ANIS
priétaire lésé par un décret du 6 octobre 1791 (tit. II, art. 12) sur la police rurale. — Lorsque ce sont des volailles qui ont causé des dommages chez le voisin, celui-ci, sans préjudice de son droit à des dommages-intérêts, peut tuer les volailles, mais seulement sur le lieu, au moment du dégât, et sans pouvoir se les approprier. — Les animaux de bassecour, qui s'enfuient dans les propriétés voisines, peuvent être réclamés par leur maître; mais ce dernier est déchu de son droit un mois après la déclaration faite à la mairie par les personnes chez lesquelles ces animaux se sont enfuis. — Les propriétaires et fermiers peuvent tuer et s'approprier les pigeons qui seraient trouvés sur leurs fonds, mais seulement pendant la durée du temps fixé par le préfet pour la fermeture des colombiers ; en tout autre temps les propriétaires et fermiers peuvent tuer les pigeons au moment du dégât, mais sans pouvoir se les approprier. Ils conservent, dans les deux cas, le droit de réclamer des dommages-intérêts aux propriétaires des pigeons. (V. au Dictionnaire les mois Dommage, Pigeon, etc.) — Pour ce qui concerne la police sanitaire des animaux, c'est-à-dire les mesures administratives qui doivent être prises pour arrêter la propagation des maladies contagieuses des animaux, voyez au Dictionnaire et au Supplément le mot Contagieux. La loi relative à la destruction des insectes et des végétaux nuisibles à l'agriculture a été analysée plus haut. Voy. Agricultore. (Ch. Y.)
ANIMISME. Ce terme a reçu une nouvelle signification, depuis que l'Anglais E.-B. Tylor, auteur de Primitive Culture, l'a appliqué à sa théorie générale des êlres spirituels. D'après cet auteur, l'animisme consiste dans l'explication de tous les phénomènes naturels au moyen d'agents spirituels. Dans les temps primitifs, l'homme, encore peu éclairé, a fait des personnifications des forces de la nature, et quand il put les expliquer, il les attribua à des divinités particulières. C'est pourquoi chez les Grecs, et chez d'autres nations de l'antiquité, de même que chez des peuples moins civilisés, les phénomènes naturels étaient adorés comme des dieux. Les Egyptiens avaient le Dieu-Soleil (fia), les Grecs Zeus, le Sanscrit Dyu, etc. Dans le monde moral, les mystérieuses oppositions du bien et du mal sont personnifiées par le dualisme de lumière et d'obscurité, sous les formes d'Ormuzd et d'Ahriman, génies du bien et du mal des Aryens persans. L'animisme était donc et est encore , dans quelques pays étroitement uni à la vie sociale et domestique Certaines maladies sont attribuées à la présence de démons dans le corps du patient, Les morts sont considérés comme ayant ton jours conscience de ce qui se passe autour d'eux ; ce qui fait que l'on trouve dans les tombeaux des âges néolithique et de bronze, des armes et quelquefois le coursier favori, enterrés à côté du guerrier. Une coutume semblable s'est conservée parmi les Esquimaux, où l'on enterre le chien favori à côté de son maitre. Les paysans allemands placent encore des souliers sur les pieds du mort. Le "culte des ancêtres, pratiqué chez les Chinois et les autres peuples de l'Extrême-Orient, est une application naturelle de la doctrine de l'ai imisme, comme l'étaient jadis les lares elles pénates des Domains. Voy. sir J. Lubbock /' ehistoric limes ; E.-B. Tylor Anthropoloyy et Primitive Culture.
. ANISETTE. Econ. dom. Faites un sirop de m Ire dans un litre d'eau Mirée 2 kilog. 500 gr. de sucre blanc. D'autre paît, versez dans 15 gr. d'alcool rectifié à 40 degrés : 50 centigrammes d'essence de cannelle, autant d'essence de néroli-bigarade, ii grammes d'essence d'anis, 3 grammes d'essence de badiane (anis étoile), 1 gramme