‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 75 sur 503 · BERT · texte numérisé non relu

BERT

l'Etat libre. Une commission internationale eut pour mission d'assurer la liberté de la navigation sur le Congo et sur le Niger. Aucune des puissances. signataires ne peut plus annexer de nouveaux territoires en Afrique sans en référer aux autres. Enfin toutes les puissances s'engagent à faire respecter les conditions sus-énoncées, par la force, au besoin. BERT (Paul), physiologiste et homme politique, né à Auxerre (Yonne)lel9 octobre 1833, mort à Hanoï, le il novembre 1886. Au sortir du collège de sa ville natale, il suivit à Paris, simultanément les cours de la faculté de droit et ci-ux de la faculté de médecine, et fut reçu docteur en médecine, après avoir pris pour thèse: la Greffe animale (1S63 in-4°), qui remporta le prix de physiologie à l'Académie des sciences en 1866. Ses études sur la physiologie et l'anatomie comparées, lui valurent l'emploi de préparateur du cours de Claute Bernard, au collège de France. Ayant résolu de se vouer à l'enseignement, il se fit recevoir docteur es sciences en 1866, et prit pour thèse : Vitalité des tissus animaux. Il devint professeur à la Faculté des sciences de Bordeaux, puis suppléant de Flourens, au Muséum et publia successivement : Catalogue des animaux vertébrés qui vivent à l'état sauvage, dans le département de l'Yonne (1864, in-8°) ; Revue des travaux d'anatomie et de physiologie, publiés en France pendant l'année 1864 (1866, in-8°) ; Eloge de Gratiolet (1865) ; Notes d'anatomie et de physiologie comparées (2 séries, 1867-'70, in-8°) ; Recherches sur tes mouvements de la sensitive (1867-'70, 2 vol. in-8°), ouvrage extrêmement remarquable, qui lui a valu, en 1868, d'être nommé professeur de physiologie à la Faculté des sciences, en remplacement de Claude Bernard. 11 donna ensuite la Machine humaine (1868, 2 vol. in-12); Leçons sur la physiologie comparée de la respiration (1869, in-8°, 150 fig.). Après le Quatre-Septembre, il fut nommé secrétaire général de la préfecture de l'Yonne, et le 15 janvier suivant, préfet du Nord. L'influence de Garnbetta, son ami, le fit élire le 9 juin 1872, député de l'Yonne à l'Assemblée nationale, où il siégea dans le groupe de l'Union républicaine. Il y prit plusieurs fois la parole sur des questions relatives à l'enseignement, au budget de l'instruction publique et à la création de nouvelles facultés de médecine, fut nommé rapporteur pour la création de ces facultés (juillet 1873) et rédigea un Rapport, publié en 1874 (in-4°). Ses découvertes scientifiques, ses recherches sur la physiologie animale et végétale et surtout ses expériences hardies pour la détermination des phénomènes vitaux à différentes altitudes (Voy. Ascension, dans le Dictionnaire) lui valurent, en août 1875, le grand prix biennal de 20,000 fr. décerné par l'Académie des sciences. Le 20 février 1876, il fut élu à la Chambre des députés par ses compatriotes d'Auxerre, signa le manifeste des gauches (18 mai 1877) et fut réélu dans la 2e circonscription d'Auxerre, le 14 octobre 1877. En 1876, il fonda un prix destiné, à récompenser l'auteur du meilleur mémoire ayant trait au moyen mécanique et scientifique de préserver, dans les régions raréfiées de l'atmosphère, la vie des voyageurs sur les montagnes ou en ballon. Il publia lui-même le résultat de ses longues et patientes recherches, dans un grand ouvrage intitulé : La pression barométrique, recherches de physiologie expérimentale (1877, ia-8° de 200 pages). En mars 1876, il fut nommé membre du comité des travaux historiques, et en décembre 1878, il fut élu président de la Société de biologie. Outre tous ces travaux,' Paul Bert publia de nombreux feuilletons scientifiques dans la République française, des articles dans le Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques et adressa plusieurs mémoires à l'Académie des sciences. Réélu à la Chambre

BESI

des députés, lors des élections d'octobre 1885, il eut le courage d'accepter la fonction de gouverneur civil de la nouvelle colonie du Tonkin, le 13 février 1886. Arrivé au milieu de ses administrés, il essaya de débrouiller le chaos administratif et d'organiser notre nouvelle conquête. En traversant le Col des Brouillards, il contracta la terrible dysenterie tropicale dont il devait mourir. Quoique souffrant beaucoup, il ne voulut pas cesser de diriger les affaires du gouvernement et n'interrompit pas son service. Le mal fit des progrès rapides et Paul Bert ne tarda pas à en entrevoir la terminaison fatale, bien qu'il cherchât encore à donner de l'espoir à sa femme, à ses filles et à son entourage. « Je suis perdu », dit-il à la supérieure de l'hôpital militaire d'Hanoï, sœur Thérèse, qui lui donnait des soins, tout en respectant ses convictions. Le il novembre, à midi, le résident général perdit connaissance ; il mourut à cinq heures et demie.

BERTHE DE BOURGOGNE, reine de France, fille de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne, veuve d'Eudes, comte de Chartres et première femme de Robert, dont elle était cousine au quatrième degré. Son mariage fut cassé par Grégoire VI, à cause de cette parenté éloignée, et le roi Robert se soumit aux ordres du pape en répudiant une épouse qu'il aimait beaucoup.

BERTRAND (James), peintre, né à Lyon en 1825, mort en 1887. Au sortir de l'atelier de Périn, il voyagea en Italie (1857-'62) ets'adonna ensuite à la représentation de sujets religieux : Communion de saint Benoist (Salon de 1859). Conversion de sainte Thais (1861), les Frères de ta Mort recueillant un homme assassiné dans la campagne de Rome (1863), Marie l'Egyptienne repentante (1861), Pèlerinage dans les Abruzzes (1866), et plusieurs autres tableaux d'un dessin ferme mais d'un coloris un peu froid. Il obtint ensuite plus de succès avec des sujets non religieux : Mort de Sapho (1867), Mort de Virginie (1869), son chef-d'œuvre; Mort de Manon Lescaut (1870), Mort d'Ophélie (1872). On peut dire qu'il a représenté la mort sous tous ses aspects.

BERTRAND. I. (Jean), agronome suisse, né à Orbe en 1708, mort en 1777. 11 était pasteur protestant. Il a laissé des traductions de l'anglais, entre autres celle du Voyage au Cap de Bonne-Espérance, de Kolb (1741, 3 vol.). Il rédigea des Eléments d'Agriculture (Berne, 1775). — II. (Elie), naturaliste suisse, frère du précédent, né en 1712, mort en 1790. 11 était également ministre de la religion protestante et publia un volume de ses sermons. Son ouvrage le plus important est un Dictionnaire oryctologique ou Dictionnaire des fossiles (1963, 2 vol.).

BERTRAND (Jean-Baptiste), grammairien, né à Cernay-les-Reims en 1764, mort à l'hospice de Sainte-Périne à Chaillot en 1830. Prêtre de l'Oratoire, au moment de la Révolution, il dut abandonner son couvent et se faire correcteur d'imprimerie, puis professeur. Son principal ouvrage est intitulé : Raison de la syntaxe des participes dans la langue française (Paris, 1809).

BERTRAND (Léon), littérateur français, né vers 1808, mort en juin 1877. 11 a laissé deux drames on vers Laurent de Médicis (1829) et Olivier Cromwell (1841). Découragé par le peu de succès de ces pièces, il abandonna le théâtre et ne publia plus que des ouvrages sur la chasse; il rédigea le Journal des Chasseurs, fondé en 1837.

BESI. Le besi, que l'on appelle aussi bésigue, paraît être originaire du Limousin, où il est populaire depuis fort longtemps et d'où il se répandit peu à peu dans les provinces voisines. Inconnu à Paris avant la Restaura-

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