APPA
1 d'acide pour 5 d'huile d'olive sert aui blessures très malpropres ; 1 d'acide pour 10 d'huile lave une blessure ou un abcès quand on craint la putréfaction ; 1 d'acide pour 20 d'huile nettoie les instruments chirurgicaux. La glycérine peut remplacer l'huile d'olive ; mais elle ne sert pas aussi complètement de véhicule à l'acide. Une lotion phéniquée (1 d'acide pour 20 d'eau), est nécessaire pour purifier les instruments de chirurgie : on met plus d'eau quand il s'agit de simples lavages sur des parties non blessées. Depuis quelques années, on a employé l'acide salicylique, comme étant moins irritant que l'acide phénique; mais il a l'inconvénient de prendre à la gorge et aux narines, si bien que l'opérateur et l'opéré toussent et éternuent, ce qui peut nuire à l'opération. Le thymol a été préconisé, mais il coûte très cher et d'ailleurs on lui reproche.de n'être pas toujours égal dans ses effets; on a aussi employé l'acétate d'alumine (2 1/2 p. 100 en solution), l'huile d'eucalyptus, en solution dans l'alcool et dans l'huile, l'acide borique dissous dans 30 parties d'eau pour les plaies superficielles; le même acide mélangé avec de la vaseline et de la paraffine, pour former un onguent ; l'iodoforme, pour les ulcères superficiels et lès hémorrhoîdes ; l'huile camphrée imbibant de la charpie ; l'alcool et l'acétate de plomb dilués dans de l'eau distillée ; le coaltar mélangé avec la saponine ; le sublimé corrosif (perchlorure de mercure) avec la glycérine, elc. Les antiseptiques sont aujourd'hui très employés dans la chirurgie obstétrique et dans les accouchements pour combattre les effets morbides de la fièvre puerpérale et des autres affections septiques.
ANTIVACCINATION s. f. Terme appliqué à l'opinion de ceux qui sont convaincus de l'inutilité ou du danger de la vaccine. — Les adversaires de la vaccination prouvent, par la statistique, que l'inoculation du vaccin ne prévient pas l'invasion de la petite vérole. C'est à Londres que les statisticiens ont fait les calculs les plus approximatifs, dont il résulte que, dans la capitale de la Grande-Bretagne, 90 p. 100 des habitants sont vaccinés; or, dans l'hôpital pour la petite vérole établi à Èighgate, une moyenne de 92 à 95 p. 100 des malades sont vaccinés; d'où il résulte que l'immunité est plus grande pour les nonvaccinés que pour les vaccinés. Lors de l'épidémie variolique de 1871, les 173 premiers cas signalés à Cologne et les 224 premiers cas à Leignitz étaient ceux de personnes vaccinées ou revaccinées pendant la même année et inoculés depuis moins de six mois: à Cologne, il mourut 80 p. 100 des enfants attaqués après avoir été vaccinés et seulement 66 p. 100 des enfants attaqués et non vaccinés. Il nous parait inutile d'insister sur les déductions que les adversaires de la vaccine savent tirer des chiffres ci-dessus. D'un autre côté.la vaccination, telle qu'elle est pratiquée, présente, disent-ils, de sérieux dangers pour ta santé publique; elle augmente, dans des proportions effrayantes, la mortalité des jeunes enfants, ou bien elle propage chez eux des. maladies de peau, les scrofules, la syphilis et plusieurs autres affections que les vaccinateurs prennent sur un sujet malsain pour les inoculer à plusieurs sujets bien portants.
ANTIVIVISECTIONs. f. (préf. anti; franc.
vivisection). Opinion des antivivisectionnistes ou adversaires de la vivisection.
ANTIVIVISECTIONNISTE adj. Opposé aux vivisections : doctrine antiviviscclionniste ; médecin antivivisectionniste. — s. Personne qui n'admet pas les vivisections, qui les réprouve: cette dame est une ardente antivivisectionniste.
ANT0NY , ou Antony-de-Berny, commune du caut. et à 5 kilom. de Sceaux (Seine),
à 4 kilomètres de Rnirg-la-Reine,surlaBièvre; 1,900 hab. Eglise . vV° siècle, avec un chœur et une tour assez remarquables. Le village de Berny ou de la Croix-de-Berny, situé sur le territoire de cette commune, formait jadis une seigneurie dépendante de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
AOÛT. Hortic. Le mois d'août est, à moins de perturbations atmosphériques inouïes, le plus aride, le plus brûlant de l'été; de là le surcroît de précautions à prendre dans l'intérêt des plantes; on comprend de quelle nature et dans quel sens. Nous nous bornerons à recommander tout particulièrement d'abondants arrosements soir et matin. Travaux d'entretien et de propreté.— Les plantes qui fleurissent pendant ce mois sont : les balsamines, les bardanes, la belladone, la belle-denuit, les cactus, la digitale, les aloès, les dahlias, la rose trémière, l'aconit, la stramoine, la verge d'or, la véronique, les phlox, le laurier-rose, l'immortelle violette, l'héliotrope, etc. On continue le marcottage des oeillets, on met en terre des oignons de crocus perce-neige, des pattes d'anémone et des œilletons de rose de Noël. On fait les derniers semis de réséda, de julienne de Mahon, de collinsia et de némophiles; on sème enfin pour le printemps suivant : pieds-d'alouette, thlaspis, pensées, pavots, pois de senteur, etc.
APHIDE s. m. [a-fi-de] (gr. aphis, puceron; lat. aphidius). Entom. Genre d'hyménoptères ichneumoniens, comprenant plusieurs espèces de petits insectes dont les larves vivent en parasites dans le corps des pucerons.
APHTHE. Aviculture. Les aphthes ou chancres du palais des oiseaux se guérissent par une application de miel rosat à l'aide d'un pinceau très fin ou d'une petite barbe de plume. On met en même temps l'oiseau à la diète, et on lui donne à boire de l'eau où l'on aura fait infuser de la semence de melon.
APICULE s. m. (lat. apiculum; diminut. de apex, apicis, pointe). Bot. Petite pointe filiforme.
APICULÉ, ÉE adj. Bot. Qui est terminé par
la petite pointe filiforme nommée apicule.
APLAT s. m. (rad. plat). Pièce qui se pose à plat sur un vêtement : les aplats d'une redingote. — Grav. Teinte plate : Bulliard imagina un procédé de tirage de planches en couleurs, qui permet, à l'aide d'un simple aplat étendu à la main, de rendre tms les tons de là figure.
AP0CARPÉ, ÉE (gr. apo, particule marquant séparation ; karpos, fruit). Bot. Se dit, par opposition ksynearpé, des fruits provenant de plusieurs ovaires libres, renfermés dans une même fleur.
AP0C0DÉINE s. f. (préf gr. apo, loin de; franc, codéine). Chim. Produitde déshydratation de la codéine. On a essayé l'apocodéine comme vomitif.
AP0M0RPHINE s. f. (gr. apo, particule qui marque séparation; franc, morphine).
Nom donné à l'un des produits de la morphine. On l'emploie comme vomitif, dans les cas où il s'agit de faire vomir rapidement. C'est un remède dangereux, dont les effets atteignent parfois le cœur.
APOTHÉCIE s. f. (gr. apotheké, réservoir). Bot. Réceptacle de ia fructification dans les lichens. L'apothécie renferme les corpuscules reproducteurs.
APPÂT. Appâts naturels (Mouches, i?isectes, etc.). Une précaution importante, dans la pêche à la mouche naturelle, c'est de tâcher de se munir de mouches au moins les plus proches parentes de celles qui voltigent au-dessus des eaux où l'on doit pêcher. Par ce moyen, les chances de succès sont au
moins doublées. — La truite, l'ombre, le goujon sont très friands du jeune taon, el ^u de poissons ne le préfèrent pas à toute autre mouche. La guêpe de muraille, au corselet noir, est presque aussi bonne et e-t même préférée par la chevesne. — La chevesn également friande du moucheron bianc, qu'on voit voltiger dans les prairies, le ?oir; c'est surtout à cette heure que cet appât est excellent. La mouche de mai, dernière transformation du grillon des eaux, est un bon appât pour la truite; on la rencontre sur le bord de toutes les rivières. — Enfin l'ombre, la chevesne et la truite se disputent avidement la mouche de fouïère, qu'on trouve dans la fougère pendant quatre mois de mai à août inclusivement. — Le hanneton est avidement recherché de tous les gros poissons.
— La chenille est un appât excellent à employer en mars et avril, surtout par un temps sombre. — La limace est un excellent appât de nuit pour les anguilles et les truites, du matin pour la chevesne. — Le grillon, pour l'insatiable chevesne, est encore un excellent appât. Le grillon des eaux, en mars, avril et mai, s'il n'est transformé en mouche de mai, est bon pour la pêche de la truite, surtout dans une eau claire et vers le milieu d'une belle journée. — (Vers et larves.) Le pêcheur à la ligne n'y regarde pas de si près; pour lui, vers et larve, c'est tout un; comme nous ne faisons pas d'histoire naturelle, ao comme le pêcheur et même comme le poisson, nous n'y regarderons pas de trop près : la preuve, d'ailleurs, c'est que des larves se sont déjà trouvées au bout de notre plume et manqueront par conséquent dans la présente classification. — Comme point de départ de la série des tiers propres à servir d'appâls aux poissons, nous avons lever de terre et le ver de viande ou asticot ; puis viennent les vers rouges, habitanls des terrains humides formant les rives des ruisseaux ; les vers blancs à queue des égouts ou des latrines; le ver clapotant qu'on trouve sous les fumiers de vache ou de porc ; le ver coquin ou pyrale du chou. Ces vers sont recherchés de la plupart des poissons, principalement de la chevesne, de la truite et de l'ombre. — Le chabot ou têtard est excellent pour la grosse truite, la perche et le brochet. — ■ La pêche de l'ombre se fait préférablement avec des vers pour amorce; la meilleure saison pour cette pêche s'étend de la mi-août à la mi-novembre. Pour les autres poissons, le v«r est d'un bon usage depuis mai jusqu'à décembre. Pour la pêche de l'ombre, beaucoup de pêcheurs jugent préférable d'enlever les instestins du ver. Il faudrait bien se garder d'agir de même pour les autres poissons, surtout pour la truite qui, au contraire, est particuliàrement friande de ces intestins. — On conserve les vers, les larves et les chenilles dans des feuilles, de la mousse ou des herbes qu'il faut changer tous les trois ou quatre jours; en hiver, une fois par semaine suffira. — On doit humecter [a mousse quand on s'aperçoit qu'elle se dessèche; quelques pêcheurs l'humectent de lait.
— Beaucoup d'autres appâts naturels sont encore en usage, tel que le sang caillé dont la chevesne et surtout l'able sont très avides; les petits dés de fromage de Gruyère (plus fort il sent, meilleur il est) sont encore un excellent appât, dont on amorce surtout les lignes de fond. La chevesne ne manque pas de sauter dessus avec voracité. — La cerise, le raisin, la groseille à maquereau, sont encore de bons appâts à la chevesne et à quelques au> très gros poissons. Les baies de toutes soi d'arbustes, rouges ou orangés et transparc i sent encore appâts de chevesne, et
plus petites espèces. Le blé, les fèves, lecaènevis cuits prennent les carpes, les tanches, les brèmes, les gardons. Le son est employé pour la pêche des petits poissons d'am
— Les malheureux petits poissons condam-