‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 381 sur 503 · POTI · texte numérisé non relu

POTI

un potage maigre. — On fait de la même manière le bouillon de tortue, recommandé aux personnes malades de la poitrine. — Quant à la soupe à la tortue, ce potage national de nos voisins d'outre-Manche, la recelte en est si compliquée et si coûteuse qu'elle ne nous parait pas devoir être admise dans cet ouvrage, où il n'y a déjà que trop peut-être de recettescoûteuseset difficiles àexécuter, quoique excellentes à connaître. Nous ne saurions épuiser l'article Potages, car il pourrait s'étendre à l'infini, grâce aux mille combinaisons imaginées par le caprice ou par le goût. Mais nous ne faisons pas de fantaisie, et nous croyons suffisamment avoir rempli ce chapitre, enrichi d'ailleurs de recettes entièrement nouvelles ou inédites, pour qu'une ménagère, et même une cuisinière, y trouve toute la variété qu'elle désire.

POTARD s. m. (rad. pot, à cause du grand nombre de pots que l'on trouve dans les pharmacies). Argot. Elève pharmacien.

POTICHOMANIE. — Encycl. Très pratiquée il y a une trentaine d'années, la potichomanie est aujourd'hui à peu près oubliée. C'est un art décoratif très proche parent de la décalcomanie et consistant à décorer des vases en verre au moyen de papier peint, collé à l'intérieur, pour produire des imitations de potiches ou vases en porcelaine de Chine, du Japon, de Sèvres ou de Dresde. Cet art prit naissance à Paris vers 1850; il se répandit vite dans toute l'Europe. Pour pratiquer la potichomanie, l'appareil n'est pas très compliqué. On se procure un vase en verre, de la forme que l'on préfère. On a de plus une bouteille de gomme préparée ; une seconde bouteille, contenant unencollage particulier; une troisième pour la couleur porcelaine, une quatrième pour le vernis noir à porcelaine : rien de plus. Mais si on est dans l'intention de dorer les bords ou toute autre partie du vase, on doit se prémunir d'une autre bouteille contenant de la couleur d'or. Il est toujours indispensable d'avoir une paire de ciseaux, bien pointus, quelques brosses en poil de chameau et le papier portant la peinture que l'on a choisie. On découpe finement le dessin pour qu'il puisse s'appliquer bien exactement sur le vase à décorer ; on le dépose, couleur en dessous, sur une surface unie et très propre, et l'on humecte l'envers du papier avec une éponge et une brosse douce. Ceci fait, on retourne le dessin, pour brosser le côté colorié avec* pinceau trempé dans la gomme préparée. Aussitôt, on applique ce dessin dans le vase, à l'endroit de l'intérieur où il doit se trouver, de façon que la surface coloriée, tournée du côté du verre, y soit bien adhérente : la moindre bulls d'air peut faire manquer le travail. On presse légèrement le papier sur le verre, à l'aide d'une étoffe de drap. La troisième opération consiste à étendre deux couches d'encollage sur l'envers du dessin, afin d'empêcher la couleur de traverser le papier. Pour cela, on mélange une très petite quantité d'encollage avec un peu d'eau tiède et on l'étend avec le pinceau, en évitant d'en mettre la moindre parcelle sur le verre et en frottant la brosse très légèrement sur le papier; on laisse sécher, et on donne une seconde couche. Ensuite on donne au vase l'apparence de la porcelaine au moyen d'une ou de plusieurs couches de couleur préparée que l'on passe partout à l'intérieur ; et l'on termine par une couche de vernis noir. Toutes ces opérations sont extrêmement délicates et demandent une certaine habitude. On doit débuter par décorer ainsi des vases à large ouverture, où la main puisse facilement pénétrer sans toucher les parois. Lorsque l'on a acquis de l'habileté, on entreprend la décoration des vases à col étroit où les brosses peuvent seules «'introduire. Pour la dorure dos bords ou de toute autre partie, on pourrait

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