‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 453 sur 503 · TUBE · texte numérisé non relu

TUBE

La trompette merveilleuse.

tube jusqu'aux deux tiers de la première moitié. Autour du tuyau de plume, on perce plusieurs petits trous qui traversent la rondelle de liège. Dans la première moitié, on a mis secrètement de la farine ou toute aulre poudre inotîensive, avant de fixer la rondelle par où passe le tuyau de plume. On annonce que celui qui embouchera le tuyau de plume et soufflera vivement dans l'instrument entendra une musique merveilleuse, délirante. Il se trouve toujours dans la société, une personne de bonne volonté qui s'otfre pour jouer de cet incomparable instrument. La victime prend la trompette, sou. fie dans le tuyau de plume et un nuage de farine lui inonde le visage.

TR0PH0SPERME s. m. [tro-fo-spèr-me], (gr. tréphein, nourrir; sperma, graine). But. iNom créé par Richard pour être appliqué au placenta ou masse commune adhérente aux parois de l'ovaire, d'où naissent les funicules qui communiquent avec chaque graine.

TRUDAINE I (Charles), prévôt des marchands et conseiller d'Etat, né en 1659, mort a Paris le 21 juillet 1721. Le régent le destitna de sa place de prévôt des marchands comme « trop honnête homme ».— II. (Daniel- Charles), fils du précédent, intendant des finances et directeur des ponts et chaussées, membre de l'Académie des sciences, né à Paris le 3 janvier 1703, mort dans la même ville le 19 janvier 1769. Il fit construire un grand nombre de routes et de ponts. — III. (Jean-Charles Philibert Trudaine de Montigny), fils du précédent, intendant des finances, membre de l'Académie des sciences, né à Clermont-Ferrand, le 19 janvier 1734, mort à Pans le 5 août 1777. Ce lut l'un des administrateurs les plus intelligents de son siècle.

TRUYÈRE (La), Tribolis, rivière qui naît sur le versant 0. de la Margeride, à 4 kilom. de la Villedieu, à Serverette, où elle reçoit le Mezère, se grossit du Triboulin, de la Rimaize, du Limaniol, baigne Malzieu, Saint- Léger, entre près du château de Paladine, dans le département du Cantal, y recoii l'Arcomie, l'Ande, les Ternes, le Bez, l'Epie, la Lévande, les Taillades, les Brézons; pa~.-e en Aveyron, au confluent du Bot, reçoit l'Argence, la Bromnie, le Goul, la Selve et afflue dans le Lot, au-dessous d'Entraigues, après un cours d'environ 170 kilom. Son cours esl presque partout resserré entre des montagnes boisées et des roches granitiques escarpées, où elle a creusé des ravins de plus de 1UO tn. de

profondeur. Ses bords, extrêmement pittoresques, s'élargissent rarement en vallée.

TSCHUDI. — I fJean-JacquesDK), naturalista suisse, ne à Glans h 25 juillet 1818, mort en 1889. Il étudia la médecine et les sciences naturelles à Neuciiâtel, à Leyde et à Paris, s'embarqua en 1838 sur un navire français, explora le Pérou pendant plus de 5 ans, rentra en Europe en 1843 et se retira dans sa propriété de Jakobskof (Autriche). Il consigna iultat de ses recherches dans les ouvrages suivants écrits en allemand : Reck rchts sur la ■ (1844-47); Le Pérou, esquisse de voyages (I8i(> ; Antii/uitëspéruviennes (1851); La langue Quicha I ! Il visita de nouveau l'Amérique du sud de 1859 à 1866. En 1860, il fui nommé ministre I lération suisse

au Brésil. A son retour, il publia ses vovau'es dans l'Amérique du sud (1866-68). De 1866 à 1883, il représenta la confédération suisse à Vienne: il mourut dans si propriété de Ja- ., kobskof. — II (Frédéric de), frère du Z-^ précédent, né en 1820, mort le 25 janvier 1886. Il devint président du conseil d'éducation du canton de Saint-Gail, et v/rand conseillerde la ville de Saint-Gall. Son Monde alpestre (9° éd., 1872) a été traduit en plusieurs langues.

TUBANTES, peuple de Germanie, allié des Chérusques et établi d'abord entre le Rhin et l'Yssel. Au temps de Germanicus, lesTuliantes se trouvaient sur la rive méridionale de la Lippe, entre Paderborn, Haram et l'Arrasberger Wald; plus tard, ils habitaient le voisinage de la Thûringcr Wald, entre la Fulda et la Werra; enfin ils entrèrent dans la grande ligue des Francs.

TUBE P0LLINIQUE. Bot. Elongation de la membrane interne du grain de pollen en un fil mince et ténu, quand il est en contact avec le stigmate. Ce tube pénètre jusqu'à l'ovule et permet la fécondation.

TUBERCULOSE s. f. Ce mot est aujourd'hui synonyme de luberculisation et Tondit : tuberculose des poumons, tuberculose des intestins, tuberculose des méninges, etc. — Le Congrès pour l'étude de la tuberculose s est réuni à Paris, dans l'amphithéâtre de la Faculté de médecine, le mercredi 22 août 1888. L'élite des médecins et des vétérinaires français et étrangers y était représentée, à l'exception des Allemands. On s'y est occupé du microbe qui foisonne presque toujours dans les crachats des malheureux que la consomption dévore. Le professeur Corn il a expliqué comment ce pernicieux bacille, mis en contact avec la muqueuse des bronches ou du tube digestif, s'y établit et s'y développe. Quinze à vingt jours à peine après sa pénétration dans le tissu, des tubercules s'y montrent, peu nombreux d'abord, puis de plus en plus confluents, si le terrain où les germes sont tombés convient bien à cette multiplication rapide. Dans la pulpe même de ces tubercules, blanche et grasse comme une parcelle de fromage mou, le microscope permet de découvrir les microbes. Ce sont des espèces de bâtonnets, courts et rigides d'abord, puis s'allongeant, avant de se fragmenter, en filaments plus ca moins courbes, dont les segments tour à t'mt blancs et bruns apparaissent mieux quandToi prend soin de colorer la préparation avoe une goutte de carmin ou de violet d'aniline Dès ce moment, la tuberculose existe dans l'organisme attaqué; elle se manifeste par les accidents caractéristiques : indurations ganglionnaires de l'entérite tuberculeuse, si l'intestin est surtout attaqué; terribles convulsions de la méningite, si les tubercules ^e forment sur les enveloppes du cerveau; congestion, toux, crachats, s'ils se développent dans les poumons. — L'infime parasite auquel on a donné le nom de bacille de la tuberculos* ne pullule pas seulement chez l'homme; il

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