‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 388 sur 503 · PRIS · texte numérisé non relu

PRIS

ment à l'aide de 3 fils d'archal qui, passant dans les pieds de la table, vont aboutir sous le théâtre, ou derrière une cloison. Le compère tire ces fils d'a.ciial, suivant le besoin, pour pousser des pièces mobiles cachées dans le piédestal de l'automate, et qui se terminent à sa base; il donne ainsi a celte machine divers mouvements, de la même manière qu'on fait sonner une montre a répétition, en poussant le boulon de la boite. — l.e faiseur de tours présente un jeu de caries arrangé dans un ordre qu'il sait par cœur; il fait tirer une carte, et coupant à l'endroit où elle a été prise, il place dessous le jeu celle qui la précédait immédiatement. Il lui est facile en jetant à la dérobée un coup d'œil sur celte dernière, de connaître la carie que l'on lient. Alors, pour interroger le petit Turc et lui demander celle qu'on a tirée, il se sert d'expressions dont les premières voyelles ou les premières syllabes indiquent au compère la valeur et la couleur de la carte. C'est par les mêmesprocédésqu'on faitrépoudre l'automate aux diverses questions qu'on lui fait. P'ar exemple, l'on pré-enle une boîte à plusieurs rases et une petite ligure de bois; on dit de placer cette dernière dans la case qu'on voudra, et de fermer soi-même la boîte. L'automate doit deviner dans quelle case la figure est placée. Voici le mystère. La boite a un fond de cuir assez mou pour que l'escamoteur, en la recevant, puisse senlir au tact la case où la figure se trouve, d'aulanl plus que cette figure elle-même est d'une dimension telle que le couvercle, en fermant, pre-se sur elle. — La carte dansante. On fait tirer une carte forcée, qu'on reconnaît au lact parce qu'elle est plus large; après l'avoir mêlée avec les autres, on l'escamote du jeu, et l'on fait voir ensuite qu'elle n'y est plu-. Puis on lui commande de paraître sur !e mur, el le compère, à cet ordre, lire un lil au bout duquel esl attachée une carte pareille qui son de derrière une glace ou de tout autre endroit. Un autre fil, fortement tendu, cl sur lequel elle coule à l'aide de lrè< petits anneaux de soie, lui prescrit la roule qu'elle doit tenir. — La carte

CLOUKE AU MUR D'UN COUP DE PISTOLET. L'eSCa-

moteur fait lirer une carte, et il pi ie la personne qui l'a choisie d'en déchirer un petit coin, et de le garder pour pièce de comparaison. 11 prend la carte ainsi cchancrée, et la réduit en cendres. Il fait charger un pistolet où ces cendres se confondent avec la poudre, il fait mettre dans le canon un clou marque par quelqu'un de la compagnie. On jette le jeu de caries en l'air, le coup de pistolet est tiré, ellacarle paiailclouée au mur. Voici comment la chose se pratique. Le faiseur de tours examine quelle est la carie déchirée, et de quelle manière est faite l'échancrure. 11 passe dans son cabinet, prend une carte pareille, et la déchire dansle même sens 11 revient, demande la carte choisie, la fait passer subitement sous le jeu, el y substitue celle qu'il vient de préparer, et qu'il brûle à la place de la première. Quand le pistolel est entièrement chargé, il le prend sous prétexte de montrer comment il faut le manier : il profile de ce moment pour ouvrir un Irou qui s'y trouve sous le canon; le clou lui tombe dans la main par son propre poids, et faisant ensuite glisser sur cette ouverture une espèce de virole de fer, il l'assujettit el la fixe dans cel endroit, pour qu'on ne s'aperçoive de rien. Il choisit alors un prétexte pour retourner à son cabinel, et apporle la carte el le clou à son compère. Celui-ci s'empresse de la clouer sur un morceau de bois qui sert à boucher hermétiquement un trou pratiqué dans la cloison et la tapisserie, mais qu'on ne voit point, parce qu'il est couvert par un morceau de tapisserie pareil. Par ce moyen, la carte qu'on vient d'appliquer au mur ne parait point encore; le morceau de tapisserie qui la couvre est faiblement attaché d'un côté avec deux épingles I

et de l'autre, il tient à un fil dont le compère tient un bout dans sa main. Aussitôt que celui-ci entend le coup , il tire le fil pour faire passer rapidement le morceau de tapisserie derrière une glace ou ailleurs. La carte paraît, on la détache; il est clair qu'au grand éfounement du plus grand nombre des specta tours, le morceau déchiré s'adaptera parfaitement, el le clou sera reconnu par celui nui l'aura marqué. — La lampe sympathique. On met celte lampe sur une table; on s'en éloigne, et l'on annonce qu'on va l'éteindre en soufflant du côté qui lui est opposé, ou bien, qu'elle s'éteindra d'elle-même à la volonté de quelqu'un de la compagnie. — Le chandelier qui porle celle lampe a dans sa palle un soufflet dont le vent est porlé vers la flimme par un petit tuyau. Le compère, en remuant les bascules dont nous avons parlé, fait jouer le soutflel à l'instant désiré. — Le petit chasseur. C'est un petit automate lenaill en main un are el une flèche : devant lui est une espèce de cible en carlon divisée en plusieurs cases numérotées, La flèche pari au moment désiré, el va se fixer sur le numéro qu'a choisi une personne de la compagnie. Les bascules et le compère font encore ici tous les frais. — Le bouquet magique. Les branches du bouquet peuvent être de papier roulé, de fer-blanc ou de toute autre matière

Fig. 10.

pourvu qu'elles soient creuses el vides. On les perce dans différents points pour y appliquer de petites masses de cire représentant des fleurs et des fruits; on enveloppe celte cire de talfelas gommé ou d'une peau bien fine; on colle proprement ces enveloppes aux branches, de manière qu'elles semblent en faire partie ou en élre une prolongation; on leur donne la couleur des Heurs et des fruits qu'elles représentent; enfin on fait chauffer la cire pour la faire couler d'abord dans les branches, puis par la queue du bouquet. Cela l'ait, si l'on pompe l'air par la queue audit bouquet, les enveloppes se rideront et se llé- Lriront; si l'on y souffle au contraire, lèvent, cnllant ces enveloppes, leur donne leur première forme. Pour faire le tour, on presse légèrement toutes les enveloppes, et on les tord pour les faire rentrer dans les branches du bouquet. On place ensuite celui-ci sur une espèce de bouteille qui contient un petil soufflet, et dont le fond mobile, mis en mouvement par les bascules de la table, enfle les enveloppes à volonté. 11 peut y avoir dans la bouteille ou dans le pot (fig. 10) un second soulllet qui, en pompant 1 air donné par le premier, ferait disparaître les fleurs et les fruits. — L'anneau dans un pistolet, et qui se trouve au bec d'une tourterelle. On prie quelqu'un de mettre son anneau dans un pistolel qu'on fait charger par un des spécial iurs. On pré;ente une cassette vide, et l'on invite une autre personne à la sceller de son cachet. La boile esl remise sur la table, à la vue de tout le monde. Le coup de pistolet est lire, on fait ouvrir la boite et l'on y trouve une tourterelle tenant à son bec l'anneau qu'on avait mis dans le pistolet. Le tout consiste à escamoter l'anneau comme le clou dont nous avons précédem-

ment parlé. On le porte au compère, qui le met aussitôt au bec d'une tourlerelle apprivoisée, et qui, approchant sa main vers la trappe sur laquelle la cassette est placée, fait glisser une coulisse pratiquée au fond de celleci, el y introduit la tourterelle. — Le coffre qui s'ouvre au commandement. Il y a dans ce coffre une figure dont la carcasse est un ressort à boudin ou fil d'archal ployé en spirale. Par ce moyen, la figure, quoique plus haute que le coffre, peut s'y tenir debout, quand on la ferme, son corps se resserrant et se raccourcissant au besoin. Le coffre est appuyé sur les bascule- qui communiquent leur mouvement au pêne de- la serrure. Aussi tôt que la gâche en esl dégagée, le ressorl à boudin ne tiouvant d'autre résislanceque le poids du ercle, le force facilement àse lever. — La montre pilée dans un mortier. Le morlier dans lequel on met la montre a une espèce de soupape dans sa base. On le mel sur la trappe en question, el le compère fait le reste. L'escamoli ur habile sait trouver des moyens pour rendre dans ce cas, comme dans les autres, l'illusion plus complète. Il met dans le morlicr une seconde montre dont les aiguilles, es breloques et la boite ressemblent à celles de la première. Pour cela, on peut être d'intelligence avec celui qui prête sa montre, ou bien s'adresser àquelqu'un qu'on a vu ailleurs, et don ton a eu soin d'examiner la montre quelques jours auparavant, pour s'en procurer une à peu près pareille. — La baguette divinatoire. On présente douze boites, parfaitement semblables; on prie quelqu'un de mettre dans lune d'elles une pièce de 5 francs. On laisse libre de placer ces boîtes dans l'ordre qu'on voudra. On porle ensuite sur chacune une baguette qu'on soutient sur les deux index, et quand ou arrive à celle qui contient l'écu, la baguette se met à tourner rapidement. Chaque boite a dansl'intérieur un double fond mobile, un peu éloigne du premier par l'action d'un faible ressorl. Ce double fond, chargé du poids de la pièce, presse le ressort el descend d'une demi-ligne, el ce petit affaissement fait paraître au dehors un très petit clou qui était auparavant imperceptible. L'apparilion de ce clou annonce que la pièce est dans la boile. Le mouvement de la baguette ne sert qu'a donner au tour un appareil plus mystérieux. — Le mouchoir mis en pièces et raccommodé. On est d'intelligence avec une personne de la compagnie, qui ayant deux mouchoirs par ai tentent semblables, en a déjà mis un entre les mains du compère. L'on emprunte plusieurs autres mouchoirs, et ladite personne piêle aussi le sien sans affectation. On réunit tous ces mouchoirs dans un seul, on a l'air de les confondre tous, mais on s'arrange pour que celui dont le compère a le double soit toujours par dessus. On dit à un speclateur d'en prendre un au hasard, et naturellement il prendra celui qui est sur les autres; mais il est plus sûr de s'adresser à la personne qui a le mot. Le mouchoir alors est donné à la compagnie pour qu'on le melle en autant de morceaux que 1 on veut. Cela fait, on réunit les morceaux en un las, et on les place sous un gobelet, à un endroit de la table où se trouve une petite trappe qui s'ouvre pour les laisser lomber dans un tiroir, l.e compère, caché derrière la cloison, contre la quelle la table est adossée, introduit son brudans la table, et substitue le bon mouchoir à celui qui a été déchiré.

PRETORIA, capitale de la république Sud- Mricaine (ancien Transvaal).

PRIMEURISTE s. m. Jardinier ou maraîcher [ui fait des primeurs.

PRISON. — Législ. En attendant l'application encore si peu avancée de la loi du 5 juir is7b, qui a prescrit les réformes à introduire dans les dispositions intérieures des prisons départementales, le gouvernement a tenté, par

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