SITA
parce qu'il rencontre alternativement les trous et la paroi pleine du cylindre extérieur Ces vibrations produisent un son musical" d'une grande intensité. L'arrivée de l'air et =a pression sont réglées au moyen d'une vis que l'on tourne plus ou moins pour varier la note émise. — Sirène électrique. Sirène imaginée par l'électricien Trouvé et composée "d'un
Bâtiment de la sirène.
vapeur employée aujourd'hui pour les sienaux acoustiques se compose d'une sirène mise en communication avec des chaudières au moyen d'un gros tuyau ; ni tuyau plus petit alimente un moteur à grande vite-se qui règle la régularité des signaux. Le tout est enfermé dans un bâtiment, d'où ne sort qu'une énorme trompe à long col et à pavillon évasé. C'est le cornet acoustique qui pronage au loin le son engendré par la sirène. Celte trompe est
électro-moteur de ventilation à quatre ailes perpendiculaires, entraînant, dans son mouvement de rotation, un disque mobile percé de trous suivant une inclinaison de 20 à 30 degrés et monté sur le même axe que lui. Le disque fixe, dont les ouvertures sont pratiquées en sens opposé, est placé vers le fond du pavillon de la sirène à laquelle le courant est amenépar deux conducteurs souples. L'appareil est monté sur un pied à coulisse arti-
Sirène électrique,
t, coupa; A, armature; B. disque fixe; C. disque mobile; D, pignon magnétique à quatre ailes; E. comraatalcir; F, balai porte-courant. — î. l'électro-moleur. — 3, Ensemble de la sirène électrique.
Siphon pour eau gazeuse (coupe).
toute bouteille renfermant de l'eau gazeuse,
Sirène à deux notes
appuyée sur une plate-forme tournante qui la fait évoluer horizontalement et porter ses appels dans toutes les directions. — Sirène a deux notes. Sirène actionnée par l'air comprimé, et préférée à la sirène à vapeur, parce qu'elle présente l'avantage d'être toujours prête à fonctionner. L appareil représenté par notre gravure s'est fait entendre a l'Exposition universelle de 1889. Il se compose essentiellement d'un cylindre de cuivre tournant avec rapiditédans un cylindre fixe Ces deux cylindres sont percés de trous. L'air comprimé arrive dans le cylindre central, s'échappe par ses trous et entre en vibration,
culé et peut prendre toutes les orientations.
SIX N0MEN [sit-no-mônn] (premiers mots de la devise que portaient au revers les écus frappés à l'effigie du roi de France Louis XV et Louis XVI : SU nom'n Domini benedictum). Argent (pop.).
SITARIS s. m. [si-ta-riss]. Enlom. Genre de coléoptères hétéromères comprenant une dizaine d'espèces, dont les larves vivent dans les nids des osmies et des autres abeilles maçonnes; elles s'y nourrissent de la pâtée destinée à la pâture de ces hyménoptères. Le sitaris humerai, qui se trouve aux environs
SOCI
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de Paris, a été parfaitement étudié. Il passe par quatre formes: 1" larve primitive, coriace; elle s'établit sur lecorps des hyménoptères et se fait ainsi transporter dans le nid. Arrivée à une cellule, elle dévore l'œuf qui y est déposé; 2" seconde larve, molle; elle se nourrit du miel contenu dans la cellule.
SKATING CLUB. Société de patinage.
SOCIALISME. — Econ. soc. Le socialisme ne semble pas avoir fait récemment de grands progrès ailleurs qu'en Allemagne, où son développement rapide s'explique par la conservation d'une aristocratie privilégiée, et où la toute-puissance du suffrage universel est encore en lutte contre ce qui subsiste des anciens droits héréditaires et des mœurs de la féodalité. Les socialistes envoient au parlement allemand un groupe toujours grossissant de députés; et voici que, pour arrêter ce flot, le jeune empereur Guillaume II, renchérissant en cela sur les procédés adoptés par l'exchancelier de l'empire, accélère autant qu'il le peut, la réalisation des plans les plus vastes d'un socialisme d'Elat. Nous avons parlé plus haut(voy. Assurante) des lois d'Empire qui ont fondé des assurances obligatoires pour toute la classe ouvrière. Ces lois sont reconnues insuffisantes contre les progrés du socialisme. En effet, dans ses deux rescrits du 4 février 1890, l'empereur d'Allemagne déclare qu'il est nécessaire de compléter la législation sur les assurances ouvrières, et de réviser ensuite les lois concernant les ouvriers de fabrique, de manière à donner satisfaction aux plaintes et aux aspirations des travailleurs, dans ce qu'elles ont de légitime. En conséquence l'empereur a provoqué la réunion à Berlin d'une conférence internationale ayant pour but d'arrêter, d'un commun accord, entre les principales nations industrielles de l'Europe, les homes que la législation doit, dans chaque pays, poser au travail des ouvriers de fabriques. Cette conférence s'est réunie au mois de mars 1890, et nous en faisons connaître plus loin les résultats. (Voy. Travail.) — En France, où la lutte se perpétue entre les divers groupes de socialistes, cette lutte a pour causes des questions de mots et de personnalités, bien plus que des questions de doctrines. Des hommes ambitieux et dépourvus de convictions cherchent à se placer à la tête des groupes les plus nombreux, afin d'arriver, après avoir séduit les électeurs, à conquérir un siège au Parlement, et afin de s'assurer une position dominante, en cas de bouleversement social. Le groupe, qui dans la Chambre des députés, se compose des socialistes, a fait paraître, le 18 mars 1888, un programme assez large pour satisfaire tous les utopistes; mais ce programme ayant été plusieurs fois modifié, selon les besoins du moment, nous nous contenterons de résumer celui qui fut arrêté, au mois de juillet 1889, par le congrès ouvrier international et socialiste, qui à cette époque s'est tenu à Paris. A ce congrès étaient représentés, en outre de plusieurs groupes français, les socialistes d'Allemagne, d'Angleterre, de Belgique, des Pays-Bas, d'Italie, de Suisse, d'Autriche, de Hongrie, d'Espagne, des Etats-Unis, etc. Les révolutionnaires-marxistes et le parti blanquiste, s'y trouvèrent en majorité, de sorte que les plus modérés, les possibilistes de France et les délégués de plusieurs Trade's- Vnions d'Angleterre se sont retirés du congrès et se sont réunis à part. Les principales résolutions arrêtées par le congrès socialiste international sont les suivantes : limitation aune durée de 8 heures de la journée de travail pour lesouvriersadultes; interdiction du travail pour les enfants de moins de 14 ans; suppression du travail de nuit, absolue pour les femmes ainsi que pour les ouvriers ayant moins de 18 ans, et même sauf, quelques exceptions, Dour les hommes adultes; repos ininterrompu
de 36 heures par semaine, pour tous les travailleurs; suppression du marchandage et des bureaux de placement, ainsi que des économats et des associations coopératives créées par les patrons; enfin, pour assurer l'exécution de ces mesures, surveillance des établissements industriels et même des ateliers domestiques par des inspecteurs que l'Etat rétribue et qui doivent être élus, au moins pour la moitié, par les ouvriers eux-mêmes. Le congrès a en outre décidé que les résolulions qui précèdent seraient soumises aux divers parlements des deux mondes, pour être converties en lois. En conséquence, la Chambre des députés de la République française a été saisie, le 10 décembre 1889, d'une proposition émanant de plusieurs de ses membres et tendant à faire préparer par une commission les moyens d'appliquer les résolutions dont il s'agit. Trois jours auparavant, la Chambre des députés avait été saisie d'une proposition analogue, par les députés voués au socialisme catholique. Ce dernier projet demande : que la loi limite à 58 heures par semaine le travail des ouvriers; qu'elle interdise le travail de nuit aux femmes, et tout travail aux enfants de moins de 13 ans; que tout travail soit interdit le dimanche et les jours de fête, enfin qu'il soit institué un corps d'inspecteurs du travail, recrutés par voie de concours, parmi les élèves de l'Ecole polytechnique, de l'Ecole centrale et des écoles des arts et métiers. Le premier programme de la conférence de Berlin, présentait aussi des formules semblables; mais il a fallu en retrancher un certain nombre, pour que tous les gouvernements appelés à prendre part à celte conférence consentissent à s'y faire représenter. On a dû laisser de côté la limitation de la journée de travail des adultes; et les résolutions prises ont été rédigées sous forme de vœux; quelques-unes même n'ont été votées que sous certaines réserves. 11 est peu probable que ces résolutions soient adoptées par tous les parlements et qu'elles viennent à constituer une législation internationale. En ce qui concerne la France, les mesures de protection et d'humanité que la raison peut admettre ont été depuis longtemps adoptées à l'égard des femmes et des enfants, et même, dans certaines professions, à l'égard des ouvriers adultes. N )tre législation est, en cette matière, en avance sur celle des autres pays. Elle peut être complétée et améliorée; mais la liberté de l'homme doit être scrupuleusement respectée; et ce n'es! pas dans les ulopies socialistes que l'on doit trouver la voie du véritable progrès. — Le socialisme ne se borne pas à prétendre réglementer le travail en supprimant la liberté du travailleur; il prétend aussi réformer les systèmes d'impôts en usage (voy. ci-dessus Impôt), refondre toutes les lois existantes et changer la nature même de l'être humain. Ainsi que l'a dit Bastiat , dans les Harmonies économiques, chapitre xxu : t Le socialisme compte une foule innombrable de sectes. Chacune d'elles a son utopie, et l'on peut dire qu'elles sont si loin de s'entendre qu'elles se font une guerre acharnée. Comment donc les chefs d'école se rangent-ils sous la dénomination commune de socialistes, et quel est le lien qui les unit contre la société naturelle ou providentielle ? Il n'y en a pas d'autre que celui-ci : ils ne veulent plus de la société naturelle. Ce qu'ils veulent, c'est une société artificielle, sortie toute faite du cerveau de l'inventeur. Il est vrai que chacun d'eux veut être le Jupiter de cette Minerve. L'humanité n'est pas, à leurs yeux, un être vivant et harmonieux que Dieu a pourvu de forces progressives et conservatrices; c'est une matière inerte qui les a attendus pour recevoir d'eux le sentiment de la vie; c'est un sujet d'études, une matière à expériences. » En France, la majorité de la population est adonnée au travail agricole;
et, par suite de 1 extrême division des propriétés, le sol appartient, pour une très grande part, à ceux qui le cultivent. C'est là le plus grand obstacle à la diffusion des ulopies socialistes, lesquelles trouvent peu d'adeptes en dehors des grandes villes et des agglomérations d'ouvriers. Dans d'autres pays, où l'état social est reslé en arrière du progrès, et où subsistent encore des privilèges de castes, le socialisme constitue un lien chez les classes déshéritées; et il peut produire tout à coup de grands bouleversements; mais ce danger est peu à craindre chez les peuples qui ont conquis depuis longtemps les droits naturels de l'homme, et chez lesquels l'instruction est suffisamment répandue. — En 1890, la secte des Possibilistes s'est divisée en deux tronçons : l'un prit le nom de Broussistes, du nom de son chef M. Brousse; l'autre est connu sous le nom des Allemanistes, parce qu'il suit la doctrine de M. Allemane. Chez les Marxistes, partisans du socialisme révolutionnaire, il s'est aussi formé des groupes particuliers, que Ton distingue plus aisément entre eux par le nom de leurs chefs respectifs que par la différence des doctrines. Celte dispersion est la conséquence inévitable des systèmes utopiques. Ch. Y.
SOCIÉTÉ. — Législ. Les sociétés d'ouvriers qui veulent entreprendre des travaux ou des fournitures pour le compte de l'Etat sont aujourd'hui l'objet de faveurs spéciales. Déjà un décret du 18 novembre 1882 avait abrogé les dispositions du règlement général sur la comptabilité publique du 31 mai 1862 qui s'opposaient à la conclusion de marchés entre l'Etat et ces sociétés. Un autre décret, rendu le 4 juin 1888 accorde des facilités particulières aux sociétés d'ouvriers français légalement constituées. Non seulement elles sont reconnues aptes à soumissionner les travaux et les fournitures qui font l'objet d'adjudications au nom de l'Etat, et dont le lotissement doit être, dans ce but, réparti autantque possible en tenant compte des professions diverses, mais il peut être passé des marchés de gié à gré avec lesdites sociétés ouvrières, lorsque la dépense totale n'excède pas 20.000 fr. En outre, ces mêmes sociétés sont dispensées de fournir un cautionnement, lorsque le montant prévu des travaux et fournitures ne dépasse pas 50.000 fr. A égalité de rabais entre une soumission d'entrepreneur ou fournisseur et une soumission de société d'ouvriers, cette dernière doit être préférée. Des acomptes sur les ouvrages exécutés ou les fournitures livrées sont payés tous les quinze jours aux sociétés d'ouvriers. Suivant un avis du conseil d'Etat, en date du 27 juin 1888, le décret dont il s'agit s'applique non seulement aux travaux et fournitures à faire pour le compte de l'Etat, mais encore à ceux qui concernent les départements. — Le projet de loi dont nous avons parlé au Dictionnaire, et qui comprend la refonte de toute la législation relative aux sociétés par actions, n'a pas encore été voté par le Parlement, où il est remanié à chaque session nouvelle. Mais un autre projet de loi, présenté par le gouvernement le 16 juin 1888, et qui a été adopté le 7 juin 1889, par la Chambre des députés, réglemente à la fois les sociétés coopératives de production, les sociétés coopératives de consommation et la participation aux bénéfices. Nous avons déjà parlé ci-dessus de ce dermerprojet de loi. (Voy. Participation.) Les dispositions qui sont relatives aux sociétés coopératives, donnent à ces associations les plus grandes facilités de constitution et leur accordent des privilèges particuliers. Ces dispositions viendront remplacer avec avantage le titre III de la loi du 24 juillet 1867, qui a iastitué les sociétés à capital variable. — En attendant que le Parlement ait voté d'une manière définitive le projet de loi concernant les sociétés de secours mutuels, et dont il est saisi, nous croyons utile de donner ici, d'après