‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 41 sur 503 · ANNO · texte numérisé non relu

ANNO

d'essence de muscade et autant de teinture de vanille. Mêlez parfaitement. Ajoutez 1 kilogr. d'eau-de-vie trois-six, puis votre sirop de sucre. Laissez reposer vingt-quatre heures, filtrez et mettez en bouteilles. — Exposez à la chaleur du foyer, pendant quelques minutes, l'anisétte que* le froid aurait troublée. Elle y reprendra bientôt toute sa limpidité.

ANNAM. En vertu du traité de Hué (6 juin 1884), l'Annam accepte d'être représenté par le gouvernement français dans ses relations extérieures: un résident français doit occuper la citadelle de Hué, avec une garnison, qui reçoit le nom d'escorte. Le premier résident fut M. Lemaire, remplacé par le général de Courcy. Lorsque celui-ci prit possession de son poste, il fut victime, dans la citadelle de Hué, d'un guet-apens, dans la nuit du 5 au 6 juillet 1885 ; le courage de son escorte le tira de ce danger. A la suite de cet incident, le roi s'enfuit dans les montagnes, où s'organisa la défense contre les Français. Le général Warnet, successeur du général de Courcy, céda la place en 1886, à Paul Bert, nommé résident général civil. La situation des Français fut, dans les premiers temps, assez précaire ; mais à la suite de négociations très actives, entre le gouverneur général de la Cochinchine française et le roi d'Annam, il fut décidé en oct. 1888 que les villes de Hanoï, de Haïphong et de Tourane, avec leurs districts seraient converties en concessions françaises et que le roi d'Annam abandonnait tous ses droits sur ces villes et sur leurs districts. Il fut aussi convenu que le Tonquin et tous les ports ouverts seront assujettis aux seules lois françaises. Le roi d'Annam, mourut à Hué, le 27 janvier 1889, à l'âge de 46 ans. 11 eut pour successeur Bun- Lian, fils de l'ancien roi Tu-Duc. Le nouveau roi n'étant âgé que de 10 années, on forma un conseil de régence sous la présidence du prince Houaî-Duc.

ANNECY (Lac d'), lac de la Haute-Savoie, long de 14 kilom. large de 1 à 3 kil., profond de 25 à 40 m. 11 traverse la ville d'Annecy par trois canaux appelés les Thioux. Ses rivages présentent des panoramas admirables.

ANNONCE. — Législ.Laloidu29juillet 1881, qui a réglementé d'une façon ultra-libérale la liberté de la presse, n'a édicté aucune restriction concernant le cri des journaux ou imprimés sur la voie publique. Le préfet de police (ord. 28 sept. 1888), et les maires de Dijon, Brest, Marseille, etc., ont pris des arrêtés afin de réprimer les abus de ce genre d'annonces. Mais les tribunaux, et la cour de cassation elle-même, en présence du silence de la loi, ont considéré ces arrêtés comme illégaux. Il n'était pas possible de faire revivre les dispositions des lois du 10 décembre 1831 et du 14 février 1834, puisqu'elles ont été formellement abrogées par l'art. 68 de la loi de 1881. Celle du 19 mars 1889 est venue remédier à cet état de choses. Elle décide que les journaux ou imprimés c ne peuvent être annoncés que par leur titre, leur prix, et les noms de leurs auteurs ou rédacteurs. Aucun titre obscène ou contenant des imputations, diffamations ou expressions injurieuses pour une ou plusieurs personnes ne peut être annoncé sur la voie publique. » Le tout sous peine d'une amende d'un franc à quinze francs, contre les contrevenants, et, en cas de récidive, d'un emprisonnement d'un à cinq jours. — L'usage du cornet pour annoncer les journaux sur la voie publique n'est pas interdit par la loi du 9 mars 1889, et ne constitue aucune contravention, à moins qu'il n'existe un arrêté municipal, classant 1 instrument dont le crieur s'est servi parmi ceux dont l'usage est interdit dans la commune, sur la voie publique (Air. cass. 17 mai 1889). (Ch.Y.)

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