PILE
tion, les rapports, etc. L'analomie végétale est la connaissance des tissus élémentaires qui entrent dans la structure de chaque plante. — La phytographie est donc la base de la science botanique, puisque les fonctions, les propriétés et les rapports naturels entre les êtres résultent de l'existence, de la position et de la nature de leurs organes.
PHYTOLACCÉ, ÉE adj. [fi-to-lak-sé (préf.
phyto; franc, laque). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au phytolaque — s. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales périgynes, voisine des cbénopodées, dont elle se distingue principalement par des étamines nombreuses et en nombre égal aux divisions des calices et alternes avec elles. Cette famille comprend des herbes et des sous-arbrisseaux à feuilles ordinairement alternes et molles. Genres principaux : phytolacca, petiveria.
PHYTOLAQUE s. m. [fi-to-la-ke] fpréf. phyto; franc, laque). Bot. Genre de phytolaccées comprenant une douzaine d'espèces de plantes qui croissent dans les régions chaudes et tempérées du globe.
PICTONS, Pictone, puis Pictavi, peuple des côtes de la Gaule Aquitaine entre la Loire et la Creuse ; leur principale ville était Limonum, plus tard Pictavi (Poitiers).
PIGEON (Chasse). — Le ramier, le biset, toutes les variétés du pigeon sauvage enfin, sont des oiseaux de passage, dont les premiers, qui doivent leur nom à l'habitude qu'ils ont de nicher au haut des arbres les plus élevés, arrivent d'abord vers la fin de février, pour ne plus nous quitter qu'en octobre, Après ceux-ci apparaissent les bisets, qui, par contre, s'en retournent plus tôt. C'est dès l'époque de son arrivée qu'on chasse ce gibier, lequel »st très défiant, ne tient pas du tout l'arrêt it ne peut guère être tiré qu'à l'affût. Mais e'est surtout avec le filet, principalement avec l'espèce de filet appelée nappe, qu'on fait la guerre aux pigeons sauvages, dont les dévastations seraient sans bornes, si on ne prenait contre eux tous les moyens d'extermination commandés par la prévoyance. — Pigeon vole. C'est un jeu qui amuse toujours les jeunes enfants. Les joueurs piacent le bout de leur index sur le bord d'une table ou sur le genou de la personne qui dirige la partie. Cette personne nomme une foule d'animaux ou d'objets en levant le doigt à chacun d'eux; les enfants doivent lever le doigt en même temps qu'elle si l'animal vole ou est susceptible de voler; ils doivent laisser leur doigt en repos si l'animal ou l'objet ne vole pas; toute infraction est punissable et le coupable dépose un gage. — Voici un exemple de début de la partie : * Pigeon vole (un gage, tous ceux qui n'ont pas levé le doigt en même temps que la personne dirigeante); canard vole (un gage, ceux qui n'ont pas levé le doigt); mouton vole (un gage, ceux qui ont levé le doigt); perdrix vole, dindon vole, rhinocéros vole, table vole, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'on ait recueilli le nombre voulu de gages. Une variété de pigeon vole, bien moins pratiquée que la précédente, parce qu'elle exige de la personne dirigeante une éloquence assez rare, se joue comme suit : chaque joueur appuie l'index de sa main droite sur le bord d'une table, sur son bras ou sur son genou. L'orateur débute par annoncer qu'il va raconter une anecdote intéressante, à la con dition que chaque fois qu'il prononcera, dans son récit, le nom d'une créature capable de voler, chaque auditeur lèvera le doigt, sous peine de gage; ceux qui lèveront le doigt au nom d'un animal ou d'un objet non susceptible de voler, serontpunis de la même façon. Le conteur est seul exempt de punition lorsque, pour entraîner son auditoire, il lève la main en prononçant les mots bœuf, cheval, casserolle, etc. Ceci expliqué, il raconte une
histoire quelconque, qu'il est obligé de faire durer jusqu'à ce qu'il ait recueilli le nombre désiré de gages. Dans l'exemple suivant, nous marquons d'une croix les mots que le conteur prononce en levant le doigt et qui valent une punition à ceux qui suivent son exemple; nous marquons de deux croix (ff) les noms pour lesquels tous les auditeurs doivent lever le doigt, sous peine de gage : f Levé dès l'aube (f), je dirigeai ma course vagabonde au milieu des champs couverts de fleurs (f). Le chèvrefeuille (f) et l'aubépine (f) emplissaient l'air de leurs plus doux parfums ; les papillons (ff) et les abeilles (ff) voltigeaient de fleur en fleur; le chant plaintif et répété du coucou (ff) retentissait au fond des bofs, se mêlant au sifflement éclatant du merle (ff) et dominant la joyeuse chanson de l'alouette (ff ). Au loin un laboureur (f) gourmandait ses grands bœufs (f) et les excitait de la voix et de l'aiguillon (f). — Fatigué par une longue course, j'allais m'asseoir sur un épais lit de mousse (f ), au pied d'un chêne (f), lorsque tout à coup... > Et le conteur poursuit son historiette en y mêlant des noms d'objets et d'animaux. Tantôt il aperçoit un énorme serpent (f) en train de fasciner un pauvre petit roitelet (ff), posé sur un buisson de ronces (f); tantôt, il assiste, de loin, aux actes d'un braconnier qui a pris dans ses filets un lapereau (f ) , un lièvre (f), des perdrix (ff), des cailles (ff), etc. Puis il fait la rencontre d'un naturaliste qui cherche des sauterelles (ff)et toute espèce de coléoptères, de lépidoptères et d'animaux dont il donne la nomenclature et dont il peut, en quelques mots, décrire les mœurs. — Législ. Nous avons déjà mentionné dans ce Supplément (voy. Animal) les dispositions du Code rural concernant les pigeons de basse-cour. — il nous reste à parler des pigeons voyageurs. L'article 5 de la loi du 3 juillet 1877 donne à l'autorité militaire, en cas de mobilisation totale ou partielle de l'armée, le droit de requérir tous les objets et services dont la fourniture est nécessitée par l'intérêt militaire. Un décret du 15 septembre 1885 a réglementé les moyens préparatoires qui doivent rendre applicables les réquisitions de pigeons voyageurs pour le service de l'armée. Tous les ans, à l'époque du recensement des chevaux, un recensement des pigeons voyageurs est également effectué, dans les communes dont la liste est arrêtée chaque année, au mois de novembre, par les commandants de corps d'armée, sur la proposition des préfets. Ce recensement est effectué par les soins des maires desdites communes, sur la déclaration des propriétaires de pigeons voyageurs, et, au besoin, d'office. Les déclarations doivent être faites à la fin de chaque année; elles doivent contenir le nombre de colombiers, le nombre de pigeons voyageurs qui y sont élevés et les directions dans lesquelles ils sont entraînés. Il est délivré à chaque éleveur isolé ou société colombophile un certificat constatant la déclaration faite ainsi que les renseignements fournis. Le maire fait exécuter, dans les premiers jours du mois de janvier, des tournées par les gardes champêtres et les agents de polke, pour s'assurer que toutes les déclarations ont été exactement faites. Si, dans le cours de l'année, de nouveaux colombiers sont affectés à l'élève des pigeons voyageurs, le maire doit en donner avis au préfet, lequel transmet immédiatement ce renseignement à l'autorité militaire. Les préfets et les maires ont aussi à veiller, en exécution d'une circulaire du ministre de l'intérieur, du 6 août 1887, a ce qu'il ne soit pas établi, sur le territoire français, des colombiers clandestins; et ils doivent surveiller les lâchers de pigeons provenant de l'étranger. Ces lâchers doivent toujours être effectués dans les stations de chemins de fer, sous la surveillance du chef de gare, lequel doit avoir reçu préalablement
une déclaration de l'expéditeur indiquant ses noms, qualité, domicile et nationalité, ainsi que le nombre des pigeons, leur provenance et leur destination, le nombre des plombs apposés sur chaque panier et la description exacte du cachet dont ces plombs sont revêtus. Ladite déclaration doit avoir été certifiée véritable par l'autorité du pays d'origine. Enfin, par une circulaire adressée aux préfets le 18 avril 1890 et concertée entre le ministre de la guerre et le ministre de l'intérieur, toute expédition de pigeons voyageurs par le chemin de fer, doit être accompagnée du récépissé de la déclaration qui a dû être faite par le propriétaire des pigeons, en vertu du décret de 1885. Faute de ce récépissé, les chefs de gare et autres agents de chemin de fer ne doivent pas procéder au lâcher des pigeons. Cette mesure a pour but de constater les lâchers qui pourraient être essayés par des étrangers. — Un décret du 13 octobre 1888, que nous avons rapporté ci-dessus, au mot Colombier, a chargé l'état-major général du ministre de la guerre des mesures à pren dre pour la réquisition et l'emploi des pigeons voyageurs appartenant à des éleveurs isolés ou à des sociétés colombophiles ; mais, par un décret postérieur, en date du 29 avril 1890, le service des colombiers militaires a été rattaché au service de la télégraphie militaire, qui est lui-même rattaché au service du génie. Ch. Y.
PILE secondaire, nom donné par Planté, en 1860, à une batterie électrique qui a été ensuite perfectionnée sous le nom d' accumulateur. Nous avons déjà donné à ce sujet des renseignements complets à notre article Accumulateur ; nous donnerons seulement ici quelques conseils aux amateurs adroits qui désireraient construire eux-mêmes une pile secondaire. Chaque pile de la batterie contient 16 lames rugueuses en plomb de 15 centim. de large, 18 cent, de long et 3 millim. d'épaisseur, disposées dans un vase de pierre long de 15 cent, de long, 23 de large et 19 de hauteur. Chaque lame est continuée sur le côté par une languette large de 3 centim. et assez longue pour former les contacts électriques. On rend rugueuses les lames de plomb en roulant à leur surface un racloir cylindrique, ou en imprimant sur cette surface à coups de maillets les trait'
Pile secondaire. — Plaques assemblées.
d'une large lime. 8 de ces lames sont percées de 4 trous rectangulaires dans lesquels passent des morceaux de caoutchouc taillés en forme d'H, et qui dépassent chaque face de la lame d'environ 3 millim. On place alternativement les lames percées et les lames non percées, de manière que toutes les languettes des lames de même espèce se trouvent ensemble sur un même côté. On réunit ensuite toutes les lames au moyen de morceaux de bois enduits de paraffine et de bandes de caoutchouc. Les languettes de chaque série de lames sont percées pour recevoir une vis en cuivre munie de deux ecrous, l'un pou?
riQU
.«errer les langueltes, l'autre pour attacher le
nducteur. L'élément de pile ainsi formé
ilors placé dans le vase de verre. Ce vase
rempli d'eau acidulée d'acide azotique