‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 44 sur 503 · AQUA · texte numérisé non relu

AQUA

nés à servir d'appât pour prendre le? gros, les poissons de proie, — soit le brochet, la perche, la truite, etc., — sont principalement le véron, dont on coupe quelquefois la nageoire caudale pour le mieux manœuvrer; la loche, dont le brochet et la truite sont particulièrement friands; le goujon, pour la carpe, le brochet, la truite, le saumon, etc. Ou amorce encore pour le gros poisson avec de petites grenouilles, des queues d'écrevissse, des yeux de poisson, etc. Enfin le frai de saumon, préalablement bouilli pour le faire durcir et le rendre propre à être piqué sur l'hameçon, est également un bon appât pour les grosses espèces, en tête desquelles nous placerons la truite et. !a grosse chevesne. — Les mêmes appâts, naturels ou artificiels, ne conviennent pas également à tous las poissons, de même qu'ils ne sont pas d'un usage général en toute saison. C'est ce que nous allons maintenant examiner. — Appâts artificiels. Les appâts, ou plutôt les mouches artificielles (car, bien qu'il n'y ait pas uniquement que des mouches, c'est par cette appellation générique qu'on désigne ordinairement ces appâts), sont faits de laine, de soie, de plumes et de poils d'animaux de toute espèce. La plupart des traités de pêche entrent dans de minutieux détails sur la fabrication des mouches artificielles; mais il va sans dire que l'auteur s'est bien gardé de profiter pour lui-même des connaissances étendues qu'il met si libéralement à la disposition de son lecteur, lequel, de son côté a autre chose à faire qu'à se livrer à la confection laborieuse et peu récréative des mouches artificielles. — Nous avions songé, pour notre part, à donner simplement les espèces et les nuances qui conviennent plus particulièrement à chaque mois de la saison; mais, tout compte fait, étant bien entendu que l'appât artificiel sera simplement acheté chez les marchands d'ustensiles de pêche, nous ne perdrons pas le temps à fournir des indications assez peu importantes que l'honorable industriel s'empressera de donner de lui-même à son client en même temps que la marchandise, et sans augmentation deprix. — Pournous, nous emploierons mieux notre temps, croyons-nous, à donner les indications relatives à la pêche de chaque poisson que, pour plus de facilité dans les recherches, nous classerons par ordre alphabétique.

APPEL s. m. Hortic. On nomme feuille, bourgeon, œil d'appel, celui qui a été conservé dans le voisinage d'une partie que l'on désire favoriser, et qui attire la sève vers ce point.

A. p. R. c. Abréviation des mots latins : Anno post Romam conditam, année après la fondation de Rome.

APROSEXIE s. f. [a-pro-sèk-sî] (gr. a sans; prùsexis, attention). Défaut d'attention. — Ce mot a été récemment introduit dans le langage scientifique par M. Guye, d'Amsterdam, pour désigner l'état psychologique des personnes qui ne peuvent, malgré leurs efforts, concentrer une minute leur attention sur le même objet. D'après le savant hollandais, l'aprosexie serait due à des troubles de circul2tion qui empêchent le sang d'affluer dans les région- du cerveau où sont localisées les facultés spéciales de 1 individu. Toute obstruction du nez peut amener l'inattention et souvent on fait cesser l'aprosexie en dégageant le nez par l'extirpation de tumeurs qui s'y trouvent.

AQDAPUNCTURE s. f. [a-koua-pon-ktu-re] (lat. oQua, eau ; punctura, piqûre). Chir. Opération qui consiste à pratiquer une piqûre dans laquelle on introduit, à l'aide d'une canule, une petite quantité d'eau.

AQUARIUM. — La principal poisson que l'on cultive dans l'aquarium d'eau douce est le cyprin. Ce poisson, comme son nom fin-

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