion de l'Ecole centrale des arts et manufactures et s'adonna d'abord à des recherches scientifiques sur la fabrication du sucre. Il étendit ensuite ses études à toute la chimie. En 1832, il devint l'élève de Dumas, qui ne tarda pas à en faire son collaborateur. Ils publièrent, en 1837, le travail classique sur l'Esprit des lois. Nommé, en 1835, professeurde chimie à l'Ecole centrale, il créa le cours de verrerie et celui de chimie analytique et condensa ses leçons dans un traité qui devint le guide du verrier. En 1846, il succéda à Clément Desormes, au Conservatoire des arts et métiers, et fit, pendant quarante ans, dans cet établissement, un cours de chimie industrielle qui ne cessa d'attirer un nombreux public. En 1847, on lui dut l'importante découverte de l'uranium, il fut, à la même époque, nommé essayeur au laboratoire de la Monnaie, et devint directeur des essais en 1880. Il était entré à l'Académie des sciences en 1852 et devint, quelques années plus tard, membre de la Société nationale d'Agriculture. Ses principaux ouvrages sont : Traité élémentaire de manipulations chimiques (1836, in-8°); Recherches sur lu nature el les propriétés chimiques des sucres (1838, in-8°); Recherches sur l'analyse et la composition chimique de la betterave à sucre (1839); Rapport sur les expériences relatives à la fabrication du sucre et à la composition de la canne à sucre (1842-'43); Rapport sur les produits exposés à Vienne en \S 4b 1846: une édition du Traité pratique d'Analyse chimique de H. Rose (1848); Douce l<c<>»s sur l'Art de la verrerie (1862); le Verre, son histoire, sa fabrication (1877); outre de nombreux mémoires dans le Recueil de l'Académie et des articles dans la presse périodique spéciale.
PELLER1N (Charles-Nicolas), imprimeur, né en 1827, mort en 18S8. Il fonda, a Epinal, une imagerie qui devint célèbre.
PELLUC1DE adj. [pèl-lu-si-de] (lat. pellucidus; de per, à travers; lueidus, transparent). Bot. Transparent. Se dit surtout des ponctuations des feuilles, des pétales, etc., qui s'aperçoivent par transparence.
PELLUCIDLTÉ s. f. Caractère de ce qui est pellucide.
PELTINERVE adj. (lat. pelta, sorte de pelit bouclier éehancré; lat. nervus, nervure). Bot. Nervation des feuilles peltées, dans laquelle les nervures sont disposées comme les raies d'une roue de voilure.
PÊNE (Henri de), publiciste, né à Paris, le 25 avril 1830, mort le 25 janvier 1888. Des revers de fortune l'ayant obligé à suspendre ses études de droit, il se créa des ressources dans le journalisme et devint, sous différents pseudonymes, le collaborateur de plusieurs journaux légitimistes. L'une de ses chroniques lui attira un double duel avec des souslieutenants, au mois de mai 4858; il fut grièvement blessé et l'on désespéra un moment de sa vie. Il fonda ensuite le Gaulois, en 1868, avec M. Tarbé, et le quitta bientôt pour se coi. la rédaction du Paris-Journal.
Penda t la C unmune, il se mit, le 22 mari 1871, a la tête de la manifestation des amis de l'ordre et fut blessé d'un coup de feu, rue de la Paix. 11 a publié à part : Un mois en