‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 421 sur 503 · SUPERFICIE ET POPULATION · texte numérisé non relu

SUPERFICIE ET POPULATION

DIFARTRBKJTTS

Belgrade (ville)

Danube

Kragouïévatz

Kraina

Krouchévatz

Morava

Nisch (ville)

Oujilsé

Pirot

Podrinïé

Pojarévatz

Boudnik

Tiraok

Toplitza

Tzerna-Réka

Valiévo

Vranïa

Total

KILOUETRSS

CARIIES

HiBITAUT»

La densité de la population est de 43hab.par kilom. carré. Villes principales : Belgrade, 35.483; Nisch, 16.178; Leskovatz, 10 870; Pojarévatz, 9.394; Cbabalz, 9.206; Kragouîéwatz, 9.083; Wraia, 8.807; Pirot. 8.832; Smederevo,6.577; Oujitsé,5.613;Paratchin,5.164; Krouchévatz, 5.146 ; Alexinatz, 5.086. — Chemins de fer : 530 kilom. Télégraphes: 2,91 2 kilom. de lignes; 4.930 kilom. defils. L'armée a été réorganisée par une loi du 31 janv. 1879. Au point de vue militaire, le royaume est divisé en 5 divisions territoriales. Le service militaire est obligatoire; il commence à l'âge de 21 ans et dure un an dans l'armée active, dont il n'existe que les cadres en temps de paix, neuf ans dans la réserve, dix ans dans le premier ban, dix ans dans le second ban de la milice nationale. L'année active et la réserve se composent de 84.000 hommes, la milice nationale de 73.500 hommes. — Notice historique. Le roi Milan eut à réprimer, en septembre et octobre 1883, des tentatives insurrectionnelles des radicaux. Dès qu'il apprit l'union des deux Bulgaries (voy. Bulgarie dans ce supplément), le roi mobilisa son armée en septembre 1885, et la plaça, comme une menace, le long de la frontière bulgare. Eu compensation de l'agrandissement de la Bulgarie, et pour conserver l'équilibre dans les Balkans, il réclama la Macédoine et le district de Widdin. Des prétentions de ce genre sont ridicules quand elles ne sont pas appuyées de victoires. C'est ce que comprit Milan ; il résolut de commencer les hostilités. 11 adressa d'abord une note aux puissances pour se plaindre de la violation de ses frontières par des brigands bulgares; ensuite il concentra son armée à Pirot, en octobre. Ayant déclaré la guerre le 14 nov., il passa le jour même la frontière et attaqua Irun. Le 16, il prit d'assautle passage du Dragoman,où il éprouva une vigoureuse résistance. L'armée bulgare battit en retraite presque jusqu'à Sofia. L'une des divisions serbes repoussa les ennemis à Kula et s'avança sur Widin qui fut bombardé le 23. Mais le prince Alexandre arriva avec de nouvelles troupes. A forcedecourage, les bulgares remportèrent une victoire complète, après une lutte de cinq jours. Les Serbes, ayant subi d'énormes pertes, s'enfui- ' rent plus vite qu'ils n'étaient venus et perdi-

SÉRI

rent le passage du Dragoman. Leurs ennemis les poursuivirent jusqu'aux environs de Pirot. Les Serbes furent encore vaincus le 26 et leur ville de Pirot dut subirl'occupation étrangère. Heureusement pourle roi Milan que l'Autriche intervint et qu'elle fit savoir au prince Alexandre que s'il faisait un pas de plus, il trouverait en face de lui les aigles autrichiennes. Le prince victorieux s'arrêta et signa un armistice qui fut suivi d'une paix définitive. La Serbie ne subit aucun démembrement. Le roi Milan n'était pas seulement un prince écervelé et incapable, sa vie privée ne parait pas avoir été exempte de blâme. Son divorce avec la princesse Nathalie de Stourdza, qu'il avait épousée en 1875 et dont il avait un fils, le prince Alexandre, fut accompagné de grands scandalesen 1888. Milan saisit lesynode serbe d'une demande en divorce pour cause d' t antipathie mutuelle irréconciliable ». La reine publia une réfutation des accusations qu'il portait contre elle : les deux évêques Démétrius et Nicator, qui donnèrent tort au roi, furent suspendus; et le métropolitain de Serbie, Théodose, se montrant plus docile, prononça le divorce, en octobre. Ce procès surexcita les esprits, chacun des deux époux ayant ses partisans. La reine, qui avait entretenu les tribunaux ecclésiastiques et les tribunaux civils, ainsi que lapresse européenne, des détails les plus intimes de son ménage, finit par céder et se retirer à la cour de Saint-Pétersbourg, où elle devint l'hôte de la czarine. Mais tout n'était pas fini. Le roi, forcé de restituer la dot, se trouva dans une situation précaire. Les complications de la politique intérieure mirent en relief son incapacité. Il annonça au commencement de 1889, que si la grande Skouptschina n'acceptait pas entièrement la nouvelle constitution qu'il voulait imposer au peuple serbe, il la dissoudrait. La Skouptchina se soumit et adopta la constitution. Mais celle-ci n'était pas en rapport avec les mœurs du pays. Une révolution parut imminente. Le roi, se sentant impuissant à gouverner, abdiqua le 10 mars 1889, en faveur de son jeune fils Alexandre, en se réservant le commandement del'armée. Trois régents furent chargés de gouverner pendant la minorité du nouveau souverain. La reine Nathalie revint de Russie, avec la prétention d'exercer ses droits de mère ; on refusa de lui laisser voir son fils. 11 en résulta des troubles continuels, Les régents avaient une préoccupation toute naturelle : débarrasser le pays de deux époux, dont les coteries créaient des embarras au gouvernement. Milan, suffisamment rente, ne demandait pas mieux que de rentrer dans la vie privée, à la seule condition que l'ex-reine serait éloignée comme lui. Mais Nathalie, très ambitieuse, voulait à toute force jouer le rôle politiquede reine-mère. Après mille tiraillements, et par suite de l'intervention du czar, elle obtint d'avoir son fils à dîner tous les dimanches. Le roi ne voulut pas s'éloigner, puis entreprit des voyages en Europe, et revint. Toute la nation se trouva divisée entre les deux époux. La Skouptschina, pour mettre fin à cette|situation peut-être unique dans l'histoire contemporaine, vota l'expulsion de la reine. Une émeute éclata à Belgrade en faveur de Nathalie. Le peuple l'enleva à la police, qui finit par la reprendre, le 19 mai 1891. Elle fut mise en chemin de fer et envoyée à Vienne. Son époux était déjà parti, peu d'instants avant elle; et le pays put respirer.

SERG0T s. m. Jargon paris. Sergent de ville.

SÉRICICULTURE. A notre article Soie, dans le Dictionnaire, nous avons fait connaître les préparations que subit la soie. Nous donnons ici la figure du dévidoir ou moulin, à l'aide

SEKV

Page 1