‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 42 sur 503 · ANTI · texte numérisé non relu

ANTI

ANSGARDE, première épouse du roi da France Louis le Bègue, qui la répudia pour épouser Adélaïde. Elle laissa deux fils, Louis et Carloman, qui régnèrent l'un et l'autre.

ANTHRACOTHÈRE s. m. (gr. anthrax, charbon; thèr, animal). Foss. Genre de pachydermes, voisin de l'anoplotherium, et qui a existé pendant la période tertiaire. Cuvier en a décrit 5 espèces.

ANTILÉGOMÈNE adj. (gr. anti, contre; legomenos, qui se lit : c'est-à-dire contredit, disputé). Terme appliqué par les premiers écrivains chrétiens aux livres du Nouveau- Testament qui, bien que lus quelquefois dans les églises, ne furent pas pendant longtemps admis dans le canon des écritures. C'étaient: l'Epitre aux Hébreux, les autres Epîtres (sauf la lre de saint Jean et la lre de saint Pierre), et le livre de la Révélation. — Subtantiv. : les antilégomènes.

ANTIPYRINE s. f. (préf. anti, contre ; gr. pur, feu). Médicament lancé dans le commerce par un chimiste allemand, et employé localement comme hémostatique et analgésique, mais surtout pour abaisser la température chez les fébricitanls. Dose : de 1 à 3 grammes en 24 heures , en fractionnant par prises de 50 centigr. Ce médicament, très vanté au début, commence à perdre de sa vogue, parce que ses effets ne sont pas constants et que tous les malades ne le supportent pas.

ANTIRRHINIQUE adj. (rad. antirrhine).

Chim. Se dit d'un acide que l'on trouve dans plusieurs espèces d'antirrhinées, particulièrement dans la digitale pourprée.

ANTISEPTIQUE (Traitement), méthode employée conlre le développement des microorganismes fermentatifs, pour prévenir les progrès de la putréfaction dans les blessures. Les ferments atmosphériques exercent une action spéciale sur tous les fluides décomposables. Les bactéries ne se développent pas dans les tissus vivants en parfaite santé ; le sang caillé lui-même, qui se trouve dans une blessure, s'il n'est pas corrompu et s'il est dans un repos absolu, résiste à leur action, celui des jeunes gens plus longtemps que celui des vieillards. II y a longtemps que l'on a reconnu les effets malfaisants du « mauvais air > et d'une ventilation insuffisante, sur les blessures malsaines, sur l'érésipèle, sur la gangrène des hôpitaux, etc.; et de tout temps on s'est efforcé d'en combattre l'influence. Ambroise Paré, au milieu du xvi° siècle, employait la térébenthine dans le traitement des plaies dues aux armes à feu. Plus tard, les chirurgiens recoururent à des baumes, des vins, des alcools, de la myrrhe, du benjoin, des huiles essentielles, du sulfate de cuivre, ;etc; à ces remèdes empiriques, on joignit l'exclusion absolue du contact de l'ail sur les blessures. La découverte des microbes a complètement modifié l'opinion des médecins. C'est à Pasteur que revient l'honneur d'avoir découvert que les micro-organismes ne peuvent passer dans des tubes de verres recourbés, parce qu'ils s'arrêtent dans les courbures et que l'air, quand il est débarrassé de ces micro-organismes, devient incapable de développer la putréfaction. La présence universelle des ferments dans l'air et dans l'eau tendrait à prouver qu'il s'en trouve aussi dans tout l'organisme animal ; mais alors ils sont détruits par le contact des tissus sains du corps. Pour prévenir l'influence morbide de leur contact avec des tissus malsains, on a recours au traitement antiseptique. L'acide phénique a été particulièrement préconisé : ordinairement, on le mêle à de l'eau, de l'alcool, de l'huile d'olive ou de la glycérine. Une solution d'acide phénique pour 5 d'alcool est utile pour purifier une blessure qui a été exposée à l'a'r a^"! le traitement j

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