‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 67 sur 503 · BARB · texte numérisé non relu

BARB

comme lorsqu'on dit se venger sur l'un et l'autre ; au lieu de se venger sur l'un et sur l'autre ; il ne manquera de faire son devoir, au lieu de il ne manquera pas de faire son devoir; les père et mère sont obligés, au lieu de le père et la mère ou les parents sont obligés ; 4° en donnant à un mot un nombre que l'usage lui refuse comme bonheurs et chastetés, mis au pluriel au lieu du singulier, ou cataconi.be, funèraille, mis au singulier au lieu du pluriel; 5» en terminant un mot autrement que l'usage ne veut, comme si l'on disait des yeuxde-bœuf pour des œils-de-bwuf, des aih pour des aulx; 6° c'est encore faire un barbarisme que de donner aux parties d'un verle des formes différentes de celle que l'usage autorise, par exemple d'écrire il soye, il aie, au lieu de il soit, il ait; 7" enfin plusieurs, trompés par une fausse analogie entre le simple et les composés disent : vous contredites, vous dédites, vous médites, comme on dit : vous dites et vous redites, c'est un barbarisme : la pureté de la langue demande, vous contre lisez, vous médisez, vous maudissez.

BARBARISME. Gramm. Le mot barbarisme signifie expression, tour barbare, c'est-à-dire étranger, parce que tous les peuples étrangers étaient appelés barbares par les Grecs et les Romains. Le barbarisme est une faute contre la pureté du langage, un tour étranger à la langue que l'on parle. On fait un barbarisme: 1° en employant un mot qui n'est adopte ni par l'Académie, ni par les bons écrivains par exemple : élogicr au lieu de louer, par contre au lieu de au contraire, embrouillamini au lieu de brouillamini, paralésie au lieu de paralysie ; 2" en prenant un mot dans un sens différentde celui qui luiest assigné par l'usage, par exemple, lorsqu'on se sert d'un adverbe comme si c'était une préposition. Il est arrive auparavant midi, pour dire avant midi; dessu: la table pour dire sur la table, dessous le lit, sous\t lit ; 3° en mettantdes prépositions, des conjonctions ou d'autres mots, où il n'en faut pas, en employant ceux qu'il faut omettre, ou bien en omettant ceux qu'il faut employer :

BARBEAU.— Pêche. Ce poisson se plaît dans les eaux à courant rapide et à fond rocailleux et ce n'est pas une petite besogne que de tenter de le prendre en de tels lieux, à la ligne flottante, qui file avec une précipitationgênante au cours de l'eau et qu'on est obligé de jeter, de retirer, de rejeter ensuite, au prix d'une fatigue peu ordinaire. On se sert pour la pêche du barbeau d'une forte ligne enn et soie armée d'hameçon nos 2, à 4, et lestée de quelques plombs attachés à environ 2ocrntimètres au-dessus de l'hameçon. Le barl eau mord à peu près à toute espèce d'appâts; il est utile de les varier toutefois suivant les saisons. Ainsi en juin, juillet et août, il est préférable d'amorcer avec des vers d'eau et des asticots, et en septembre, avec des vers rouges et de la viande — ou plutôt de la rate cuite, on peut encore en tout temps joindre à ces appâts les petits gougeous, les chatouilles, les ijueues d'écrevisses dépouillées de leur lest; les vers de terre, les vers de latrines à queue, le fromage de Gruyère, etc. Pour attira le barbeau dans un endroit choisi, où la nécessité de lever le bras sera peut-être moins impérieuse, un pêcheur prévoyant amorce le fond d'une grosse pelotte de terre qu'il a garnie au milieu d'un nombre raisonnable d'asticots. Pour cela il jette sa pelotte à l'eau et se met en faction un peu plus bas que le lieu ainsi amorcé. La pelotte de terre se désagrège peu à peu, établissant un petit courant bourbeux indicateur, que les barbeaux des entrons ne manquent pas de remonter pour savoir aujuste de quoi il retourne : et comme à la fin, ils rencontrent dans cette eau bourbeuse des asticots qui leur paraissent de belle vue, ils les happentsans plus tarder ; ceux qji recouvrent des hameçons comme les autre i. Le barbeau attaque vivement sa proie; il i.e donne ordinairement deux coups, il faut le ferrer promptement au moment où il mord. Ce poisson, très fort, se débat comme un diable ; mais contrairement à l'ablette, sa bouche est garnie d'une membrane fort duie et, avec des précautions, on parvient ea somme assez aisément à le tirer de l'eau. Ou pêche également le barbeau à la ligne à soutenir, à la ligne de fond, avec le vieux fromage de Gruyère pour principale amorce ; enfin on le prend avec toute sorte de filets, mais surtout à l'épervier ou au verveux.

BARBEY D'AUREVILLY (Léon-Louis-Frederie, dit Jules), homme de lettres, né a Samt- Sauveur-le-Vicomte, vers 1810, mort le 24 avril 1889. Il fut ordonné prêtre en 1838 et publia plusieurs ouvrages religieux anonymes. Ayant ensuite quitté la soutane, il donna des volumes de vers et des romans, dont les plus remarqués furent : Une vieille maltresse, plusieursfois réimprimé (2eédit.l858),l'Ensorcc/ée

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