PERD
du moins une nageoire dorsale qui présente la même apparence, ainsi que toute la partie antérieure du corps ; tandis que par la queue et les taches dont son corps est parsemé il rappelle le goujon. Eu somme, la perche goujonnière n'est perche qu'en apparence, car elle est entièrement désarmée ; elle n'est guère plus grosse que le goujon. Il est rare qu'on se livre de propos délibéré à la pêche exclusive de la perche goujonnière. En tous cas, elle ne diffère point de la pêche du goujon (voir ce mot.) La même ligne, Us mêmes amorces, la même disposition de l'engin lui sont applicables.
PERCIER (Charles), célèbre architecte, né à Paris en 1764, mort en 1838. A l'âge de 19 ans, il entra dans l'atelier de Peyre le jeune ; ensuite il passa dans celui de Gisors, remporta en 1786 le grand prix d'architecture pour un projet de jardin des plantes, retrouva à Rome son camarade d'atelier Fontaine, avec qui il travailla ensuite pendant un demisiècle.
PERDONNET (Albert-Auguste), ingénieur, né en 1801, mort à Cannes en 1867. Il quitta l'Ecole polytechnique pour se faire ingénieur civil et s'occupa de la construction et de l'exploitation des chemins de fer. Il devint directeur de l'Ecole centrale. Son Traité élémentaire des chemins de fer (18o5-'56, 2 vol. in-8°) devint classique.
PERDRIX. (Chasse.) — Perdrix grise. Laperdrix grise qui, dans nos régions, principalement dans le centre et le nord de la France, est le gibier de plume à peu près le plus nombreux, fait son nid dans les sillons, parmi les seigles, les blés, les trèfles, les luzernes etc. ; lorsqu'un hiver trop long a retardé la maturité des blés, il arrive que tous ces nids ont cherché un refuge dans les prairies artificielles dont la première coupe, malheureusement, se fait trop tôt pour permettre aux petits de quitter le nid avant la venue du faucheur. Et voici comment un hiver rigoureux et prolongé compromet singulièrement la campagne de chasse prochaine. La perdrix grise s'apparie dès le milieu de l'hiver ; et vers la fin de juin ses petits sont en état de prendre leur vol. — Nous ne pouvons nous étendre sur les mœurs si intéressantes de la perdrix grise et suivre le perdreau dans le développement de sa croissance. Disons seulement qu'à l'époque de l'ouverture de la chasse, après la moisson terminée, les perdreaux sont gras, tendres, appétissants, en un mot en parfait état d'être chassés — et mangés. Il ne faut pas compter sur larencontre d'une compagnie tant que le soleil n'a pas fait évaporer les globules de rosée qui émaillent les champs; la perdrix n'aime pas l'humidité; elle va, inquiète et agitée, à travers les chaumes et les terres nues, fuyant a la moindre alerte, qui lui vient ainsi de loin, pour se blottir dans les remises les plus épaisses. Il suit naturellement de cette agitation de la matinée que la perdrix fatiguée, s'arrête vers dix ou onze heures, suivant le temps, et s'endort dans l'herbe au pied d'un buisson. C'est donc à cette heure-là qu'il convient de battre la carapague à la recherche de la perdrix grise. Voila donc votre chien en quête ; s'il rencontre, vous le connaissez à son allure nouvelle : il avance maintenant avec précaution, le nez en l'air, l'oeil fixe ; vous pouvez reconnaître également, aux mouvementsdesa tête, quand ses yeux se portent alternativement sur chacun des perdreaux qu'il a devant lui, le nombre des pièces. Enlin le bon chien a fait son compte, il tombe en arrêt I Avancez avec précaution, comme lui-même vous en a donné l'exemple tout à l'heure, et gardez votre sangfroid si vous le pouvez: vous voici en présence d'une compagnie tout entière; considérant le lieu marqué par l'arrêt de votre chien, avancez-vous un peu sur la droite, afin de pouvoir tirer de droite à gauche, ce qui est — excepté