‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 74 sur 503 · BERG · texte numérisé non relu

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secrets pour mission en Belgique et en Allemagne, avait fourni à Mrae Adam ces documents qui furent publiés avec des additions qui les défigurèrent. L'année 1890 fut troublée par des manifestations antifrançaises des flamingants, auxquelles Wallons répondirent par des manifestations françaises.

BÉLOUTCHISTAN. Le protectorat anglais a été imposé au Béloutchistan en 1883 ; Quetta, la ville principale de ce pays, est aujourd'hui formellement annexée aux possessions de l'Inde ; elle a été reliée à Chairpour (Indouslau) par un chemin de fer qui passe à Kélat. De Quetta, les Anglais surveillent l'Afghanistan, où ils pourraient rapidement porter leurs forces.

BEHAGHEL (Arthur-Alexandre), écrivain français, né à Nancy en 1833, mort à Spa en juin 1888. Il voyagea en Algérie, collabora à divers journaux, notamment à V Epoque, fut secrétaire-rédacteur du Corps législatif, souschef du même service à l'Assemblée nationale, puis à la Chambre des députés, et devint rédacteur de X Indépendance belge et du Nord. 11 a laissé plusieurs ouvrages sur l'Algérie.

BELFORTAIN, AINE s. et adj. De Belfort ; qui appartient à Belfort ou à ses habitants.

BELGRAND (Claude-Henri), comte db Vaubois, officier, né à Châteauvillain en 1748, mort en 1839. Capitaine d'artillerie au moment de la Révolution, il fut employé dans les Alpes, devant Lyon (1793), en Italie, comme général de division, et à Malte (1798), où il resta comme commandant de place. A la tête de 4,000 hommes décimés par la maladie, il se maintint dans cette ville pendant deux ans, contre la population insurgée et contre les Anglais, les Russes, les Napolitains et les Portugais qui l'assiégeaient et bloquaient la place si étroitement, qu'il fut impossible de lui envoyer du secours. Quand il eut perdu les trois quarts de ses hommes, il capitula avec tous les honneurs de la guerre, après avoir rejeté huit sommations. Cette belle défense lui valut un fauteuil sénatorial, puis le titre de comte. Il vota la déchéance de Napoléon en 1814 et devint pair de France sous la Restauration.

BELLEVILLOIS, OISE s. et adj. De Belleville; qui appartient à Belleville ou à ses habitants.

BÉLOSTOMEs. m. (gr. bélos, dard; stoma, bouche). Entom. Genre d'hémiptères hétéroptères, comprenant plusieurs espèces d'insectes qui sont remarquables par leur grande taille et qui habitent les régions intertropicales.

BÉLOUTCHI, IE s. et adj. Du Béloutchistan, qui appartient au Béloutchistan ou à ses habitants.

BÉNÉVENTIN, INE s. et adj. Du Bénévent ; qui se rapporte au Bénévent ou à ses habitants.

BENGALI, IE s. et adj. Du Bengale ; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.

BEN0ÎT-CAMPY (Adrien-Théodore), magistrat et homme politique, né à Provins en 1805, mort en 1874. Il fut ministre plénipotentiaire à Florence, en 1848, représentant de la Côte-d'Or à l'Assemblée législative , siégea d'abord avec les royalistes, se rallia au bonapartisme et devint, sous l'Empire, bâtonnier des avocats, député et enfin présidentdu tribunal de la Seine (1856).

BERGERAQUOIS, OISE s. et ..dj.De Bergerac; qui appartient à Bergerac ou à ses habitants.

BERGERONNETTES. Si familiers que soient ces gracieux oiseaux, il parait à peu près impossible de les apprivoiser, s'ils ent une fois Koûté les charmes de la liberté. 11 n'en est pas de même de ceux qui ont été pris au nid;

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ceux-ci deviennent à la longue des hôtes très agréables et très familiers. On nourrit la jeune bergeronnette comme les petits rossignols, dont l'éducation lui convient d'ailleurs de tous points. Née pour se repaître surtout d'insectes, à l'état de liberté, c'est aussi d'insectes, autant que possible, et, à défaut, de millet bien, écrasé, qu'on nourrit la bergeronnette adulte captive.

BERGIUS ou BERG. I. (Benoît), botaniste suédois, né à Stockholm en 1723, mort en 1784. Son ouvrageleplus connu est un curieux traité Sur les friandises de tous les peuples (Stockholm, 1783-1787, 2 vol. in-8») . — II. (Pierre- Jonas), médecin et botaniste suédois, frère du précédent, mort en 1790. Il fut professeur de botanique à Stockholm et écrivit en latin des ouvrages estimés, parmi lesquels nous devons citer sa Flora Capensis.

BERLENGAS (les) groupe d'îles rocheuses de l'Océan Atlantique, en face de la côte occidentale de la province d'Estramadoure (Portugal) et à 16 kil. N.-O. de Péniche. La principale, Berlenga, est fortifiée et renferme une prison d'Etat.

BERLIN (Conférence de). L'Association africaine internationale, fondée par Léopold II, roi des Belges, avait réussi, grâce aux travaux de H. -M. Stanley et de ses subordonnés, à établir différentes stations sur les bords du Congo ; ce qui joint aux aspirations colonisatrices des Européens, avait fixé l'attention universelle sur les affaires africaines. En 1884, un traité entre la Grande-Bretagne et le Portugal fut conclu et établit que les côtes de l'Afrique occidentale autour de l'embouchure du Congo seraient reconnues comme Portugaises. Ce traité, contraire aux intérêts de l'Association, souleva de violentes critiques et il fut dénoncé. Sur ces entrefaites les Etals-Unis, qui étaient opposés à sa ratification, reconnurent l'Association africaine internationale comme une puissance souveraine et indépendante ayant pour emblème un pavillon bleu portant une étoile d'or. Le prince de Bismarck s'intéressant à cette affaire invita les nations à envoyer des délégués à Berlin pour y discuter et y clore la question africaine. Des plénipotentiaires furent délégués par l'Angleterre, la France, l'Autriche, la Belgique, la Hollande, le Danemark, l'Espagne, le Portugal, les Etats-Unis, l'Italie, la Russie, la Suède et la Turquie ; ces délégués se réunirent à ceux de l'Allemagne, sous la présidence du prince de Bismarck. La conférence ouverte le 15 novembre 1884, fut close le 26 février 1885, quand l'acle final eut été signé par les puissances représentées. Par des traités individuels, les puissances reconnurent l'Association, qui avait reçu pour nouvelle appellation le titre d'Etat libre du Congo, comme pouvoir souverain. Pour les délimitations, telles qu'on les fixa à Berlin, Voyez Congo, dans ce Supplément. Son immense territoire est aujourd'hui évalué à 2 millions et demi de kil. carr., nourrissant à peu près 42 millions d'hab. Il fut reconnu que la France possède un territoire de 600,000 kil, carr., avec une côte de 1,200 kil. et 8,000 kil. de navigation fluviale sur le Gabon, l'Ogooué et autres cours d'eau que lui ont acquis les travaux du comte Savorgnan de Brazza, du Dr Ballay et de divers autres explorateurs ; outre ce territoire, la France possède une petite étendue de terre sur la rive nord du Haut-Congo. Le Portugal, qui abandonna ses prétentions sur l'embouchure du fleuve, resta rnaitre de 160 kil. sur la rive du Bas-Congo et d'un territoire de 800,000 kil. carr. Mais il fut bien entendu que les nouveaux pays concédés à la France et au Portugal, seraient compris, ainsi que l'Etat libre, dans un zone consacrée à la franchise commerciale et à la neutralité. Le commerce des esclaves fut aboli dans tout l'étendue de

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