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pour un gaucher — la ligne la plus sûre. Mais la compagnie, surprise par l'arrivée du chien, hésite une minute et enfin part. Ici votre rôle s'accentue, il s'agit de le bien remplir: ne tirez jamais au hasard, au milieu de la compagnie, c'est un moyen à peu près certain de ne toucher rien du tout; tirer ainsi, en effet, c'est s'en remettre au hasard du soin de remplir son carnier. car il n'y a que le hasard qui 1 amener la rencontre du plomb et de l'oiseau quand celui-ci n'était pas visé par l'arme qui lança celui-là. Tirez donc une pièce visée avec soin et sang-froid; si vous la manquez, il vous reste votre second coup, dont vous ne la manquerez probablement pas: si elle est atteinte et tombe, votre second coup est naturellement destiné à la pièce la plus prochaine, — et le hasard, à qui vous n'aurez rien demandé, pourra bien vous faire atteindre à la fois plusieurs perdreaux, tandis qu'en vous en remettant complètement à lui vous n'auriez probablement rien touché du tout. Ceci, en somme, n'est que le premier acte du drame, que vous pouvez faire durer plus longtemps, en suivant la compagnie à laquelle vous avez enlevé un ou deux de ses membres, — ou peut-être aucun. — Jusqu'à la remise où elle se réfugiera, il vous est loisible de vous acharner après la malheureuse et de la décimer presque entièrement, si vous êtes sans pitié. Un bon chien fait aisément lever plusieurs fois de suite la même compagnie. Vers la fin de la campagne, la perdrix a acquis, à ses dépens, une expérience qui rend sa poursuite beaucoup moins fructueuse qu'en été, au début; elle est constamment sur le qui-vive et part de loin, excepté toutefois lorsque, tapie sous un buisson, elle se croit à l'abri de toute atteinte et de toute surprise. Un moyen de déjouer les ruses de l'oiseau et de mettre en défaut sa perspicacité acquise, consiste simplement à faire, par une belle soirée, une tournée en plaine; on s'arrête alors sous un bouquet d'arbres et, dans le silence de la nuit qui tombe, on ne tarde pas à entendre le cri peu harmonieux des perdrix cherchant à se rassembler: lelendemain matin, on les retrouvera infailliblement où on les a laissées la veille. Une précaution d'une importance capitale (dans tcrate espèce de chasse), c'est de s'assurer de la direction du vent avant de se mettre encampagne; afin de pouvoir marcher s'il se peut, sous le vent de la perdrix dont les émanations vous seront nécessairement apportées par ce véhicule naturel, ou tout au moins au chien qui les reconnaîtra aisément; dans le cas d'impossibilité, marchez au moins de manière à avoir le vent de travers, mais jamais le vent derrière vous; vous seriez en pareil cas bien sûr de ne rien rencontrer du tout, parce que, au lieu que le chien perçoive le premier le sentiment du gibier, ce serait celui-ci qui recevrait les émanations du chien, voire du chasseur, et qui profiterait bien vite de l'avertissement. Cette précaution n'est pas seulement applicable à la chasse à la perdrix ; on doit le comprendre. Quand la perdrix, apercevant le chasseur, part, elle pointe verticalement tout d'abord, puis, par un coup d'aile soudain, elle se jette de côté. C'est le moment où elle a pris son vol horizontal qu'il faut choisir pour tirer. Quelque excellent que soit son chien, un bon chasseur, tout en s'en rapportant à lui, ne laisse pas que de battre la plaine pour son propre compte, ne laissant pas une touffe d'herbe inexplorée ; car, pour peu que la direction du vent soit telle emporte les émanations d'une compagnie de perdrix dans un rayon autre que celui où le chien en quête exerce son odorat, il est évident que celui-ci passera à côté du gibier sans soupçonner sa présence, si bon d'ailleurs qu'il puisse être. — Roquette, on perdrix dk passage. Beaucoup plus petite que la perdrix grise, la roquette » également le plumage plus clair, tirant sur ;e jaune. C'est en réalité un oiseau de passage
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qu'on rencontre quelquefois par bandes très nombreuses, mais en somme assez rarement en France. — Perdrix rouge. Cette perdrix est plus grosse que la perdrix grise. Ses pieds, son bec et ses yeux sont d'un rouge éclatant, mais il nous parait bien inutile de détailler plus longuement le signalement delà perdrix rouge : le chasseur novice qui n'en a jamais vu est rare, et si pourtant il existe, qu'il en tue et il les étudiera après. La perdrix rouge affectionne particulièrement les endroits boisés, les hautes bruyères et tient assez rarement la plaine ; elle vit en compagnie comme la perdrix grise, moins cependant, et comme étant en compagnie, elles ne partent presque jamais toutes ensemble, les perdrix rouges offrent assez beau jeu au chasseur pour faire coup double. C'est presque toujours au bois qu'on la rencontre ; son départ est très bruyant et vertical; souvent, au lieu de continuer, elle se branche sur une haute cime, au-dessus d'un épais feuillage qui la dérobe aux yeux du chasseur. Bien qu'elle piète encore plus que la perdrix grise, son vol est très rapide. Enfin elle s'engage quelquefois dans un trou d'arbre, une excavation de rocher, dans un terrier de lapin même. Toutes ces considérations font passer la perdrix rouge pour être plus difficile à tirer que la perdrix grise ; pourtant elle tient mieux l'arrêt et se laisse approcher à bonne portée ; nous rappellerons en outre que, partant successivement, elle offre l'avantage d'en pouvoir abattre plusieurs à loisir : ceci compense cela, mais nous reconnaissons qu'une certaine expérience et une connaissance parfaite des mœurs de l'oiseau sont nécessaires pour bien réussir dans cette chasse.
PEREQUATION. — Législ. Nous avons déjà parlé de la péréquation de l'impôt foncier (voy. au Dictionnaire, t. IV, p. 509). La solution définitive de cette grave question paraît devoir être prochaine. Déjà, ainsi que nous l'avons dit, l'évaluation du revenu réel des propriétés non bâties a été effectuée en exécution de la loi du 9 août 1879 ; et cette opération a fait apparaître que les bases de l'impôt foncier sont très inégalement établies dans les diverses parties de la France. Depuis lors, et en exécution de la loi du 8 août 1885, l'administration des contributions directes a achevé le travail d'évaluation du revenu des immeubles bâtis; et il a été constaté que, si l'impôt prélève, en moyenne, 4,60 p. 100 de revenu immobilier, ceLte moyenne n'est que de 3 p. 100 pour les immeubles bâtis. — La loi du 8 août 1890, que nous avons déjà analysée plus haut (voy. au Supplément, le mot Contribution), a établi la péréquation complète de la contribution foncière sur les propriétés bâties, et ce en transformant cette partie de l'impôt foncier en un impôt de quotité. La même loi a aussi réalisé en partie la péréquation de l'impôt sur les immeubles non bâtis, au moyen d'un dégrèvement de plus d* 15 millions répartis entre 82 départements, de manière à réduire, dès l'année 1891, le taux de cette contribution à la moyenne de 4 p. 100 du revenu cadastral, pour tout le territoire de la France, etde façon à ce que le taux maximum dans les départements les plus chargés ne dépasse pas 4,50 p. 100. Mais la péréquation complète, qui devrait exister entre toutes les communes et entre toutes les parcelles de terre non bâtie3, ne pourra être effectuée qu'après la réfection du cadastre et sur les bases d'une nouvelle évaluation parcellaire. Et l'on doit faire observer qu'une telle péréquation accomplie serait bientôt à réformer, pir suite des changements qui se produiraient dans les valeurs relatives, après quelques années, et même pendant la durée des opérations cadastrales. L'impôt de quotité, établi sur des bases mobiles, donnera la véritable quation, avec laquelle est incompatible le système de la répartition. le en-
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core pour l'impôt foncier sur la propriété non bâtie, comme il est également conservé pour l'impôt des portes et fenêtres et pour la contribution personnelle mobilière (voy. ci-dessus le mot Impôt). — 11 est encore un autre moyen d'arriver à la péréquation, et il est probable que ce mode sera un jour appliqué en France comme il l'a été en Angleterre, et comme il a tendance à s'établir dans les confédérations républicaines. Ce mode consiste à laisser les impôts directs à la disposition des départements et des communes, en réservant les impôts indirects à l'Etat. Pour établir ce système, il serait nécessaire de mettre à la charge des budgets locaux une série de dépenses qui incombent aujourd'hui à l'Etat, telles que l'entretien des routes nationales, une forte partie des charges de l'instruction primaire, etc. — La suppression du principal de la contribution foncière sur les immeubles non bâtis, a été l'objet d'une proposition de loi présentée par un certain nombre de députés monarchistes, le 31 mai 1890. Cette suppression aurait pour but, non d'établir la péréquation en mettant fin aux inégalités existantes, mais surtout de dégrever les terres consacrées à l'agriculture , et l'on reporterait la charge sur les douanes, au moyen de taxes considérables à établir lors de l'expiration des traités de commerce. Ces taxes, dont le produit serait sans doute insuffisant pour remplacer celui de l'impôt supprimé, auraient pour effet certain d'élever le prix des denrées de première nécessité ; mais, dans la pensée des auteurs de la proposition, elles apporteraient ainsi un nouveau profit aux propriétaires du sol dégrevé, en éloignant des marchés la concurrence étrangère.
Ch. Y.
PÉRIPHÉRIQUE adj. [pé-ri-fé-ri-ke] (rad.
périphérie). Qui appartient à la périphérie. — Bot. Embryon périphérique, embryon dont la longueur dépasse celle de la graine. — Périsperme périphérique, périsperme qui enveloppe et cache l'embryon.
PERNETÎ ou Pernetty. I. (Antoine-Joseph), écrivain, né à Roanne en 1716, mort en 1801. Il fut d'abord bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, mais il quitta l'habit religieux, fut quelque temps conservateur de la bibliothèque de Berlin, revint en France, se fixa à } Avignon, s'occupa d'alchimie et prétendit avoir trouvé la pierre philosophale. 11 a traduit plusieurs ouvrages de Swedenborg et a écrit: Dict. de peint., de sculpt. et de grav. (Paris, 1757, in-8°); Hisi. d'un voyage aux iles Malouines, fait en 1763-64 (Paris, 2e édit. 1770, 2 vol, in-8° et 16 pi.); Dissertation sur l'Amérique et les Américains (Berlin, 1770, in-12). — II. (Joseph-Marie), général, né à Lyon en 1766, mort en 1856. Au sortir du collège militaire de Tournon, il entra à l'école de Metz (1781), fut nommé lieutenant en 1783, capitaine en 1791, dirigea l'artillerie au siège de Mantoue, seconda vaillamment Bonaparte en Italie, gagna le grade de chef de bataillon à Rivoli, fit partie de la malheureuse expédition d'Irlande (1792), repassa en Italie avec Bonaparte, devint colonel en Helvétie, général de brigade et chef d'état-major de l'artillerie delà grande armée d'Allemagne (1805), assista à toutes les batailles en Allemagne, fut nommé général de division et baron en 1806 et se signala en Russie et dans la campagne de 1813. Pendant la Restauration, il fut directeur de l'artillerie au ministère de la guerre. Louis-Philippe l'éleva à la pairie (1835) et Napoléon 111 le créa sénateur (IS55).
PERREE (Jean-Baptiste-Emmanuel), marin, né à Saiut-Valery-sur-Somnie en 1761, tué le 18 février 1800, dans un combat qu'il soutint à bord du vaisseau le Généreux contre quatre vaisseaux anglais commandés par Nelson. Il appartenait à une famille de marins, servit dans la marine marchande, devint
PERR
lieutenant de vaisseau en 1793, reçut le commandement de la Proserpine, captura 63 bâtiments ennemis, fut nommé capitaine, ravagea les établissements anglais de la côte d'Alrique, organisa, en Egypte, la flottille qui opéra sur le Nil, fut fait prisonnier en revenant à Toulon (juin 1794), recouvra la liberté par un échange, fut nommé contre-amiral et se chargea de conduire une flottille au secours de Malte. Entouré par toutes les forces de Nelson, au sud de la Sicile, il livra un combat désespéré, pendant lequel un boulet le renversa expirant sur le pont de son navire.
PERRIN (Maurice), célèbre médecin, né à Vézelise (Meurthe), en 1826, mort dans son pays natal, le 31 août 1889. Il fit ses études médicales à Paris, et débuta dans l'enseignement comme professeur de médecine opératoire et directeur des conférences d'ophtalmoscopie et d'oplométrie à l'Ecole de médecine et de pharmacie militaires. 11 devint ensuite inspecteur du service de santé, directeur de l'Ecole du Val-de-Grâce, médecin en chef du corps de Mac-Mahon en 1870 et président de l'Académie de médecine. Il a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Dm rôle de l'alcool et des anesthésiques dans l'organisme, en collaboration avec [.allemand; Traité d'anelhésie chirurgicale, avec le même (1863, in-8°); Traité d'ophtalmoscopie et d'optométrie (1870, in-8°).
PERROQUET. L'élève des perroquets, aras, cacatoès, perruches, etc., est tellement répandue aujourd'hui en Europe qu'elle y est certainement plus généralement connue que celle des oiseaux indigènes. Il ne sera sans doute pas superflu toutefois d'indiquer comment on parvient à instruire ces oiseaux, c'est-à-dire à les persuader de moduler les airs et de répéter les phrases que l'on désire, et non pas d'autres. Beaucoup de patience est nécessaire, et aussi une grande atiention, parce qu'ils retiennent de préférence les paroles brèves, incisives, les jurons bien accentués, non seulement les paroles elles-mêmes, mais l'accent, la tonalité exacte avec laquelle ils les entendent proférer, de manière à s'y méprendre quelquefois. On couvre la cage, afin que l'oiseau se trouve dans l'impossibilité d'être distrait; on lui fait manger de la soupe au vin, ou du biscuit trempé dans du vin, pour lui ouvrir un peu l'esprit, et l'on commence à lui répéter à satiété le même membre de phrase, qu'il ne retiendra pas une première fois, mais qu'il finira par se rappeler parfaitement, si l'on a la patience de reproduire les leçons assez souvent et d'une manière très régulière, chaque soir pendant le temps voulu. A cause de la facilité avec laquelle les paroles de colère, parce qu'elles sont brèves et fortement accentuées, leur restent dans la mémoire, nous n'avons pai besoin d'insister sur la nécessité de les teuir avec soin éloignés, principalement dans le temps de leur éducation, d'un voisinage où ces sortes de paroles se livreraient un assaut ordinaire et répété; car alors, adieu les leçons! et l'éducation de vos oiseaux serait tout autre que celle que vous rêviez pour eux. Peu de personnes ont la patience nécessaire pour instruire un perroquet; cela se conçoit. Heureusement, dans les grands centres, il existe des « maisons d'éducation » spéciales; d'ailleurs il est rare qu'onachète un perroquet non instruit 'je ne crois pas, même, qu'il y en ait ordinairement à vendre dans uu état de complète ignorance. Ces oiseaux ne se reproduisent pas en captivité. — Nourriture. Les perroquets manderaient à peu près toute espèce de nourriture, si on les laissait faire, et sans en souffrir beaucoup; excepté toutefois d'excès de viande, ce qui leur occasionne des maladies de la peau, ainsi que la pâtisserie, les sucreries, etc., également prises avec excès. Le persil et les amandes amères