ROUM
communiquant ainsi la totalité de sa force à la roue. Enfin, il y a les roues à axe vertical, qui reçoivent le nom particulier de turbines.
ROUFLAQUETTES, f. Argot. Grosse mèche de cheveux collée sur la tempe.
ROULETTE (ieux). La roulette, qui est le plus dangereux de tous les jeux, fut introduite en France vers 1760, sous la lieutenance de police de M. de Sartine; elle produisit de tels désordres qu'il fallut la supprimer en 1838 ; elle a été abolie à Bâcle en 187*2, et on ne s'y livre plus ouvertement qu'à Monaco, où elle est l'unique source de revenus pour le gouvernement. Elle se compose d'un grand tapis vert sur lequel sont inscrits, alternativement en rouge et en noir, les numéros de un à trente-six, disposés en trois colonnes. Ces colonnes sont séparées par deux lignes à la tête desquelles se trouvent, sur l'une un zéro rouge, sur l'autre deux zéros noirs. Sur l'un des bords du tableau ainsi formé, sont inscrits les mots: impair, manque, rouge; sur l'autre bord les mots: pair, passe, noir. Une table de roulette se compose de deux tapis, portant chacun le tableau ci-dessus. Entre les deux tableaux, on voit une espèce de cylindre de 66 centimètres de diamètre environ, au centre duquel est suspendu un moulinet horizontal dont les bords sont garnis de petites cases numérotées, portant les numéros de un à trente-six. Le zéro simple et le zéro double y sont inscrits en noir et en rouge. Les pontes, dont le nombre est indéterminé, déposent chacun sur un numéro de l'un des tapis, la somme qu'ils veulent engager. Aussitôt, le banquier lait tourner, d'une main, le moulinet horizontal suspendu dans le cylindre, et, de l'autre main, y lance une petite bille d'ivoire qui, repoussée par les ailes de l'instrument, tourne, saute, ondule pendant un instant à l'ouverture du cylindre et finit par s'arrêter à une des cases numérotées. Le numéro [de la case dans laquelle elle s'arrête indique le gagnant.
Tous les pontes qui ont mis leur argent sur ce numéro gagnent, tandis que les autres perdent. Le joueur qui a spéculé sur un seul numéro ou sur l'un des zéros, reçoit du banquier trente-six fois sa mise; si l'enjeu est sur deux numéros voisins, la sortie d'un seul rend dix-huit fois cet enjeu ; s'il est sur quatre numéros, le gagnant ne reçoit que neuf fois sa mise. En supposant que toutes les mises soient égales, le banquier, qui ne rembourse jamais que 36 et qui reçoit au moins 38, a donc toujours au moins un dix-huitième de bénéfices. Mais cette chance n'est pas la plus profitable pour lui; il y en a d'autres qui le favorisent bien davantage. Beaucoup de joueurs au lieu de poursuivre un numéro, préfèrent jouer le rouge ou noir, le pair ou impair ou le passe ou manque. On joue sur le passe quand on place son enjeu sur l'un des dix-huit premiers nombres; et on joue sur le manque lorsque l'on pose sa mise sur l'un des dix-huit derniers nombres. Ces différentes combinaisons n'offriraient que la chance vulgaire de un contre un, si ie banquier n'avait pour lui les zéros rouge et noir, dont la possession détruit l'équilibre des hasards. Quand un zéro vient à sortir, la moitié des enjeux appartient au banquier. Les règles étant ainsi établies, il en résulte que même quand elle a lieu avec loyauté, la roulette doit enrichir le banquier aux dépens des pontes.
ROUMANILLE (Joseph), célèbre poète provençal, ne à Saint-Remy-de-Provence (Bouchcs-du-Rliône), en 1818, mort à Avignon, le