SIEM
duquel on dévide les cocons, après les avoir trempés dans l'eau chaude.
Détidoir.
SERRATDRE s. f. (lat. semitura, sciage ; de scira, scie). Bot. Dentelure que présentent certaines feuilles et qui rappellent les dents d'une scie de menuisier.
SERTDLE (diminut. du lat. sertum, couronne). Bot. Inflorescence composée de plusieurs pédoncules uniflores, à peu près de même hauteur et partant du même point, comme dans la primevère et le butome. On dit aussi Ombelle simple.
SERVAN I (Joseph-Michel-Antoine), magistrat, né à Romans (Dauphiué), le 3 nov. 1737, mort à Saiut-Remy (Bouches-du-Rhône), le 4 nov. 1807. Il fut nommé avocat-général au parlement de Grenoble en 1764, flétrit dans un Discours sur la justice criminelle, les abus de l'ancienne législation (1766) et les combattit non moins vivement l'année suivante dans son Discours pour une femme protestante, que son mari catholique voulait abandonner, sous prétexte que leur mariage était nul, aux termes de la révocation de l'Edit de Nantes. Il fut moins heureux, en 1772, quand il soutint la prétention d'un grand seigneur qui voulait faire annuler par le Parlement une obligation de 50.000 fr., souscrite au profit d'une chanteuse, sa maltresse. Le Parlement ayant repoussé les conclusions de Servan, celui-ci donna sa démission et occupa ses loisirs à rédiger des Mémoires sur les abus de la législation. Il refusa de siéger aux Etats généraux et au Corps législatif. Nous citerons parmi ses ouvrages : Réflexions sur les confessions de J.-J. Rousseau (1783, in-12) ; Essai sur la formation des assemblées nationales, provinciales et municipales (1789); Recueil de pièces intéressantes pour servir à l histoire de la Révolution (1790), 2 vol. in-8°), etc. Les Œuvres choisies de Servan ont été publiées par de Portets (1823-'25, 3 vol. in-8°); un Choix d'œuvres inédites de Servan a paru en 1825 (2 vol. in-8°). — II (Joseph), officier, frère du précédent, né à Romans, en 1741, mort à Paris, en 1808. H fut sous-gouverneur des pages de Louis XVI et devint, au commencement de la Révolution, colonel d'un régiment de la garde soldée de Paris, puis maréchal de camp, ensuite ministre de la guerre (1792), fut révoqué un instant et rétabli après les journées du 10 août, commanda l'armée des Pyrénées- Orientales, et donna sa démission pour venir à Paris repousser les accusations de Robespierre et de Chabot. Après le 9 thermidor, il fut employé dans le Midi; et sous le Consulat il fut président du conseil des revues. Il a laissé : Hist. des guerres des Gaulois et des Français en Italie depuis Bellovèse jusqu'à la mort' de Louis XII (1803, 7 vol. in-8°).
SERVAND0NI (Jean-Jérôme), peintre et ar chitecte, né à Florence le 22 mai 1695, mort à Paris le 29 janv. 1766. Il étudia à Rome, se perfectionna par les voyages et acquit une réputation universelle comme machiniste artificier.Il finit par se fixer à Paris (1724), où il passa la plus grande partie de sa vie. Il fut nommé peintre-décorateur du roi en 1732,
directeur des fêtes de la ville de Paris, et membre de l'Académie de peinture (1737). En 1749, il se rendit à Londres pour y faire construire sur Tower Hill la charpente d'un feu d'artifice en l'honneur de la paix d'Aix-la- Chapelle. A Vienne, il organisa une fête où figurèrent à la fois sur un théâtre plus de 400 chevaux. Sa Descente d'Enée aux Enfers esl sa toile la plus connue, et le portail de Saint- Sulpice à Paris, est son chef-d'œuvre comme architecte. Une rue voisine de cette église porte son nom.
SEYN0IS, OISE, s. et adj. De Seyne; qui appartient à ce chef-lieu de canton ou à ses habitants.
SHERIDAN (Philipp-Henry), général américain né à Somerset (Ohio), le 6 mars 1831, mort à New-York le 5 août 1888. Il appartenait à une famille irlandaise. A l'âge de 17 ans, il entra à l'école militaire de West- Point. Quand éclata la guerre de Sécession, il était capitaine d'infanterie. Cette guerre mit promptement en relief ses qualités militaires et son avancement fut rapide. Colonel le 25 mai 1862, il passa brigadier général d'un corps de volontaires le 1er juillet, puis général de la 11e division de l'armée de l'Ohio en nov. 1862 et ensuite, eu sept. 1863, major général des volontaires, après la bataille de Murfreesbors, pendant laquelle il s'était distingué tout particulièrement. Il assista à la bataille de Chickamauga (19-20 sept.), aux opérations autour de Chaltanooga, opéra ensuite dans le Tennessee jusqu'en mars 186 4, commanda la cavalerie du corps d'armée du Potomac, du 4 avril au 3 août 1864, et une armée de 10,000 hommes dans les VVilderness et autour de Richmond. Le 4 août, il reçut le commandement de l'armée de Shenandoah et le 7 celui de la division militaire du centre. Vainqueur du général sudiste Early, sur l'Opequan, le 19 sept. 1864, il fut promu brigadier général dans l'armée régulière. Ses brillantes victoires de Fisher's Hill (22 sept.) et deCedar Creek (19 oct.), où il changea en succès une affaire qui menaçait de se terminer en déroute, lui valurent le grade de major général, le 8 nov. Après avoir opéré une marche de Winchester à Pétersburg, du 27 févr. au 24 mars 1865, et avoir agi avec une grande énergie dans la campagne du Richmond, du 25 au 30 mars, il livra, le 1er avril, la décisive bataille de Five-Forks, après laquelle le général Lee, chef des sudistes n'eut plus qu'à se retirer en toute hâte. Se lançant à sa poursuite, Shéridan lui coupa la retraite et le força de capituler le 9 avril. La guerre étant terminée, il devint gouverneur de la Louisiane. Grantle nomma lieutenant général le 4 mars 1869 et lui assigna le commandement de la division du Missouri; en 1875, il fut placé à la tête des troupes de Chicago.
SIAM s. m. [si-amm], — Jeux. C'est une espèce de jeux de quilles dans lequel, au lieu de boule, on emploie un palet ou disque d'un bois dur et compact, à tranche un peu en biseau, ce qui fait qu'il décrit une spirale quand on le fait rouler sur le côté. On se sert quelquefois de 9 quilles, comme pour le jeu de quilles ordinaires, mais le plus souvent on en a 13, dont 9 disposées en cercle, une dixième au milieu du cercle et 3 autres devant le jeu, en ligne droite du côté opposé au joueur comme le représente notre figure. La difficulté consiste à donner au disque l'inclinaison convenable et à le pousser avec la force dé-irable en lui imprimant un mouvement de rotation de manière à lui faire faire le tour des quilles avant qu'il pénètre au milieu du jeu et qu'il abatte celles qui se trouvent sur son passage. Pour que les quilles abattues puissent êlre comptées, il faut que le disque ait fait au moins une fois le tour de toutes les quilles sans en toucher une, après quoi, les quilles qui tombent valent un point
si elles appartiennent au cercle; la première quille de la ligne droite, celle qui est la plu»
Eultl '"*
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La ligne ponctuée marque la spirale décrite par le disque.
éloignée du joueur vaut 3 points, la seconde 4, la troisième 5. Celle du milieu appelée Siam, vaut 9 points. D'après certaines conventions le siam abattu seul l'ait gagner la partie; suivant d'autres, quand on l'abat en même temps que d'autres quilles, on perd tous les points amenés jusque-là. Presque toujours l'on convient de crever, comme aux quilles ordinaires, quand on a le malheur d abattre plus de quilles qu'il n'en faut pour le dernier coup, et les meilleurs joueurs ne peuvent répondre qu'ils ne crèveront pas. Le simple hasard, la plus légère irrégularité du terrain, un grain de sable qui se rencontre sous le disque, suffisent pour déranger toutes les combinaisons, Ce jeu, très répandu dans l'extrême Orient, nous fut apporté, sous le règne de Louis XIV, par des personnes attachées à la suite des ambassadeurs envoyés en France par le roi de Siam en 1683.
SIÈCLE. — Encycl. La question de savoir quel jour finira le xixe siècle a fait naître de nombreuses discussions. Une personne ayant offert de donner 1,000 fr. à qui lui prouverait que le xx° siècle commence avant le 31 décembre 1900, les démonstrateurs ne manquèrent pas. Mais leurs arguments ne reposaient que sur d'ingénieux sophismes. Il reste évident que le ior siècle ayant commencé le premier jour de l'an 1 et fini le dernier jour île l'an 100, le xix" siècle a commencé le premier jour de l'an 1801 et finira le dernier jour de l'an 1900. Le xxe siècle commencera le 1er janvier 1901.
SIEMENS (Karl-Wilhelm) (ail. zi-menss; angl. si-mènnz), célèbre inventeur, né à Lenthe (Hanovre), le 4 avril 1816, mort le 20 nov. 1889. Après avoir reçu une instruction élémentaire au Gymnase de Lubeck, il entra à l'école des arts de Magdebourg, ensuite à l'Université de Gottingen el enfin dans la manufacture du comte de Slolberg, où il étudia l'électricité et l'art de l'ingénieur. En 1843, il émigra à Londres, où il fut suivi quelque temps après, par trois de ses frères, qui s'associèrent avec lui dans diverses entreprises scientifiques. En 1858, il fut nommé régisseur de l'usine Siemens frères, établie à Charllon (West Woolwich) el qui était une succursale de l'établissement de Siemtns et Haske. créé à Berlin en 1849 par son frère aîné, Ernst. Dans ces deux usines, on fabriquait principalement des câbles électriques sous-marins. Avec la collaboration de son frère Weruer, Siemens apporta divers perfectionnements à la manufacture de ces câbles et à la manière de les isoler au moyen de caoutchouc. Assisté d'un autre de ses frères nommé Friedrich (né en 1826), il commença en 1846 des expériences pour découvrir ute combustion plus parfaite du charbon; le résultat de leurs re-
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cherches fut le fourneau régénérateur à gaz. En 1869, il inaugura l'importante fabrique d'acier, fondée à Landore (Pays de Galles) pour produire l'acier directement du minerai par la méthode Siemens. Celte manufacture peut produire environ 1,000 tonnes d'acier par semaine. Les autres inventions de Sie- /nens sont nombreuses et imposantes : nous citerons seulement son halhomètre pour mesurer les profondeurs en mer; son frein hydraulique pour prévenir le recul de l'artillerie sur les navires de guerre; enfin son pyromètre; il s'est aussi beaucoup occupé de l'éclairage électrique et il a perfectionné les moyens ,1)!': de transmission de la force électrique. Il a écrit en anglais plusieurs ouvrages importants, entre autres : Sur un condensateur à régénérateur; De la conversion de la chaleur renforcée mécanique; Sur la locomolice à régénérateur; enfin son œuvre principale : Conservation de l'énergie solaire (1882) '"Sr* qui éveilla l'attention du monde I savant. En 18S3, ie gouvernement ; anglais lui donna des titres de . '^sttp \ noblesse. LteS&^së-êiï SIFFLET (en), en biais, en bi- ëS§||É|Èi seau. — Greffe en sifflet, façon ~^£i*SS:i de greffer dans laquelle on prend -5s un anneau d'écorce contenant un ou deux bourgeons, pour en revêtir un rameau décortiqué qui doit recevoir le greffon.
SIGALON (Xavier), peintre français, né à Uzès en 1790, mort à Rome, d'une attaque de choléra, le 18 août 1835. Ses remarquables dispositions le firent admettre à l'école centrale de Nimes. Il vint ensuite à Paris, où il travailla dans l'atelier de Guérin. Il a exécuté de nombreux tableaux religieux. Il lii plusieurs voyages à Rome et donna une admirable copie du Jugement dernier, exécutée dans les mêmes dimensions que l'original.
SILIGINEs. f. Espèce particulière de peinture qui donne au verre l'apparence du dépoli.
SINGLETONs. m. (angl. single, isolé). Au whist, carte seule de sa couleur, égarée parmi les treize de l'un des joueurs.
Qui joue un singleton est traité de tnazette. Evitez-en l'abus; mais bravez l'étiquette.
SINISTRORSE adj. (lat. sinislrorsum, qui tourne à gauche). Bot. Se dit des tiges qui s'enroulent autour d'un axe dans le sens gauche.
SIPHON. Ce nom s'applique aujourd'hui h
SIRÈ
u; se vide par le jeu d'un robinet à levier.
luanî on appuie sur le levier e, qui agit sur un reporta boudin, le tube B se troin l ouvert; la pression du gaz dissous sur la surface de IVau, force le liquide à monter dans le tube et à s'échapper violemment par le robinet ouvert.
SIRENE. — Sirène a vapeur. La sirène à