‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 408 sur 503 · RUST · texte numérisé non relu

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Pays-Bas. Au mois de février 1889, défense fut faitr- aux négociants polonais de se servir de leur langue nationale dans leurs transactions commerciales. L'école allemande privée de Gnva (provinces Baltiques) fut fermée. Le 24, le journal le Messager publia une communication officielle dans laquelle le gouvernement déclinait toute connexion avec l'aventure d'Atchinoff. Au mois de juin, le système judiciaire allemand fut remplacé par le système russe. Le refus d'assister officiellement à l'exposition de Paris amena un certain refroidissement avec le gouvernement français. L'éclat des fêtes républicaines déplut à la cour de Saiat-Pétersbourg. Au mois de mai 1890, le correspondant viennois du Tim>s crut pouvoir affirmer que le tzar avait résolu de renverser complètement la politique étrangère de la Russie et de s'allier avec 1 Allemagne. A la même époque commencèrent les persécutions contre les Juifs.

RUSTAUDS (Guerre des), nom donné, en France, au soulèvement que les Allemands appellent guerre des Boures. — Au xvie siècle, l'Allemagne eut ses Boures ou Rustauds, comme la Gaule avait eu ses Bagaudes et la France ses Patoureaux et ses Jacques. Luther venait de publier ses doctrines. Les serfs, qui avaient d'abord espéré que l'émancipation sociale sortirait de la réforme religieuse, sentirent, au contraire, peser plus lourdement sur leurs épaules le poids écrasant de la féodalité militaire et cléricale. Ils se soulevèrent en masse, dans la Souabe et dans la Thuringe. Les insurgés se répandirent en Allemagne et y formèrent des bandes qui roulaient comme un torrent dévastateur, se grossissant de toutes les misères et de toutes les haines que le despotisme de la noblesse accumulait depuis tant de siècles. Ils portèrent leurs pas vers l'Alsace. Les Boures se lisaient enfants de Dieu; ils proclamaient l'égalité et la liberté; ils demandaient l'abo-

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lilion de la tyrannie; ils admettaientle principe de l'égalité des biens. Accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants, ils allaient de province en province, poussant leurs troupeaux devant eux, et pillant, sur leur passage, les châteaux et les monastères. Ils traversèrent le Rhin, au nombre de plus de 50.000 et pénétrèrent en Alsace. D'autres bandes non moins considérables se pressaient derrière eux; et les paysans alsaciens s'agitaient pour s'associer à ce mouvement. Antoine, duc de Lorraine, voyant qu'il n'y avait pas une minute à perdre, réunit, avec l'aide de son frère, gouverneur de la Champagne, tous les aventuriers, moitié soldats, moitié bandits, que la France recrutait alors pour ses armées : lansquenets, espanisquenets (Espagnols), arquebusiers italiens, piquiers allemands, etc. 11 forma ainsi une armée de H. 000 hommes, à la tête de laquelle il assaillit Saverne, dont les Boures venaient de s'emparer. Les paysans n'avaient pour se défendre que des pierres et des bâtons; ils résistèrent avec une grande intrépidité; mais ils furent forcés de se rendre. Une fois maître de la place, le duc de Lorraine, violant la capitulation, fit égorger tous ses prisonniers, au nombre de 26.000. Leur chef Erasme Graber de Molsheim, qui prenait le titre de capitaine général, fut condamné à mort. Une autre bande de 24.000 hommes fut ensuite écrasée et les Rustauds survivants se dispersèrent.

RUSTIQUE adj. Se dit des plantes qui résistent au froid, aux intempéries du climat que l'on habite.

RUSTIQUEUR s. m. Ouvrier qui fait des objets rustiques, ou des chalets, des cabanes, des ponts rustiques.

RUSUCURRUM, ancien nom de la ville de Coléah (Algérie). Rusucurrum, port important de la Mauretania Cesariensis, devint colonie romaine sous le règne de Claude.

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SABL0NVTLLE, village qui s'élève aujourd'hui sur l'emplacement de l'ancien parc des Sablons, près des murs de l'enceinte fortifiée de Paris, à l'0.,en face du bois de Boulogne; 2.500 hab.

SAC EMBRYONNAIRE. Bot Partie de l'ovule dans laquelle se tonne l'embryon. Le tissu central au sein duquel ce sac est siLué se nomme nucelle.

SACCHARINE s. f. [sak-ka-ri ne] (gr. sakkar, sakkaros, sucre). Chim. Substance dérivée du goudron de houille et qui possède une saveur sucrée 280 fois plus intense que celle du sucre. Ce composé fut découvert en 1879, par un chimiste de New-York, le Dr Constant Fahlberg, qui le dénomma d'abord, à cause de sa composition, acide anhydro-orthosulfinide-benzoïi/ue. Après de nouvelles recherches faites en commun, par MM. Fahlberg et Ira Remsen, le nom primitif a été remplacé par celui de Sulfinide benzoïque. C'est une poudre blancbe, inodore, très fine, adhérente aux duvts al aussi mobile <\\\-. la poudre d'amidon.

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Dissoute à saturation dans l'eau bouillante, elle abandonne, par le refroidissement, des cristaux en forme d'aiguilles de peu de longueur. Chauffée à + 218° C, elle entre en fusion; chauffée davantage sur une lame de platine, elle s'évapore en dégageant une odeur d'essence d'amandes amères. Ce qui distingue cette substance, c'est la saveur particulière qu'elle laisse à l'arrière-goût et sa parfaite inocuité par rapport a l'organisme. Elle ne s'assimile pas comme le sucre; elle passe inaltérée dans les voies digestives et est entièrement éliminée dans les urines; ce n'est donc ni un aliment ni un médicament : c'est une substance qui se trouve avoir un goût analogue à celui du sucre, — Les fourmis, les mouches, les guêpes, dédaignent les sub>lances édulcorées à la saccharine ou recouvertes d'une légère solution de cette substance, qui pourra probablement remplacer le sucre pour la conservation de la viande et d'autres denrées. Cette curieuse substance peut être employée avec avantage pour neutraliser un goût amer ou acide dans les ali-

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ments : vins, bières," liqueurs, jus de fruits, etc., avec le plus petit volume additionnel possible. La saccharine a déjà été employée en médecine pour cacher l'amertume des alcaloïdes, tels que la quinine ou la morphine. Elle offre aux diabétiques, à qui le sucre est interdit, une précieuse ressource. La formule et les procédés de tahrication de la saccharine ont été publiés en 1885. Pour l'obtenir, on commence par retirer le toluène du goudron de la houille; ensuite on le traite par l'acide sulfurique et I on obtient deux sels alcalins qui, traités à leur tour par du perehlorure de phosphore sec, donnent deux sulfochlorures de toluol, l'un solide et l'autre liquide. Ce dernier est transformé, à son tour, par un traitement assez long, en sel de saccharine, dont on extrait la saccharine pure. La saccharine se fabrique sur une grande échelle a Anvers; son prix est encore assez élevé, puisqu'elle vaut 125 fr. le kilog.; mais même à ce prix, son usage est plus économique que celui du sucre. — Législ. Ce nouveau produit de l'industrie allemande

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